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  • La réindustrialisation en France marque le pas

    La réindustrialisation en France marque le pas

    La réindustrialisation française cale sans encore s’inverser. Selon le baromètre semestriel publié dimanche par le ministère de l’Économie, le solde net d’ouvertures et d’extensions d’usines s’établit à + 19 en 2025, contre + 88 un an plus tôt. « La tendance au ralentissement se poursuit de façon marquée », souligne Bercy, tout en notant que le nombre d’ouvertures reste stable.

    Ce coup de frein intervient dans un contexte international dégradé. Le ministère pointe notamment la montée des surcapacités industrielles en Asie, l’instauration de droits de douane aux États-Unis et la hausse persistante des prix de l’énergie, autant de facteurs qui pèsent sur la compétitivité des sites français.

    Malgré ce ralentissement, l’exécutif met en avant des perspectives encore favorables. Environ 150 projets d’usines sont actuellement « en cours de création » ou annoncés, portés par des dispositifs publics comme le crédit d’impôt pour l’industrie verte, l’appel à projets « Première usine » ou encore le plan France 2 030.

    Dans le détail, les secteurs liés à la transition écologique tirent leur épingle du jeu, avec un solde net de + 26 ouvertures. Suivent la défense, l’aéronautique et le spatial (+ 19), ainsi que l’électronique (+ 12). À l’inverse, plusieurs filières traditionnelles restent sous pression : les transports (-14), la chimie (-8), l’industrie mécanique (-8) et la métallurgie (-6).

    Les conclusions de Bercy contrastent avec celles du cabinet Trendeo, qui évoquait début février un net recul de l’activité industrielle en 2025, avec un solde négatif de -63, inédit depuis 2013. De son côté, Bpifrance juge que la réindustrialisation française se situe désormais « sur un plateau », nécessitant « de plus en plus d’efforts » pour se maintenir, selon son directeur général Nicolas Dufourcq.

    Face à ces signaux contrastés, l’État entend poursuivre et renforcer son soutien, tant au niveau national qu’européen, en plaidant notamment pour une préférence industrielle européenne, une simplification des normes et un renforcement du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.

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