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  • Violette Dorange, navigatrice : « La course à pied est ce qui se rapproche le plus de la sensation de liberté que je vis en mer »

    Violette Dorange, navigatrice : « La course à pied est ce qui se rapproche le plus de la sensation de liberté que je vis en mer »

    À Lorient, où elle vit et navigue, il n’est pas rare ces derniers temps de croiser Violette Dorange baskets aux pieds, à bonne allure. La navigatrice de 24 ans prépare le semi-marathon de Rochefort (Charente-Maritime), sa ville de naissance. Elle le coorganise, même.

    « Avec mon équipe, nous gérons la communication pour aider un ami de mon père et lever des fonds pour les Apprentis d’Auteuil », explique-t-elle. La course a été rebaptisée DeVenir, du nom de son bateau du Vendée Globe.

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    LA TRIBUNE DIMANCHE — Depuis quand courez-vous ?
    VIOLETTE DORANGE — Depuis le lycée. J’étais en sport études voile à La Rochelle. Je détestais ça. On faisait beaucoup de fractionné. Des cycles sur piste de 200 et 400 mètres, le plus vite possible, avec un temps à tenir et un prof qui nous disait d’accélérer si on était trop lent. Ça faisait mal au ventre, je crachais mes poumons.

    À cette époque j’ai appris à bien m’entraîner, mais je n’ai pris aucun plaisir. C’est venu quand j’ai commencé à courir une fois par semaine pour décompresser, dans ma vie d’étudiante ingénieure à Rennes. J’ai découvert qu’en allant à mon rythme je pouvais aller beaucoup plus loin et aimer ça. Je mettais toujours un podcast ou de la musique, et c’était hyper rentable entre le temps passé et les avantages physiques et mentaux que ça procurait.

    La course est devenue très sérieuse pour moi quand j’ai entamé ma préparation pour le Vendée Globe.

    Aujourd’hui, quel est votre rapport à la course à pied ?
    C’est simplement quelque chose qui me fait du bien. Des moments où je me sens déconnectée. C’est ce qui se rapproche le plus de la sensation de liberté que je vis en mer : ne penser qu’à avancer, aller au bout de mes kilomètres. Ces moments où on ne pense à rien, c’est très important à trouver dans mon quotidien chargé. Et il l’est ces temps-ci, comme toujours. Je reprends ma saison le 3 mai avec la 1 000 Race à Port-la-Forêt, et j’ai bien sûr en vue la Route du Rhum sur Initiatives-Cœur [départ le 1er novembre].

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    En courant un semi-marathon, vous passez un cap ?
    La course est devenue très sérieuse pour moi quand j’ai entamé ma préparation pour le Vendée Globe. Elle me permet de travailler l’endurance, la résistance à l’effort et à la douleur. C’est la base de mon entraînement hebdomadaire, avec une séance de musculation et une autre de Pilates.

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    Je cours à Lorient, du centre au bord de mer, beaucoup en nature. J’ai fait un trail de 21 kilomètres dans la ville en 2024 puis un semi-marathon à Annecy en 2025. Cette fois, j’espère finir entre 1 h 50 et 1 h 55 – et j’aimerais beaucoup y parvenir, parce que je suis très compétitrice. Je me suis bien préparée, ma plus longue sortie a dû atteindre 17 kilomètres.

    Que vous inspire le développement de la pratique ?
    Je sais que beaucoup la critiquent, se plaignent par exemple du prix des dossards qui augmente. Mais je trouve que c’est une belle mode, accessible à tous, qui permet de se dépasser à n’importe quel niveau, d’être en bonne santé, et qui peut être très conviviale.

    À Rochefort, ma sœur et mon frère participent alors qu’ils ne couraient jamais, c’est formidable. Mon compagnon aussi va courir. J’aime quand je m’entraîne à Lorient et que des gens me reconnaissent. Ils me parlent un peu, et parfois certains courent un peu avec moi. Ça crée quelque chose de toujours sympathique.

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    Vos contenus sur les réseaux sociaux ont marqué le dernier Vendée Globe. Vous suivez ceux des coureurs à pied ?
    Bien sûr. Je regarde leurs posts pour m’inspirer, trouver de la créativité. J’adore les grands ultra-traileurs comme Mathieu Blanchard, qui est vraiment très inspirant. Un jour, je courrai des trails, peut-être pas des ultras, mais j’allongerai sûrement un peu la distance. J’aime aussi Théo Detienne, avec qui j’ai partagé un convoyage de mon bateau entre Lorient et Le Havre.

    On avait été mis en contact par l’association Mécénat Chirurgie cardiaque, qui porte Initiatives-Cœur. J’apprécie beaucoup Dorian Louvet et Clem Qui Court [Clément Defrenne]. Et la joggeuse qui a relié Paris à Milan en courant sera à Rochefort. Elle courra, tout comme les alpinistes Mathis Dumas et Constance Schaerer, que j’ai invités.

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