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  • Tensions au Moyen-Orient : l’impact sur les vols privés se fait sentir jusque dans l’Ouest de la France

    Tensions au Moyen-Orient : l’impact sur les vols privés se fait sentir jusque dans l’Ouest de la France

    Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, la hausse du carburant pèse lourdement sur l’économie des vols privés. « Selon la durée du vol, la part carburant représente désormais entre 20 % et 30 % du coût d’un affrètement alors que les prix ont doublé dans certaines régions », illustre Rémi Aubin, directeur de LunaGroup Charter présent de manière régulière dans la région nantaise où l’entreprise opère environ 10 % de son activité nationale grâce à des affrètements fréquents pour les clubs sportifs, agences de voyages et opérateurs touristiques. Cette inflation mécanique entraîne « une hausse incompressible de 10 % sur tous les voyages en avion », directement liée au prix du kérosène.

    Chez Salaün, qui ne réalise plus d’affrètements mais achète des « blocs sièges » auprès des compagnies (Air France, Transavia, EasyJet, Volotea, etc.), la hausse est également tangible.

    « Nous sommes obligés de répercuter des suppléments carburant à nos clients, de l’ordre de 20 à 50 euros selon les distances », confirme Luc Le Saos, directeur de production chez Salaün.

    Ce groupe familial breton, solidement implanté dans l’Ouest, dispose d’une présence historique en Bretagne et en Pays de la Loire, avec notamment sept agences de voyages en Loire-Atlantique, qui constitue pour l’entreprise son deuxième aéroport de départ en volume, juste après Paris. Comme l’explique Salaün à La Tribune, le groupe réalise environ 20 % de ses départs depuis Nantes. « Si les clients acceptent généralement ces hausses, c’est parce qu’ils observent eux-mêmes l’augmentation des prix à la pompe. »

    Des demandes last minute en forte croissance

    Autre conséquence directe du contexte géopolitique : la multiplication des demandes urgentes. « Lors du déclenchement du conflit, nous avons enregistré 600 demandes en une semaine, un volume inédit depuis le Covid », pointe Rémi Aubin. Ces sollicitations proviennent d’entreprises internationales préparant des plans d’évacuation, de passagers ne souhaitant plus transiter par les hubs du Golfe ou encore d’agences de voyages et tour-opérateurs en recherche d’alternatives rapides. En revanche, cette pression ne se ressent pas uniformément. Elle touche surtout les grands hubs européens (Paris, Athènes, Istanbul). « Ce n’est pas spécifique aux Pays de la Loire », précise-t-il.

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