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  • Roland Coutas, président de la Fondation de la Mer : « Loin d’être un collectionneur de grandes étiquettes, je préfère les vins sincères du quotidien »

    Roland Coutas, président de la Fondation de la Mer : « Loin d’être un collectionneur de grandes étiquettes, je préfère les vins sincères du quotidien »

    Il a découvert le vin à l’adolescence, chez Troisgros (Roanne), bien avant de créer Travelprice et Telemarket. Cofondateur et président de la Fondation de la Mer – lancée dans un vaste projet de sauvegarde des phoques moines en Méditerranée –, cet adepte du grand large n’en garde pas moins les pieds sur terre… et un verre à la main.

    LA TRIBUNE DIMANCHE – Chez vous, quelle place la cave occupe-t-elle ?
    ROLAND COUTAS – Une place conviviale. Je préfère que chaque personne se trouvant autour de la table puisse piocher dedans plutôt que de descendre seul au sous-sol avec une clé à la main. À Paris, elle est souterraine et mal rangée ; à Megève, j’utilise une armoire de service à température et une cave de vieillissement, dédiée aux vins de plus haut niveau. Mais le souvenir que je garde des flacons bus entre amis est toujours plus vivace que celui des grands millésimes.

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    Quel est leur taux de remplissage ?
    Elles peuvent se vider assez vite… ! Comme moi, ma femme adore le vin. On les remplit donc en une fois, mais plusieurs fois par an, chez Nicolas ou – pour les vins plus pointus – auprès de notre caviste, dans le 7e arrondissement. On y trouve des bourgognes, des côtes-rôties, du morgon, des côtes-du-rhône, et toujours du champagne (Pol Roger, Drappier, Deutz).

    Un tire-bouchon à la main, à quoi pensez-vous ?
    Au son qui va suivre, après avoir découpé la capsule. Le bruit de la bouteille que l’on débouche est pour moi fondamental. Je préfère d’ailleurs utiliser un bon vieux tire-bouchon en « T » avec manche en bois qu’un ustensile silencieux. J’aime quand ça résiste un peu, quand le flacon est tenu entre les jambes, comme le geste du vigneron. Et puis trinquer, aussi. À ce stade-là, on a déjà fait la moitié du trajet…

    Plutôt vin de soif ou vin de garde ?
    J’avoue avoir du mal à laisser vieillir mes vins. En outre, j’ai souvent été déçu par des vieux vins ou de très grands champagnes, peut-être parce que j’en attendais trop. C’est le fameux effet de halo. Loin d’être un collectionneur de grandes étiquettes, je préfère les vins sincères du quotidien, qui ont « du retour ». Un pot de côtes avec une belle pièce de bœuf et je suis heureux !

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    L’arôme qui vous émeut le plus ?
    Celui du bois, même si je suis plus sensible à l’émotion du moment qu’à la fiche technique.

    La bouteille que vous n’ouvrirez jamais ?
    Une bouteille un peu ridicule mais sacrée, car c’est la dernière : celle que mon frère avait fait étiqueter pour ses noces avec, écrit dessus : « Mariage de Karine et Julien ».

    Qu’est-ce qu’on boit, alors ?
    Pas un grand, mais un bourgogne : un marsannay. Avec une assiette de charcuteries et de fromages de montagne.

    L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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