À peine connus, les résultats des élections municipales bousculent déjà l’Association des maires de France (AMF). Après les défaites du premier vice-président délégué, le maire (PS) d’Issoudun (Indre) André Laignel, président du Comité des finances locales, et du co-président (PS) de la Commission des finances, Antoine Homé, édile de Wittenheim (Alsace), le président de l’AMF, David Lisnard, a annoncé, mercredi matin, son départ des Républicains.
Un rebattage des cartes qui suscite déjà les appétits. « Pour l’instant, la place est prise, mais le moment venu, une candidature m’intéressera », confiait, mercredi à La Tribune, le maire (UDI) de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent, candidat défait par David Lisnard en 2021, secrétaire général de l’Association des maires de France sous la présidence de François Baroin (2014-2021) et ex-président de la Commission des finances.
Florence Portelli ne se sent « pas illégitime »
À ce nom s’ajoute celui, selon nos informations, de Florence Portelli, maire (LR) de Taverny (Val-d’Oise), réélue dès le premier tour des municipales le 15 mars, vice-présidente de l’AMF, première vice-présidente de la région Île-de-France chargée de la Culture, du Patrimoine et de la Création, présidente du groupe majoritaire « Île-de-France Rassemblée » et vice-présidente des Républicains.
« Sincèrement, j’aime beaucoup David. C’est un excellent président et je serais ravie de continuer à ses côtés. S’il décidait de se représenter, je serais la première à faire campagne pour lui à l’AMF. Si jamais il ne se représentait pas, je me poserais la question. Je n’ai rien demandé mais j’adore ce que je fais et je considère que je ne suis pas illégitime », répond Florence Portelli à La Tribune.
