Tag: Politique

  • Israël poursuit sa politique tous azimuts d’expulsions des Palestiniens de Jérusalem-Est

    Israël poursuit sa politique tous azimuts d’expulsions des Palestiniens de Jérusalem-Est

    Le ministère palestinien des Affaires étrangères a condamné dans la nuit de vendredi à samedi les récentes expulsions de familles à Jérusalem-Est, appelant la communauté internationale à « prendre des mesures fermes » pour empêcher le « déplacement forcé » des Palestiniens. Mercredi, un journaliste de l’AFP avait constaté les expulsions, par les autorités israéliennes, de plusieurs familles palestiniennes du quartier de Silwan, où ces opérations se multiplient et permettent à des Israéliens d’occuper les logements laissés vacants.

    Le ministère basé à Ramallah, en Cisjordanie, a condamné « l’escalade des mesures d’expulsion forcée prises » par Israël « à l’encontre du peuple palestinien à Jérusalem », évoquant le « déplacement de 15 familles de leurs foyers » à Silwan, situé sur une colline au sud de la Vieille ville de Jérusalem, selon un communiqué relayé par l’agence de presse palestinienne Wafa. Il a aussi dénoncé « la délivrance d’ordonnances de démolition » pour sept maisons à Qalandia, au nord de Jérusalem.

    D’après Wafa, le ministère a aussi appelé la communauté internationale « à prendre des mesures fermes et plus décisives pour empêcher la poursuite des déplacements forcés du peuple palestinien, notamment en activant les moyens de pression diplomatique ». Les ordres d’expulsion ayant visé des habitants de Silwan reposent sur une loi de 1970 autorisant les Juifs ayant perdu des biens avant la création d’Israël en 1948 à les récupérer.

    Les autorités s’appuient également sur des documents datant de l’époque ottomane, indiquant que des Juifs d’origine yéménite vivaient autrefois sur ces terres et les ont quittées lors des soulèvements palestiniens entre 1929 et 1936. Les autorités israéliennes ont expulsé de nombreuses familles palestiniennes de la zone ces dernières années. D’autres attendent l’exécution d’ordres d’expulsion déjà distribués. A Silwan, les implantations israéliennes remontent aux années 1980. Aujourd’hui, plusieurs centaines d’Israéliens y vivent au milieu de 50.000 Palestiniens.

    Israël a occupé Jérusalem-Est en 1967 et l’a ensuite annexée, la considérant comme partie intégrante de la ville, une décision non reconnue par la communauté internationale. Les Palestiniens veulent faire de la partie orientale de la ville la capitale de l’État indépendant et souverain auquel ils aspirent. L’ONG israélienne Ir Amim, engagée dans la défense des droits des Palestiniens, a averti vendredi que « les expulsions forcées et les démolitions à Silwan », si elles ne sont pas stoppées, « entraîneront l’une des plus grandes vagues d’expulsions à Jérusalem-Est depuis 1967, touchant plus de 2.000 Palestiniens ».

    Source link

  • Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau face au spectre de l’aventure solitaire

    Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau face au spectre de l’aventure solitaire

    Ils sont son actif le plus précieux. Bruno Retailleau s’appuie sur les adhérents LR pour enduire de légitimité démocratique ses ambitions présidentielles. Ce mardi 24 mars, le plan se déroule sans accroc. Réunis en bureau politique, instance à la main du Vendéen, les dirigeants LR valident trois scenarii soumis au vote des militants en vue de la désignation du prétendant LR à l’Elysée : une primaire ouverte, fermée ou une simple désignation de Bruno Retailleau.

    Ce dernier peut dormir sur ses deux oreilles. Son élection au printemps dernier par 75 % des militants lui promet un nouveau sacre, même en cas d’élection interne. Voilà un plan parfait. Trop parfait ? Avant la réunion de l’instance, Bruno Retailleau est mis en garde par un confident : “Ne te laisse pas enfermer dans une image du candidat à tout prix.” Pourquoi ne pas tendre la main à d’autres prétendants de droite et esquisser l’idée d’une primaire le jour de sa désignation ? Cela ne coûte rien, elle a si peu de chances de voir le jour.

    Des sondages poussifs, des candidatures de droite en pagaille… Bruno Retailleau est tenu de défendre la légitimité de son aventure élyséenne pour se départir de toute image de forcené. “Tu vas finir avec la secte du temple solaire si tu te contentes d’une primaire fermée”, l’a prévenu cet automne son rival Laurent Wauquiez, apôtre intéressé d’un rassemblement plus large. Bruno Retailleau s’appuie, lui, sur l’histoire glorieuse de la droite pour consolider son ambition. “Depuis quand un parti gaulliste n’aurait-il pas vocation à porter un candidat ?”, confie-t-il. Et tant pis si l’ancien villiériste n’est pas un “bébé RPR”. Cette filiation autorevendiquée a quelques intérêts.

    .

    Source link

  • Tensions entre Olivier Faure et Boris Vallaud, l’arrière-pensée de Laurent Wauquiez sur Sarah Knafo

    Tensions entre Olivier Faure et Boris Vallaud, l’arrière-pensée de Laurent Wauquiez sur Sarah Knafo

    Ça y est, les élections municipales sont passées, elles étaient le dernier scrutin au suffrage universel direct avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…

    François Hollande ne croit pas au duel RN-LFI

    François Hollande était ce mercredi soir l’invité d’honneur de la soirée de lancement du dernier numéro de la revue trimestrielle L’Hémicycle, dont la nouvelle rédactrice en chef est d’ailleurs une certaine Valérie Trierweiler. Devant une centaine de chefs d’entreprise et quelques journalistes, réunis dans un bar du VIIIe arrondissement de Paris, l’ancien président a livré cette prédiction, maquillée d’humour : “Le second tour RN-LFI , ça n’arrivera pas. C’est une histoire que l’on raconte pour faire peur aux petits enfants.” La blague a fait sourire, au premier rang, François Durvye, proche conseiller de Marine Le Pen et bras droit du milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin.

    Olivier Faure – Boris Vallaud : le ton monte

    Boris Vallaud a-t-il – enfin – pris la parole lors de la réunion du groupe socialiste qui a suivi le second tour des municipales ? “Oui, il a dit bonjour…”, se moque Olivier Faure en petit comité. Les proches du premier secrétaire soulignent volontiers un point : “Vallaud n’a pas bougé une oreille de toute la campagne. Il y a vraiment une prime à la lâcheté.”

    .

    Source link

  • Présidentielle 2027 : François Hollande et Raphaël Glucksmann, comment ils vont s’entredévorer

    Présidentielle 2027 : François Hollande et Raphaël Glucksmann, comment ils vont s’entredévorer

    “C’est quoi, être président ?” Soudain, Raphaël Glucksmann ose. François Hollande sait revêtir ses plus beaux habits, lestés du poids de l’Histoire. Huis clos de l’une de leurs conversations privées. Quand, loin des combinazione dont il a le secret, le dernier président de gauche raconte le pouvoir, laisse entrevoir ses cicatrices : le voilà, songe Glucksmann, brusquement solennisé par le tragique. L’essayiste est devenu un homme politique, un présidentiable ambitieux ; il écoute, prend conseil. “Et le bouton nucléaire, alors, à quel moment le reçoit-on ?” C’est un homme tout court, après tout. Mais quand le soleil apprend à briller, la mort veut renaître. Et ni l’un ni l’autre ne peuvent se regarder fixement, disait La Rochefoucauld. Ainsi, la bienveillance laisse place à une subtile bataille d’influence.

    LIRE AUSSI : Olivier Faure et les municipales : contradictions, manque de flair et capital esquinté

    Ces deux-là ont tant de fois été moqués, enterrés par les roses. Au soir du premier tour des élections municipales, la bataille du récit est perdue. À deux heures du matin, François Hollande réconforte un ami, sonné par sa défaite : “C’est injuste, la politique…” Dans de nombreuses villes, comme chez son ami brestois François Cuillandre, le PS s’allie à LFI. Idem à Limoges, malgré les bons conseils téléphoniques de l’ancien président. Olivier Faure savoure le moment, publie sur X tous azimuts les articles relatant la large union électorale à Tulle – fief historique de Hollande – incluant quelques insoumis. François Hollande rit jaune devant son écran, encaisse. Raphaël Glucksmann, lui, n’a pas envie de plaisanter, s’agite de plateaux en micros. Une ligne, deux méthodes. François Hollande a trouvé l’ancien essayiste un brin “moralisateur”. Les amis de Glucksmann observent l’exemple tullois comme une sacrée tache sur le bilan du président revenant. Second tour, la paix des braves. Paris, Marseille, Rennes, ou Strasbourg ont finalement été gagnés sans LFI. “C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses”, prévenait Olivier Faure à l’entre-deux tours en réunion de groupe. Raphaël Glucksmann et François Hollande n’ont pas eu à sortir de calculettes.

    Haro sur Olivier Faure

    Les deux hommes veulent la peau d’Olivier Faure, alors ils sonnent l’hallali. Glucksmann et Hollande ne supportent plus la stratégie erratique du premier secrétaire avec les insoumis. Ils abhorrent surtout la primaire de la gauche, soutenue officiellement par le courant d’Olivier Faure. Elle serait incohérente, picrocholine et inopérante – en plus de freiner les désirs d’ascension des deux hommes. “Vous n’imaginez pas un seul instant que Ruffin, Tondelier, Autain ou Roussel acceptent de se ranger derrière Hollande ou Glucksmann, sans être associés au processus ?” souffle le premier secrétaire en petit comité. À travers le retour de François Hollande, à travers la conquête solitaire de Raphaël Glucksmann, c’est le bilan tout entier du chef du PS que les impétrants mettent à rude épreuve. Dans la bataille contre Faure, ils emportent quelques alliés objectifs, dont Boris Vallaud, l’homme qui fait et défait des majorités au sein du PS.

    .

    Source link

  • Le “no a la guerra” de Pedro Sanchez, un slogan creux et dangereux, par Manuel Valls

    Le “no a la guerra” de Pedro Sanchez, un slogan creux et dangereux, par Manuel Valls

    Pedro Sanchez, le Premier ministre socialiste espagnol, est devenu la coqueluche d’une partie de la gauche européenne et de la presse. Son “No a la guerra” pour s’opposer à l’intervention israélo-américaine en Iran veut imposer une ligne politique irréfutable, un marqueur moral et une signature diplomatique.

    La dimension intérieure est essentielle afin de comprendre ce slogan simplificateur pour un gouvernement sans majorité, sans budget, entaché par des affaires de corruption et défait dans tous les scrutins intermédiaires. Pedro Sanchez cherche à mobiliser une mémoire collective puissante et à structurer un clivage politique qu’il espère efficace en opposant une Espagne de la vertu à une opposition renvoyée à des choix passés.

    Gouverner n’est pas rejouer les fractures du passé

    Son prédécesseur de centre droit, José Maria Aznar, avait soutenu, au nom de la solidarité transatlantique, l’intervention américaine et britannique en Irak en 2003. Un an après, Madrid était frappé par des attentats revendiqués par Al-Qaeda, provoquant la mort de 192 personnes. Ils avaient précipité la victoire des socialistes quatre jours après, lors d’élections pourtant imperdables pour le Parti populaire.

    .

    Source link

  • Un nouveau “front républicain” contre LFI ? Ce que révèlent les municipales

    Un nouveau “front républicain” contre LFI ? Ce que révèlent les municipales

    “La République, c’est moi”, osait Jean-Luc Mélenchon en 2019. Sept ans plus tard, une question se pose : assiste-t-on à la naissance d’un nouveau front républicain, désormais orienté contre LFI ? A défaut des dirigeants de gauche qui ont loupé le coche, les électeurs ont-ils appliqué le concept?

    Le cas de Toulouse est le plus intéressant. Toulouse, c’est la ville qui a entendu davantage que d’autres les propos complotistes de Jean-Luc Mélenchon en 2021 : “Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Ça a été Merah en 2012, ça a été l’attentat sur les Champs-Elysées [en 2017]. Tout ça, c’est écrit d’avance.” Toulouse, c’est la ville où se présente François Piquemal, qui a toujours refusé de se démarquer des propos antisémites tenus par Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne municipale.

    LIRE AUSSI : Olivier Faure et les municipales : contradictions, manque de flair et capital esquinté

    Au premier tour, le candidat insoumis a obtenu 43 274 voix, tandis que le socialiste François Briançon en recueillait 39 245. Ces deux listes après fusion pouvaient donc miser sur un total de 82 619 voix (sans compter quelque 3 000 voix qui se sont portées sur des candidats d’extrême gauche). Au second tour, Piquemal totalise 78 925 voix, il en perd plus de 3 500. Parallèlement, la participation dans la ville rose augmente de plus de six points d’un tour à l’autre (soit plus de 17 000 votants supplémentaires). Le maire sortant Jean-Luc Moudenc progresse de près de 34 000 voix et l’emporte. Les bulletins blancs et nuls passent de moins de 2000 à près de 5 000.

    .

    Source link

  • Crise du logement : le ministre Vincent Jeanbrun interpellé sur la politique de zéro artificialisation nette

    Crise du logement : le ministre Vincent Jeanbrun interpellé sur la politique de zéro artificialisation nette

    Le ZAN, pour zéro artificialisation nette (ZAN) des sols, qui vise à réduire de moitié la consommation foncière d’ici à 2031, puis à la neutraliser d’ici à 2050, continue de semer la zizanie au Parlement. Après une commission mixte paritaire Assemblée-Sénat conclusive mi-janvier sur le projet de loi de simplification de la vie économique, en attente d’un vote définitif dans les deux chambres, et une suppression du dispositif inscrite au programme présidentiel du Rassemblement national, le groupe Libertés, indépendants, Outre-mer et territoire (Liot) du Palais-Bourbon remet le sujet sur la table.

    Le député de la 15ᵉ circonscription du Nord, Jean-Pierre Bataille, interrogera, en effet ce mercredi, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun, sur ce sujet lors de la séance des questions au gouvernement. Tout en saluant le plan « ambitieux » de 2 millions de logements d’ici à 2030 annoncé le 26 janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu, le parlementaire pointera « des interrogations sur l’adéquation des plans locaux d’urbanisme intercommunaux (PLUi) avec ces objectifs au regard du ZAN ».

    Sur le terrain, les nouveaux élus locaux seront confrontés « à une lourde tâche », poursuivra le député nordiste, à savoir « concilier des objectifs, à première vue, peu compatibles », comme la protection des terres agricoles, la préservation de la biodiversité et la maîtrise de l’étalement urbain, tout en soutenant la construction de nouveaux logements adaptés aux besoins des populations.

    Sans oublier l’ex-rapporteur général du budget, Charles de Courson, à l’origine du statut du bailleur privé pour relancer l’investissement locatif dans l’immobilier, et la députée du Loiret, Constance de Pélichy, co-rapporteure d’une mission d’information sur l’articulation des politiques publiques ayant un impact sur la lutte contre l’artificialisation des sols et coautrice, dans la foulée, d’un texte transpartisan sur la sobriété foncière.

    Le groupe Liot est également à l’origine du débat du 28 avril prochain sur la politique du logement et, selon toute vraisemblance, devrait déposer une proposition de loi sur le sujet lors de sa niche parlementaire du 15 mai.

    Source link

  • “La ville est morte” : Vierzon, ce fief communiste qui pourrait basculer à l’extrême droite

    “La ville est morte” : Vierzon, ce fief communiste qui pourrait basculer à l’extrême droite

    Il ne faut pas parler à Bruno de politique. Attablé au soleil sur la terrasse d’un bar du centre-ville de Vierzon, dans le Cher, ce retraité ne suit que “de loin” les élections municipales dans sa ville, sans se soucier “plus que ça” des résultats du scrutin et de leurs conséquences sur son quotidien. En revanche, l’homme connaît par cœur le prix du kilo de tomates, qui peut augmenter de “près d’un euro” en fonction des mois, et a bien conscience que la taille de son rôti chez le boucher a largement diminué “pour le même prix” sur les trois dernières années. La fermeture de nombreux commerces de la rue piétonne du Maréchal Joffre, au cœur de la ville, le désole tout autant – au même titre que le prix d’un repas au restaurant, “petit plaisir” qu’il ne s’offre plus depuis longtemps.

    Malgré ces frustrations, Bruno rejette d’un revers de main l’idée de se rendre aux urnes ce dimanche 22 mars pour tenter de changer les choses. Comme plus de 47 % des Vierzonnais, il n’est pas allé voter lors du premier tour des élections, le 15 mars, et ne compte pas se déplacer davantage une semaine plus tard. “La politique, ça ne m’intéresse pas. Quoi qu’on vote, rien ne change”, souffle-t-il, méfiant. Pourtant, dans cette commune de 25 000 habitants située en plein cœur du Centre-Val de Loire, le résultat du second tour pourrait être une déflagration.

    LIRE AUSSI : Le RN et la droite : Jordan Bardella a pris ses distances avec la ligne de Marine Le Pen

    Ancrée à gauche et majoritairement dirigée par des élus communistes depuis plus d’un demi-siècle, Vierzon pourrait bien basculer à l’extrême droite. Au premier tour, la liste de Yannick Le Roux, dite “d’union des droites” – notamment composée de huit candidats RN et soutenue par les partis d’Eric Zemmour, de Marion Maréchal Le Pen et de Nicolas Dupont-Aignan – est arrivée en tête, avec un score de 41 %. Celle de Maryvonne Roux, jusqu’alors adjointe à la Santé de la maire sortante et dont la liste rassemble plusieurs partis de gauche (hors LFI), a de son côté récolté 30 % des voix.

    .

    Source link

  • Municipales à Marseille : Sébastien Delogu, l’insoumis au centre du duel

    Municipales à Marseille : Sébastien Delogu, l’insoumis au centre du duel

    A Marseille, la bataille du second tour des élections municipales a pris un tour plus frontal encore jeudi 19 mars. Sur le plateau de France 2, le maire sortant Benoît Payan et son rival du Rassemblement national Franck Allisio se sont affrontés sur une accusation centrale dans l’entre-deux tours : celle d’une prise de contrôle de la mairie par La France insoumise (LFI) en cas de victoire du Printemps marseillais. “Derrière vous il y a Jean-Luc Mélenchon”, a lancé le candidat RN. “Il n’y aura pas une seule personne issue de ses rangs”, a répliqué Benoît Payan, cherchant à couper court à une polémique nourrie depuis le retrait des insoumis.

    Car tout s’est joué mardi 17 mars. Après plus de vingt-quatre heures de suspense, Sébastien Delogu a finalement convoqué la presse dans un théâtre associatif du quartier de Belsunce. Dans une atmosphère lourde, le candidat de La France insoumise a annoncé son retrait de la course à l’Hôtel de Ville marseillais. Une décision dictée par la crainte de voir le Rassemblement national l’emporter, alors que Franck Allisio est arrivé en deuxième position au premier tour avec 35,02 % des suffrages. Arrivé quatrième, Sébastien Delogu renonce donc à se maintenir au second tour, mettant fin à l’hypothèse d’une quadrangulaire incertaine. “Face à l’irresponsabilité d’un homme, nous serons responsables pour un million”, a-t-il lancé, visant directement le maire sortant, Benoît Payan, qui a refusé toute fusion avec les listes insoumises.

    LIRE AUSSI : “Marseille n’est pas une narcoville” : le combat de Benoît Payan face à une insaisissable “pieuvre”

    “Accord secret”

    Ce retrait, immédiatement instrumentalisé par le candidat RN lors du débat, est devenu l’un des axes majeurs de la campagne du second tour. Alors qu’elle était silencieuse depuis son échec du premier tour, Martine Vassal, présidente de la Métropole et candidate de centre-droit pour la mairie de Marseille, a publié un tweet accusant le maire de “s’aligner sur les plus radicaux pour sauver sa place”, et évoquant l’existence d’un “accord secret” entre les deux forces de gauche. Une ligne d’attaque que Benoît Payan s’efforce de désamorcer, en revendiquant au contraire une stratégie d’indépendance totale vis-à-vis de LFI.

    .

    Source link

  • “Ils pensent tous qu’il va s’effondrer” : après les municipales, Edouard Philippe attendu au tournant

    “Ils pensent tous qu’il va s’effondrer” : après les municipales, Edouard Philippe attendu au tournant

    Enfin, les difficultés commencent. “Plus les rives du canyon sont élevées, plus la pression sera forte au centre”, confiait Édouard Philippe en janvier. Depuis le premier tour des élections municipales, l’ombre d’un face-à-face entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon plane, qui effraie des millions d’électeurs. Le camp des modérés – s’il faut l’appeler ainsi -, usé par une décennie d’exercice du pouvoir, est-il capable de jouer un rôle dans ce moment charnière ? Ce qui suppose de s’entendre, d’innover, en un mot, de surprendre encore. La responsabilité historique qui est aujourd’hui la sienne doit modifier la donne, mieux, les comportements. “On a deux armées emmenées par deux chefs, l’un ayant même son remplaçant, et au milieu, le centre qui disparaît, constate, dépité, un ténor macroniste. La peur n’évite pas le danger.” La peur, la hantise même, d’une prise en otages de millions de citoyens effarés par l’évolution de la scène politique.

    “La pression, je ne la subis pas, je la bois” : certains attendaient sa mise en bière politique, c’est aujourd’hui vers Édouard Philippe que les regards sont tournés. Au moment où François Fillon puis David Lisnard s’affichent avec Eric Ciotti, au moment où Nicolas Sarkozy déjeune avec Jordan Bardella, lui tente de s’installer comme le candidat de la droite et du centre. Pour cela, il faut gagner “la primaire implicite”, selon le mot d’un proche.

    LIRE AUSSI : Présidentielle : Edouard Philippe, ce qu’il veut faire de sa victoire au Havre

    Le Havrais veut imaginer une nouvelle forme de rencontres avec les Français, pour évaluer ses idées et développer le sillon dont il entend faire sa marque de fabrique : être le maire candidat, celui qui prend le pouls du pays au plus près de sa vérité, dans un souci de proximité plus que de com’ – la nuit à la Attal, très peu pour lui. Plusieurs formats ont été soumis à son arbitrage. Ses conseillers vont aussi commencer à tester auprès de certains écosystèmes, ONG environnementales, monde du numérique, milieu de l’énergie, les idées du futur candidat. Il a promis du “massif” sur le fond, il a donc placé la barre haut, suscité une attente qu’il s’agit de ne pas décevoir. Un temps, il s’est interrogé : fallait-il sortir du bois avant l’été ? Il s’agit de ne surtout se tromper de rythme, la question du timing l’a toujours obsédé.

    .

    Source link