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  • Le Gorafi devient un mensuel papier, Netflix adapte l’un des polars les plus populaires de la planète et une série sur les PFAS… Notre sélection médias de la semaine

    Le Gorafi devient un mensuel papier, Netflix adapte l’un des polars les plus populaires de la planète et une série sur les PFAS… Notre sélection médias de la semaine

    Le Gorafi devient un mensuel papier

    Non, ce n’est pas une blague. Mardi 31 mars, un nouveau mensuel débarquera dans 6 000 points de vente : Le Gorafi, version papier. Déclinaison du célèbre site parodique lancé en 2012, le journal sera tiré pour son premier numéro à 18.000 exemplaires. Objectif, créer un lien plus direct avec le public.

    « C’est une manière de s’affranchir des algorithmes et de leur censure, souligne son fondateur Sébastien Liebus. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de nos abonnés nous disent que nos contenus apparaissent de moins en moins dans leur timeline ».

    En cause, l’intelligence artificielle, pas franchement branchée second degré. « Avant, on pouvait faire un article baptisé “Un néo nazi exclu de son groupe après avoir raté l’examen de dessin de croix gammée”. Aujourd’hui, il serait immédiatement retoqué car les algorithmes ne comprendraient pas la vanne et y verraient une apologie du nazisme. Certains sites satiriques à l’étranger ont vu leur page sauter. Alors que, dans le même temps, sur X, les machines d’Elon Musk promeuvent des contenus clairement d’extrême-droite. Aujourd’hui, il faut fuir internet pour retrouver une totale liberté. Le papier est une forme de résistance ».

    Au menu de ce mensuel vendu 6,99 euros et disponible également par abonnement : 16 pages de contenus « 100 % inédits ». Un relais de croissance supplémentaire pour le média qui fédère aujourd’hui près de 4 millions d’abonnés sur ses différents comptes. Avec à la clé 110 millions de vues mensuelles et certains posts qui explosent les compteurs, comme l’article « Le président qui se disait ni de gauche ni de droite nomme un septième Premier ministre de droite », « liké » des centaines de milliers de fois.

    Selon nos informations, avant même sa mise en orbite, la version papier a atteint son point d’équilibre, avec près de 2 000 abonnés. Quant au site – alimenté par une quinzaine d’auteurs – il est déjà rentable depuis 2021. « À terme, le journal pourrait devenir notre principale source de revenus, mais il est hors de question d’abandonner le site, c’est le navire amiral », glisse Sébastien Liebus, qui s’est rendu il y a quelques mois outre-Atlantique pour peaufiner ce lancement.

    « On a beaucoup échangé avec nos confrères de The Onion, leur journal est un vrai succès avec près de 100.000 abonnés ». En 2026, une question se pose toutefois, autant sur le print que le numérique. À l’ère des fake news et de la désinformation tous azimuts, un média comme Le Gorafi ne crée-t-il pas de la confusion dans l’esprit du public ? Assurément non, balaie Sébastien Liebus.

    « On a toujours veillé à ce qu’il y ait aucune ambiguïté dans nos articles. Ils n’ont aucune conséquences graves. Quand vous lisez “Trop souriant dans le métro, il finit en garde à vue”, ça va, je pense que c’est clair ! On n’écrira jamais “Un camion-citerne se renverse en plein Paris : 285 morts”. Là, ça créerait de la panique. Notre raison d’être, c’est la satire, on raconte des histoires en travaillant énormément la musicalité des titres. Au Gorafi, vous ne verrez pas “Emmanuel Macron est un extraterrestre” mais plutôt “Les extraterrestres démentent qu’Emmanuel Macron est l’un des leurs” ». Nuance.

    Harry Hole, l’effroi sans le froid (3,5⭐️/5)

    C’est l’un des polars les plus populaires de la planète, avec 60 millions d’exemplaires écoulés dans une cinquantaine de langues depuis son lancement en 1997. Né sous la plume de l’auteur norvégien Jo Nesbø, « Harry Hole » prend chair sur Netflix, avec l’adaptation de L’Étoile du diable, le cinquième des treize tomes que compte cette saga culte.

    Bienvenue à Oslo, où l’on retrouve ce flic abîmé par la vie en plein été caniculaire. Une moiteur aux antipodes de l’ambiance glaciale que nous offrent d’ordinaire les polars scandinaves. La mission pour cet antihéros porté sur la bouteille ? Enquêter sur une série de meurtres qui touche la ville et dont les victimes sont retrouvées avec un doigt arraché.

    Dès le premier des neuf épisodes, on se laisse convaincre par l’acteur Tobias Santelmann, impeccable dans le rôle-titre. Avec à ses côtés un inspecteur ripou – campé par Joel Kinnaman – qui devient vite son meilleur ennemi. Très efficace, bien qu’un peu trop sage, ce thriller psychologique bénéficie d’une réalisation léchée signée Øystein Karlsen et Anna Zackrisson. Le tout rythmé par une bande-son résolument rock.

    📺 Harry Hole (9X50’), disponible sur Netflix.

    Éternellement toxiques (4⭐️/5)

    Vêtements, ordinateurs ou encore boîtes à pizzas, les PFAS – communément appelées « polluants éternels » – sont partout autour de nous. Créées dans les années 1940 pour le projet « Manhattan » – destiné à fabriquer la bombe atomique américaine – ces molécules toxiques sont au cœur de l’enquête d’Arte Tous empoisonnés, le fléau des PFAS. 90 minutes pour tout comprendre à ce scandale au long cours, qui menace autant notre santé que l’environnement.

    Dans ce film très pédagogique, la journaliste Stenka Quillet est allée à la rencontre de victimes. À l’image de Laure, une sapeur-pompier qui a survécu à un cancer provoqué par le maniement quotidien de mousses anti-incendie bourrées de ces poisons. On découvre également comment une résistance se met en place pour contrecarrer l’impunité des grandes firmes. Un documentaire qui résonne avec la publication le jeudi 26 mars par la Commission européenne d’un rapport préconisant une « large restriction » à l’avenir.

    📺 Tous empoisonnés, le fléau des PFAS, mardi à 21 h 00 sur Arte, déjà disponible sur Arte.tv

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