« On l’a vu ces dernières années, il y a un backlash [retour de bâton] écologique dans une partie de la sphère politique. Mais du côté des entreprises, j’observe qu’elles accélèrent leur transformation écologique ». Cet optimisme est porté par Isabelle Albertalli, la directrice climat de Bpifrance qui présentait ce mardi 24 mars le bilan de la banque publique d’investissement sur cet enjeu.
La manière d’en parler aux entrepreneurs a changé, pourtant.
« Aujourd’hui, on leur en parle surtout en termes financiers. Combien le risque environnemental va-t-il leur coûter ? Comment s’adapter permet d’économiser et fait gagner en compétitivité ? »
Approche pragmatique
Dans cet esprit pragmatique, Bpifrance a lancé ses « diagnostics climat » en 2021. Ce programme est mené en partenariat avec les experts de l’Ademe (Agence de la transition écologique). Destiné aux PME et ETI de moins de 500 salariés, cet accompagnement personnalisé propose trois niveaux d’analyse. Les entreprises souscriptrices peuvent choisir le parcours complet ou une seule étape.
Le « Diag Décarbon’Action » mesure d’abord les émissions carbonées. Le « Diag Eco-Flux » analyse ensuite l’utilisation d’énergie, d’eau, de matières et la production de déchets. Enfin, le « Diag Adaptation » permet de construire un plan d’action hiérarchisé. L’objectif est d’atténuer les vulnérabilités climatiques et de chiffrer le coût des mesures.
Un dispositif qui réduit les factures
Cinq ans après son lancement, quel est le bilan du dispositif ? Selon une étude de Bpifrance, on note « un effet significatif » des « Diags climat » sur la « consommation d’énergie ». La « propension à investir dans la dépollution » augmente également.

