Partie remise… La rencontre mercredi dernier entre Emmanuel Macron et le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh el Ghazouani, venu en France pour une visite d’État, n’a pas permis de finaliser la commande par Nouakchott de deux patrouilleurs (OPV 58) de Kership, filiale à 55% de Piriou et 45% de Naval Group), selon nos informations. Le président mauritanien a confié le dossier à son chef d’état-major de la marine, qui est chargé de trouver le financement pour une opération estimée à près de 300 millions d’euros (coques et armements). Les constructeurs chinois et sud-coréens restent toujours en embuscade sur ce prospect.
Si l’opération se finalise, ces deux bâtiments seront notamment dédiés à la protection des gisements offshores (gaz et à un degré moindre pétrole) de la Mauritanie, notamment celui de Grand Tortue Ahmeyim (GTA) qui est exploité en commun avec le Sénégal. A l’instar des OPV 58 de la marine sénégalaise, les deux patrouilleurs mauritaniens devraient être armés par des missiles de défense aérienne de courte portée Mistral (avec une rampe Simbad-RC) et des missiles anti-navires Marte Mk 2. Ils devraient également être dotés du système de gestion de combat Polaris, développé par Naval Group.
Nouvelle rencontre en mai
Dans moins d’un mois au Sommet Africa Forward qui se tiendra à Nairobi les 11 et 12 mai prochains et qui est symbole du partenariat renouvelé entre la France et l’Afrique, les deux présidents auront l’occasion de se revoir. « La visite témoigne très bien de la qualité, de la densité et de la profondeur des relations entre la Mauritanie et de la France », a déclaré Mohamed Ould Cheikh el Ghazouani lors de sa visite à Paris et à Brest (jeudi). Elle va donner « un nouvel élan à nos liens d’amitiés et de coopérations en vue de les consolider davantage dans un partenariat mutuellement bénéfique », a-t-il estimé.
De son côté, la France souhaite « refonder en profondeur la relation entre nos deux pays, entre la France et le continent africain, une relation tournée vers l’investissement, l’innovation, la jeunesse, les sociétés civiles. Une relation qui assume pleinement d’être politique, économique et stratégique », comme l’a rappelé Emmanuel Macron.
