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  • Crise énergétique : l’économie française peut encore éviter le pire

    Crise énergétique : l’économie française peut encore éviter le pire

    La croissance tricolore pourrait atteindre 0,8 % en 2026, en cas de retour à la normale du marché international de l’énergie, prévoit l’OFCE dans une publication dévoilée mercredi 8 avril. La réouverture attendue du détroit d’Ormuz laisse espérer ce scénario.

    Depuis l’annonce, la nuit dernière, d’un cessez-le-feu pour 15 jours entre l’Iran et les États-Unis, c’est comme si la machine économique mondiale, grippée depuis le 28 février, s’était brusquement réinitialisée. La réouverture, à ce stade très provisoire, du détroit d’Ormuz, dont s’est félicité sur X le Premier ministre Sébastien Lecornu, a immédiatement fait refluer le cours du pétrole (Brent) sous les 100 dollars. En France, ce mercredi 8 avril, le CAC 40 s’affichait en hausse de près de 5 % en milieu d’après-midi, tandis que l’Hexagone se finançait sur le marché obligataire à un taux de 3,5 % à 10 ans.

    Ce revirement géopolitique inattendu — alors que le président américain, Donald Trump, promettait encore « l’enfer » à l’Iran dimanche — pourrait conforter la prévision économique la plus optimiste, établie par l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), pour 2026 et 2027.

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    Dans ce « scénario central », le choc énergétique, qui s’étend à l’ensemble de la planète depuis le début du conflit au Moyen-Orient, serait « transitoire », a rappelé Mathieu Plane, l’un des économistes ayant participé à la publication dévoilée ce mercredi. Le baril de pétrole s’établirait à 91 dollars en moyenne au deuxième trimestre avant de refluer progressivement à 70 dollars. Le prix du gaz atteindrait un « pic » à 50 euros avant de redescendre à 36 euros.

    Même si la France y laissait des plumes, la croissance « marquée à la fois par la forte hausse des prix des hydrocarbures [temporaire dans le scénario de l’OFCE, ndlr], les efforts budgétaires et les incertitudes » se maintiendrait à 0,8 % en 2026 et à 1 % en 2027. Pour 2026, le chiffre serait donc inférieur à la cible du gouvernement de 1 % — fixée avant la crise — dans la loi de finances. Et nettement plus faible que la croissance spontanée du PIB qui, si le choc énergétique n’avait pas eu lieu, serait de « 1,6 % pour cette année et de 1,5 % pour l’année prochaine », prévient l’OFCE.

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