Tag: Ormuz

  • Après Ormuz, l’Iran menace de paralyser un deuxième détroit stratégique

    Après Ormuz, l’Iran menace de paralyser un deuxième détroit stratégique

    Après le blocage du détroit d’Ormuz, l’Iran menace de s’en prendre au détroit de Bab el-Mandeb. Situé au sud du canal de Suez, Bab el-Mandeb est un point de passage stratégique pour le commerce mondial, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden. De nombreux navires l’empruntent pour relier le Moyen-Orient à l’Asie.

    Mais Téhéran pourrait ouvrir un front dans cette région en cas d’invasion américaine terrestre sur le sol iranien. D’après la presse américaine, les États-Unis envisageraient de s’emparer d’une île iranienne, l’île de Kharg, où est exportée la quasi-totalité des barils de brut iranien. Aucun ordre n’a pour le moment été donné par Donald Trump.

    Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, par lequel transitent 20 % de la production d’or noir, a fait s’envoler les cours du baril. Le baril de Brent de la mer du Nord est encore au-dessus des 100 dollars, ce jeudi. Avant le conflit, le prix était de 70 dollars.

    Le blocage d’un nouveau détroit dans la région, celui de Bab el-Mandeb, risque de compliquer davantage le commerce d’or noir. C’est surtout l’Arabie saoudite, le premier exportateur mondial de brut, qui risque d’être pénalisée par des perturbations en mer Rouge. Depuis le blocage d’Ormuz, le pays continue d’exporter son pétrole dans la région grâce à son pipeline Petroline qui traverse le pays d’est en ouest, via le port de Yanbu sur la côte ouest. Le volume échangé via cette solution de contournement est d’environ 4 millions de barils par jour, soit 40 % de la production du pays d’avant-guerre, note pour l’AFP Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

    La position du détroit de Bab el-Mandeb. (Crédits : La Tribune)

    Un couloir pénalisé depuis 2023 par les Houthis

    Il n’empêche, le volume de pétrole brut et de produits pétroliers passant par ce détroit a déjà diminué de plus de moitié depuis 2023 et les attaques des Houthis. Ces rebelles du Yémen ont perturbé le commerce maritime mondial avec des attaques de drones et de missiles sur les navires passant par le détroit. Ils s’en prenaient notamment aux flottes occidentales, qui avaient des intérêts avec Israël. Si aucune attaque n’a eu lieu ces derniers mois, les Houthis, alliés de l’Iran, pourraient mettre à nouveau la pression dans la région. « À la moindre évolution du conflit appelant une réponse militaire, nous interviendrons sans délai (…) comme nous l’avons fait lors des phases précédentes », a même déclaré ce jeudi le chef des Houthis, Abdel Malek al-Houthi.

    Dans le détail, le passage stratégique voyait passer 9,3 millions de barils de pétrole brut et de produits pétroliers par jour en 2023, contre 4,2 millions au premier semestre 2025, d’après les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Concernant le gaz naturel liquéfié (GNL), si 4,2 milliards de pieds cubes de GNL transitaient par jour en 2023, aujourd’hui les flux sont quasi nuls.

    Le commerce maritime touché depuis 2023

    Du côté du commerce maritime, les grandes compagnies comme Maersk, Hapag-Lloyd et CMA CGM (propriétaire de La Tribune) ont déjà dû, depuis les attaques houthies, détourner les navires par le cap de Bonne-Espérance, au sud de l’Afrique. Un contournement plus long et donc plus coûteux.

    « À Bab el-Mandeb, il ne passe quasiment que des bateaux avec à leur bord de la marchandise russe, notamment le pétrole et le grain », confie à La Tribune Paul Tourret, directeur de l’ISEMAR, l’Institut supérieur d’économie maritime. Si certaines compagnies, comme Maersk, avaient recommencé de manière progressive à repasser par le canal de Suez et Bab el-Mandeb, le conflit au Moyen-Orient a redistribué les cartes. « Le passage par le canal de Suez est suspendu jusqu’à nouvel ordre, et les navires seront déroutés via le cap de Bonne-Espérance », a publié dans un communiqué CMA CGM, samedi 28 février, après le début des frappes israélo-américaines en Iran.

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  • Sécuriser Ormuz : quand l’échec de la mer Rouge préfigure la tempête

    Sécuriser Ormuz : quand l’échec de la mer Rouge préfigure la tempête

    La crise du détroit d’Ormuz place les puissances occidentales devant une équation redoutable : sécuriser l’une des artères vitales de l’économie mondiale sans reproduire l’échec coûteux observé en mer Rouge. Après des mois d’opérations infructueuses face aux rebelles houthis, l’hypothèse d’une mission similaire dans le Golfe apparaît à la fois indispensable… et potentiellement ingérable.

    Car l’enjeu dépasse de loin celui du détroit de Bab el-Mandeb. Près de 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié transitent habituellement par ce goulet stratégique aujourd’hui bloqué par Iran. La fermeture prolongée de cette voie maritime a déjà provoqué un choc d’une ampleur inédite sur les marchés énergétiques, alimentant une flambée des prix et ravivant les craintes de pénuries durables.

    « Il n’y a aucun substitut au détroit d’Ormuz », a estimé mardi le directeur général de Kuwait Petroleum, cheikh Nawaf Saoud Al Sabah. « C’est le détroit du monde entier, tant au regard du droit international que de la réalité pratique. » Une affirmation qui résume la dépendance structurelle de l’économie mondiale à ce corridor étroit.

    Le précédent de la mer Rouge pèse lourd

    L’expérience récente en mer Rouge agit comme un avertissement. Lancée fin 2023, l’opération occidentale de sécurisation n’a pas permis de restaurer durablement la confiance des armateurs. Malgré des centaines de drones et missiles interceptés, quatre navires ont été coulés en deux ans, et le trafic commercial s’est largement détourné de la zone, préférant contourner l’Afrique au prix de surcoûts logistiques majeurs.

    Pour Joshua Tallis, analyste au Center for Naval Analyses, l’opération a été « un match nul (…), voire une défaite stratégique ». Un constat qui fragilise la crédibilité d’une intervention similaire dans une zone autrement plus militarisée.

    Une menace d’un autre ordre

    Contrairement aux Houthis, les forces iraniennes disposent d’un arsenal sophistiqué et d’une profondeur stratégique considérable. Drones à bas coût, missiles, mines flottantes, embarcations piégées : la panoplie est vaste et adaptée à une guerre d’attrition dans un espace maritime contraint.

    « Défendre les opérations de convois dans le détroit d’Ormuz est nettement plus difficile qu’en mer Rouge », prévient le contre-amiral à la retraite Mark Montgomery, qui a participé en 1988 à l’escorte de pétroliers américains à travers le détroit d’Ormuz pendant la guerre Iran-Irak. La géographie joue ici un rôle clé : les côtes montagneuses iraniennes surplombent directement le détroit, offrant des positions de tir rapprochées. À certains endroits, quelques minutes suffisent pour qu’un drone atteigne sa cible.

    Les analystes soulignent également la capacité des Gardiens de la révolution à dissimuler leurs équipements dans un réseau de bases côtières, de grottes et d’infrastructures souterraines, compliquant toute tentative de neutralisation préventive.

    Une opération militaire à haut risque

    Sécuriser Ormuz nécessiterait des moyens considérables : une douzaine de navires de guerre, appuyés par une couverture aérienne permanente et des capacités de déminage. Mais même un tel dispositif ne garantirait pas une protection totale.

    « Un destroyer peut intercepter des missiles, mais il ne peut pas simultanément balayer les mines, contrer des essaims de drones-bateaux provenant de plusieurs directions et gérer des perturbations de GPS », notent les analystes de SSY, un cabinet spécialisé dans l’analyse du marché maritime.

    Le risque humain et politique est également élevé. « Si (les Américains) perdent un destroyer dans cette opération (…), cela change complètement la donne. Cela représente 300 personnes », avertit Tom Sharpe, ancien commandant de la Royal Navy.

    Pressions politiques et incertitudes stratégiques

    À Washington, le dossier est devenu central pour Donald Trump, confronté à une inflation persistante et à la hausse des prix de l’essence. Le président américain oscille toutefois sur la stratégie, évoquant tour à tour une implication directe de la marine américaine ou un effort porté par les alliés.

    Dans le même temps, les discussions au Conseil de sécurité de l’ONU s’intensifient, certains États plaidant pour des mesures autorisant « tous les moyens nécessaires » pour garantir la liberté de navigation. Même en cas d’intervention, le rétablissement du trafic ne serait ni rapide ni garanti. « Il faudra peut-être mener ces opérations pendant des mois avant de parvenir à neutraliser définitivement la menace que représentent les Gardiens de la révolution islamique », estime Bryan Clark, du Hudson Institute.

    D’ici là, l’économie mondiale reste suspendue à l’évolution de ce point de passage critique. Sans réouverture rapide, la crise énergétique pourrait se transformer en choc inflationniste global, affectant bien au-delà des marchés pétroliers l’ensemble des chaînes de valeur industrielles et alimentaires. Ormuz n’est plus seulement un enjeu géopolitique : c’est désormais un test de résilience pour l’économie mondiale.

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  • Guerre au Moyen-Orient : l’Iran se voit de facto reconnaître un rôle privilégié dans le contrôle du détroit d’Ormuz

    Guerre au Moyen-Orient : l’Iran se voit de facto reconnaître un rôle privilégié dans le contrôle du détroit d’Ormuz

    DÉCRYPTAGE – La guerre et le plan de paix de Trump risquent de renforcer la position de Téhéran, qui a pris conscience de son emprise sur l’économie mondiale, au grand dam des monarchies du Golfe.

    Si les guerres peuvent réserver des surprises stratégiques, la fermeture d’Ormuz ne peut être rangée sur l’étagère des imprévus. Depuis des décennies, on spécule sur la possibilité d’un blocage du détroit en cas de conflit et de l’ampleur de ses conséquences économiques. Et les événements des années 1980 ont apporté des éléments concrets. Mais on découvre aujourd’hui que cette guerre contre l’Iran, au-delà des turbulences immédiates, risque d’avoir un effet pervers de long terme. Si les gardiens de la révolution se voient officiellement reconnaître un autre rôle, celui de gardien des clés du détroit.

    Le plan Trump en 15 points évoqué par la presse reste nébuleux, mais l’un de ces points poserait que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation maritime. Inscrite dans un accord, cette disposition reviendrait de facto à reconnaître le contrôle privilégié des Iraniens sur le détroit. Fort habilement, ceux-ci s’emploient à montrer que ce contrôle est effectif, qu’ils peuvent choisir qui passe…

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  • Comment l’Iran a instauré un « péage » à 2 millions de dollars à Ormuz

    Comment l’Iran a instauré un « péage » à 2 millions de dollars à Ormuz

    Les navires franchissant le détroit d’Ormuz empruntent désormais une route validée par Téhéran. Les données maritimes indiquent un passage privilégié autour de l’île de Larak, sous surveillance étroite de l’armée idéologique iranienne. Toute navigation dans cette zone « requiert une coordination complète avec la souveraineté maritime de l’Iran », affirme un commandant de la marine sur X.

    Ce contrôle se traduit par un refoulement systématique des navires jugés hostiles. Un porte-conteneurs vers le Pakistan a récemment été bloqué faute d’autorisation préalable. Des puissances comme la Chine, l’Inde et le Pakistan négocient directement avec Téhéran pour enregistrer leurs flottes sur une liste de « navires approuvés ».

    La revue Lloyd’s List qualifie ce système de « péage de Téhéran ». Au moins un navire aurait versé 2 millions de dollars (1,8 million d’euros) aux autorités pour obtenir le droit de passage. Cette pratique monétaire s’accompagne d’une exigence de neutralité politique affichée via les transpondeurs AIS.

    Les armateurs utilisent ces signaux pour déclarer l’absence de lien avec des intérêts occidentaux ou israéliens. Environ 50 % des navires ayant traversé le couloir depuis le 22 mars ont ainsi décliné l’identité précise de leur propriétaire ou de leur cargaison pour éviter les foudres iraniennes. À l’inverse, seulement 10 % des navires maintenaient leur transpondeur allumé début mars.

    La Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982 est explicite. Elle garantit un passage en transit « sans entrave » pour la navigation internationale. Bien que Téhéran n’ait pas ratifié ce texte, ces règles relèvent du droit international coutumier s’appliquant à tous les États.

    « Un péage général serait presque certainement considéré comme une violation de l’obligation de ne pas gêner le passage en transit », souligne Marco Roscini, professeur à la Westminster Law School. Le droit de passage reste impératif, même en période de conflit armé, rendant toute suspension de la navigation commerciale illégale.

    Pour justifier ces mesures, l’Iran invoque la légitime défense auprès de l’Organisation maritime internationale (OMI). Téhéran prétend agir de manière « nécessaire et proportionnée » face aux agresseurs. Le régime affirme que le détroit reste ouvert aux « navires non hostiles » respectant les « réalités découlant du conflit ».

    Cependant, la légitime défense ne permet que des restrictions temporaires et ciblées, non un système de taxation pérenne. Les armateurs grecs, indiens et chinois, qui constituent la majorité des usagers du corridor, naviguent dans une zone grise juridique où la sécurité immédiate prime sur le respect des conventions.

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  • Trump évoque un « très gros cadeau » de l’Iran, Cosco reprend le fret vers le Golfe… Téhéran desserre l’étreinte sur Ormuz

    Trump évoque un « très gros cadeau » de l’Iran, Cosco reprend le fret vers le Golfe… Téhéran desserre l’étreinte sur Ormuz

    L’étreinte se desserre autour du détroit d’Ormuz. Donald Trump a affirmé mardi soir que l’Iran avait offert aux États-Unis « un très gros cadeau » lié aux hydrocarbures et à la navigation maritime dans ce détroit.  « Ils ont fait quelque chose hier qui était génial en fait. Ils nous ont fait un cadeau et le cadeau est arrivé aujourd’hui. Et c’était un très gros cadeau, l’équivalent de beaucoup d’argent », a déclaré le président américain.

    Incité à préciser si ce « cadeau » avait un rapport avec la question nucléaire, le président américain a répondu : « Non, ce n’était pas lié au nucléaire. C’était lié au pétrole et au gaz. » « Et c’était une chose très sympa qu’ils ont faite, ça m’a montré que nous avons affaire aux bonnes personnes », a-t-il souligné. À une nouvelle question pour savoir si le « cadeau » iranien avait un rapport avec la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz, Donald Trump a cette fois confirmé que « oui, c’était lié à la circulation et au détroit ».

    L’Iran a justement déclaré plus tard dans la soirée que les « navires non hostiles » pouvaient emprunter le détroit d’Ormuz à condition de respecter les règles de sûreté et de sécurité, selon un communiqué transmis à l’Organisation maritime internationale (OMI). L’OMI a précisé que ce document, daté de dimanche, avait été émis par le ministère iranien des Affaires étrangères, avec la demande qu’il soit diffusé par l’OMI. L’organisation l’a communiqué à ses États membres et aux ONG, a-t-elle ajouté.

    Le communiqué souligne que « tout actif appartenant aux agresseurs – à savoir les États-Unis et le régime israélien – ainsi qu’aux autres participants à l’agression ne peuvent prétendre à un passage pacifique ou non hostile ». Il précise que la responsabilité de « toute perturbation, insécurité ou montée en flèche des risques dans cette voie maritime cruciale » incombe aux États-Unis et à Israël, accusés de livrer une « guerre illégale et déstabilisatrice contre l’Iran ».

    Selon le communiqué, ces deux pays ont « mis en péril la paix et la stabilité régionales et exposé le transport maritime international à des menaces sans précédent ». Pour rappel, l’Iran a quasiment fermé ce détroit stratégique, par lequel transite près de 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures, depuis les frappes américano-israéliennes du 28 février, qui ont déclenché le conflit et provoqué une envolée des prix mondiaux du pétrole et du gaz.

    Cosco semble déjà avoir profité de cette réouverture partielle. Le géant chinois du transport maritime a annoncé ce mercredi reprendre les réservations de conteneurs de fret à destination de la plupart des pays du Golfe. Cette reprise « avec effet immédiat » s’applique aux conteneurs de fret « général » à destination des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de l’Irak, dit Cosco dans un communiqué. La liste ne comprend donc pas l’Iran. Vers 9h35, heure française, le Brent de la mer du Nord, considéré comme la référence mondiale du brut, perdait 5,54 % à 98,70 dollars le baril. Son équivalent américain, le WTI, flanchait de 5,22 % à 87,53 dollars le baril.

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  • « Tout le monde a été surpris » : quand Donald Trump perd le contrôle du pétrole, sa ressource fétiche

    « Tout le monde a été surpris » : quand Donald Trump perd le contrôle du pétrole, sa ressource fétiche

    DÉCRYPTAGE – Le choc créé sur les marchés mondiaux du pétrole semble avoir pris par surprise l’Administration américaine, qui multiplie les mesures d’urgence pour enrayer la hausse des cours, alors que le détroit d’Ormuz est toujours fermé.

    Le pétrole, ressource favorite de Donald Trump, semble cette fois interférer avec ses plans. Cette matière première dont dépend l’économie mondiale, est rapidement devenue le principal paramètre de la guerre contre l’Iran. Téhéran a fait de cette ressource un moyen de pression qui contrecarre les espoirs de trouver une issue à un conflit que le président américain avait voulu rapide et décisif. La fermeture du détroit d’Ormuz donne aux Iraniens le contrôle de l’une des artères jugulaires du commerce mondial. Les attaques de l’Iran contre les installations pétrolières et gazières des monarchies du Golfe, alliées de Washington, perturbent le marché des hydrocarbures, entraînant des répercussions dans l’économie mondiale.

    « J’ai été surpris », qu’ils attaquent leurs voisins, a dit Trump lundi, « tout le monde a été surpris ». Cette surprise américaine est elle-même assez surprenante. La liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, l’un des principaux points de passage du commerce…

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  • Donald Trump met la Corée du Sud sous pression, d’Ormuz à la DMZ

    Donald Trump met la Corée du Sud sous pression, d’Ormuz à la DMZ

    RÉCIT – Washington appelle Séoul, son alliée, à patrouiller dans le détroit d’Ormuz, tout en redéployant des systèmes antimissiles de la péninsule vers le Moyen-Orient.

    Donald Trump revient à la charge dans le détroit d’Ormuz. Avant même d’imposer un nouvel ultimatum à l’Iran, le président américain a appelé une nouvelle fois les pays alliés d’Europe et d’Asie, tout comme la Chine, à sécuriser le passage maritime névralgique verrouillé par les gardiens de la révolution, le 20 mars.

    « Nous n’utilisons pas le détroit. L’Europe en a besoin. La Corée, le Japon, la Chine et beaucoup d’autres. Ils vont devoir s’impliquer un peu plus », a déclaré Trump à des journalistes, usant d’un ton plus conciliant que plus tôt dans la semaine, mais tout aussi déterminé. Et d’appeler en particulier ses alliés d’Asie du Nord-Est, le Japon et la Corée du Sud, fortement dépendants du pétrole en provenance du Golfe, à participer à une périlleuse opération de police navale à la merci des gardiens de la révolution. Respectivement 80 % et 60 % des besoins en hydrocarbure de la troisième et de la quatrième économies d’Asie proviennent du Moyen-Orient.

    Dépendance au protecteur américain

    Un nouveau coup de pression…

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  • Détroit d’Ormuz : la très longue histoire d’une voie d’accès au golfe Persique, par Charles Zorgbibe

    Détroit d’Ormuz : la très longue histoire d’une voie d’accès au golfe Persique, par Charles Zorgbibe

    LE FIGARO HISTOIRE – Voie maritime et commerciale depuis l’aube de l’histoire, le détroit d’Ormuz a vu s’accroître son importance depuis 1951 et le début de l’exploitation du plus grand gisement pétrolier mondial. La guerre contre l’Iran le place de nouveau au premier plan.

    Agrégé de droit public et auteur de nombreux livres, Charles Zorgbibe a été professeur à l’université Panthéon-Sorbonne et recteur de l’académie d’Aix-Marseille. Son dernier livre paru est Égéries et conseillers de l’ombre (2024).


    1983. Nous naviguions vers l’île de Faylaka, l’antique Ikaros où Alexandre rêva l’union des deux rives du Golfe. À gauche, l’Irak, à droite, l’Iran et le bruit des affrontements de la guerre Iran-Irak. À quelques kilomètres, le Chatt al-Arab, delta de Mésopotamie, flots boueux du Tigre et de l’Euphrate mêlés – « un musée où nous pouvons étudier l’aspect normal de la nature à l’état sauvage, que l’homme transforma », selon Toynbee, tandis que, pour l’historien de Sumer, Woolley, ce paysage marécageux « s’accorde admirablement… avec la description de la création du monde dans la Genèse ». Notre embarcation : une barge de commerce, avec sa cargaison de camions – nous avions manqué le service régulier. À l’intérieur de la cabine de pilotage, l’assemblage…

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