Tag: négociations

  • Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    Où en sont les négociations entre les États-Unis et l’Iran, alors que l’ultimatum lancé la semaine dernière par Donald Trump arrive à échéance ce vendredi ? Le président avait donné « 48 heures » à l’Iran samedi dernier pour rouvrir le détroit d’Ormuz, passage névralgique pour le commerce de pétrole, sous peine de frappes massives sur les centrales électriques du pays.

    Lundi, il a donné un nouveau délai, de cinq jours cette fois, pour laisser le temps au dialogue de se poursuivre. Le même jour, Donald Trump a évoqué de « très bonnes » discussions avec une « personne haut placée » non identifiée en Iran. Avant d’affirmer, ce jeudi, que l’Iran avait autorisé le passage de dix pétroliers au total dans le détroit d’Ormuz en guise de « cadeau ».

    Un plan américain en quinze mesures

    Pour le reste, Donald Trump a déclaré mardi avoir transmis un plan. Avec un objectif premier : que l’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire. Une proposition en 15 points a alors été communiquée à l’Iran via le Pakistan, selon des responsables pakistanais. Mais le contenu exact reste inconnu.

    D’après le New York Times et Al Jazeera, ce plan propose un cessez-le-feu d’un mois avec une reprise des discussions entamées avant la guerre. Washington demande à l’Iran de remettre son stock d’uranium enrichi, de cesser tout processus d’enrichissement, d’accepter de limiter son programme de missiles, et d’arrêter de soutenir des groupes armés dans la région.

    Si l’Iran accepte ces conditions et rouvre à la navigation le stratégique détroit d’Ormuz, Trump offrirait en échange une levée de toutes les sanctions qui asphyxient l’économie iranienne, selon les deux médias. Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a évoqué une possible réunion à Islamabad ce week-end.

    L’Iran pose ses conditions

    Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi parle d’échanges de messages « via des pays amis ou certaines personnes », tout en refusant d’utiliser les termes de « dialogue » ou de « négociation ». L’Iran a ainsi transmis sa réponse mercredi soir aux États-Unis et attend désormais un retour de l’autre partie, selon l’agence de presse Tasnim.

    Il a posé cinq conditions pour mettre fin aux hostilités, précise-t-elle : la fin de « l’agression », la mise en place d’un mécanisme garantissant que ni Israël ni les États-Unis ne reprendront la guerre, le versement de compensations financières, la définition claire des responsabilités et un arrêt des hostilités sur tous les fronts.

    Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, maintenait encore mercredi que l’Iran comptait « continuer à résister ». La République islamique veut « mettre fin à la guerre à ses propres conditions », soulignait-il, relevant que la seule transmission de messages ne pouvait « en aucun cas être qualifiée de dialogue ni de négociation ».

    Trump menace de prendre le contrôle du pétrole iranien

    Jeudi, Donald Trump a assuré que l’opération militaire en Iran était « extrêmement » en avance sur le calendrier initial et qu’elle finirait « bientôt ». « Nous avions estimé que cela prendrait environ quatre à six semaines pour accomplir notre mission », a dit le président américain pendant un Conseil des ministres à la Maison Blanche.

    Son émissaire spécial, Steve Witkoff, a lui assuré qu’il existait des « signaux forts » sur la « possibilité » d’un accord avec les Iraniens. « Nous verrons où ça nous mènera, si nous pouvons convaincre l’Iran que nous sommes arrivés à un point de rupture où il n’y a plus d’alternative pour eux autre que plus de morts et de destructions », a déclaré Steve Witkoff.

    Le vice-président américain, JD Vance, dit que les États-Unis avaient désormais « la capacité d’utiliser tous les outils à leur disposition pour assurer que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire », en évoquant à la fois des options « diplomatiques » et  « militaires ». Parmi elles : prendre le contrôle du pétrole iranien. Trump a estimé que c’était une « option ».

    Les cours du pétrole en hausse

    Les cours du pétrole montent jeudi, l’Iran rejetant les discussions avec Washington et menaçant, selon une agence de presse iranienne, d’ouvrir un « nouveau front » dans le détroit de Bab el-Mandeb, crucial pour l’accès à la mer Rouge et au canal de Suez. Vers 18 h 45, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 5 % à 108,36 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 4,11 % à 94,91 dollars.

    Source link

  • Uranium enrichi, changement de régime… Ce qu’il faut retenir des propos de Trump sur les négociations avec l’Iran

    Uranium enrichi, changement de régime… Ce qu’il faut retenir des propos de Trump sur les négociations avec l’Iran

    Donald Trump a fait état ce lundi, dans un spectaculaire volte-face, de « très bonnes et productives discussions pour une cessation totale » des hostilités avec l’Iran. Utilisant comme à l’accoutumée son réseau Truth Social, il a précisé que les discussions « continueraient cette semaine ». Le président américain a aussi fait part d’un report « de cinq jours » de toute frappe qu’il menaçait de lancer sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques.

    Pour rappel, il avait donné samedi à l’Iran un ultimatum de 48 heures pour rouvrir le détroit d’Ormuz avant de frapper les infrastructures énergétiques iraniennes.

    Démenti de l’Iran. Les médias iraniens l’ont démenti sur le champ, citant le ministère des Affaires étrangères. « Il n’existe aucun dialogue entre Téhéran et Washington », a rapporté l’agence Mehr parmi d’autres médias, en estimant que les propos du président américain ne visaient qu’à « faire baisser les prix » de l’énergie.

    Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a justement assuré ce lundi que les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient étaient « temporaires », à l’ouverture du plus grand rendez-vous mondial du secteur, CERAWeek, au Texas.

    Interlocuteurs. Mais le républicain a insisté et assuré au téléphone à l’AFP que tout « se passait très bien » concernant l’Iran. Le président américain a affirmé que les États-Unis et l’Iran avaient trouvé des « points d’accord majeurs » lors de négociations menées, selon lui, avec un « haut dirigeant » qui n’est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.

    « Nous négocions avec des gens que je trouve très raisonnables, très solides. (…) Ils sont très respectés et peut-être que l’un d’entre eux sera celui que nous cherchons », a-t-il dit en déclarant aussi que le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei était « indisponible » et n’était pas impliqué dans ce dialogue.

    Changement de régime. Le président américain a également assuré qu’un « changement de régime » était en cours en Iran. « Il y a automatiquement un changement de régime » parce que « tous les représentants du régime ont été tués », a dit Donald Trump aux journalistes, avant de quitter la Floride pour un déplacement à Memphis.

    Le milliardaire a donné l’exemple du Venezuela, où les États-Unis ont capturé l’ancien dirigeant Nicolas Maduro et traitent depuis avec l’ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez, qu’il présente régulièrement comme une interlocutrice « formidable ».

    Stock d’uranium enrichi. Trump demande aussi que l’Iran renonce à son stock d’uranium enrichi. « Nous voulons l’uranium enrichi des Iraniens », a dit le président américain, lors d’un échange avec les journalistes en Floride.

    Menaces de bombardement. Le républicain, coutumier des déclarations contradictoires, a aussi menacé de « continuer à bombarder allègrement » l’Iran si les discussions échouaient, et dit qu’il ne « garantissait rien » quant à une fin des hostilités, débutées le 28 février par des frappes israélo-américaines, suivies de ripostes iraniennes.

    Source link