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  • Cuba, l’obsession de Marco Rubio : ce qui se joue vraiment dans les prochaines semaines

    Cuba, l’obsession de Marco Rubio : ce qui se joue vraiment dans les prochaines semaines

    Certains le surnomment déjà le “vice-roi de Cuba”, en référence à l’époque coloniale où la couronne espagnole avait divisé son empire en quatre vice-royautés : Nouvelle-Espagne (capitale : Mexico), Pérou (Lima), Nouvelle-Grenade (Bogota) et Rio de la Plata (Buenos Aires). Pleinement autonome, Cuba, pour sa part, bénéficiait d’un statut privilégié, compte tenu de sa situation géographique unique et de son port militaire et commercial. Ces atouts font toujours de cette île un “hub” stratégique, à 150 kilomètres des côtes de la Floride et non loin de l’Amérique du Sud.

    “Vice-roi” ? Le titre est évidemment exagéré. Mais, ces derniers mois, le Secrétaire d’Etat (ministre des Affaires étrangères) américain ressemble de plus en plus à un vice-président, au point d’avoir éclipsé – provisoirement ? – le vrai titulaire du poste, J.-D. Vance. Depuis la capture à Caracas, le 3 janvier, du président vénézuélien Nicolas Maduro et son transfert dans une prison new-yorkaise, on ne voit que lui, ou presque, parmi les ministres de Trump. Aujourd’hui en odeur de sainteté alors qu’il s’était écharpé avec ce dernier lors des primaires républicaines il y a dix ans, Marco Rubio est le seul à avoir été cité par le président Donald Trump lors de son discours sur l’état de l’Union, le 24 février. Le chef de la diplomatie a su se rendre indispensable : depuis quatorze mois, “Little Marco”, comme le surnommait Trump jadis, est la cheville ouvrière de la doctrine “Donroe” (contraction de “Donald” et “Monroe”), ce succédanée de la doctrine du président James Monroe (1817-1825) selon laquelle la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique et le reste de l’Amérique latine sont “l’arrière-cour” des Etats-Unis.

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    Marco Rubio connaît mieux Cuba que ses conseillers

    Eviction des sociétés portuaires hongkongaises aux deux entrées du canal de Panama, retour des “majors” américaines Chevron et ExxonMobil au Venezuela, embargo pétrolier contre l’île de Cuba : le faucon républicain est associé à ce que le président américain vante comme d’éclatants succès – surtout comparés à sa guerre en Iran qui ne se passe pas aussi bien qu’espéré. “Je pense que j’aurai l’honneur de m’emparer de Cuba, déclare Donald Trump le 16 mars à propos de ce pays “sans argent, sans pétrole, sans rien” qui est toutefois “une île magnifique”. “Je pourrai en faire ce que je veux. Cuba va tomber très prochainement”, prédit-il le lendemain. Voire.

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  • Le Paraguay au cœur de la rivalité Chine – Etats-Unis : “Le pays est une cible facile pour Pékin”

    Le Paraguay au cœur de la rivalité Chine – Etats-Unis : “Le pays est une cible facile pour Pékin”

    A peine sept millions d’habitants. Un PIB d’une cinquantaine de milliards de dollars. Coincé entre l’Argentine, le Brésil et la Bolivie, le Paraguay se retrouve étonnamment au centre de la rivalité entre les Etats-Unis et la Chine. Pour cause : il figure parmi les douze derniers pays entretenant des relations diplomatiques avec Taïwan, aux côtés du Guatemala, du Vatican et de quelques poids plumes insulaires comme Haïti, les Tuvalu ou Saint-Kitts-et-Nevis. Asunción est le dernier allié de Taïpei en Amérique du Sud. Alors, la Chine ne ménage pas ses efforts.

    D’après Reuters, à la fin de l’année dernière, une députée du parti d’opposition du Paraguay est revenue d’une tournée dans six villes chinoises, tous frais payés par Pékin, avec des étoiles dans les yeux. Pour l’instant, le président Santiago Peña résiste à l’opération séduction. Mais la Chine pourrait se montrer de plus en plus “insistante”, estime Jeremy Ghez, professeur d’économie et d’affaires internationales à HEC et auteur de La dernière des Américaines (Editions L’Harmattan, 2025).

    L’Express : Seulement 12 pays dans le monde reconnaissent Taïwan, des Etats souvent très petits. Pourquoi la Chine cherche-t-elle tant à convaincre les récalcitrants, à commencer par le Paraguay ?

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  • “Ce que fait le président est crucial” : Mark Rutte, indéfectible soutien de Donald Trump

    “Ce que fait le président est crucial” : Mark Rutte, indéfectible soutien de Donald Trump

    Même lorsque ses relations avec les dirigeants européens sont au plus froides, le président américain Donald Trump sait posséder en la personne de Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan, un allié sur lequel il peut toujours compter. Ce week-end, ce dernier s’est fait le relais de son argumentaire quant au bienfondé de la guerre contre l’Iran, à l’occasion de deux interviews pour des chaînes de télévision américaines. “Je sais qu’il y a beaucoup de débats en Europe et aux Etats-Unis sur cette campagne du président contre l’Iran, à savoir si elle est bien nécessaire, mais laissez-moi vous le dire, elle est cruciale”, a-t-il déclaré sur Fox News le 22 mars, avant de renchérir sur CBS News le même jour : “Ce que fait le président ici, à savoir priver l’Iran de ses capacités en matière de missiles balistiques et de capacités nucléaires, est d’une importance cruciale.” Il a poursuivi en assurant Donald Trump de sa compassion quant au faible taux d’approbation que son action suscite parmi l’opinion américaine : “J’ai vu les sondages, mais j’espère vraiment que le peuple américain le soutiendra, car il agit ainsi pour rendre le monde entier plus sûr.”

    Interrogé sur le peu d’enthousiasme des dirigeants européens face au conflit, il a justifié cela par le fait qu’ils avaient dû être laissés hors des préparatifs militaires, mais que tout rentrait dans l’ordre désormais au vu de la promesse de 22 pays, dont 17 membres de l’Otan, de participer aux efforts pour la réouverture du détroit d’Ormuz.

    Messages zélateurs

    Ce n’est pas la première fois, loin de là, que l’ex-Premier ministre néerlandais se répand en louanges à l’égard du président américain. En juin 2025, lors de la première campagne de bombardements israélo-américaine contre des sites militaires en Iran, Mark Rutte avait suscité des réactions embarrassées lorsqu’il avait appelé le président américain “Daddy”. Donald Trump venait de se lancer dans une comparaison hasardeuse entre le conflit entre Israël et l’Iran et “des enfants qui se battent comme des chiffonniers dans la cour de récréation”, et Rutte avait repris la métaphore lors d’un sommet de l’Otan : “Papa [Daddy] doit parfois hausser le ton”.

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    Choisi précisément pour sa proximité avec le président américain, guère tendre avec l’Otan, Rutte lui a également adressé quelques messages zélateurs que leur destinataire s’est fait une joie de rendre publics : “Félicitations et merci pour votre action décisive en Iran. C’était vraiment extraordinaire et quelque chose que personne d’autre n’avait osé faire”, écrivait Mark Rutte, avant d’embrayer sur la décision des pays membres de l’Otan de passer leur contribution au budget de l’Otan à hauteur de 5 % de leur PIB à horizon 2035 : “Vous allez réaliser quelque chose qu’AUCUN président américain n’était parvenu à faire durant des décennies”, en reprenant la typographie en majuscules qu’affectionne Donald Trump. “L’Europe va payer un prix ÉNORME” pour financer sa défense “comme elle le devait” et “ce sera votre victoire”. Plus récemment, en janvier, un message a été divulgué par Donald Trump, dans lequel Rutte se gardait bien de le réfréner dans ses désirs d’annexion du Groenland. “Monsieur le Président, cher Donald — ce que vous avez accompli aujourd’hui en Syrie est incroyable [NDR : des frappes contre l’Etat islamique]. J’utiliserai mes interventions médiatiques à Davos pour mettre en valeur votre action là-bas, à Gaza et en Ukraine. Je suis déterminé à trouver une solution sur le Groenland. J’ai hâte de vous voir. Bien à vous, Mark”. Du pain bénit pour l’ego du président américain.

    “Pas sourd” aux critiques

    Sur CBS, ce week-end, Mark Rutte a embrassé le narratif américain dans sa totalité et a botté en touche face aux critiques de la journaliste Margaret Brennan, qui l’interrogeait notamment sur les bénéfices que retire Poutine de la guerre au Moyen-Orient, laquelle a fait bondir le prix du baril de pétrole et a permis un allègement d’un mois des sanctions américaines sur une partie du pétrole russe.

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    “Ses efforts pour mener à bien la guerre en Ukraine sont essentiels, a répondu Mark Rutte à propos de l’action de Donald Trump. Il a été le seul à parvenir à briser l’impasse avec Vladimir Poutine lorsqu’il a passé le premier appel téléphonique en février de l’année dernière, et il n’a cessé, avec son équipe, de faire le nécessaire”. Début mars, Mark Rutte avait déclaré dans une interview à Reuters qu’il “[n’était] pas sourd” aux critiques quant à sa proximité avec Donald Trump. Mais qu’il estimait que l’action de celui-ci “méritait ses éloges”.

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  • Guerre au Moyen-Orient : cette insurrection espérée qui n’est pas venue

    Guerre au Moyen-Orient : cette insurrection espérée qui n’est pas venue

    Il y avait donc un plan. Ou, tout du moins, un espoir. Celui que le gouvernement iranien, après une première salve de bombardements ayant décapité ses leaders, soit renversé par une insurrection populaire. C’est ce que révèle le New York Times dans un article publié ce lundi, fondé sur des entretiens avec des responsables américains ou israéliens, qui se sont exprimés sous couvert d’anonymat. Dans les jours précédant l’intervention israélo-américaine contre l’Iran, le responsable du Mossad, David Barnea, a expliqué au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou que son service serait à même de déclencher des émeutes et protestations susceptibles de conduire à la chute du régime de Téhéran. David Barnea a partagé ces perspectives avec des responsables de l’administration Trump lors d’un voyage à Washington à la mi-janvier. Le Premier ministre israélien l’a pris au mot, de même que le président Trump, qui s’est adressé en ces termes à la population iranienne dans son premier discours après les bombardements israélo-américains : “Prenez le contrôle de votre gouvernement : il ne vous reste plus qu’à le faire.” Evidemment, les choses ne se sont pas passées ainsi. L’Iran réplique depuis un mois par des attaques tous azimuts contre ses voisins du Golfe persique, plongeant la région et le monde dans une grande incertitude, à tout le moins économique.

    LIRE AUSSI : Mossad, l’histoire secrète d’une revanche : de l’affront du 7-Octobre aux coups d’éclat

    Outre-Atlantique, l’optimisme de David Barnea était loin d’être partagé par tous. Des responsables militaires avaient indiqué à Donald Trump que les Iraniens ne descendraient pas dans la rue pour manifester tant que les États-Unis et Israël continueraient à larguer des bombes, tandis que des responsables du renseignement jugeaient faible la probabilité d’un soulèvement populaire. Nate Swanson, ancien responsable du Département d’État et de la Maison-Blanche et membre jusqu’en juillet de l’équipe de négociation sur l’Iran, a déclaré au quotidien américain : “Beaucoup de manifestants ne descendent pas dans la rue parce qu’ils risquent de se faire tirer dessus (…) Ils vont se faire massacrer. C’est une chose. Mais la deuxième chose, c’est qu’il y a une bonne partie de la population qui souhaite simplement une vie meilleure, et qui est pour l’instant mise à l’écart. Ils n’aiment pas le régime, mais ils ne veulent pas mourir en s’y opposant. Ces 60 % vont rester chez eux.” Le 12 mars, Donald Trump a semblé prendre acte de cet état de fait, en disant à Fox News radio que l’Iran avait déployé des forces de sécurité dans les rues “qui mitraillent les gens dès qu’ils tentent de manifester (…) Il y a toujours des opposants fervents au régime, mais ils ne sont pas armés et ils ne parviennent pas à faire descendre la majorité de la population dans la rue.”

    La piste kurde

    L’une des pistes envisagées pour la rébellion résidait du côté des milices kurdes, auxquelles la CIA a fourni armes et conseils. Lors d’un point presse le 4 mars, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, un porte-parole de l’armée israélienne, avait répondu à la question de savoir si Israël menait des bombardements dans l’ouest de l’Iran afin de faciliter une invasion kurde : “Nous menons des opérations de grande envergure dans l’ouest de l’Iran afin d’affaiblir les capacités du régime iranien, d’ouvrir la voie vers Téhéran et de garantir notre liberté d’action.” Rien n’est venu pourtant de ce côté-là non plus, et pour cause.

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    Bafel Talabani, président de l’Union patriotique du Kurdistan, l’un des principaux partis politiques kurdes irakiens, estimait lors d’une interview sur Fox News qu’une avancée kurde pourrait être contre-productive. Il disait de la population iranienne : “Je pense que s’ils craignent que l’arrivée de Kurdes venus d’ailleurs provoque une scission ou une fragmentation de leur pays, cela pourrait en réalité unir le peuple contre ce mouvement séparatiste.” La Turquie s’est elle aussi vivement opposée à une telle perspective et l’a fait savoir à l’administration Trump par le biais de son ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, auprès du secrétaire d’État Marco Rubio.

    Le durcissement du régime anticipé par la CIA

    Parmi les scénarios envisagés par la CIA avant l’intervention militaire, celui d’un effondrement total du régime était jugé improbable : sa capacité de résistance était établie de longue date, et jusque récemment en janvier, lors de répressions qui ont fait des milliers de morts. Le scénario d’affrontements entre groupes rivaux au sein du pouvoir voire d’une guerre civile avait aussi été considéré, mais le plus probable était celui d’un durcissement d’un pouvoir acculé. Ce qui s’est effectivement produit. Pour autant, certains responsables israéliens n’ont pas abdiqué tout espoir de voir advenir un soulèvement populaire, à l’image de Yechiel Leiter, ambassadeur de l’Etat hébreu aux États-Unis, qui a déclaré dimanche sur CNN : “Je pense qu’il faut des troupes sur le terrain, mais ce doivent être des troupes iraniennes. Et je pense qu’elles arrivent.” L’histoire dira s’il s’agit d’un vœu pieux.

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  • Une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orban : cette proposition russe pour influencer l’élection hongroise

    Une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orban : cette proposition russe pour influencer l’élection hongroise

    Le vainqueur d’une élection a souvent connu un tournant pendant une campagne : un discours survolté, un débat dominé, un meeting électrique. Visiblement, les autorités russes l’ont compris mais ont du mal à trouver la juste mesure. Alors que le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche du Kremlin et de Vladimir Poutine, peine à convaincre à l’approche des législatives, les services de renseignement extérieur russes (SVR) ont proposé d’organiser la mise en scène d’une tentative d’assassinat contre le chef du gouvernement, afin de “modifier fondamentalement l’ensemble du paradigme de la campagne électorale”. Un plan surnommé “Gamechanger”, présenté dans un rapport interne du Département des mesures actives du SVR, chargé des opérations d’influence politique, examiné et authentifié par un service de renseignement européen, selon un article du Washington Post. Interrogé sur ce sujet, le porte-parole de Viktor Orban, Zoltan Kovacs, n’a pas répondu au quotidien américain.

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    Mettre en scène “un tel incident” permettrait de “déplacer la perception de la campagne du domaine rationnel des questions socio-économiques vers un domaine émotionnel, où les thèmes clés deviendront la sécurité de l’État, la stabilité et la défense du système politique”, expose le rapport en question.

    Si l’on ne sait pas dans quelle mesure cette proposition a été prise en compte par le gouvernement russe, qui n’a pas non plus réagi à ces révélations, elle montre à quel point les élections hongroises sont un enjeu majeur aux yeux des Russes. D’autant que l’actuel Premier ministre hongrois et son parti, le Fidesz, sont à la peine dans les sondages, derrière Peter Magyar, le candidat qui fait campagne sur des réformes anticorruption. La tentative d’assassinat contre Donald Trump, en juillet 2024, et les fameuses photos de lui avec l’oreille en sang, qui avaient permis au candidat Maga de relancer sa campagne, ont sûrement donné des idées aux renseignements russes.

    Discours officiel

    Les velléités d’ingérences russes en Hongrie sont tout sauf une surprise, tant le spectre de Vladimir Poutine survole la campagne. Alors que sa chute dans les sondages est surtout liée aux mauvais résultats économiques de sa politique, Viktor Orban tente de plus en plus de déplacer la campagne sur les prétendues menaces extérieures. Une stratégie poussée par une campagne sur les réseaux sociaux, soutenue par le Kremlin, qui présente le chef du gouvernement actuel comme le mieux placé pour protéger la souveraineté hongroise, selon des responsables européens de la sécurité, qui ont préféré rester anonymes. Autre exemple d’ingérence : selon l’un des responsables de la sécurité européenne, plusieurs journalistes hongrois pro-Orban tiennent régulièrement des réunions avec Tigran Garibian, un conseiller russe envoyé à l’ambassade russe à Budapest, durant lesquelles il leur partage le discours soutenu par le Kremlin.

    LIRE AUSSI : Législatives en Hongrie : Viktor Orban contre Peter Magyar, la bataille de la rue et des récits

    Ces dernières années, la Hongrie est devenue l’un des plus importants soutiens de la Russie au sein de l’Union européenne. Alors que le pays bloque un nouveau prêt européen de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine, le gouvernement hongrois accuse Volodymyr Zelensky et son gouvernement de bloquer les approvisionnements de pétrole russe vers la Hongrie via l’oléoduc Droujba, qui passe par le territoire ukrainien. En février dernier, la Hongrie a également menacé de bloquer le 20e paquet de sanctions contre la Russie, qui visait entre autres le secteur bancaire et l’industrie énergétique.

    Mais la Russie n’est pas le seul pays à voir un intérêt majeur au maintien de Viktor Orban à la tête du pays. Marco Rubio s’est rendu à Budapest le mois dernier pour soutenir son allié. “Votre succès est notre succès”, a notamment affirmé le secrétaire d’État américain, alors que J.D. Vance pourrait également se rendre en Hongrie. Ce week-end, à l’ouverture de la Conservative Political Action Conference (CPAC) à Budapest, une conférence qui réunit les dirigeants nationalistes chaque année, Donald Trump lui-même a adoubé Viktor Orban dans un message vidéo diffusé avant le discours du Premier ministre, lui exprimant son “soutien total et sans réserve”.

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  • Des Marines pour débloquer le détroit d’Ormuz ? L’analyse percutante du vice-amiral John W. Miller

    Des Marines pour débloquer le détroit d’Ormuz ? L’analyse percutante du vice-amiral John W. Miller

    Il connaît les moindres recoins du détroit d’Ormuz. Pour avoir dirigé la cinquième flotte de l’US Navy, basée à Bahreïn, et avoir été le commandant des forces navales du Commandement central des Etats-Unis (NAVCENT), le vice-amiral John W. “Fozzie” Miller est un témoin privilégié de la bataille stratégique qui se joue au cœur de cet espace maritime qui relie le golfe Persique et le golfe d’Oman. Alors que la guerre fait rage – seize navires du régime de Téhéran auraient encore été frappés dans un port du Golfe selon les médias iraniens -, Donald Trump a laissé planer le doute sur l’envoi de soldats américains sur le terrain. “Je n’envoie de troupes nulle part. [Et] si c’était le cas, je ne vous le dirais certainement pas”, a-t-il affirmé le 19 mars, dans le bureau Ovale, aux côtés de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi. En parallèle, le Pentagone aurait largué le 17 mars des munitions à pénétration profonde de plus de deux tonnes sur des sites iraniens fortifiés le long du littoral, servant notamment à abriter des missiles de croisière antinavires, selon le Wall Street Journal. Pour tenter de désamorcer la crise dans le détroit d’Ormuz qui a paralysé le transport de 20 % du pétrole mondial et provoqué une flambée des prix de l’énergie, plusieurs pays occidentaux, dont la France, ont proposé le 19 mars leur aide pour sécuriser la zone.

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    Pour L’Express, le vice-amiral John W. “Fozzie” Miller décrypte les ressorts de ce conflit naval à très haute intensité et esquisse les pistes d’une sortie de crise. Selon lui, “la destruction des équipements, combinée à l’affaiblissement des structures de commandement” en cours va mécaniquement réduire les possibilités pour Téhéran de “maintenir une stratégie de pression sur le détroit”. Combien de temps cela peut-il prendre ? Les Américains vont-ils déployer des hommes sur les îles stratégiques dans la zone ? Ce haut gradé américain livre une évaluation très précise de la situation. Entretien.

    L’Express : La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon se disent “prêts à contribuer” à sécuriser le détroit d’Ormuz. Que peuvent-ils apporter que les Américains n’ont pas déjà ?

    Vice-amiral John W. Miller : Nos partenaires peuvent apporter une contribution significative. La France dispose d’une marine hautement professionnelle et dotée de capacités importantes, notamment grâce à son porte-avions et à ses navires de surface performants, capables de mener des missions d’escorte et de présence. La France et le Royaume-Uni, mais plus particulièrement la marine française, possèdent également des capacités de déminage qui pourraient s’avérer essentielles si la situation l’exigeait. Leur apport ne résiderait pas tant dans des capacités fondamentalement différentes de celles des Etats-Unis, mais dans le renforcement des moyens existants, grâce à des effectifs supplémentaires et à un nombre accru de navires.

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  • Italie : pourquoi le référendum sur la magistrature constitue un test crucial pour Giorgia Meloni et son gouvernement

    Italie : pourquoi le référendum sur la magistrature constitue un test crucial pour Giorgia Meloni et son gouvernement

    L’Italie s’apprête à voter pour un référendum crucial. Il s’agit sans doute, note la presse italienne, de l’échéance électorale la plus importante de ces dernières années dans le pays. Et pour cause : ce référendum sur la justice pourrait largement remodeler le fonctionnement de la magistrature en Italie. Mais les élections ont aussi une allure de vote de confiance sur Giorgia Meloni, alors que celle-ci bénéficie actuellement d’une forte popularité, explique Politico.

    Un projet de longue date de la droite

    Concrètement, ce référendum propose d’introduire de nouvelles normes au sein du système judiciaire italien : séparation des carrières entre juges et procureurs, scission en deux du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), nomination des grands magistrats par tirage au sort et instauration d’une nouvelle “Haute Cour disciplinaire”. Si le oui l’emportait, il viendrait valider un projet de réforme dans les cartons depuis près de trente ans. Et renforcerait en outre l’image d’invincibilité que projette aujourd’hui Giorgia Meloni à Rome et à Bruxelles.

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    Pourtant, si les sondages ont longtemps placé le “oui” en tête pour ce référendum, la marge tend à se réduire avec le “non”. Si bien que Giorgia Meloni s’est lancée dans une croisade contre la magistrature, qu’elle accuse d’être “biaisée à gauche”, suivie par plusieurs membres de son gouvernement, qui redoublent d’efforts pour décrédibiliser le pouvoir judiciaire auprès du grand public. Le ministre de la justice Carlo Nordio a ainsi été jusqu’à accuser le CSM de “fonctionnement quasi mafieux”.

    Polarisation intense

    Des accusations au cœur de la rhétorique de la droite italienne depuis plusieurs décennies, catalysée notamment par l’opération “Mani Pulite” – Mains Propres – des années 1990 et les affaires judiciaires de Silvio Berlusconi. Ces dernières semaines, la campagne pour le “oui” s’est appuyée sur un discours sécuritaire très marqué, la diabolisation des magistrats – accusés d’empêcher le gouvernement de durcir sa politique migratoire – s’accompagnant souvent d’une héroïsation des membres des forces de l’ordre.

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    A l’inverse, au sein de l’opposition, des posts sur les réseaux sociaux fleurissent contre cette réforme. Dépeinte comme une atteinte de plus à la démocratie, elle est parfois présentée comme une porte ouverte à des pratiques similaires à celles de l’ICE – la police de l’immigration – aux Etats-Unis.

    La popularité de Meloni en jeu

    En cas de victoire du non, Giorgia Meloni essuierait son premier revers majeur depuis son arrivée au pouvoir. La Première ministre italienne n’a d’ailleurs pas oublié le précédent de Matteo Renzi, contraint de démissionner après l’échec de son référendum en 2016, et a déjà annoncé qu’elle resterait au pouvoir, quelle que soit l’issue du scrutin. Cependant, note The Post Internazionale, une défaite porterait un coup sévère à la majorité actuelle à un an des élections générales (équivalent des législatives) prévues en 2027.

    LIRE AUSSI : Giorgia Meloni ou la rigueur discrète, par Eric Chol

    Ce référendum est d’autant plus crucial qu’il intervient dans un contexte délicat, marqué par la guerre en Iran. La crise a révélé au grand jour l’alignement de Giorgia Meloni sur l’administration Trump, contre une grande partie de l’opinion publique italienne.

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  • Les maires français sous-payés ? Voici combien gagnent leurs homologues en Europe

    Les maires français sous-payés ? Voici combien gagnent leurs homologues en Europe

    Depuis 2020, 2 189 maires ont démissionné avant la fin de leur mandat, d’après l’Observatoire de la démocratie de proximité, dont 41,7 % élus dans des communes de moins de 500 habitants. C’est un record : jamais une mandature n’avait connu autant d’abandons de la part des édiles français. Tensions politiques locales, épuisement physique et moral, désillusion par rapport à la fonction… Les raisons de ces départs sont nombreuses.

    Une chose est sûre : face à la complication du métier d’élu, leur rémunération ne suffit pas à les retenir. La moitié des maires français sont élus dans une commune de moins de 500 habitants, ce qui signifie qu’ils perçoivent une indemnité maximale d’environ 1 200 euros par mois, soit deux tiers du Smic mensuel brut. Bien souvent, ces plafonds sont en deçà de ceux en vigueur chez nos voisins européens. A l’occasion des élections municipales, faisons un tour d’Europe de la rémunération des maires.

    L’indemnisation des maires de petites communes françaises est plus faible que le Smic.

    © / Manon Guibon / L’Express

    En Espagne, des maires payés en fonction de leur temps de travail

    Le barème fixé par la loi espagnole prévoit une rémunération différente en fonction de la taille de la commune et de l’investissement du maire. Dans les plus petites municipalités, on considère que les édiles ne travaillent qu’à temps partiel et touchent une indemnité maximale d’environ 30 000 euros par an. Cette rémunération grimpe par paliers : les maires de Bilbao et de Madrid touchent ainsi plus de 110 000 euros par an, soit environ 20 000 euros annuels de plus que… le Premier ministre espagnol.

    En Italie, une revalorisation pour contrer la crise des vocations

    A la fin des années 2010, de nombreuses communes de la Botte peinaient à trouver des candidats aux municipales. De plus, ces dernières années, les missions des élus locaux italiens se sont fortement accrues et, dans les plus petites municipalités, le maire était rémunéré bien en dessous du salaire minimum. Une réforme amorcée en 2021 a permis d’augmenter ces niveaux de rémunération d’environ 50 %. Aujourd’hui, un maire italien touche entre 2 000 (pour les plus petites communes) et 14 000 euros par mois (pour les grandes métropoles).

    LIRE AUSSI : Comment nos voisins élisent leur maire : tour d’Europe des petites bizarreries électorales

    Aux Pays-Bas, des maires non-élus et grassement payés

    Les maires néerlandais ne sont pas élus par leurs concitoyens mais nommés par l’administration centrale sur proposition du conseil municipal. Concrètement, une offre est diffusée par la Couronne à destination des candidats potentiels, avec un salaire établi, en général très élevé : de 6 500 à 12 200 euros par mois en fonction de la taille de la commune. Les édiles locaux disposent aussi d’une enveloppe de 412 euros mensuels pour les frais, d’une prime de 8 % pour les vacances et d’une prime de 9,8 % en fin d’année. Un vrai trésor !

    En Pologne, des bourgmestres égaux, peu importe la taille de la ville

    La grille de salaires des maires polonais est particulièrement resserrée : l’indemnité maximale oscille entre 11 100 et 11 650 zlotys par mois (entre 2600 et 2730 euros), peu importe la taille de la commune. A cette indemnité, il est possible d’ajouter une enveloppe supplémentaire de 3 400 à 3 760 zlotys (de 800 à 880 euros) pour compenser les frais des édiles. Le maire de Varsovie dispose d’un statut particulier et d’une rémunération à peine supérieure à ces plafonds.

    Le salaire de base des maires français est plus bas qu'ailleurs en Europe.

    Le salaire de base des maires français est plus bas qu’ailleurs en Europe.

    © / Mathias Penguilly / L’Express

    En Allemagne, un système complexe et inégalitaire, à cause du fédéralisme

    Dans les pays germaniques, le barème de rémunération des maires est une prérogative des Länder, l’équivalent des régions. Il existe une grande disparité d’un Land à l’autre, mais environ 8 000 des 11 000 maires allemands ne perçoivent aucun salaire pour leur mission. Ils doivent alors se satisfaire d’une enveloppe pour frais de mandat souvent dérisoire : dans le Brandebourg, elle oscille entre 320 euros par mois pour les communes de moins de 500 habitants, à 2 120 euros pour celles qui en comptent plus de 10 000.

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  • Le Texas prêt à basculer ? James Talarico, le démocrate populiste que Donald Trump déteste

    Le Texas prêt à basculer ? James Talarico, le démocrate populiste que Donald Trump déteste

    “Il est temps de renverser la table”. Le slogan de campagne de James Talarico a le mérite de parfaitement résumer son ambition. Le candidat démocrate à l’un des deux postes de sénateur du Texas lors des élections de mi-mandat en novembre prochain rêve de décrocher une fonction occupée sans partage par les républicains depuis… 1993. Pour y parvenir, ce Texan de 36 ans s’appuie sur un message à la fois religieux et populiste qui lui a permis d’écarter sans trop de difficultés sa concurrente à l’investiture démocrate, Jasmine Crockett, le 3 mars (il a obtenu 52,5 % des voix).

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    Une stratégie adaptée aux spécificités du “Lone Star State” – le deuxième Etat le plus peuplé du pays derrière la Californie, avec 30 millions d’habitants -, et qui trouve en partie ses racines dans la vie de James Talarico. Le candidat, qui siège depuis sept ans à la Chambre des représentants du Texas après avoir conquis une circonscription ayant voté pour Donald Trump en 2016, a mis entre parenthèses ses études de séminariste pour mener à bien sa campagne sénatoriale. “James Talarico est membre de l’Église presbytérienne des Etats-Unis, un groupe religieux théologiquement libéral, pointe Ryan Burge, professeur de sciences politiques à l’université de Saint-Louis (Missouri) spécialisé dans l’impact de la religion sur la vie politique américaine. Ils sont moins conservateurs sur le plan théologique que les évangéliques, notamment sur des questions comme le mariage gay ou l’avortement, en raison d’une approche plus souple de l’interprétation de la Bible”. Et cet expert d’ajouter : “Talarico essaie de se positionner comme une sorte de démocrate de la vieille école, modéré et centriste – dans un État assez républicain -, mais aussi religieux.”

    Opposer le peuple aux milliardaires

    Lors de ses interventions publiques, le candidat n’hésite pas à utiliser la religion pour faire passer son message. Sur son site de campagne, une vidéo le montre debout à l’arrière d’un pick-up, sur le parvis d’une église, expliquer à la foule venue l’écouter son “message d’amour” à l’opposé de celui des chrétiens nationalistes qui “se promènent avec la bouche pleine de citations bibliques et le cœur plein de haine”. Ce choix sémantique reste néanmoins risqué pour le Texas, d’après Mark P. Jones, professeur à l’université de Rice à Houston (Texas) spécialisé dans la politique de cet Etat: “Sa conception du christianisme, de la Bible et de Dieu ne correspond pas à celle de la majorité des chrétiens texans, elle se situe bien plus à gauche. Et à bien des égards, ses positions concernant la Bible sont plus susceptibles de les mettre en colère que de les rapprocher de lui.”

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  • Donald Trump prépare le désengagement américain au Moyen-Orient et met la pression sur l’Otan

    Donald Trump prépare le désengagement américain au Moyen-Orient et met la pression sur l’Otan

    Durant les premiers jours de la guerre, Donald Trump s’est bien gardé de mentionner l’Otan, préférant vanter la puissance de frappe autonome des Etats-Unis. Trois semaines plus tard, le ton du président américain a changé, raconte le Washington Post. Devant la hausse des prix du pétrole, il fait désormais pression sur ses alliés. Avec un but principal : leur déléguer la délicate sécurisation du détroit d’Ormuz.

    Réticences des Européens

    Seulement, après plus d’un an passé à critiquer ses alliés, accusés de ne pas suffisamment contribuer au financement de l’alliance transatlantique, et à menacer directement l’un d’entre eux – le Groenland, et par extension le Danemark -, la partie est loin d’être gagnée pour Donald Trump. Les dirigeants européens n’ont pas non plus oublié les droits de douane massifs infligés par le président américain, qui ont rendu leurs opinions publiques plus sceptiques que jamais vis-à-vis des Etats-Unis.

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    Bien qu’inquiets de la hausse des prix de l’énergie, la majorité des alliés restent ainsi prudents à l’idée de s’impliquer dans un conflit, dont la légalité reste encore à prouver. De quoi hérisser le président américain, dont la position s’est durcie cette semaine face au refus européen, allant jusqu’à qualifier l’Otan de “lâche”. “Je pense que l’Otan fait une très grave erreur, a-t-il d’abord déclaré mardi. Je me demande depuis longtemps si l’Otan serait vraiment là pour nous.”

    Pression sur les alliés de l’Otan

    Vendredi, Donald Trump a finalement laissé entendre que le conflit au Moyen-Orient pourrait bientôt devenir la responsabilité de ses alliés seuls. Il a fait savoir que les Etats-Unis envisageaient de “réduire” leurs efforts militaires en Iran, et n’a pas fait mystère de sa volonté de transférer les efforts vers ses alliés. “Le détroit d’Ormuz devra être surveillé et contrôlé, si nécessaire, par les autres nations qui l’utilisent — pas par les États-Unis !”, a-t-il écrit sur Truth Social. “Ce sera une opération militaire facile pour eux”, a-t-il affirmé.

    Ce revirement n’est pas surprenant. Depuis le début de la guerre, Donald Trump fait face à une résistance interne, accentuée par certaines conséquences du conflit qui affectent directement l’électorat américain : alors que Téhéran a presque complètement bloqué le détroit d’Ormuz, les prix de l’essence ont augmenté de 33 % au cours du dernier mois aux Etats-Unis, accroissant les divisions au sein même de son parti et faisant craindre une défaite des républicains à l’approche des élections de mi-mandat.

    Flou sur un déploiement de troupes

    Washington continue d’envoyer des signaux contradictoires. Si les Etats-Unis semblent vouloir préparer la fin de la guerre, comme le laissent à penser les derniers propos de Donald Trump, le Pentagone a élaboré plusieurs plans d’actions, dont l’un impliquant notamment le déploiement de plusieurs milliers de parachutistes de la 82e division aéroportée dans des zones clés en Iran, selon deux responsables informés du dossier cités par le Washington Post.

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    La Maison-Blanche minimise pour l’instant la possibilité d’un engagement direct de troupes au sol, mais ne l’exclut pas totalement. “Le rôle du Pentagone est de préparer différentes options pour le commandant en chef, a déclaré la porte-parole Karoline Leavitt. Cela ne signifie pas qu’une décision a été prise.” La semaine dernière, le Pentagone a également redirigé plusieurs milliers de Marines depuis le Pacifique vers le Moyen-Orient afin de “renforcer les forces disponibles”.

    Les pays du Golfe revoient leur stratégie sécuritaire

    Dans ce contexte flou, Washington a tenu à rassurer ses alliés arabes, visés par des représailles iraniennes depuis le début du conflit, en les assurant de travailler de pied ferme à garantir leur sécurité. Mais à en croire plusieurs experts, cités par le New York Times, cette guerre pourrait conduire les pays du Golfe à revoir leur stratégie sécuritaire, afin d’être moins dépendants des Etats-Unis.

    Forcée de constater limites de la protection américaine ces dernières semaines, l’Arabie saoudite s’est d’ailleurs déjà tournée vers l’Ukraine, tandis que les Émirats arabes unis ont sollicité l’aide de la France et de l’Australie. Plusieurs gouvernements du Golfe ont également demandé à l’Italie de fournir des systèmes de défense antidrones et antiaériens. Un précédent qui pourrait redéfinir durablement les jeux d’alliance jusqu’alors à l’œuvre dans la région.

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