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  • Eliminer le sommet du régime en Iran : la “stratégie tchétchène” peut-elle fonctionner ?

    Eliminer le sommet du régime en Iran : la “stratégie tchétchène” peut-elle fonctionner ?

    Eliminer un à un les hauts responsables iraniens, jusqu’à épuiser le sommet du régime. Après l’assassinat de l’ayatollah Khamenei, de son chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, ou de figures comme le ministre du renseignement Esmail Khatib, les Etats-Unis et Israël ont choisi la “stratégie de décapitation”. Une doctrine éprouvée contre des acteurs non étatiques, illustrée par l’élimination d’Oussama ben Laden en 2011.

    Jusqu’ici, la stratégie n’avait toutefois que rarement été utilisée contre un régime. L’exemple le plus proche est probablement la campagne menée par la Russie en Tchétchénie. Au tournant du siècle, le Kremlin avait fait la promesse d’éliminer les leaders rebelles tchétchènes, avant d’installer au pouvoir Ramzan Kadyrov, un leader local pro-Moscou.

    Ce précédent est-il transposable à l’Iran ? L’Express a interrogé le Dr Austin Long, ancien responsable de la stabilité stratégique au Joint Staff, au coeur de la planification militaire américaine, aujourd’hui Senior Fellow au MIT.

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  • Marché pétrolier : ces ventes massives qui sèment le doute, juste avant l’annonce de Donald Trump

    Marché pétrolier : ces ventes massives qui sèment le doute, juste avant l’annonce de Donald Trump

    C’est une opération étonnante, voire suspecte, qui pourrait ressembler à un délit d’initié. Lundi 23 mars, environ un quart d’heure avant que Donald Trump ne publie sur ses réseaux sociaux un message évoquant des “conversations positives” avec l’Iran – et donc une potentielle issue favorable au conflit -, des milliers de contrats ont été échangés pendant deux minutes sur le marché pétrolier, pour une valeur de 580 millions de dollars, une somme inhabituellement élevée.

    L’information, révélée par le Financial Times et Bloomberg, pose plusieurs questions, car les vendeurs, qui se sont délestés de quantités importantes de contrats sur le pétrole juste avant l’annonce du président, l’ont fait au meilleur moment. “Il est difficile de prouver une causalité… mais on peut se demander qui aurait été relativement agressif dans la vente de contrats à terme à ce moment-là, 15 minutes avant le message de Trump”, a déclaré auprès du Financial Times un stratège de marché d’un courtier américain.

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    “L’histoire serait incompréhensible s’il n’existait pas une explication évidente : une personne proche de Trump était au courant de ses intentions et a exploité cette information privilégiée pour réaliser des profits considérables et immédiats”, avance de son côté l’économiste américain Paul Krugman, prix Nobel en 2008. Et de poursuivre : “Lorsque des dirigeants d’une entreprise ou leurs proches exploitent des informations confidentielles à des fins d’enrichissement personnel, il s’agit de délit d’initié, illégal.”

    L’Iran dément

    Le doute a été renforcé quelques heures plus tard par un démenti venu d’Iran. “Aucune négociation n’a eu lieu avec les États-Unis, et de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont embourbés”, a déclaré sur X Mohammad-Bagher Ghalibaf, l’une des figures importantes du régime, qui n’en sait sans doute pas plus que les autres sur une éventuelle manipulation des cours du pétrole. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Kush Desai, a de son côté précisé que “la Maison-Blanche ne tolère pas que des responsables de l’administration tirent illégalement profit d’informations privilégiées, et toute insinuation selon laquelle des responsables seraient impliqués dans de telles activités sans preuve est infondée et irresponsable”.

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    Par le passé, plusieurs annonces ou décisions ont déjà été accompagnées de mouvements de marché inhabituels, suscitant des interrogations sur d’éventuelles fuites d’informations ou sur l’utilisation d’informations privilégiées. Certaines déclarations concernant les droits de douane avaient notamment entraîné des fluctuations brutales des marchés, parfois précédées de volumes anormalement élevés. La personnalité de Donald Trump, qui a toujours semblé privilégier ses intérêts personnels et ceux de son entourage plutôt que l’intérêt général, renforce également ces suspicions.

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  • Guerre en Iran : le rôle discret mais crucial de l’Europe

    Guerre en Iran : le rôle discret mais crucial de l’Europe

    Ils l’ont tous répété : “Cette guerre n’est pas la nôtre.” Mais en coulisses, les dirigeants européens, qui ont tenu tête à Donald Trump en refusant unanimement de s’engager dans le conflit contre l’Iran, jouent en réalité un rôle clé. Leurs bases militaires, d’abord, facilitent l’une des opérations logistiques les plus complexes de l’armée américaine depuis des décennies. Ces dernières semaines, bombardiers, drones et navires américains ont en effet été ravitaillés, armés et déployés depuis des bases situées au Royaume-Uni, en Allemagne, au Portugal, en Italie, en France et en Grèce, selon les autorités.

    Les drones d’attaque, par exemple, sont contrôlés dans la base américaine de Ramstein en Allemagne, qui constitue le centre névralgique des opérations américaines contre l’Iran, d’après des responsables allemands et américains. De lourds bombardiers B-1 ont aussi été photographiés en train de charger munitions et carburant à la base RAF Fairford, au Royaume-Uni, tandis que l’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, est actuellement amarré dans une base navale en Crète pour subir des réparations après avoir été endommagé par un incendie.

    Un tremplin stratégique

    Avec 40 bases américaines et 80 000 personnels militaires positionnés sur le continent européen, ce dernier s’avère être un tremplin stratégique “extrêmement favorable” aux opérations menées par les Etats-Unis, a concédé le général Alexus Grynkewich de l’US Air Force, commandant militaire en chef de l’Otan, lors d’une récente audition au Sénat. “Les distances sont plus courtes, c’est moins coûteux et il est beaucoup plus facile de projeter la puissance grâce à notre réseau de bases et d’alliés”, a-t-il notamment déclaré.

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    Cette situation résulte d’un ensemble d’accords bilatéraux avec les gouvernements européens, principalement établis pendant la guerre froide dans le contexte de la confrontation avec l’Union soviétique, qui autorisent le déploiement de munitions, technologies et personnels américains sur des bases européennes. “La position de l’Europe — à l’intersection de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie centrale — la rend idéale pour un déploiement rapide dans toutes les directions”, a expliqué l’an dernier au Center for European Policy Analysis le général à la retraite Gordon B. Davis, ancien directeur des opérations au commandement américain en Europe, comme le rapporte le Wall Street Journal.

    Un dilemme difficile

    Depuis, les dirigeants européens se trouvent face à un dilemme : éviter de se mettre à dos les Etats-Unis, garants de leur sécurité, sans se montrer directement favorable à la guerre, impopulaire auprès des électeurs et responsable de la hausse des coûts de l’énergie. La dissidence politique au sommet ne s’est donc pas traduite par des restrictions opérationnelles sur le terrain, à l’exception de l’Espagne, qui a refusé que les Américains utilisent ses bases conjointes pour attaquer l’Iran, certains avions américains stationnés sur son territoire ayant donc été redéployés vers l’Allemagne et la France.

    Le Premier ministre britannique Keir Starmer, lui, avait initialement interdit l’usage des bases britanniques lors de la première attaque contre Téhéran, avant de revenir sur sa décision en autorisant des missions de bombardement “défensives” pour cibler, depuis RAF Fairford et la base de Diego Garcia, les lanceurs de missiles iraniens dans l’océan Indien. Cette dernière, située à près de 4 000 kilomètres des frontières iraniennes, a d’ailleurs été récemment visée par une frappe de Téhéran, suscitant l’inquiétude quant à la capacité de la République islamique à viser des territoires plus éloignés qu’annoncés.

    Un rôle purement “logistique”

    Dans ce contexte, les Etats européens ne cessent de rappeler que leur rôle est purement “logistique”. Alors que la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a déclaré plus tôt ce mois-ci que les opérations américaines sur les bases italiennes “n’impliquaient pas de bombardements”, le gouvernement allemand, de son côté, a tenu à rappeler qu’il n’avait aucune influence sur les opérations américaines, en vertu d’accords légaux datant de plusieurs décennies. De même, la France, qui a autorisé le stationnement d’avions ravitailleurs américains sur sa base aérienne d’Istres-Le Tubé, s’est rapidement justifiée. “Un avion ravitailleur est une station-service, pas un avion de combat”, a précisé début mars la ministre française de la Défense, Catherine Vautrin.

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    Malgré cet appui discret mais crucial, Donald Trump a laissé entendre que l’Amérique pourrait retirer son soutien à l’Otan, notamment lorsqu’au départ les Européens ont refusé de répondre à ses appels pour escorter les navires dans le détroit d’Hormuz. “LÂCHES, et nous nous en SOUVIENDRONS !” a-t-il posté sur les réseaux sociaux, vendredi. Il faut dire que la décision américaine d’abandonner les efforts diplomatiques et d’attaquer l’Iran est mal passée auprès de nombreux responsables européens, qui considéraient l’accord de 2015, négocié par Bruxelles pour mettre un terme au programme nucléaire iranien, comme l’une de leurs plus grandes réussites au plan international.

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  • Annexer le sud du Liban ? Ces ministres israéliens qui poussent pour repousser les frontières

    Annexer le sud du Liban ? Ces ministres israéliens qui poussent pour repousser les frontières

    Israël lance-t-il l’annexion du sud du Liban ? L’armée israélienne va occuper une “zone de sécurité” dans le sud du Liban s’étendant de la frontière jusqu’au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, a annoncé mardi 24 mars le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. C’est la première fois, depuis la reprise des affrontements entre Israël et le Hezbollah libanais le 2 mars, que l’Etat hébreu énonce aussi clairement sa volonté de s’emparer de ce territoire représentant près d’un dixième de la superficie du Liban.

    Israël Katz avait déjà averti le gouvernement libanais qu’il risquait de perdre des territoires s’il échouait à désarmer le Hezbollah. Le groupe armé chiite a réagi en affirmant qu’il se battrait pour empêcher les troupes israéliennes d’occuper le sud du Liban, qualifiant une telle initiative de “menace existentielle” pour l’État libanais. Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, a déclaré que toute occupation israélienne au sud du Litani se heurterait à une résistance. “Nous n’avons d’autre choix que de faire face à cette agression et de nous accrocher à notre terre”, a-t-il dit à Reuters.

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    Le Liban a été entraîné dans le conflit régional le 2 mars, lorsque le Hezbollah libanais, allié du régime iranien, a tiré des missiles contre Israël, en réponse à l’attaque israélo-américaine en Iran. Depuis, Israël a depuis ordonné à tous les habitants de quitter la zone située au sud du fleuve Litani, qu’il bombarde sans relâche en arguant qu’il s’agit d’un bastion du Hezbollah. Selon les autorités libanaises, les frappes aériennes et terrestres israéliennes ont fait plus de 1 000 morts et plus d’un million de personnes ont été chassées de leurs foyers, après des ordres d’évacuation visant de vastes portions du pays. Alors que le droit international interdit généralement aux forces armées d’attaquer les infrastructures civiles, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a critiqué les actions d’Israël au Liban, notamment le recours à des ordres d’évacuation généralisés.

    Depuis le 13 mars, l’armée israélienne a détruit cinq ponts sur le Litani, dont, le week-end dernier, le pont principal reliant le sud du Liban au reste du pays, place forte du Hezbollah. Elle multiplie en parallèle les démolitions de maisons dans les villages proches de la frontière israélienne. Mardi, lors d’une réunion avec le chef d’état-major de Tsahal, le ministre israélien de la Défense a déclaré que l’armée allait “contrôler les autres ponts et la zone de sécurité jusqu’au Litani” afin de créer un “tampon défensif”.

    “La nouvelle frontière israélienne doit être le Litani”

    Lundi, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, avait déjà appelé à l’annexion du sud du Liban jusqu’au fleuve Litani. La campagne militaire au Liban “doit se terminer par une réalité totalement différente, aussi bien [en ce qui concerne] le Hezbollah que par la modification des frontières d’Israël”, a déclaré Bezalel Smotrich lors d’une émission de radio. “Je le dis ici clairement (…), dans chaque pièce et dans chaque discussion également : la nouvelle frontière israélienne doit être le Litani”, a insisté le ministre des Finances, dont les propos vont régulièrement au-delà de la politique officielle israélienne.

    Les déclarations de Bezalel Smotrich ont eu un fort écho au Liban, alors que le pays tente de sortir d’un cycle d’invasions et d’occupations menées par l’Etat hébreu depuis des décennies. Les forces israéliennes ont lancé des assauts répétés contre le Liban depuis 1978 et ont occupé le sud du pays de 1982 à 2000. Des propos qui ne surprennent guère de la part de ce ministre des Finances, qui a déjà appelé à plusieurs reprises Israël à annexer d’autres territoires, notamment celui qu’il contrôle actuellement dans la bande de Gaza.

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  • “Un guerrier Maga” : qui est Markwayne Mullin, le nouveau secrétaire à la Sécurité intérieure nommé par Donald Trump ?

    “Un guerrier Maga” : qui est Markwayne Mullin, le nouveau secrétaire à la Sécurité intérieure nommé par Donald Trump ?

    C’est un choix qui fait d’ores et déjà débat. Ce lundi 23 mars, Markwayne Mullin a été confirmé au poste de secrétaire à la Sécurité intérieure du gouvernement Trump, après un vote favorable du Sénat américain – 54 voix pour, 46 contre. Le sénateur républicain de l’Oklahoma depuis 2023, âgé de 48 ans, prend ainsi la direction d’un ministère paralysé depuis plus d’un mois par un blocage budgétaire, les démocrates refusant d’en valider le financement sans réformes majeures de l’ICE, la police de l’immigration placée sous son autorité.

    Lors de son audition de confirmation au Sénat, Markwayne Mullin a expliqué qu’il chercherait à calmer les polémiques autour du département, tout en poursuivant les objectifs de Donald Trump, qu’il qualifie d’”ami”, en matière d’immigration. “Mon objectif est que les gens comprennent que nous sommes là, que nous les protégeons et que nous travaillons avec eux”, a-t-il notamment déclaré. Et si Mullin n’a pas dit vouloir abandonner l’objectif de la Maison-Blanche d’arrêter 3 000 migrants par jour, celui-ci semble vouloir prendre ses distances avec certaines méthodes controversées, indiquant par exemple que les agents n’entreraient plus dans des domiciles sans mandat judiciaire. Une inflexion qui révèle la nouvelle stratégie du président américain, conscient que ce sujet est politiquement délicat à l’approche des élections de mi-mandat.

    Un “guerrier Maga”

    Décrit par Donald Trump comme un “guerrier Maga”, Markwayne Mullin défend mordicus la politique menée par le président américain depuis son premier mandat. Par le passé, celui qui est le seul Amérindien élu au Sénat a soutenu de nombreuses initiatives au Congrès visant à renforcer les restrictions à l’avortement, mais aussi défendu l’achèvement du mur frontalier entre les États-Unis et le Mexique pour empêcher l’arrivée de migrants, ou encore la “One Big Beautiful Bill Act” que le Congrès a adoptée l’an dernier, fournissant des financements supplémentaires pour le contrôle de l’immigration.

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    “Il existe toute une industrie qui s’est mise en place pour faire venir ici des femmes enceintes dans leur dernier mois de grossesse afin qu’elles accouchent ici. Elles viennent avec un visa touristique et ont un enfant afin que celui-ci puisse obtenir la nationalité américaine”, avait-t-il déclaré à ce sujet, en juin 2025. Mullin s’est également constamment opposé à la participation des femmes transgenres aux compétitions sportives féminines, un thème cher à Donald Trump, qui s’est fait le chantre de la lutte contre le wokisme.

    Autre similitude avec le président américain : ses coups d’éclat. Lors d’un épisode devenu viral en 2023 et largement diffusé à l’échelle internationale, Mullin s’est brusquement levé pendant une audition de la commission de la santé du Sénat pour provoquer le président des Teamsters (NDLR : un grand syndicat américain), Sean O’Brien, en l’invitant à se lever et à se battre. Il reprenait alors un message publié par O’Brien sur X à son sujet, le qualifiant de “clown” et de “fraude”, tout en l’enjoignant d’abandonner son attitude de dur lors des auditions. “C’est le moment et l’endroit. Si vous voulez continuer à parler, on peut régler ça ici, comme deux adultes consentants”, avait répliqué Mullin, avant d’être rappelé à l’ordre par le sénateur Bernie Sanders, qui présidait la séance.

    Un désaccord sur l’assaut du Capitole

    Plus récemment, après la mort de Renee Good, le 7 janvier, tuée par le tir d’un agent de la police fédérale de l’immigration, Markwayne Mullin avait déclaré que le policier “n’avait pas d’autre choix” que de “riposter”, malgré les images du drame montrant que la mère de famille cherchait à fuir les forces de l’ordre, et non à les percuter. Des propos qu’il n’a d’ailleurs pas retirés lors de son audition de confirmation au Sénat.

    Seul désaccord manifeste avec Donald Trump : son positionnement lors de l’assaut du Capitole, le 6 janvier 2021. Selon Politico, Markwayne Mullin avait participé à contenir les émeutiers, notamment en aidant à barricader une porte menant à l’hémicycle de la Chambre des représentants, qu’il avait occupée en tant qu’élu pendant dix ans. Sur des vidéos tournées au moment des faits, on le voit tenter de dissuader, à travers une vitre brisée, des émeutiers d’aller plus loin.

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    Des années plus tard, lorsque Donald Trump envisageait de gracier les émeutiers, Markwayne Mullin l’avait aussi appelé à “examiner les faits avant d’agir”, affirmant que toute personne s’en prenant aux forces de l’ordre devait “en assumer les conséquences”, rappelle CNN. Un appel resté sans effet : le président a finalement accordé sa grâce à plus de 1 500 participants à l’assaut, y compris des figures de l’ultradroite américaine et des individus impliqués dans des agressions contre des policiers.

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  • Partout en Europe, l’illusion du “cordon sanitaire” contre l’extrême droite

    Partout en Europe, l’illusion du “cordon sanitaire” contre l’extrême droite

    Les barrages contre l’extrême droite prennent l’eau. Les électeurs appelés, tels des castors, à colmater les fuites en unissant leurs voix contre la menace, se montrent de moins en moins motivés pour les réparer. Au Parlement européen, c’est une digue entière qui a sauté. Le projet de règlement visant à accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière, soumis au vote en séance plénière jeudi 26 mars, est pour la première fois le fruit d’une coopération des conservateurs et des trois groupes parlementaires d’extrême droite. La rupture est historique pour une assemblée supranationale où les votes résultent en général de compromis noués entre conservateurs, sociaux-démocrates et libéraux.

    Partout en Europe, l’ostracisme ciblant l’extrême droite populiste au moyen d’un “cordon sanitaire” montre ses limites. Les votes de plus en plus massifs obtenus par ses représentants – leur dynamique dans les urnes s’est encore confirmée le 22 mars lors d’élections locales en France et en Allemagne et de législatives en Slovénie – transforment la composition des coalitions gouvernementales en casse-tête.

    Les tentatives de l’Union européenne pour enrayer la poussée populiste ont fait long feu. En l’an 2000, elle avait été jusqu’à prendre des sanctions diplomatiques contre l’Autriche où les conservateurs s’étaient alliés avec le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) de Jörg Haider. En dépit de l’échec piteux de ces sanctions, et bien que l’Autriche n’ait pas cessé d’être une véritable démocratie, toute tentative de coopération ou d’alliance n’a cessé depuis lors d’être stigmatisée par la gauche et une large partie de la droite traditionnelle à travers l’Europe.

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  • La Hongrie soupçonnée d’espionner l’UE pour la Russie : tout comprendre à l’affaire qui secoue Bruxelles

    La Hongrie soupçonnée d’espionner l’UE pour la Russie : tout comprendre à l’affaire qui secoue Bruxelles

    Le fil qui lie la Hongrie de Viktor Orban et la Russie de Vladimir Poutine se dévoile de plus en plus. Si la proximité entre les deux pays est connue depuis plusieurs années, et même assumée par le Premier ministre hongrois, une nouvelle étape a été franchie ce week-end. Selon le Washington Post, la Hongrie, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, partagerait avec Moscou les détails des discussions européennes. L’Express fait le point sur ces accusations, qui interviennent à quelques semaines des élections législatives, où Viktor Orban est à la traîne dans les sondages.

    Que reproche-t-on à Peter Szijjarto ?

    L’information aurait presque pu passer inaperçue tant elle était perdue dans une accumulation de révélations. Dans une longue enquête publiée samedi 21 mars, le Washington Post révélait que les services de renseignements extérieurs russes avaient proposé de mettre en scène une tentative d’assassinat de Viktor Orban pour le faire remonter dans les sondages. Mais ce n’est qu’au milieu de l’article que le scandale est révélé : selon un responsable européen de la sécurité, le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto passe régulièrement des appels à son homologue russe, Sergueï Lavrov, pendant les pauses des réunions européennes. Il fournirait notamment des “rapports en direct sur ce qui a été discuté” et des solutions possibles, affirme la même source, qui ajoute : “Chaque réunion de l’UE, depuis des années, se tient pratiquement avec Moscou à la table”.

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    La proximité entre Peter Szijjarto et Sergueï Lavrov n’est plus à démontrer alors que le ministre hongrois s’est rendu à seize reprises, en visite officielle, à Moscou depuis le début de l’offensive en Ukraine en 2022. Le 4 mars dernier, le Hongrois a même rencontré Vladimir Poutine, pourtant sous un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, reconnue par Budapest.

    Quelles sont les réactions ?

    Les critiques n’ont pas tardé à fuser après la publication de l’enquête, notamment sur le territoire national. Peter Szijjarto “semble être de connivence avec la Russie, trahissant ainsi les intérêts hongrois et européens”, a attaqué Peter Magyar, l’opposant de Viktor Orban lors des élections hongroises, qui est en tête dans les sondages. “Si cela est confirmé, cela équivaudrait à une trahison, ce qui entraînerait une peine d’emprisonnement à perpétuité potentielle”, a-t-il ajouté, promettant que, s’il est élu, son gouvernement enquêtera “immédiatement” sur la question.

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    Mais l’affaire fait réagir bien au-delà des frontières hongroises. La porte-parole de la Commission européenne a demandé au gouvernement hongrois “qu’il apporte les clarifications nécessaires”, assurant qu’”une relation de confiance entre les États membres ainsi qu’entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l’UE”. Face à ces révélations qualifiées de “très graves”, la diplomatie allemande a rappelé que les discussions au sein de l’UE “sont confidentielles”. Bien plus pragmatique, le Premier ministre polonais et ancien président du Conseil européen Donald Tusk n’a pas semblé étonné. “Nous nous en doutions depuis longtemps, a-t-il publié sur X, dimanche 22 mars. C’est pourquoi je ne prends la parole qu’en cas d’absolue nécessité et que je me limite à ce qui est indispensable.”

    Face à la polémique, Budapest se terre dans le déni. Si Peter Szijjarto n’a pas répondu aux sollicitations du Washington Post, il a finalement démenti l’information face à la polémique. De son côté, Viktor Orban a annoncé qu’il lançait une enquête pour savoir qui avait mis sur écoute son ministre.

    Quelles conséquences pour la Hongrie ?

    Si elle ne souhaite pas réagir officiellement de peur d’influencer les élections législatives qui se tiennent le 12 avril, l’Union européenne a d’ores et déjà décidé de limiter le flux de documents confidentiels vers Budapest afin d’éviter au maximum les fuites, selon Politico. Mais l’Europe n’a pas attendu la publication de l’enquête du Washington Post pour se protéger. Alors que des inquiétudes autour de fuites hongroises vers la Russie existent depuis quelque temps, des petits groupes de réflexion ont été mis en place entre les pays qui partagent les mêmes idées. Selon un représentant d’un gouvernement européen, cité par Politico, “dans l’ensemble, les États membres moins que loyaux sont la principale raison pour laquelle l’essentiel de la diplomatie européenne pertinente se déroule maintenant sous différents formats plus petits”. Ainsi, l’alliance Weimar rassemble la France, l’Allemagne et la Pologne tandis que NB8 comprend les huit pays nordiques et baltes.

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    Même son de cloche au niveau de l’Otan. Selon un diplomate de l’organisation, cité par Euractiv, certaines planifications opérationnelles liées à l’Ukraine ne sont pas discutées devant les dirigeants hongrois. Mais Budapest semble se montrer plus sage au sein de cette instance qu’à Bruxelles. “La Hongrie a toujours clairement indiqué qu’elle ne fera rien qui affecte sa place dans la défense collective de l’Otan”, affirme la même source. Un entre-deux risqué pour maintenir sa place dans le concert européen et conserver son soutien russe.

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  • Des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis ? Donald Trump crée la confusion

    Des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis ? Donald Trump crée la confusion

    Les choses ne sont pas toujours claires avec Donald Trump, il en a fait une marque de fabrique depuis son retour à la Maison-Blanche. Mais sur ses négociations avec l’Iran, elles sont même complètement floues, au point qu’il est difficile de démêler le vrai du faux. Après avoir menacé de détruire le réseau électrique du pays, le président américain a finalement fait marche arrière, lundi 23 mars, sur les réseaux sociaux, affirmant que des négociations avaient été engagées avec les autorités iraniennes, et faisant état d’”échanges très positifs et fructueux”.

    C’était sans compter sur le démenti de Téhéran, par la voix du président du Parlement iranien Mohammad-Bagher Ghalibaf sur X, qui a affirmé qu’”aucune négociation n’a eu lieu avec les États-Unis, et de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont piégés”.

    Sauf que selon une enquête du New York Times, publiée lundi 23 mars, des négociations ont bien été entamées en coulisse. Les ministres des Affaires étrangères d’Égypte, de Turquie, d’Arabie saoudite et du Pakistan se sont réunis jeudi dernier à Riyad pour trouver une issue diplomatique à la crise en Iran. Selon le quotidien américain, les responsables du renseignement égyptien ont réussi à ouvrir un canal de discussion avec les Gardiens de la révolution et leur ont proposé d’arrêter les hostilités pendant cinq jours pour renforcer la confiance entre les parties.

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    Et selon Donald Trump, son gendre Jared Kushner et son envoyé spécial Steve Witkoff échangeraient directement avec un dirigeant iranien, dont il s’est gardé de dévoiler l’identité. Selon le New York Times, des responsables américains et iraniens ont confirmé que Steve Witkoff avait échangé avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

    “Des points d’accord majeurs”, vraiment ?

    Côté iranien, les choses sont bien moins claires. Si les Iraniens ont, officiellement, nié l’existence de négociations, quatre responsables iraniens ont affirmé au New York Times que les échanges avec les Américains étaient essentiellement des sondages sur la manière de désamorcer le conflit et d’éviter une escalade. La volte-face de Donald Trump, lundi, serait intimement liée à ces négociations à huis clos qui auraient donné des motifs d’espoir aux Américains sur une résolution rapide. D’autant que le président américain et plusieurs de ses proches poussent désormais pour mettre fin au conflit, alors que le pays en subit les premières conséquences. Mais en assurant que Washington et Téhéran étaient parvenus à “des points d’accord majeurs”, comme il l’a fait lundi, Donald Trump surestime visiblement ces premiers contacts.

    Pour le moment, les deux parties avancent petit à petit leurs pions et leurs exigences pour stopper les hostilités. Les Iraniens demandent que les États-Unis et Israël s’engagent à ne plus lancer de nouvelles attaques et poussent pour être indemnisés des dommages subis pendant la guerre. Côté américain, Donald Trump souhaite que l’Iran suspende son programme nucléaire et renonce à son stock d’uranium enrichi.

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    La question du détroit d’Ormuz est également dans les esprits. Alors que sa fermeture provoque des retombées économiques sur le prix du pétrole et du gaz, les déclarations de Donald Trump ont déjà eu un impact sur les cours. Les pays arabes, qui sont les premiers touchés par ce conflit, ont demandé que le détroit d’Ormuz soit supervisé par un comité neutre, tandis que l’Iran demande à percevoir un droit de passage. Interrogé sur la situation du détroit, le président américain a affirmé qu’il sera ouvert “très bientôt” et sera “contrôlé conjointement”. Interrogé sur l’identité de ceux qui le contrôleraient, il n’a pas hésité : “Moi et l’ayatollah, quel que soit l’ayatollah”.

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  • Italie : Giorgia Meloni sous pression après son premier revers

    Italie : Giorgia Meloni sous pression après son premier revers

    Son statut d’invincibilité s’est brisé dans les urnes. Lundi 23 mars, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a connu sa première défaite lors du référendum sur la justice, que 53,7 % des votants ont rejeté. Cette victoire du “No” est un revers inédit pour la dirigeante d’extrême droite qui avait fait de cette réforme l’un des points majeurs de son programme lors de son arrivée au pouvoir en 2022. Pire, ce changement constitutionnel, qui prévoyait une séparation de la carrière des juges et des procureurs et la modification du fonctionnement de l’organe qui les supervise, le Conseil supérieur de la magistrature, était l’une des propositions phares de la droite italienne depuis trois décennies, soutenue notamment par Silvio Berlusconi. Un moyen de dépolitiser la justice italienne pour Giorgia Meloni, une manière de l’affaiblir et de réduire son indépendance pour ses opposants.

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    Giorgia Meloni n’a pas vu venir ce faux pas et pour cause. Alors que les sondeurs avaient du mal à prédire l’issue du vote, peu de monde avait anticipé qu’un référendum sur la justice attirerait autant d’électeurs, avec 59 % de participation au niveau national. Jusqu’à 65 % de participation dans plusieurs grandes villes comme Milan, et même 70 % à Florence et à Bologne. Une participation record, portée par le vote des jeunes qui se sont déplacés dans les bureaux de vote en masse, révélatrice de ce que ce vote était devenu ces dernières semaines : un référendum pour ou contre le gouvernement Meloni. Face à la hausse des prix et à la baisse de la productivité, la popularité de la Première ministre a commencé à se craqueler sérieusement.

    “Le gouvernement est les mains vides”

    Face à la défaite, la présidente du Conseil a tenté de garder la face et a reconnu le revers, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, lundi, deux heures après la fermeture des bureaux de vote. “La souveraineté appartient au peuple et les Italiens se sont exprimés clairement aujourd’hui, a-t-elle calmement reconnu, posée en extérieur devant une haie. Le gouvernement a fait ce qu’il avait promis : porter une réforme de la justice qui figurait dans notre programme électoral. Nous l’avons soutenue jusqu’au bout, puis nous avons remis le choix aux citoyens, et les citoyens ont décidé.” Mais la présidente du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia a fermé la porte à toute démission : “Il reste bien sûr le regret d’une occasion manquée de moderniser l’Italie, mais cela ne change pas notre engagement à continuer à travailler avec sérieux et détermination pour le bien de la nation et pour honorer le mandat qui nous a été confié.”

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    Pourtant, l’opposition voit bien dans cette “première vraie défaite”, comme le titrait lundi le quotidien italien La Repubblica, l’occasion de pousser la dirigeante italienne vers la sortie. “Après quatre ans et quatre lois de Budget, le gouvernement est les mains vides, a lancé Antonio Conte, ancien président du Conseil, dans une interview accordée au Corriere della Sera, appelant à l’organisation d’élections anticipées. Ils n’ont fait qu’une seule réforme, qui a été rejetée par les citoyens.”

    Tester sa majorité

    Si un retour aux urnes reste pour le moment hypothétique, Giorgia Meloni va être obligée de sortir de cette impasse politique. Au-delà de sa personne, son gouvernement a pris un coup pendant cette campagne référendaire, notamment son ministre de la Justice, Carlo Nordio. En février dernier, celui-ci avait qualifié le Conseil supérieur de la magistrature de “paramafieux”, forçant le président italien Sergio Mattarella à défendre l’institution. Ironie du sort, le numéro deux de son ministère, Andrea Delmastro Delle Vedove, a été pris dans une polémique mafieuse, quelques jours avant le vote. Selon le Corriere della Sera, le sous-secrétaire à la justice a eu des parts au sein de la société de restauration Cinque Forchette, dont l’administratrice unique n’était autre que Miriam Caroccia, 18 ans, fille de Mauro Caroccia, tout juste condamné à quatre ans de prison par la Cour de cassation pour des activités mafieuses. Une photo des deux hommes, tout sourire, prise en 2023, a d’ailleurs été révélée, enfonçant encore plus la dirigeante de Fratelli d’Italia.

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    Désormais, Giorgia Meloni souhaite “aller de l’avant” et se concentrer notamment sur la loi électorale, qui a commencé son chemin parlementaire lundi. Cette réforme, qui vise notamment à instaurer une prime majoritaire au nom de la stabilité et ainsi éviter une absence de majorité, est nécessaire pour la dirigeante si elle souhaite optimiser ses chances en vue de sa réélection l’année prochaine, alors que les législatives sont prévues au plus tard en décembre 2027. Mais elle va surtout donner l’occasion à la coalition menée par Giorgia Meloni de tester sa majorité et tenter, coûte que coûte, de se rassurer.

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  • EN DIRECT. Guerre en Iran : Téhéran lance de nouveaux missiles vers Israël

    EN DIRECT. Guerre en Iran : Téhéran lance de nouveaux missiles vers Israël

    Les Etats-Unis et l’Iran sont-ils oui ou non en train de négocier ? Donald Trump a affirmé lundi 23 mars que “des points d’accord majeurs” avaient été dégagés au cours de discussions avec Téhéran, qui l’ont conduit à reporter sa menace de frapper les centrales électriques iraniennes. Mais la République islamique a démenti de son côté toute communication directe ou indirecte avec Washington, son ministère des Affaires étrangères accusant le locataire de la Maison-Blanche de vouloir “gagner du temps” face à la fébrilité des marchés financiers.

    Sur le terrain, les frappes se poursuivent de part et d’autre. Israël a de nouveau été visé par des salves de missiles iraniens cette nuit. L’Etat hébreu poursuit par ailleurs ses opérations militaires aériennes et terrestres au Liban, disant lutter contre le Hezbollah aligné sur l’Iran, avec une incursion dans le sud du pays qui a ravivé le spectre d’une nouvelle occupation.

    Les infos à retenir

    ⇒ L’Iran nie négocier avec les Etats-Unis

    ⇒ De nouveaux missiles iraniens lancés vers Israël

    ⇒ Au moins deux morts au sud de Beyrouth dans des frappes israéliennes

    07h30

    La pause sur les frappes annoncée par Donald Trump ne concerne que les sites énergétiques, selon Semafor

    Les États-Unis poursuivront leurs frappes contre l’Iran, la pause ne concernant que les attaques contre les sites énergétiques de Téhéran, a rapporté le média Semafor cette nuit, citant un responsable américain. “Les initiatives initiales de l’opération Fureur épique se poursuivront”, a déclaré celui-ci.

    Reuters n’a pas pu vérifier immédiatement l’information. La Maison-Blanche, le département d’État américain et le Pentagone n’ont pas répondu immédiatement à une demande de commentaires de l’agence.

    07h08

    Liban : au moins deux morts à Bechamoun, au sud de Beyrouth

    Deux personnes ont été tuées et cinq autres ont été blessées cette nuit au cours de bombardements israéliens dans la commune de Bechamoun, au sud de Beyrouth, selon un premier bilan du ministère libanais de la Santé, rapporté par l’agence de presse officielle NNA.

    Celle-ci avait rapporté plus tôt qu’Israël avait mené dans la nuit sept raids aériens contre la banlieue sud de la capitale, quelques heures après que Benyamin Netanyahou a déclaré, lundi soir, que l’Etat hébreu continuait ses frappes en Iran et au Liban pour protéger ses “intérêts vitaux en toutes circonstances”.

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    06h50

    En Irak, des miliciens soutenus par l’Iran visés par une frappe

    Au moins dix combattants des Forces de mobilisation populaire (FMP) ont été tués et une trentaine d’autres blessés dans la province d’Anbar, dans l’ouest de l’Irak, dans des frappes aériennes contre un site du groupe composé de milices irakiennes chiites soutenues par l’Iran, a appris Reuters de sources sécuritaires et des services de santé.

    Le commandant des opérations du FMP à Anbar a été tué dans ces frappes, ont précisé ces sources, avant qu’un communiqué publié par le FMP ne confirme la mort de ce commandant, Saad al Baïji. Le groupe de miliciens accuse les Etats-Unis d’avoir effectué l’attaque.

    06h45

    De nouveaux missiles iraniens lancés vers Israël

    L’armée israélienne a dit cette nuit avoir identifié des vagues de missiles lancés depuis l’Iran en direction de l’Etat hébreu. Les sirènes d’alerte ont été déclenchées dans des parties d’Israël, dont à Tel Aviv où ont été entendues des explosions résultant des interceptions des missiles.

    L’armée israélienne a fait état d’au moins un impact dans le nord du pays. Aucune victime n’a été signalée.

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