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  • Donald Trump : la tentation périlleuse d’un coup de force sur l’île iranienne de Kharg

    Donald Trump : la tentation périlleuse d’un coup de force sur l’île iranienne de Kharg

    Alors que le président Donald Trump espère conclure un accord avec l’Iran pour mettre fin au conflit qui dure depuis un mois, le Financial Times rapporte que Washington envisage une autre option : prendre l’île de Kharg, située dans le golfe Persique à quelque 26 kilomètres des côtes iraniennes, où se trouvent 90 % des réserves pétrolières de Téhéran destinées aux exportations – les eaux profondes qui l’entourent permettent l’amarrage de pétroliers de fort tonnage. S’emparer de ce cœur pétrolier iranien permettrait à Donald Trump d’étouffer les revenus de Téhéran et de plier le régime à sa volonté — bien que celle-ci reste plus floue que jamais.

    L’image décrite par le journal américain est digne d’un blockbuster sur les Marines : “Les troupes américaines approchent de l’île de Kharg, volant bas à bord d’aéronefs à rotors et d’hélicoptères. À l’atterrissage, elles se déploient sur le centre vital d’exportation pétrolière, le tout sous le feu iranien. Les troupes restent proches des infrastructures pétrolières de l’île pour se couvrir, confrontant le régime iranien à un dilemme extraordinaire : détruire les installations pétrolières pour atteindre l’ennemi ? Ou se retenir, permettant à Washington de prendre le contrôle de l’épine dorsale économique du pays ?”

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    L’objectif de cette opération, qui pourrait se dérouler dans les prochaines semaines, serait de s’emparer rapidement de l’île et de ses installations, en frappant d’abord les défenses avec des munitions de précision, puis en insérant les troupes par hélicoptère ou avions. “C’est une opération classique des Marines. C’est la raison pour laquelle les Marines existent”, explique Karen Gibson, ancienne directrice du renseignement américain auprès du FT.

    Des troupes déjà en route

    Des responsables américains ont déclaré à Reuters que l’administration Trump étudiait bel et bien l’option de cette intervention terrestre. Selon le Financial Times, plusieurs indices laissent aussi penser que les États-Unis envisagent d’attaquer Kharg : deux unités expéditionnaires des Marines (MEU) seraient déjà en route, chacune composée de 2 200 soldats. Ils seraient transportés par le navire d’assaut amphibie USS Tripoli, qui pourrait arriver à la fin de la semaine, et par le groupe amphibie Boxer, composé de trois navires menés par l’USS Boxer, attendu sous trois à quatre semaines.

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    Des parachutistes de la 82ᵉ division s’apprêteraient aussi à être déployés par les airs vers la région, selon des sources gouvernementales s’exprimant auprès de Reuters. Par ailleurs ces derniers jours, les forces américaines ont déjà frappé plus de 90 cibles militaires sur l’île, notamment des entrepôts de mines navales et des bunkers de missiles. Ce que certains observateurs interprètent comme une préparation du champ de bataille avant l’assaut.

    Une opération à très haut risque

    Tout en forçant la main de Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, cette opération militaire américaine sur le sol iranien constituerait aussi une escalade énorme entre les deux pays. Les risques sont élevés pour les troupes américaines : Kharg est à portée des missiles et des drones iraniens, et toute approche maritime doit passer par le détroit d’Ormuz, potentiellement miné. “L’introduction de troupes au sol est clairement une opération plus risquée pour nos propres forces”, prévient encore Karen Gibson. Sur place, les Marines devraient construire une “tête de pont” (un périmètre conquis à l’intérieur duquel un dispositif militaire peut librement manœuvrer), sécuriser les infrastructures pétrolières et gérer un soutien logistique complexe, comprenant véhicules blindés, artillerie et défenses aériennes.

    LIRE AUSSI : Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un “nouveau choc pétrolier” ?

    Même si l’opération réussissait, l’Iran pourrait adopter une politique de terre brûlée et détruire ses installations plutôt que de céder l’île, limitant l’effet de levier américain et complexifiant toute négociation diplomatique.

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  • EN DIRECT. Les Houthis entrent en guerre aux côtés de l’Iran

    EN DIRECT. Les Houthis entrent en guerre aux côtés de l’Iran

    Un nouveau front s’ouvre dans le conflit au Moyen-Orient. Les Houthis, autre “proxy” redoutable de l’Iran au Yémen, qui étaient jusque-là restés calmes depuis l’opération américaine “Rough Rider” de mars 2025, ont revendiqué ce samedi leur première attaque contre Israël.

    Hier, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que la fin du conflit en Iran pourrait intervenir dans quelques semaines, et non quelques mois, ajoutant que les États-Unis pourraient atteindre leurs objectifs sans déployer de troupes au sol. L’intervention des Houthis pourrait toutefois changer la donne et accroître encore davantage l’instabilité de la région.

    8h48

    Des missiles tirés depuis le Yémen alors qu’Israël et les Etats-Unis visent l’Iran

    Israël a déclaré samedi avoir détecté un missile tiré depuis le Yémen, le premier lancé de ce pays depuis le début de la guerre en Iran, et a indiqué avoir frappé des cibles à Téhéran. Les Houthis du Yémen, alliés de Téhéran, ont confirmé le tir, affirmant qu’il faisait suite aux attaques continues contre des infrastructures en Iran, au Liban, en Irak et dans les territoires palestiniens, et ajoutant que ces opérations continuaient tant que l’”agression” sur tous les fronts n’aurait pas arrêté.

    Quelques heures plus tôt, ils s’étaient dits prêts à intervenir militairement si l’escalade contre l’Iran ou “l’axe de la résistance” continuait. Les Houthis avaient déjà, entre 2023 et 2025, mené à plusieurs reprises des attaques contre Israël, affirmant agir en appui aux Palestiniens dans le contexte de la guerre à Gaza.

    8h45

    Blocage du détroit d’Ormuz : une pénurie d’hélium, l’autre choc mondial qui menace la planète Tech

    La compagnie énergétique publique du Qatar a fait état jeudi de “dommages considérables” sur le complexe gazier de Ras Laffan, après une attaque iranienne. (Photo d’illustration)

    © / dpa/picture-alliance

    L’industrie mondiale des semi-conducteurs tremble alors que le Qatar produit à lui seul entre 30 et 40 % de ce gaz nécessaire à la fabrication des puces.

    >>> Retrouvez notre décryptage.

    07h07

    Attaque de drones à Oman

    Une personne a été blessée lors d’une attaque de drone sur le port de Salalah, à Oman, où elle a travaillé, tandis qu’une grue a été légèrement endommagée, a annoncé samedi le gouvernement d’Oman.

    Le pays avait accueilli des pourparlers de médiation entre les États-Unis et l’Iran avant le début du conflit.

    04h37

    Six blessés à Abou Dhabi après l’interception d’un missile

    Six personnes ont été blessées samedi à Abou Dhabi lors de trois incendies provoqués par des débris tombés lors de l’interception d’un missile balistique, a indiqué le bureau des médias de l’émirat. Les trois incendies ont été maîtrisés et le processus de refroidissement est en cours, a-t-on ajouté.

    Les autorités d’Abu Dhabi géraient les incendies à proximité des zones économiques Khalifa d’Abu Dhabi, ou KEZAD, qui font partie des villes économiques et des zones franches du groupe AD Ports d’Abu Dhabi.

    03h26

    Des explosions entendues à Damas en Syrie

    Des explosions entendues à Damas et dans des zones situées à proximité alors que les défenses israéliennes interceptent des missiles iraniens dans l’espace aérien de la Syrie, rapporte la télévision officielle syrienne.

    00h55

    Douze soldats américains ont été blessés dans une frappe iranienne en Arabie saoudite

    Douze soldats américains ont été blessés, dont deux grièvement, dans une frappe de l’armée iranienne contre la base aérienne de Prince Sultan en Arabie saoudite, dit un responsable américain.

    00h00

    Pourquoi Israël et certains pays du Golfe craignent un accord prématuré entre Donald Trump et l’Iran

    Le ministre d'Etat émirati des Affaires étrangères, Anwar Gargash (G) et son homologue saoudien Adel al-Jubeir (D), le 30 mai 2019 à Jeddah, en Arabie saoudite, lors d'une photo de famille des pays membres de l'Organisation de la conférence islamique (OCI)

    Le ministre d’Etat émirati des Affaires étrangères, Anwar Gargash (G) et son homologue saoudien Adel al-Jubeir (D), le 30 mai 2019 à Jeddah, en Arabie saoudite, lors d’une photo de famille des pays membres de l’Organisation de la conférence islamique (OCI)

    © / afp.com/BANDAR ALDANDANI

    Plusieurs pays du Golfe redoutent que Donald Trump ne mette fin dans l’immédiat à la guerre. Un cas de figure qui risquerait, selon eux, d’acter la mainmise de l’Iran sur le détroit d’Ormuz, et ne les protègerait pas contre de futures frappes.

    >>> Retrouvez notre analyse.

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  • Pourquoi Israël et certains pays du Golfe craignent un accord prématuré entre Donald Trump et l’Iran

    Pourquoi Israël et certains pays du Golfe craignent un accord prématuré entre Donald Trump et l’Iran

    Donald Trump s’apprête-t-il à conclure un accord avec l’Iran ? Plusieurs signaux semblent pointer dans cette direction. Mais la perspective d’un accord de paix -sous médiation pakistanaise- est loin de satisfaire Israel et la plupart des pays du Golfe. Certains, comme l’Arabie Saoudite, feraient même pression sur le président américain pour l’inciter à poursuivre la guerre. L’idée étant, pour eux, de réduire au maximum les capacités balistiques de l’Iran, afin de limiter sa force de frappe dans la région et d’éviter par la même occasion d’en faire les frais. Explications.

    Ces dernières années, les pays du Golfe ont considérablement amélioré leurs relations avec la République islamique. Mais les violentes attaques iraniennes à leur encontre, menées ces dernières semaines en riposte à l’offensive israélo-américaine, ont ravivé leurs craintes passées. Ils redoutent désormais de voir le régime iranien sortir enhardi de cette guerre, capable de frapper à sa guise des installations énergétiques sur leur sol et de faire la pluie et le beau temps sur le détroit d’Ormuz.

    Menace balistique et nucléaire

    Pour les pays du Golfe, les missiles iraniens constituent la menace numéro un. Par conséquent, mettre fin au conflit avant d’avoir démantelé les capacités offensives de l’Iran reviendrait, selon eux, à offrir au régime iranien une victoire générationnelle, comparable au triomphe du dirigeant égyptien Gamal Abdel Nasser sur la Grande-Bretagne, la France et Israël lors de la crise de Suez en 1956, expliquent-ils.

    LIRE AUSSI : Iran : Donald Trump et le périlleux trophée des 440 kilos d’uranium enrichi

    Côté israélien, l’objectif primordial reste de détruire les capacités nucléaires iraniennes. “Un cessez-le-feu signifierait abandonner la guerre en l’état, avec un Guide suprême qui porte toujours le nom de Khamenei et les 440 kilos d’uranium hautement enrichi toujours sur place”, explique au Monde la spécialiste du Proche-Orient au think-tank Rand Corporation Shira Efiron. Alors que les espoirs de changement de régime s’estompent, Israël espère tout de même réussir à paralyser durablement la base militaro-industrielle iranienne, analyse le Wall Street Journal.

    Divergences entre pays du Golfe

    Il en est de même pour plusieurs pétromonarchies du Golfe, dont la réputation de pays “sûrs” dans une région agitée a été sapée ces dernières semaines, et qui veulent à tout prix éviter de se retrouver à nouveau attaqués par l’Iran. “Nous ne nous laisserons jamais faire chanter par des terroristes”, a déjà mis en garde le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis dimanche sur X, tandis que son pays continue de faire pression sur Washington pour poursuivre la guerre.

    Même son de cloche du côté de l’Arabie Saoudite. “MBS souhaite désormais que Donald Trump “termine le travail”, c’est-à-dire qu’il contribue clairement à la chute du régime théocratique iranien. Il ne veut pas se retrouver à proximité d’un Iran humilié mais animé d’un esprit de revanche, toujours capable de déstabiliser durablement la région”, explique à L’Express la journaliste Karen Elliott House, spécialiste du régime wahhabite.

    LIRE AUSSI : MBS, l’ambitieux prince saoudien : enquête sur l’homme qui peut changer le Moyen-Orient

    Toutefois, une nuance mérite d’être notée. Tous les pays du Golfe ne partagent pas exactement la même ligne. Le Qatar, par exemple -qui a essuyé une attaque majeure sur son complexe gazier de Ras Laffan, portant un coup d’arrêt à sa production de GNL-, est conscient que la guerre produit déjà des rendements décroissants et a plutôt intérêt à un accord de paix. Doha veut par ailleurs travailler à la mise en place d’un modèle de sécurité alternatif pour le Golfe : “Nos pays doivent jouer un rôle dans la refonte du système de sécurité régional, conformément à nos intérêts stratégiques”, a insisté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères qatari mardi.

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  • Taxes, subventions, charbon, télétravail, normes… Tour du monde des initiatives pour absorber le choc pétrolier

    Taxes, subventions, charbon, télétravail, normes… Tour du monde des initiatives pour absorber le choc pétrolier

    Inde : le jeu des taxes

    L’Inde a annoncé vendredi une réduction des taxes sur l’essence et le diesel destinés à la consommation intérieure de 10 roupies par litre, soit moins de dix centimes de dollar. Le pays a parallèlement décidé de mettre en place des taxes sur le diesel et le kérosène destinés à l’exportation « pour assurer une meilleure disponibilité de ces produits pour la consommation intérieure ». L’objectif est de protéger le marché domestique face à la volatilité des cours internationaux.

    Pologne : une TVA réduite

    Varsovie a choisi de combiner plusieurs mesures : la réduction de la TVA sur les carburants et l’instauration d’un prix maximum pour limiter l’effet direct de la hausse des cours sur les consommateurs.

    Grèce : des subventions ciblées

    Athènes met en place quatre subventions « ciblées » d’un montant total de 300 millions d’euros. Elles concernent le carburant automobile et maritime, le gazole et les engrais, couvrant jusqu’à 15 % des factures des bénéficiaires. Les aides seront versées en avril et en mai.

    Espagne et Chypre : des plans de soutien

    Le parlement espagnol a approuvé jeudi 80 mesures pour un total de 5 milliards d’euros, incluant une TVA réduite à 10 % sur le gaz et les carburants, contre 21 % auparavant. À Chypre, les autorités ont dévoilé un plan de soutien aux ménages et entreprises de 200 millions d’euros.

    Japon : place au charbon

    Pour sécuriser son approvisionnement énergétique, le Japon s’apprête à assouplir temporairement ses restrictions sur les centrales à charbon. Jusqu’ici, les fournisseurs d’électricité étaient incités à maintenir le taux de fonctionnement des centrales thermiques au charbon à 50 % ou moins ; le gouvernement prévoit désormais d’autoriser l’exploitation à pleine capacité de centrales plus anciennes et moins efficaces, selon le projet présenté.

    Royaume-Uni : du bioéthanol

    À Wilton, dans le nord-est de l’Angleterre, le gouvernement britannique relance temporairement une usine de bioéthanol dont le CO₂ – utilisé pour la santé, l’alimentation et le nucléaire civil – est un sous-produit. Cette opération est soutenue par l’État à hauteur d’environ 100 millions de livres pour « maintenir un approvisionnement critique malgré les perturbations liées à la guerre en Iran ».

    Singapour et États-Unis : ajustements réglementaires

    Singapour a décidé de repousser de plusieurs mois la mise en place d’une taxe visant à accompagner l’intégration progressive de carburants d’aviation d’origine non fossile (SAF). Aux États-Unis, une dérogation temporaire permet la vente d’essence E15 durant l’été, habituellement restreinte en raison de son impact sur le niveau d’ozone et la pollution de l’air.

    Sri Lanka et Thaïlande : appel aux citoyens

    Certains pays ont choisi de réduire la consommation d’énergie par des gestes quotidiens et des changements d’organisation du travail. Au Sri Lanka, les autorités ont décrété la semaine de travail de quatre jours dans la fonction publique et l’extinction de l’éclairage public nocturne, après avoir augmenté les prix des carburants et rationné leur distribution. En Thaïlande, la climatisation des bâtiments publics est désormais limitée à 26°C. Plusieurs États encouragent également le télétravail, conformément aux recommandations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

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  • Vladimir Poutine en appelle aux oligarques russes pour financer sa guerre en Ukraine

    Vladimir Poutine en appelle aux oligarques russes pour financer sa guerre en Ukraine

    Alors que la guerre en Ukraine s’enlise et devient de plus en plus coûteuse, Vladimir Poutine a réuni plusieurs oligarques russes jeudi 26 mars pour solliciter leur contribution au budget de la défense, en berne, révèle le média russe indépendant The Bell. Objectif : permettre à la Russie de poursuivre son invasion, et conquérir l’intégralité de la région frontalière du Donbass, qu’elle contrôle déjà partiellement.

    Au moins deux réponses favorables

    Une demande qui aurait reçu un écho favorable de la part de plusieurs oligarques. Suleiman Kerimov, un milliardaire qui serait lié à la récente prise de contrôle controversée du principal détaillant en ligne Wildberries, se serait notamment engagé à faire un don de 100 milliards de roubles (un milliard d’euros). Selon le Financial Times, qui est entré en contact avec plusieurs sources proches du dossier, le magnat des métaux Oleg Deripaska aurait lui aussi accepté de contribuer. Le Kremlin dément pour sa part toute sollicitation des oligarques et affirme que ces derniers ont offert de leur plein gré de participer à l’effort de guerre.

    LIRE AUSSI : Corruption, luxe et maîtresses : Vladimir Poutine, son vrai visage révélé dans un livre-enquête

    Alors que l”opération spéciale” en Ukraine est entrée dans sa cinquième année, la Russie est confrontée à un double coup dur : la baisse des recettes budgétaires provenant des ventes d’énergie et le ralentissement économique, qui affecte les recettes fiscales.

    Une mesure de plus pour financer la guerre

    La demande de Vladimir Poutine aux oligarques s’inscrit ainsi dans la lignée des nombreuses tentatives du président russe pour renflouer les caisses de l’Etat. Ce dernier avait déjà sollicité plusieurs entreprises russes pour financer les dépenses somptuaires du Kremlin en matière de défense, qui ont bondi de 42 % l’an dernier, pour atteindre 13 100 milliards de roubles (140 milliards d’euros).

    LIRE AUSSI : Vladimir Poutine, révélations sur sa vie cachée : ses deux fils, son obsession de vivre jusqu’à 150 ans…

    En janvier, le Kremlin a relevé la TVA de 2 points de pourcentage, la portant à 22 %, afin de collecter 600 milliards de roubles supplémentaires (6,4 milliards d’euros) sur trois ans auprès des petites et moyennes entreprises. La Russie a également levé 320 milliards de roubles (3,4 milliards d’euros) grâce à une taxe exceptionnelle de 10 % sur les bénéfices de certaines grandes entreprises en 2023. Le ministre de l’Économie, Maxim Reshetnikov, a déclaré séparément jeudi que Moscou envisageait une nouvelle taxe sur les profits exceptionnels cette année si le rouble continuait de se déprécier.

    Prudence sur l’Iran

    Et si la guerre en Iran semble profiter financièrement à la Russie, les États-Unis ayant assoupli les sanctions imposées aux exportations de pétrole russe au début du mois, Poutine a mis en garde le ministère des Finances et le monde des affaires russes, leur conseillant de “ne pas compter sur cette manne financière” durablement. “Nous devons rester prudents. Si les marchés évoluent dans un sens aujourd’hui, ils pourraient évoluer dans l’autre demain”, a-t-il fait savoir.

    LIRE AUSSI : Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un “nouveau choc pétrolier” ?

    De son côté, le président ukrainien regrette les dernières prises de position américaines sur le Donbass, alors que les Etats-Unis ont fixé sa cession à la Russie comme condition préalable à des garanties de sécurité. “Malheureusement, le président Trump persiste à privilégier une stratégie consistant à exercer davantage de pression sur la partie ukrainienne”, a déploré mercredi Volodymyr Zelensky.

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  • Prix de l’essence : de l’Allemagne à l’Italie, comment nos voisins tentent de limiter la hausse

    Prix de l’essence : de l’Allemagne à l’Italie, comment nos voisins tentent de limiter la hausse

    “Ce n’est pas notre guerre, nous ne l’avons pas choisie”, clament en chœur les dirigeants européens depuis le début des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran. Une position qui ne place pas notre continent à l’abri des conséquences dramatiques de ce conflit au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz. Les premiers effets se ressentent dans les stations-service, où les prix de l’essence s’envolent : en quelques semaines, ils ont augmenté de plus de 10 % en moyenne en Europe. Ce n’est qu’un début.

    LIRE AUSSI : Antoine Lévy (Berkeley) : “Nous sommes loin des chocs pétroliers des années 1970”

    La première crise pétrolière de 1973 avait poussé la France à se lancer dans l’énergie nucléaire, afin de réduire sa dépendance énergétique envers le Moyen-Orient. Aujourd’hui, les autorités françaises hésitent, inquiètes de mettre à mal les finances publiques et comptant sur l’engagement informel des distributeurs à plafonner les prix. Mais certains gouvernements européens, en particulier dans les pays d’Europe centrale et orientale, se précipitent pour limiter l’impact sur les automobilistes. Tour d’horizon.

    Les automobilistes français sont parmi les plus touchés par l’inflation des prix de l’essence depuis le début de la guerre en Iran.

    © / Manon Guibon / L’Express

    Slovénie : des prix bas qui attirent les voisins

    En pleine campagne électorale, le gouvernement slovène a pris une décision radicale : bloquer les prix de l’essence à 1,48 euro le litre grâce à une baisse des taxes. Si la mesure est très populaire (le Premier ministre sortant, Robert Golob, l’a emporté de justesse le 22 mars), elle attire aussi les automobilistes étrangers et crée déjà des pénuries dans certaines stations-service près des frontières avec l’Autriche et l’Italie, les voisins croates et hongrois ayant eux aussi bloqué les prix à la pompe. Les autorités slovènes hésitent maintenant à piocher dans leurs réserves stratégiques.

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  • EN DIRECT. Guerre en Iran : Donald Trump repousse à nouveau son ultimatum

    EN DIRECT. Guerre en Iran : Donald Trump repousse à nouveau son ultimatum

     

    Donald Trump a annoncé dans la soirée du jeudi 26 mars qu’il s’abstiendrait pendant 10 jours supplémentaires de mettre à exécution sa menace de détruire les centrales énergétiques iraniennes, repoussant à nouveau l’échéance de son ultimatum, jusqu’au 6 avril cette fois. “Les discussions se poursuivent et, malgré les déclarations erronées affirmant le contraire, diffusées notamment par les médias diffusant de fausses informations, elles se déroulent très bien”, a assuré le président américain sur son réseau Truth Social.

    Auprès de Reuters, un responsable iranien de haut rang a pourtant jugé que la proposition américaine de sortie du conflit qui lui avait été transmise par l’intermédiaire du Pakistan était “à sens unique et injuste”, et n’ouvrait aucune perspective de négociation.

    Les infos à retenir

    ⇒ Donald Trump reporte son ultimatum

    ⇒ Nouvelles frappes iraniennes en Israël et dans le Golfe

    ⇒ Les Emirats arabes unis prêts à jouer un rôle dans la réouverture du détroit d’Ormuz

    08h33

    Le ministre allemand des Affaires étrangères évoque une rencontre prochaine entre les Etats-Unis et l’Iran

    Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a déclaré ce vendredi que des représentants des États-Unis et de l’Iran prévoyaient de se rencontrer prochainement au Pakistan. “D’après mes informations, il y a eu des contacts indirects et des préparatifs ont été faits pour une rencontre directe. Celle-ci devrait avoir lieu très prochainement au Pakistan, apparemment”, a déclaré le ministre à la radio Deutschlandfunk.

    08h10

    10 000 soldats américains supplémentaires déployés au Moyen-Orient ?

    Le Pentagone envisage de déployer 10 000 soldats supplémentaires au Moyen-Orient afin de fournir davantage d’options au président américain Donald Trump, rapporte le Wall Street Journal, citant des responsables du département de la Défense au fait de la question.

    LIRE AUSSI : Eliminer le sommet du régime en Iran : la “stratégie tchétchène” peut-elle fonctionner ?

    07h44

    Marco Rubio en France pour un sommet du G7

    Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, participera ce vendredi à un sommet des ministres des Affaires étrangères du G7 à l’Abbaye des Vaux-de-Cernay, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Il s’agit de son premier déplacement à l’étranger depuis que les Etats-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février. La guerre au Moyen-Orient sera bien sûr au menu des discussions, tout comme la guerre en Ukraine.

    Les puissances européennes ont déjà fait savoir jeudi qu’elles souhaitaient interroger le secrétaire d’Etat américain sur l’aide que la Russie fournit à Téhéran. “Si l’Amérique veut que la guerre au Moyen-Orient cesse et que l’Iran cesse de l’attaquer, elle devrait également faire pression sur la Russie pour qu’elle ne puisse pas l’aider dans ce conflit”, a déclaré Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne.

    07h25

    Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit à la demande de Moscou

    Cité par l’agence Tass, Evgueni Ouspenski, porte-parole du représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, annonce que le Conseil de sécurité de l’organisation va se réunir à huis clos cet après-midi à 15h (heure française), à la demande de la Russie, sur la guerre engagée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran.

    07h06

    Les Emirats arabes unis prêts à jouer un rôle dans la réouverture du détroit d’Ormuz

    Les Emirats arabes unis ont informé les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux qu’ils seraient prêts à jouer un rôle dans la réouverture du détroit d’Ormuz, rapporte ce matin le Financial Times, citant des personnes au fait de la question.

    Le pays, qui a subi plus d’attaques iraniennes que tous les autres de la région, y compris Israël, tente d’inciter des dizaines de pays à créer une “Force de sécurité d’Hormuz” pour défendre le détroit contre les attaques iraniennes et escorter la navigation, selon le FT.

    LIRE AUSSI : “Donald Trump doit finir le travail” : face à l’Iran, les Emirats arabes unis en première ligne

    06h59

    L’Iran cible des cibles militaires et énergétiques en Israël et dans le Golfe

    Les Gardiens de la révolution iraniens ont dit cette nuit avoir visé avec des missiles et des drones des cibles militaires et énergétiques en Israël et dans les pays du Golfe, selon une communication relayée par l’agence de presse iranienne Fars.

    L’armée israélienne de son côté a annoncé dans un bref communiqué avoir “terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au cœur de Téhéran”.

    Ce vendredi matin, Tsahal a par ailleurs lancé un appel à évacuer aux habitants du village de Sejoud, dans le sud du Liban.

    06h50

    Donald Trump reporte son ultimatum

    Après avoir menacé hier, lors d’une réunion de son cabinet à la Maison-Blanche, d’intensifier la pression sur l’Iran si celui-ci ne parvenait pas à un accord, Donald Trump a finalement annoncé plus tard sur les réseaux sociaux qu’il suspendrait les attaques contre les installations énergétiques iraniennes pendant 10 jours supplémentaires, repoussant ainsi l’échéance de son ultimatum jusqu’au 6 avril.

    “A la demande du gouvernement iranien (…), je mets en pause la destruction des centrales énergétiques pour une période de 10 jours jusqu’au lundi 6 avril à 20h00”, a-t-il écrit sur Truth Social. Téhéran n’aurait toutefois pas demandé aux Etats-Unis cette pause, rapporte le Wall Street Journal, citant des médiateurs servant d’intermédiaire entre les deux pays.

    06h45

    Bienvenue dans ce direct

    Bonjour et bienvenue dans ce direct ! Nous continuons à suivre la guerre en Moyen-Orient, qui en est ce vendredi 27 mars à son 28e jour.

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  • Danemark, France, Slovénie : la poussée populiste qui montre les limites du cordon sanitaire

    Danemark, France, Slovénie : la poussée populiste qui montre les limites du cordon sanitaire

    Il arrive parfois que l’actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.

    Ces derniers jours, il n’y a pas qu’en France que l’on votait en Europe. Au Danemark, les sociaux-démocrates de Mette Frederiksen ont réalisé le plus mauvais score de leur histoire tandis que le Parti du peuple danois, une formation d’extrême droite, a triplé son score par rapport aux législatives précédentes. Un résultat qui va rebattre les cartes des alliances pour le futur gouvernement danois.

    Ce n’est pas la seule élection qu’il fallait surveiller. Pendant que chez nous en France, le Rassemblement national s’implantait un peu plus encore au niveau local, la Slovénie conservait de justesse son Premier ministre libéral, à un siège près face à la formation d’extrême droite.

    LIRE AUSSI : Partout en Europe, l’illusion du “cordon sanitaire” contre l’extrême droite

    Autant d’illustrations de la montée des populistes à travers l’Union européenne, et qui démontrent que les stratégies politiques du passé ne semblent plus fonctionner.

    Dans cet épisode de La semaine européenne, Luc de Barochez, éditorialiste à L’Express, nous explique à quoi ressemble désormais le cordon sanitaire européen.

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    Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, réalisé et monté par Jules Krot.

    Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent

    Visuel : Alice Lagarde

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  • Cybermalveillance : la frontière entre les attaques virtuelles et le «  monde physique  » se brouille de plus en plus

    Cybermalveillance : la frontière entre les attaques virtuelles et le «  monde physique  » se brouille de plus en plus

    Les cyberattaquants cassent la barrière de l’écran. Dans les chiffres, le phénomène n’est pas encore perceptible, mais il est tout de même un sujet d’« inquiétude » pour Nicolas Eslous, directeur expertise cybersécurité de cybermalveillance.gouv.fr, qui présentait son rapport d’activité 2025. Pour rappel, Cybermalveillance est une plateforme de sensibilisation et d’aide aux victimes, qui opère le service d’assistance « 17Cyber ». « On constate depuis quelque temps une prolongation des attaques cyber dans le monde physique, et particulièrement en 2025 », alerte-t-il. Plus concrètement, le spécialiste constate que des cyberattaquants vont faire appel à des sous-traitants qui complètent l’arnaque dans le monde physique. 

    Ce type de prolongement se constate notamment dans les fraudes aux faux conseillers bancaires, un type d’attaque en progression selon Cybermalveillance. Sur les 504 810 demandes d’assistance enregistrées par la plateforme (93 % de particuliers, 6 % d’entreprises et 1 % de collectivités), 15 000 concernaient ce type d’arnaque qui touche les particuliers, en hausse de 159 % sur un an. « Dans le cadre de ces fraudes, des faux conseillers peuvent envoyer un porteur chez la victime pour récupérer sa carte bancaire », précise Nicolas Eslous.

    Cambriolages liés à une fuite de données

    Ce passage du monde cyber au monde physique se constate aussi dans des opérations moins courantes comme les enlèvements et les séquestrations d’entrepreneurs et de détenteurs de crypto-actifs. Ces enlèvements seraient potentiellement liés à des fuites de données chez des opérateurs crypto comme Waltio. En janvier 2026, Cybermalveillance alertait dans une note sur les « nombreux témoignages d’utilisateurs de son service d’assistance 17Cyber faisant état de prises de contact par de faux employés qui prétendent travailler pour des opérateurs connus de crypto-actifs ou de faux services anti-fraude de leur banque qui les alertent de transactions suspectes sur leur portefeuille de cryptomonnaies. » Dans certains cas, ces criminels ont aussi menacé et attaqué des victimes pour les extorquer.

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  • D’ex-espion sans charisme à dictateur mafieux : comment notre vision de Vladimir Poutine a évolué

    D’ex-espion sans charisme à dictateur mafieux : comment notre vision de Vladimir Poutine a évolué

    Le passé permet souvent d’éclairer l’actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.

    Revirements de Donald Trump sur le détroit d’Ormuz, multiplication des attaques d’Israël sur l’Iran et le Liban, hausse des prix à la pompe en Europe… Le conflit entre Téhéran et Washington, qui dure désormais depuis près d’un mois, offre de toute évidence un peu d’oxygène à Moscou.

    D’abord car les regards se détournent de la guerre en Ukraine. Le président américain et son secrétaire à la Défense assurent même que les armes envoyées en Ukraine devraient plutôt être utilisées pour servir les intérêts américains. Ensuite, parce que la hausse du prix du pétrole assure des revenus au Kremlin, dans le contexte d’une économie russe exsangue. Malgré tout, cela ne fait pas basculer la situation de la Russie qui reste suspendue aux décisions de Vladimir Poutine.

    Cette semaine, L’Express consacre ainsi son nouveau numéro à la vie cachée du président russe. Pour comprendre le Vladimir Poutine d’aujourd’hui, le journaliste Vincent Jauvert a enquêté, et publie un texte saisissant permettant d’entrevoir les secrets de celui qui a emmené l’Europe dans une guerre sans fin.

    Il y est par exemple question de son immense fortune qu’il cherche à ne surtout pas afficher. Mais aussi de sa – ou plutôt ses – familles. Après s’être séparé de sa femme, Lioudmila, avec qui il a eu deux filles, le président russe présente sa maîtresse, Alina Kabaeva, une gymnaste de 30 ans sa cadette, qui lui aurait donné deux fils dans le plus grand secret.

    Dans ce livre, on en apprend aussi un peu plus sur la vie sous cloche de Vladimir Poutine durant le Covid. Sur ses liens avec les autres chefs d’Etat. Et sur la façon dont il a élaboré son plan d’attaque de l’Ukraine. Une enquête qui tente de faire la lumière sur la personnalité de Vladimir Poutine, dont l’image a beaucoup évolué.

    Découvrez nos archives : Vladimir Poutine le terrible

    Dans cet épisode d’Hier à la Une, on vous propose de revenir sur ce qu’en disait L’Express il y a quelques années. En 1999, alors que Vladimir Poutine vient d’être nommé Premier ministre de Boris Eltsine, on observe avec étonnement cet ancien espion très fermé et peu loquace. Il sera finalement élu président, et va accomplir deux mandats.

    Découvrez nos archives : Super-Poutine héros de com’

    En 2008, la constitution l’empêche de se représenter. Redevenu Premier ministre, cette fois-ci de Dmitri Medvedev, il offre un visage bien différent, s’affichant torse nu à cheval, en pilote de canadair ou en plongeur-archéologue.

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    Cet épisode a été écrit par Charlotte Baris et Mélanie Pierre, présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.

    Crédits : Radio Canada

    Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent

    Visuel : Alice Lagarde

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