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  • Prime Macron : à quels salariés profite-t-elle le plus ?

    Prime Macron : à quels salariés profite-t-elle le plus ?

    Quels salariés sont les « grands gagnants » de la prime de partage de la valeur (PPV), anciennement surnommée « prime Macron » ? Une question à laquelle répond une étude du service statistique du ministère du Travail (Dares), publiée ce jeudi. Les auteurs se sont penchés sur la façon dont les entreprises ont eu recours à ce dispositif en 2023, première année pleine après son instauration (lire encadré ci-dessous).

    Il ressort que 5,6 millions de salariés en ont bénéficié dans le secteur privé non agricole, soit plus d’un quart (28,7 %) d’entre eux. Pour un montant moyen de 901 euros brut.

    Décision du big boss

    Fait marquant relevé par la Dares : dans les entreprises de dix salariés ou plus, dans neuf cas sur dix (89,8 %), le versement de la PPV a été acté par décision unilatérale de l’employeur.

    La prime de partage de la valeur remplace depuis juillet 2022 la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, appelée « prime Macron ». (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    Un phénomène surtout ancré dans les entreprises à petit effectif : la très grande majorité (86,2 %) des entreprises qui versent la PPV après décision du seul employeur ont en effet entre 10 et 49 salariés.

    « Cette surreprésentation des décisions unilatérales au sein des petites entreprises s’observe plus généralement pour les textes conventionnels portant sur les dispositifs d’épargne salariale (participation, intéressement, plan d’épargne entreprise) ou plan d’épargne retraite collectif (Perco ou PER d’entreprise collectif) », précise le service statistique.

    Dans les entreprises plus grandes, la distribution de la prime est davantage prévue par accord d’entreprise ou par accord de groupe que par décision unilatérale de l’employeur. Et plus la taille de l’entreprise est importante, plus c’est le cas.

    C’est quoi cette ex-prime Macron ?

    La prime de partage de la valeur remplace depuis juillet 2022 la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, appelée « prime Macron », mise en place pour la première fois début 2019.

    La PPV permet aux employeurs de verser à leurs salariés, sous certaines conditions, une prime exonérée d’impôt et de toute cotisation sociale. Le plafond est fixé à 3 000 euros mais peut être relevé jusqu’à 6 000 euros pour les entreprises ayant mis en place un dispositif d’intéressement ou de participation.

    Cette prime est toutefois facultative. Elle peut être versée tous les ans, en une ou deux fois au titre d’une même année civile, sous réserve d’une décision prise de façon unilatérale par l’employeur ou après accord d’entreprise ou de groupe.

    Les petites entreprises plus généreuses que les grandes

    Les petites entreprises – moins de dix salariés – ont été moins nombreuses que les autres à verser la PPV en 2023. Elles ont été un quart (25,1 %) à le faire, contre un tiers (32,1 %) pour celles de dix salariés ou plus.

    Mais ces plus petites structures ont été bien plus généreuses. La prime a été en moyenne de 1 238 euros brut par salarié dans les entreprises de moins de dix employés, contre 836 euros dans celles de dix salariés ou plus. Soit une différence moyenne de 402 euros par personne.

    Les petites entreprises ont été moins nombreuses que les grandes à verser la prime de partage de la valeur en 2023, mais elles ont été plus généreuses.
    Les petites entreprises ont été moins nombreuses que les grandes à verser la prime de partage de la valeur en 2023, mais elles ont été plus généreuses. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    Une prime identique pour tous

    Bien que les règles d’attribution de la PPV permettent aux employeurs de la verser à une partie seulement de leurs salariés et/ou de moduler son montant, la majorité des entreprises de dix salariés ou plus ont choisi l’option la plus simple : octroyer la même somme à tout le monde. Près de trois quarts d’entre elles (74 %) l’ont en effet versé à l’ensemble de leurs salariés, et presque tout autant (73,6 %) ont attribué à chacun un montant identique.

    Le quart restant (26,4 %) a préféré moduler le montant selon les salariés, comme le permet la loi. Cette dernière fixe en effet cinq critères sur lesquels il est possible de s’appuyer pour faire varier le montant de la prime. La durée de présence effective pendant l’année écoulée est celle le plus fréquemment retenue pour moduler la somme (dans 68 % des cas), largement devant les quatre autres (l’ancienneté dans l’entreprise (34,7 %), le niveau de classification et la durée de travail prévue par le contrat de travail (environ 29 % chacun) et la rémunération (24,9 %)).

    Seul un quart des entreprises ont modulé le montant de la prime selon les critères permis par la loi.
    Seul un quart des entreprises ont modulé le montant de la prime selon les critères permis par la loi. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    Un montant boosté par l’intéressement

    Dès la mise en place de la PPV, le gouvernement a décidé de relever le plafond de cette prime de 3 000 à 6 000 euros pour les entreprises ayant mis en place un accord d’intéressement. Si seulement une entreprise de dix salariés ou plus sur cinq (19,5 %) était couverte par un tel dispositif en 2023, force est de constater que cette mesure a incité les employeurs à gonfler la prime. Dans ces entreprises, le montant moyen de la PPV par bénéficiaire a été 1,3 fois plus élevé que dans les autres (938 euros brut contre 735 euros).

    Cet écart est davantage marqué dans les très grandes entreprises que dans les plus petites. Le montant moyen de la PPV est en effet 2,3 fois plus élevé dans les entreprises de plus de 1 000 salariés disposant d’un accord que dans celles qui n’en ont pas (976 euros par salarié contre 425 euros). Ce ratio n’est que de 1,2 dans les entreprises de 10 à 49 salariés (1 106 euros dans celles avec un accord, contre 890 euros dans celles où il n’y en a pas).

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  • Hommage national à Jospin : Macron célèbre un « repère dans notre histoire et notre esprit »

    Hommage national à Jospin : Macron célèbre un « repère dans notre histoire et notre esprit »

    Emmanuel Macron a salué jeudi, lors d’un hommage national aux Invalides, la mémoire de l’ex-Premier ministre socialiste Lionel Jospin, qui a « modernisé la vie économique, sociale et démocratique de la Nation de manière inédite », faisant « entrer la France dans ce siècle qui s’ouvrait ».

    L’homme d’Etat décédé dimanche était « un repère dans notre histoire et notre esprit », a déclaré le président de la République, rappelant les réformes de la « gauche plurielle » de 1997 à 2002, des 35 heures, à la couverture maladie universelle et au Pacs, insistant aussi sur le sens de la « rigueur » de cet héritier de Jean Jaurès, Léon Blum et François Mitterrand.

    La cérémonie a débuté à 11 heures en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu, des membres du gouvernement, des présidents des deux Chambres, des commissions et groupes parlementaires, de l’ancien président François Hollande, qui était très proche de Lionel Jospin, du premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure et des anciens Premiers ministres PS Laurent Fabius, Edith Cresson ou encore Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls.

    Mais sans Jean-Luc Mélenchon, qui s’est plaint jeudi de ne pas avoir été invité, ce que démentent l’Élysée et les proches de l’ancien Premier ministre. L’ancien ministre de l’Enseignement professionnel (2000-2002) a ensuite assuré avoir été invité par sms jeudi matin, un délai trop court pour « être présent à Paris ».

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  • Brigitte Macron à Washington, pas de Croisette pour Léa Salamé… Nos informations confidentielles de la semaine

    Brigitte Macron à Washington, pas de Croisette pour Léa Salamé… Nos informations confidentielles de la semaine

    Brigitte Macron, de Washington à Bordeaux

    Semaine bien remplie pour Brigitte Macron. La première dame se rend à la Maison-Blanche à l’invitation de Melania Trump, pour participer au sommet inaugural de la coalition Fostering the Future Together (Construisons l’avenir ensemble). Cette coalition est une initiative portée par l’épouse de Donald Trump. Mercredi, elle réunit plusieurs dizaines de conjoints de chefs d’État ou de gouvernement engagés pour soutenir et améliorer le bien-être des enfants à l’ère numérique. Brigitte Macron fera partie des personnalités invitées à prendre la parole au cours de cette réunion à Washington.

    À son retour des États-Unis, l’épouse d’Emmanuel Macron inaugurera également à Bordeaux son 7e campus Live (l’Institut des vocations pour l’emploi). Depuis l’ouverture du premier campus en 2019 à Clichy-sous-Bois, plus de 2.600 personnes de plus de 25 ans, sans emploi ni formation, ont été accompagnées. 80 % des personnes passées par Live ont trouvé un emploi ou une formation. Brigitte Macron préside l’institut et anime dans chaque campus des cours de littérature et culture générale. Les autres campus, outre Clichy-sous-Bois : Valence, Roubaix, Marseille, Reims et Le Havre.

    Les cibles du RN

    L’œil déjà rivé sur le calendrier parlementaire, Marine Le Pen a repéré les débats qui permettront au RN d’imposer ses marqueurs politiques : la Nouvelle-Calédonie, l’impact de la guerre en Iran sur le coût de l’énergie et, surtout, un vote disputé sur le projet de loi dit de simplification, auquel a été adjointe, contre l’avis du gouvernement, la suppression des zones à faible émission. « Sans nos voix, ce texte ne passe pas, et on sera gourmands, prévient un proche de la leader nationaliste. Sur ce sujet, on peut être jusqu’au-boutiste. »

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