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  • Deeptech : le Centre-Val de Loire ne veut plus être le parent pauvre

    Deeptech : le Centre-Val de Loire ne veut plus être le parent pauvre

    Seulement trois ou quatre sociétés proposant des innovations de rupture sont créées ou s’implantent annuellement en Centre-Val de Loire. C’est cinq fois moins que la quinzaine escomptée par le plan France 2030.

    Au niveau national, le secrétaire général pour l’investissement Bruno Bonnel table sur un rythme annuel de 500 nouvelles Deep Tech émergeant en France.

    « Dans ce contexte, il était urgent de lancer localement un événement référent comme La Fabrique Deep Tech consacré au digital à Tours, explique Xavier Aubry, fondateur de l’accélérateur de start-up Deep Tech Da Vinci Labs. Il permettra d’une part de pousser les chercheurs à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, et d’autre part aux différents acteurs du secteur, publics et privés, de mieux s’identifier pour mieux se connaître ». Supernova Invest, Bpifrance Large Venture, Vermon et Deeptech Founders constituent ainsi les premiers investisseurs de la Deep Tech. Outre les antennes du CNRS, de l’Inserm, de l’Inra, la région héberge également le siège du BRGM à Orléans, côté recherche publique.

    Fuite des cerveaux à l’Ouest et au Nord

    Avec sur son territoire environ une trentaine de sociétés Deep Tech, tous domaines d’activités confondus, le Centre-Val de Loire pâtit de plusieurs paramètres. « Sa proximité avec la région parisienne, notamment le plateau de Saclay au nord, et avec Nantes à l’Ouest, provoque un phénomène d’aspiration des cerveaux, constate Jacky Chartier, directeur de C-Valo, structure régionale de transfert de technologies issues de la recherche publique vers le secteur privé. La co-construction de start-up entre l’Île-de-France et le Centre-Val de Loire constitue une façon de pallier ce handicap. Elle a permis notamment de donner naissance en 2024 à la start-up Harmonix dont la solution d’ultrasons est très prometteuse dans le traitement des atteintes neuro-dégénératives ».

    Totems en berne 

    Autre frein pour les Deep Tech dans la région, l’absence d’immobilier spécifiquement dédié à ces sociétés, y compris incluant des paillasses de laboratoire. « Sans parler du Baiolabs Hôtel Dieu à Paris, et du Génopole à Evry, la plupart des agglomérations sont dotées de lieux pour accueillir les Deep Tech, explique Vincent Puard, directeur général de la start-up Mabsillico, basée à Tours et spécialisée depuis 2017 dans la conception d’anticorps. Le Centre-Val de Loire, qui en est dépourvu, aurait intérêt à se doter d’un tel totem, source reconnue d’attractivité dans l’Hexagone ».

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  • Automobile : le groupe belge Dumarey va fermer son usine dans la Loire, 266 salariés licenciés

    Automobile : le groupe belge Dumarey va fermer son usine dans la Loire, 266 salariés licenciés

    L’annonce a été faite ce lundi après-midi aux 265 salariés de Dumarey Powerglide Bouthéon, dans la Loire : d’ici fin 2026, ils seront tous licenciés.

    Le groupe belge, spécialisé dans les systèmes de propulsion et d’injection de carburant pour le marché de l’automotive (750 millions d’euros de chiffre d’affaires, 2.500 salariés dont 600 environ en France) a en effet décidé d’une cessation d’activité de son usine ligérienne.

    En cause, un effondrement du chiffre d’affaires de celle-ci, rachetée en 2023 à l’Allemand ZF et positionnée historiquement sur la fabrication de boîtes à vitesse pour les poids-lourds et les utilitaires : 103 millions d’euros en 2023, 48 millions en 2024 (avec des pertes de 10 millions d’euros) et une projection à 28 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026.

    Pour faciliter la transition suite à la vente de cette usine, ZF s’était en effet engagé sur des commandes jusqu’en 2027 mais lui-même en grande difficulté, il réinternalise progressivement, allégeant dangereusement la charge de travail de Dumarey Powerglide Andrézieux.

    Dumarey Powerglide n’a pas réussi à compenser. Deux ans après sa sortie du groupe ZF, l’usine d’Andrézieux-Bouthéon n’a toujours qu’un seul et unique client : son ancien actionnaire. Pourtant, des efforts soutenus de diversification auraient été mis en œuvre, selon Massimiliano Sala, le président de Dumarey Power Glide Boutheon.  

    Une explication qui laisse perplexe les représentants des salariés.

    « 200 devis et zéro concrétisation ? Il faut sans doute se poser des questions sur la stratégie… Certes, l’automobile va mal, mais pour les poids-lourds la situation est différente. Nous voyons d’autres acteurs voisins, comme le groupe Linamar, qui s’en sortent beaucoup mieux. Depuis longtemps, nous alertons la direction sur la nécessité d’une restructuration. Rien n’a été entrepris, pour finalement fermer l’usine brutalement. Ce groupe n’a aucune stratégie industrielle, nous pensons que leur priorité est une optimisation immobilière », dénonce Patrice Chavot, délégué syndical CFE-CGC de l’entreprise et président la branche métallurgie de la CFE-CGC Loire.

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