Tag: l’Iran

  • Moyen-Orient : la bataille cachée de l’Iran pour remplacer le « pétrodollar » par le « pétroyuan »

    Moyen-Orient : la bataille cachée de l’Iran pour remplacer le « pétrodollar » par le « pétroyuan »

    Derrière la guerre militaire entre l’Iran et la coalition américano-israélienne, une autre guerre, elle, plus économique. L’indice le plus flagrant de son existence apparaît dans une lettre publiée ce mardi par les gardiens de la révolution, via l’Organisation maritime internationale : les « navires non hostiles » et ceux qui « n’appartiennent pas à ou ne sont pas associés à » Israël, aux États-Unis et à d’autres « agresseurs » peuvent franchir le détroit d’Ormuz, peut-on y lire. Et ce, « sous réserve du respect (…) des réalités découlant du conflit en cours ».

    Si les modalités de ce nouveau droit de passage, et la liste des pays qui en bénéficient, restent encore à éclaircir, de nombreux observateurs ont déjà deviné les premiers gagnants : les pays du continent asiatique, ultra dépendants du pétrole brut vendu par les États du Golfe. À commencer par la Chine, allié économique de l’Iran, mais aussi l’Inde, ainsi que les nations du sud-est asiatique (Philippines, Indonésie, Malaisie, etc).

    Payer en yuan, cette modalité surprise des Iraniens

    Mais ce que les gardiens du régime de Téhéran se sont bien gardés de préciser est cette information révélée par la chaîne de TV américaine CNN : pour passer par le détroit d’Ormuz, les pétroliers devront aussi régler leurs transactions en yuan, la monnaie nationale chinoise. Une belle faveur accordée à Pékin. Des négociations discrètes auraient même eu lieu pendant le mois de mars.

    En sachant que le paiement en yuan est déjà pratiqué par certains Etats lorsqu’ils vendent leurs barils directement à la Chine, à l’instar de la Russie, du Brésil, du Venezuela ou de l’Indonésie. Ou encore l’Arabie saoudite, qui vend à ce jour quatre fois plus de pétrole à Pékin qu’à Washington.

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  • Après Ormuz, l’Iran menace de paralyser un deuxième détroit stratégique

    Après Ormuz, l’Iran menace de paralyser un deuxième détroit stratégique

    Après le blocage du détroit d’Ormuz, l’Iran menace de s’en prendre au détroit de Bab el-Mandeb. Situé au sud du canal de Suez, Bab el-Mandeb est un point de passage stratégique pour le commerce mondial, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden. De nombreux navires l’empruntent pour relier le Moyen-Orient à l’Asie.

    Mais Téhéran pourrait ouvrir un front dans cette région en cas d’invasion américaine terrestre sur le sol iranien. D’après la presse américaine, les États-Unis envisageraient de s’emparer d’une île iranienne, l’île de Kharg, où est exportée la quasi-totalité des barils de brut iranien. Aucun ordre n’a pour le moment été donné par Donald Trump.

    Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, par lequel transitent 20 % de la production d’or noir, a fait s’envoler les cours du baril. Le baril de Brent de la mer du Nord est encore au-dessus des 100 dollars, ce jeudi. Avant le conflit, le prix était de 70 dollars.

    Le blocage d’un nouveau détroit dans la région, celui de Bab el-Mandeb, risque de compliquer davantage le commerce d’or noir. C’est surtout l’Arabie saoudite, le premier exportateur mondial de brut, qui risque d’être pénalisée par des perturbations en mer Rouge. Depuis le blocage d’Ormuz, le pays continue d’exporter son pétrole dans la région grâce à son pipeline Petroline qui traverse le pays d’est en ouest, via le port de Yanbu sur la côte ouest. Le volume échangé via cette solution de contournement est d’environ 4 millions de barils par jour, soit 40 % de la production du pays d’avant-guerre, note pour l’AFP Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

    La position du détroit de Bab el-Mandeb. (Crédits : La Tribune)

    Un couloir pénalisé depuis 2023 par les Houthis

    Il n’empêche, le volume de pétrole brut et de produits pétroliers passant par ce détroit a déjà diminué de plus de moitié depuis 2023 et les attaques des Houthis. Ces rebelles du Yémen ont perturbé le commerce maritime mondial avec des attaques de drones et de missiles sur les navires passant par le détroit. Ils s’en prenaient notamment aux flottes occidentales, qui avaient des intérêts avec Israël. Si aucune attaque n’a eu lieu ces derniers mois, les Houthis, alliés de l’Iran, pourraient mettre à nouveau la pression dans la région. « À la moindre évolution du conflit appelant une réponse militaire, nous interviendrons sans délai (…) comme nous l’avons fait lors des phases précédentes », a même déclaré ce jeudi le chef des Houthis, Abdel Malek al-Houthi.

    Dans le détail, le passage stratégique voyait passer 9,3 millions de barils de pétrole brut et de produits pétroliers par jour en 2023, contre 4,2 millions au premier semestre 2025, d’après les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Concernant le gaz naturel liquéfié (GNL), si 4,2 milliards de pieds cubes de GNL transitaient par jour en 2023, aujourd’hui les flux sont quasi nuls.

    Le commerce maritime touché depuis 2023

    Du côté du commerce maritime, les grandes compagnies comme Maersk, Hapag-Lloyd et CMA CGM (propriétaire de La Tribune) ont déjà dû, depuis les attaques houthies, détourner les navires par le cap de Bonne-Espérance, au sud de l’Afrique. Un contournement plus long et donc plus coûteux.

    « À Bab el-Mandeb, il ne passe quasiment que des bateaux avec à leur bord de la marchandise russe, notamment le pétrole et le grain », confie à La Tribune Paul Tourret, directeur de l’ISEMAR, l’Institut supérieur d’économie maritime. Si certaines compagnies, comme Maersk, avaient recommencé de manière progressive à repasser par le canal de Suez et Bab el-Mandeb, le conflit au Moyen-Orient a redistribué les cartes. « Le passage par le canal de Suez est suspendu jusqu’à nouvel ordre, et les navires seront déroutés via le cap de Bonne-Espérance », a publié dans un communiqué CMA CGM, samedi 28 février, après le début des frappes israélo-américaines en Iran.

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  • Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    Où en sont les négociations entre les États-Unis et l’Iran, alors que l’ultimatum lancé la semaine dernière par Donald Trump arrive à échéance ce vendredi ? Le président avait donné « 48 heures » à l’Iran samedi dernier pour rouvrir le détroit d’Ormuz, passage névralgique pour le commerce de pétrole, sous peine de frappes massives sur les centrales électriques du pays.

    Lundi, il a donné un nouveau délai, de cinq jours cette fois, pour laisser le temps au dialogue de se poursuivre. Le même jour, Donald Trump a évoqué de « très bonnes » discussions avec une « personne haut placée » non identifiée en Iran. Avant d’affirmer, ce jeudi, que l’Iran avait autorisé le passage de dix pétroliers au total dans le détroit d’Ormuz en guise de « cadeau ».

    Un plan américain en quinze mesures

    Pour le reste, Donald Trump a déclaré mardi avoir transmis un plan. Avec un objectif premier : que l’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire. Une proposition en 15 points a alors été communiquée à l’Iran via le Pakistan, selon des responsables pakistanais. Mais le contenu exact reste inconnu.

    D’après le New York Times et Al Jazeera, ce plan propose un cessez-le-feu d’un mois avec une reprise des discussions entamées avant la guerre. Washington demande à l’Iran de remettre son stock d’uranium enrichi, de cesser tout processus d’enrichissement, d’accepter de limiter son programme de missiles, et d’arrêter de soutenir des groupes armés dans la région.

    Si l’Iran accepte ces conditions et rouvre à la navigation le stratégique détroit d’Ormuz, Trump offrirait en échange une levée de toutes les sanctions qui asphyxient l’économie iranienne, selon les deux médias. Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a évoqué une possible réunion à Islamabad ce week-end.

    L’Iran pose ses conditions

    Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi parle d’échanges de messages « via des pays amis ou certaines personnes », tout en refusant d’utiliser les termes de « dialogue » ou de « négociation ». L’Iran a ainsi transmis sa réponse mercredi soir aux États-Unis et attend désormais un retour de l’autre partie, selon l’agence de presse Tasnim.

    Il a posé cinq conditions pour mettre fin aux hostilités, précise-t-elle : la fin de « l’agression », la mise en place d’un mécanisme garantissant que ni Israël ni les États-Unis ne reprendront la guerre, le versement de compensations financières, la définition claire des responsabilités et un arrêt des hostilités sur tous les fronts.

    Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, maintenait encore mercredi que l’Iran comptait « continuer à résister ». La République islamique veut « mettre fin à la guerre à ses propres conditions », soulignait-il, relevant que la seule transmission de messages ne pouvait « en aucun cas être qualifiée de dialogue ni de négociation ».

    Trump menace de prendre le contrôle du pétrole iranien

    Jeudi, Donald Trump a assuré que l’opération militaire en Iran était « extrêmement » en avance sur le calendrier initial et qu’elle finirait « bientôt ». « Nous avions estimé que cela prendrait environ quatre à six semaines pour accomplir notre mission », a dit le président américain pendant un Conseil des ministres à la Maison Blanche.

    Son émissaire spécial, Steve Witkoff, a lui assuré qu’il existait des « signaux forts » sur la « possibilité » d’un accord avec les Iraniens. « Nous verrons où ça nous mènera, si nous pouvons convaincre l’Iran que nous sommes arrivés à un point de rupture où il n’y a plus d’alternative pour eux autre que plus de morts et de destructions », a déclaré Steve Witkoff.

    Le vice-président américain, JD Vance, dit que les États-Unis avaient désormais « la capacité d’utiliser tous les outils à leur disposition pour assurer que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire », en évoquant à la fois des options « diplomatiques » et  « militaires ». Parmi elles : prendre le contrôle du pétrole iranien. Trump a estimé que c’était une « option ».

    Les cours du pétrole en hausse

    Les cours du pétrole montent jeudi, l’Iran rejetant les discussions avec Washington et menaçant, selon une agence de presse iranienne, d’ouvrir un « nouveau front » dans le détroit de Bab el-Mandeb, crucial pour l’accès à la mer Rouge et au canal de Suez. Vers 18 h 45, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 5 % à 108,36 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 4,11 % à 94,91 dollars.

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  • 🔴 L’Iran refuse de négocier, pétrole russe, retour du train de nuit Paris-Berlin… L’essentiel de l’actualité ce jeudi 26 mars

    🔴 L’Iran refuse de négocier, pétrole russe, retour du train de nuit Paris-Berlin… L’essentiel de l’actualité ce jeudi 26 mars

    Bonjour à tous, nous sommes le jeudi 26 mars 2026. Bienvenue dans l’Essentiel de La TribuneÀ la Une de l’actualité ce matin, l’Iran affirme ne pas vouloir négocier avec les États-Unis. Pendant ce temps, du pétrole russe arrive aux Philippines. Enfin, le train de nuit Paris-Berlin va être relancé.

    📍L’Iran n’a « pas l’intention de négocier »

    Après plusieurs mains tendues de Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères de l’Iran a affirmé mercredi soir qu’il n’a « pas l’intention de négocier » et que le régime veut « continuer à résister ». De la part des Etats-Unis, « parler de négociations maintenant revient à admettre une défaite », a ajouté Abbas Araghchi.

    En réponse, Donald Trump a assuré qu’ils « négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire », a affirmé le président américain en suggérant que les responsables iraniens chargés de « négocier » le taisaient de « peur » d’être « tués par les leurs ».

    Plus tôt hier, la Maison Blanche avait prévenu que Donald Trump était « prêt à déchaîner l’enfer» si Téhéran faisait « encore un mauvais calcul ».

    👉 Retrouvez l’article de Grégoire Normand : Flambée des prix, chute de la demande… la guerre en Iran fait trembler les entreprises

    📍Arrivée de pétrole russe aux Philippines en « état d’urgence énergétique »

    Un navire transportant plus de 700 000 barils de pétrole brut russe est arrivé aux Philippines, a indiqué jeudi à l’AFP une source proche du dossier, quelques jours après que le pays s’est déclaré en « état d’urgence énergétique » en raison de la guerre au Moyen-Orient. L’archipel dépend largement des importations de carburant, dont le coût a flambé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l’Iran le 28 février.

    📍Jeu vidéo : le marché français en hausse de 2,9 % en 2025

    Porté par la nouvelle Switch 2 de Nintendo et la hausse du jeu mobile, le marché français du jeu vidéo a progressé de 2,9 % en 2025, avec un chiffre d’affaires de 5,8 milliards d’euros, a annoncé mercredi le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell).

    Le secteur, qui avait marqué le pas en 2024, a ainsi connu « son 2e plus haut niveau historique » malgré « un environnement macroéconomique défavorable », a souligné auprès de l’AFP James Rebours, président du Sell, qui publiera le 7 avril son bilan complet réalisé avec quatre partenaires (GSD, GameTrack, IDC et Sensor Tower).

    👉 Pour aller plus loin : « Ils se coupent un bras pour sauver le reste »… Ubisoft en pleine descente aux enfers

    📍Le réseau français CB prend des parts de marché à Visa et Mastercard

    Le réseau français Cartes bancaires (CB) a repris des parts de marché en 2025 face aux concurrents américains Visa et Mastercard, selon un index publié ce jeudi.

    Pour la première fois depuis 2021, les parts de marché du groupement d’intérêt économique Cartes bancaires (GIE CB) ont progressé légèrement au second semestre 2025, à 63,6 % contre 61,4 % au premier semestre, d’après un index établi par la fintech Yavin.

    De 2021 jusqu’à début 2025, le réseau CB a perdu des parts de marché face aux réseaux des géants américains Visa et Mastercard, archi-dominants dans le monde, passant de 89,6 % au deuxième semestre 2021 à seulement 63,6 % en 2025, soit un recul de 26 points.

    📍Le train de nuit Paris-Berlin relancé

    La coopérative ferroviaire néerlando-belge European Sleeper lance jeudi soir un nouveau train de nuit, qui reliera trois fois par semaine Paris à Berlin via Bruxelles.

    Ce nouveau service compensera partiellement les trains de nuit Paris-Berlin et Paris-Vienne qui avaient été brièvement relancés fin 2023 avec flonflons et trompettes par les compagnies française SNCF, allemande Deutsche Bahn et autrichienne OBB, avant d’être interrompus en décembre 2024.

    📅​ L’agenda éco du jour
    08h00 | Allemagne – Indice du moral des consommateurs en avril 2026
    08h45 | France – Moral des ménages en mars – Insee
    09h00 | Espagne – PIB 4e trimestre (chiffre définitif)
    09h00 | France – Caisse des dépôts: résultats 2025
    10h00 | BCE: discours du vice-président Luis de Guindos sur les défis posés à l’UE
    11h00 | Publication de l’OCDE de ses prévisions économiques actualisées
    18h30 | Etats-Unis – Prise de parole du gouverneur de la Fed Stephen Miran
    Ce jour | Le Parlement européen se prononce sur l’interdiction dans l’UE des IA permettant de créer des « deepfakes » sexuels
    Ce jour | Le Parlement européen vote sur la mise en oeuvre de l’accord commercial UE/Etats-Unis
    Ce jour | Publication de TotalEnergies du rapport annuel sur le climat et le développement durable
    Ce jour | France – Réunion des ministres des Affaires étrangères du G7
    Jusqu’au 27 mars : Chine – Salon des semi-conducteurs SEMICON CHINA
    Jusqu’au 29 mars : 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
    📊 Résultats d’entreprises
    Keolis: résultats annuels 2025, et perspectives 2026

    (Veille réalisée avec AFP et Reuters)

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  • Comment l’Iran a instauré un « péage » à 2 millions de dollars à Ormuz

    Comment l’Iran a instauré un « péage » à 2 millions de dollars à Ormuz

    Les navires franchissant le détroit d’Ormuz empruntent désormais une route validée par Téhéran. Les données maritimes indiquent un passage privilégié autour de l’île de Larak, sous surveillance étroite de l’armée idéologique iranienne. Toute navigation dans cette zone « requiert une coordination complète avec la souveraineté maritime de l’Iran », affirme un commandant de la marine sur X.

    Ce contrôle se traduit par un refoulement systématique des navires jugés hostiles. Un porte-conteneurs vers le Pakistan a récemment été bloqué faute d’autorisation préalable. Des puissances comme la Chine, l’Inde et le Pakistan négocient directement avec Téhéran pour enregistrer leurs flottes sur une liste de « navires approuvés ».

    La revue Lloyd’s List qualifie ce système de « péage de Téhéran ». Au moins un navire aurait versé 2 millions de dollars (1,8 million d’euros) aux autorités pour obtenir le droit de passage. Cette pratique monétaire s’accompagne d’une exigence de neutralité politique affichée via les transpondeurs AIS.

    Les armateurs utilisent ces signaux pour déclarer l’absence de lien avec des intérêts occidentaux ou israéliens. Environ 50 % des navires ayant traversé le couloir depuis le 22 mars ont ainsi décliné l’identité précise de leur propriétaire ou de leur cargaison pour éviter les foudres iraniennes. À l’inverse, seulement 10 % des navires maintenaient leur transpondeur allumé début mars.

    La Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982 est explicite. Elle garantit un passage en transit « sans entrave » pour la navigation internationale. Bien que Téhéran n’ait pas ratifié ce texte, ces règles relèvent du droit international coutumier s’appliquant à tous les États.

    « Un péage général serait presque certainement considéré comme une violation de l’obligation de ne pas gêner le passage en transit », souligne Marco Roscini, professeur à la Westminster Law School. Le droit de passage reste impératif, même en période de conflit armé, rendant toute suspension de la navigation commerciale illégale.

    Pour justifier ces mesures, l’Iran invoque la légitime défense auprès de l’Organisation maritime internationale (OMI). Téhéran prétend agir de manière « nécessaire et proportionnée » face aux agresseurs. Le régime affirme que le détroit reste ouvert aux « navires non hostiles » respectant les « réalités découlant du conflit ».

    Cependant, la légitime défense ne permet que des restrictions temporaires et ciblées, non un système de taxation pérenne. Les armateurs grecs, indiens et chinois, qui constituent la majorité des usagers du corridor, naviguent dans une zone grise juridique où la sécurité immédiate prime sur le respect des conventions.

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  • Trump évoque un « très gros cadeau » de l’Iran, Cosco reprend le fret vers le Golfe… Téhéran desserre l’étreinte sur Ormuz

    Trump évoque un « très gros cadeau » de l’Iran, Cosco reprend le fret vers le Golfe… Téhéran desserre l’étreinte sur Ormuz

    L’étreinte se desserre autour du détroit d’Ormuz. Donald Trump a affirmé mardi soir que l’Iran avait offert aux États-Unis « un très gros cadeau » lié aux hydrocarbures et à la navigation maritime dans ce détroit.  « Ils ont fait quelque chose hier qui était génial en fait. Ils nous ont fait un cadeau et le cadeau est arrivé aujourd’hui. Et c’était un très gros cadeau, l’équivalent de beaucoup d’argent », a déclaré le président américain.

    Incité à préciser si ce « cadeau » avait un rapport avec la question nucléaire, le président américain a répondu : « Non, ce n’était pas lié au nucléaire. C’était lié au pétrole et au gaz. » « Et c’était une chose très sympa qu’ils ont faite, ça m’a montré que nous avons affaire aux bonnes personnes », a-t-il souligné. À une nouvelle question pour savoir si le « cadeau » iranien avait un rapport avec la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz, Donald Trump a cette fois confirmé que « oui, c’était lié à la circulation et au détroit ».

    L’Iran a justement déclaré plus tard dans la soirée que les « navires non hostiles » pouvaient emprunter le détroit d’Ormuz à condition de respecter les règles de sûreté et de sécurité, selon un communiqué transmis à l’Organisation maritime internationale (OMI). L’OMI a précisé que ce document, daté de dimanche, avait été émis par le ministère iranien des Affaires étrangères, avec la demande qu’il soit diffusé par l’OMI. L’organisation l’a communiqué à ses États membres et aux ONG, a-t-elle ajouté.

    Le communiqué souligne que « tout actif appartenant aux agresseurs – à savoir les États-Unis et le régime israélien – ainsi qu’aux autres participants à l’agression ne peuvent prétendre à un passage pacifique ou non hostile ». Il précise que la responsabilité de « toute perturbation, insécurité ou montée en flèche des risques dans cette voie maritime cruciale » incombe aux États-Unis et à Israël, accusés de livrer une « guerre illégale et déstabilisatrice contre l’Iran ».

    Selon le communiqué, ces deux pays ont « mis en péril la paix et la stabilité régionales et exposé le transport maritime international à des menaces sans précédent ». Pour rappel, l’Iran a quasiment fermé ce détroit stratégique, par lequel transite près de 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures, depuis les frappes américano-israéliennes du 28 février, qui ont déclenché le conflit et provoqué une envolée des prix mondiaux du pétrole et du gaz.

    Cosco semble déjà avoir profité de cette réouverture partielle. Le géant chinois du transport maritime a annoncé ce mercredi reprendre les réservations de conteneurs de fret à destination de la plupart des pays du Golfe. Cette reprise « avec effet immédiat » s’applique aux conteneurs de fret « général » à destination des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de l’Irak, dit Cosco dans un communiqué. La liste ne comprend donc pas l’Iran. Vers 9h35, heure française, le Brent de la mer du Nord, considéré comme la référence mondiale du brut, perdait 5,54 % à 98,70 dollars le baril. Son équivalent américain, le WTI, flanchait de 5,22 % à 87,53 dollars le baril.

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  • 🔴 Proposition des États-Unis à l’Iran, SpaceX en Bourse, fin de l’IA vidéo d’OpenAI… L’essentiel de l’actualité ce mercredi 25 mars

    🔴 Proposition des États-Unis à l’Iran, SpaceX en Bourse, fin de l’IA vidéo d’OpenAI… L’essentiel de l’actualité ce mercredi 25 mars

    Bonjour à tous, nous sommes le mercredi 25 mars 2026. Bienvenue dans l’Essentiel de La TribuneÀ la Une de l’actualité ce matin, les États-Unis ont envoyé un plan de paix à l’Iran. Pendant ce temps, SpaceX devrait déposer son dossier d’introduction en Bourse dans les prochains jours. Enfin, OpenAI a annoncé la fin de son IA de production de vidéos Sora.

    📍Washington fait passer un plan en 15 points à Téhéran pour mettre fin à la guerre

    Selon plusieurs médias, les États-Unis ont fait passer à l’Iran un plan en 15 points pour tenter de mettre fin au conflit/ Ils demandent par exemple à Téhéran de remettre tout le combustible nucléaire enrichi dont il dispose ou de laisser le détroit d’Ormuz ouvert.

    Selon trois sources non identifiées citées par Channel 12, les négociateurs américains – l’envoyé spécial Steve Witkoff ou le gendre de Donald Trump Jared Kushner -, proposent un cessez-le-feu d’un mois, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes.

    👉 Lisez aussi : Délit d’initié ? Un pic d’échanges suspect sur le marché pétrolier juste avant l’annonce de Trump sur l’Iran

    📍Le cours du pétrole redescend face à l’espoir d’un déblocage du détroit d’Ormuz

    Les cours du pétrole est retombé cette nuit après l’annonce du déblocage par l’Iran du détroit d’Ormuz pour les navires jugés « non hostiles » et la transmission d’un plan de paix à Téhéran par Donald Trump pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

    Vers 03H10 en France, le Brent de la mer du Nord, référence du marché pétrolier mondial, reculait de 6,3 % à 97,90 dollars le baril, redescendant sous les 100 dollars. La référence américaine – le baril de West Texas Intermediate (WTI) – perdait pour sa part 5,2 % à 87,52 dollars.

    📍ArcelorMittal: la CGT conteste le plan social devant le tribunal

    La CGT ArcelorMittal Dunkerque tente ce mercredi de faire annuler par la justice administrative le plan social prévoyant 608 suppressions de postes en France, validé fin 2025.

    « On veut faire annuler le PSE, tout simplement », a déclaré à à l’AFP, Gaëtan Lecocq, délégué CGT à Dunkerque, pour qui ce plan « n’est pas justifié ».

    Le géant de la sidérurgie avait annoncé en avril 2025 la suppression de 378 emplois, du fait de postes déjà vacants. Ce chiffre a été ramené à 224 emplois fin 2025, en raison de réorganisations et de reclassements anticipés.

    📍OpenAI ferme son application vidéo Sora 

    OpenAI a annoncé mardi soir la fermeture de Sora, son réseau social de vidéos courtes générées par IA, six mois seulement après son lancement marqué par un vif engouement.

    Cette clôture de Sora acte la fin de l’un des produits grand public d’intelligence artificielle les plus médiatisés de l’an dernier, au moment où la maison-mère de ChatGPT resserre son focus sur les outils de codage et de productivité, créneau sur lequel son rival Anthropic grignote de plus en plus de terrain.

    📍Le Sénat réfléchit à encadrer les loyers commerciaux

    Le Sénat va étudier ce mercredi une proposition de loi visant à soutenir les commerces de proximité, notamment en encadrant les loyers commerciaux, déposée par la sénatrice socialiste Audrey Linkenheld. L’objectif est d’en limiter l’augmentation dans les zones urbaines à forte pression, comme c’est déjà le cas pour les loyers d’habitation dans certains secteurs tendus, souligne l’élue du Nord.

    « Ces mesures visent à revitaliser les centres-villes, protéger les emplois liés au commerce et soutenir la transition écologique en réduisant les déplacements liés à l’achat de produits de première nécessité », justifie l’exposé des motifs.

    📅​ L’agenda éco du jour
    09h30 | France – Conférence de presse annuelle de France Assureurs
    09h30 | France – Examen en commission de la proposition de loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans
    09h45 | BCE: discours de la présidente Christine Lagarde lors d’une conférence annuelle sur la BCE et ses observateurs
    10h00 | Allemagne – Indice du climat des affaires – Mars – IFO
    10h|15 | France – Conférence presse de présentation par la Banque de France des « Projections macroéconomiques – Mars 2026 »
    11h00 | Actualisation de la Banque du Portugal de ses prévisions économiques à l’horizon 2028
    11h30 | France – Rapport public annuel 2026 de la Cour des comptes et des chambres régionales et territoriales des comptes (CRTC)
    16h10 | Etats-Unis – Prise de parole du gouverneur de la Fed Stephen Miran
    16h30 | France – Proposition de loi visant à soutenir et valoriser les commerces de proximité
    17h30 | France – Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE): audition de Roland Lescure et de Maud Bregeon, devant la commission des finances et la commission du développement durable de l’Assemblée nationale
    18h00 | France – Proposition de loi visant à encadrer l’implantation des centres de données sur le territoire français
    Ce jour | Royaume-Uni – Inflation en février
    Jusqu’au 27 mars : Chine – Salon des semi-conducteurs SEMICON CHINA
    📊 Résultats d’entreprises
    Bel: résultats annuels 2025
    Showroomprive : résultats annuels 2025

    (Veille réalisée avec AFP et Reuters)

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  • Délit d’initié ? Un pic d’échanges suspect sur le marché pétrolier juste avant l’annonce de Trump sur l’Iran

    Délit d’initié ? Un pic d’échanges suspect sur le marché pétrolier juste avant l’annonce de Trump sur l’Iran

    Y a-t-il eu délit d’initié avant les propos de Trump lundi ? Des milliers de contrats, un volume supérieur à la normale, ont été échangés pendant deux minutes sur le marché pétrolier ce 23 mars, un quart d’heure avant l’annonce surprise par le président américain de discussions avec l’Iran, qui avait brusquement fait chuter les cours, écrivent ce mardi le Financial Times et Bloomberg. Les deux titres se basent l’un et l’autre sur une analyse des données financières de Bloomberg.

    Selon le FT, le volume engagé pendant ces deux minutes, entre 11 h 49 et 11 h 50 heure française, s’élève à 580 millions de dollars, Bloomberg évoquant pour sa part 650 millions de dollars. Selon l’agence de presse financière américaine, « au moins 6 millions de barils de Brent et de West Texas Intermediate » ont été échangés pendant ces deux minutes, alors que la moyenne pour la même plage horaire lors des cinq séances précédentes était d’environ 700 000 barils.

    Un timing frappant

    Environ un quart d’heure plus tard, vers midi à Paris, une publication de Donald Trump sur son réseau Truth Social évoquant des discussions avec l’Iran pour désamorcer la crise avait violemment fait plonger les cours du baril de brut de plus de 14 %.

    « L’histoire serait incompréhensible s’il n’existait pas une explication évidente : une personne proche de Trump était au courant de ses intentions et a exploité cette information privilégiée pour réaliser des profits considérables et immédiats », avance l’économiste américain Paul Krugman ce mardi. « Lorsque des dirigeants d’une entreprise ou leurs proches exploitent des informations confidentielles à des fins d’enrichissement personnel, il s’agit de délit d’initié, illégal », affirme le prix Nobel d’économie de 2008.

    « Ce ne serait pas la première fois qu’un tel incident se produit sous la présidence de Trump », souligne l’économiste. « Des mouvements importants et suspects avaient déjà été observés sur le marché de prédiction Polymarket avant les précédentes attaques contre l’Iran et le Venezuela », rappelle Paul Krugman.

    « Ce qui frappe ici, ce n’est pas seulement le volume des transactions, mais le timing. Les traders ne sont pas devins. Lorsqu’un positionnement change quelques minutes avant une annonce qui fait bouger les marchés, cela signifie généralement que quelqu’un agit sur la base de ce que j’appellerais des informations officieuses ou des renseignements venus du Moyen-Orient », estime pour sa part Stephen Innes, analyste de SPI Asset Management, interrogé par l’AFP.

    L’hypothèse d’« un grand producteur se couvrant sur le marché »

    « Le marché pétrolier est un milieu extrêmement fermé. Il ne s’agit pas seulement de traders qui spéculent sur les prix ; c’est un écosystème étroitement interconnecté d’acteurs physiques, de raffineurs, d’armateurs et de gouvernements, qui opèrent tous au sein de canaux d’information imbriqués », souligne-t-il.

    L’analyste n’exclut cependant pas que ces mouvements puissent être ceux d’« un grand producteur se couvrant sur le marché » contre une baisse soudaine des cours, alors que les prix ont augmenté de plus de 40 % depuis le début de la guerre.

    Quelques heures après la publication de Donald Trump, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf avait démenti sur X toute négociation avec les États-Unis, évoquant « de fausses informations » destinées à « manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont enlisés ».

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  • Uranium enrichi, changement de régime… Ce qu’il faut retenir des propos de Trump sur les négociations avec l’Iran

    Uranium enrichi, changement de régime… Ce qu’il faut retenir des propos de Trump sur les négociations avec l’Iran

    Donald Trump a fait état ce lundi, dans un spectaculaire volte-face, de « très bonnes et productives discussions pour une cessation totale » des hostilités avec l’Iran. Utilisant comme à l’accoutumée son réseau Truth Social, il a précisé que les discussions « continueraient cette semaine ». Le président américain a aussi fait part d’un report « de cinq jours » de toute frappe qu’il menaçait de lancer sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques.

    Pour rappel, il avait donné samedi à l’Iran un ultimatum de 48 heures pour rouvrir le détroit d’Ormuz avant de frapper les infrastructures énergétiques iraniennes.

    Démenti de l’Iran. Les médias iraniens l’ont démenti sur le champ, citant le ministère des Affaires étrangères. « Il n’existe aucun dialogue entre Téhéran et Washington », a rapporté l’agence Mehr parmi d’autres médias, en estimant que les propos du président américain ne visaient qu’à « faire baisser les prix » de l’énergie.

    Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a justement assuré ce lundi que les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient étaient « temporaires », à l’ouverture du plus grand rendez-vous mondial du secteur, CERAWeek, au Texas.

    Interlocuteurs. Mais le républicain a insisté et assuré au téléphone à l’AFP que tout « se passait très bien » concernant l’Iran. Le président américain a affirmé que les États-Unis et l’Iran avaient trouvé des « points d’accord majeurs » lors de négociations menées, selon lui, avec un « haut dirigeant » qui n’est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.

    « Nous négocions avec des gens que je trouve très raisonnables, très solides. (…) Ils sont très respectés et peut-être que l’un d’entre eux sera celui que nous cherchons », a-t-il dit en déclarant aussi que le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei était « indisponible » et n’était pas impliqué dans ce dialogue.

    Changement de régime. Le président américain a également assuré qu’un « changement de régime » était en cours en Iran. « Il y a automatiquement un changement de régime » parce que « tous les représentants du régime ont été tués », a dit Donald Trump aux journalistes, avant de quitter la Floride pour un déplacement à Memphis.

    Le milliardaire a donné l’exemple du Venezuela, où les États-Unis ont capturé l’ancien dirigeant Nicolas Maduro et traitent depuis avec l’ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez, qu’il présente régulièrement comme une interlocutrice « formidable ».

    Stock d’uranium enrichi. Trump demande aussi que l’Iran renonce à son stock d’uranium enrichi. « Nous voulons l’uranium enrichi des Iraniens », a dit le président américain, lors d’un échange avec les journalistes en Floride.

    Menaces de bombardement. Le républicain, coutumier des déclarations contradictoires, a aussi menacé de « continuer à bombarder allègrement » l’Iran si les discussions échouaient, et dit qu’il ne « garantissait rien » quant à une fin des hostilités, débutées le 28 février par des frappes israélo-américaines, suivies de ripostes iraniennes.

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  • Guerre au Moyen-Orient : l’Iran annonce des dégâts sur ses infrastructures d’eau et d’énergie

    Guerre au Moyen-Orient : l’Iran annonce des dégâts sur ses infrastructures d’eau et d’énergie

    Les infrastructures iraniennes en matière d’eau et d’énergie ont subi d’importants dégâts à la suite des frappes américano-israéliennes, a affirmé dimanche le ministre de l’Énergie à Téhéran.

    « Les infrastructures vitales du pays en matière d’eau et d’électricité ont subi de lourds dommages à la suite d’attaques terroristes et cybernétiques menées par les États-Unis et le régime sioniste », a déclaré Abbas Aliabadi, cité par l’agence de presse Isna.

    Samedi soir, le président américain Donald Trump a menacé de frapper les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas le détroit stratégique d’Ormuz dans un délai de 48 heures. En réponse aux déclarations de Donald Trump, l’Iran a menacé de viser des infrastructures énergétiques et des installations de dessalement dans l’ensemble de la région.

    Pour rappel, Israël et les États-Unis ont lancé une offensive d’envergure contre l’Iran le 28 février, tuant le guide suprême de la République islamique et déclenchant une guerre qui s’est depuis étendue à l’ensemble du Moyen-Orient.

    Le trafic dans ce détroit vital, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, est quasiment à l’arrêt depuis le début de la guerre. Les forces iraniennes ont attaqué plusieurs navires, affirmant qu’ils n’avaient pas respecté les « avertissements » les dissuadant d’emprunter cette voie maritime.

    Ces derniers jours, Téhéran a toutefois autorisé le passage de certains bateaux en provenance de pays qu’il considère comme amis, tout en avertissant qu’il bloquerait ceux issus de pays qu’il accuse d’avoir pris part à « l’agression » contre lui.

    L’OMS s’inquiète de l’évolution du conflit
    La guerre au Moyen-Orient est entrée dans une « phase périlleuse » avec des frappes près de sites nucléaires en Iran et en Israël, a averti dimanche l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
    « Les attaques visant des sites nucléaires constituent une menace croissante pour la santé publique et la sécurité environnementale », a affirmé sur la plateforme X le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui a appelé « urgemment toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue militaire et à éviter toute action susceptible de déclencher des incidents nucléaires ».

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