C’est le deuxième gaz responsable du réchauffement climatique à hauteur de 30% du phénomène à l’échelle mondiale, mais il est longtemps passé sous les radars. Derrière le CO2 qui, lui, a été pointé du doigt et réglementé, le méthane (CH4) évoluait de son côté sans légifération. C’est désormais chose faite. En adoptant un règlement européen entré en vigueur en août 2024, les Etats membres ont envoyé un message clair au secteur de l’énergie : désormais, opérateurs pétroliers, gaziers miniers ont l’obligation de mesurer, quantifier, contrôler et réparer les fuites fugitives de méthane qui ont un réel impact environnemental. Un contrôle est imposé tous les quatre mois par la réglementation.
Pour détecter et solutionner les fuites, notamment dans les torches, les industriels doivent utiliser des méthodes fiables et susceptibles de leur assurer une conformité aux yeux de l’Union européenne, réunies au sein du programme LDAR (pour Leak Detection and Repair) qui oblige les industriels. Pour l’appliquer, ils s’entourent de tiers de confiance indépendants dont c’est le cœur de métier, à l’instar de Bureau Veritas. Créé en 1828, l’entreprise leader sur le marché des tests, inspections et certifications (TIC) et entrée dans le CAC40 depuis 2024 concentre ses efforts autour de la mesure et de la quantification pour répondre aux besoins de ses quelque 400 000 clients parmi lesquels des extracteurs, des transporteurs, des distributeurs… Dans le Sud, forte région industrielle – notamment à Fos – les besoins sont nombreux. L’entreprise, qui vient d’ouvrir d’un centre technique spécialisé dans la réduction des émissions de méthane à Aix-en-Provence, intègre également un centre de formation mondial LDAR pour lequel l’entreprise a investi 1,5 million d’euros. Un site géographique qui n’a rien d’un hasard, « nous avions déjà des experts qui travaillent sur le sujet depuis plus de trente ans. Nous avons profité de notre expertise locale et reconnue à l’international pour former des collaborateurs inspecteurs et techniciens d’Europe et du monde entier », explique Karine Havas, présidente de Bureau Veritas France. Au cours de l’année 2026, le leader des NTC prévoit le recrutement de 15 experts pour soutenir cette accélération.
