Lille a été choisie mercredi pour accueillir le siège de la future Autorité douanière européenne, face à huit autres villes candidates, prenant ainsi sa revanche après avoir vu lui échapper l’Autorité européenne du médicament en 2017. La métropole du nord de la France, chef-lieu de la région des Hauts-de-France, était en concurrence avec Rome, finaliste, ainsi que Varsovie, Zagreb, Bucarest, La Haye, Liège, Porto et Malaga.
La décision a été prise conjointement par le Parlement européen et le Conseil de l’UE, l’instance qui représente les 27 États membres, via une procédure spéciale. Le Conseil et le Parlement européen avaient présélectionnés chacun Lille et Rome, sans se concerter. Il a fallu ensuite trois tours de scrutin pour les départager.
L’Autorité douanière de l’Union européenne (également connue sous son acronyme anglais EUCA) doit voir le jour en 2028. Sa création est l’un des principaux éléments de la réforme du système douanier européen, avec une nouvelle plateforme des données douanières, qui centralisera les informations des 27 États membres.
« Fier de cette victoire collective : élus, entreprises, universités, une mobilisation exemplaire de tout le territoire », s’est félicité le maire de Lille, Arnaud Deslandes, sur le réseau X. « Notre position au carrefour de l’Europe, notre ambition : tout nous désignait », a-t-il souligné.
« Des emplois. Du rayonnement. Et une nouvelle fois, la preuve que les Hauts-de-France sont au cœur de l’Europe », a salué de son côté Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France. « C’est un choix judicieux », a estimé l’eurodéputé néerlandais Dirk Gotlink (PPE, droite), l’un des représentants du Parlement dans cette procédure.
