Tag: Liban

  • «Tsahal va s’effondrer» : l’armée israélienne n’a plus les moyens de ses guerres

    DÉCRYPTAGE – Engagée en Iran, au Liban, en Syrie, à Gaza et en Cisjordanie, l’armée israélienne manque d’hommes pour faire face sur tous les fronts.

    Iran, Liban, Syrie, Gaza, Cisjordanie. Jamais dans l’histoire d’Israël, son armée n’a mené autant de guerres de front. Depuis le 7 Octobre, et le massacre de 1 200 Israéliens par le Hamas, le gouvernement israélien s’attelle à remodeler le Moyen-Orient par les armes. Mais les ambitions de l’État hébreu se heurtent à un problème arithmétique : Tsahal est engagée dans une guerre élargie sans avoir les moyens humains de la soutenir durablement. « Tsahal va imploser », a alerté le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, devant les ministres, cité par la chaîne 13 israélienne.

    « Il faut davantage de soldats combattants, reconnaît le général de brigade Effie Defrin. L’éventail des missions s’est élargi (…) et nous devons nous préparer à de futures missions », a-t-il ajouté. L’inquiétude n’est pas nouvelle, et depuis des mois les responsables militaires alertent sur la situation, estimant qu’il manque pour l’heure au moins 15 000 soldats à Tsahal, dont 7 000 combattants. Le 1er mars…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 79% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • «La stratégie israélienne est de dépeupler complètement le Sud» : au Liban, la crainte d’une invasion durable

    «La stratégie israélienne est de dépeupler complètement le Sud» : au Liban, la crainte d’une invasion durable

    DÉCRYPTAGE – La guerre en Iran, qui a ravivé le conflit avec Israël, exacerbe les tensions au sein du pays du Cèdre.

    Jusqu’où ira cette énième guerre avec Israël ? Au Liban, le choc renouvelé de la violence meurtrière se double désormais d’une menace existentielle : l’annexion du sud du pays jusqu’au fleuve Litani. Si Tel-Aviv n’affiche pas cette ambition territoriale, le ministre israélien de la Défense évoquant à ce stade « une ligne de défense avancée », de nombreuses déclarations israéliennes accréditent au Liban la crainte d’un projet territorial ancré dans l’histoire du sionisme.

    Face à ce scénario catastrophe, l’impuissance quasi totale des autorités libanaises se conjugue à une exacerbation des tensions et des clivages politiques internes. Les appels à la négociation sont restés lettre morte jusqu’à présent, tandis que sur le terrain, à la frontière, le Hezbollah se pose en dernier rempart face à l’invasion terrestre, malgré un rapport de force extrêmement inégal. Le pilonnage israélien des localités frontalières est méthodique. Et la destruction des principaux ponts assurant l’interconnexion…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 82% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • « Même les rats se font tuer » : la banlieue sud de Beyrouth prise en étau dans la guerre entre Israël et le Hezbollah

    « Même les rats se font tuer » : la banlieue sud de Beyrouth prise en étau dans la guerre entre Israël et le Hezbollah

    REPORTAGE – Dahiyé est pilonnée sans relâche depuis trois semaines. Fief du Hezbollah, son histoire a épousé celle du parti-milice et de ses conflits avec l’État hébreu.

    À l’abri de l’auvent d’une boutique fermée par de lourdes grilles, cinq hommes en noir épient les quelques passants qui s’approchent du quartier de Haret Hreik sans oser s’y enfoncer. En face, la pluie tombe dru et percute les milliers de morceaux de verre éclatés sur la chaussée. Un instant, le tonnerre gronde. Le groupe se fige et sonde les nuages, aux aguets. Avec ou sans tempête, le ciel inquiète. Depuis trois semaines et la reprise de la guerre avec Israël, les missiles n’ont cessé de s’écraser de l’autre côté de la barrière de fer qui marque l’entrée de Dahiyé, la banlieue sud de Beyrouth, sans cesse pilonnée.

    L’installation a été montée là pour dissuader tout passage. Pour des raisons de sécurité, plus personne, ou presque, n’est autorisé à entrer. Des voisins « vigilants », affiliés au Hezbollah, ceux-là mêmes qui, vêtus de noir, scrutent les sorties et les entrées, sont ici pour le rappeler. « À l’intérieur, même les rats sont susceptibles de se faire tuer », justifie…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir.

    Vente Flash

    -70% sur votre abonnement. Sans engagement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • Saïda, cité-refuge libanaise dans la bascule de la guerre

    Saïda, cité-refuge libanaise dans la bascule de la guerre

    REPORTAGE – Dernière ville avant la zone d’évacuation ordonnée par Israël, au sud, Saïda absorbe plusieurs milliers de déplacés venus des zones frontalières et craint à son tour d’être plongée dans la guerre.

    Les genoux plongés dans la terre, un homme en uniforme enlace le corps inerte de Fahmi Mahieddine al-Chami dans le creux d’une excavation. De ses doigts, il attrape un morceau de glaise qu’il fait tomber doucement contre la silhouette immobile. Bientôt, c’est tout un bataillon qui creuse et rabat la terre, psalmodie comme un seul homme des prières à la mémoire du défunt. Des larmes roulent sur les joues, sans un bruit. Peu y prêtent attention. À Saïda, jusqu’ici relativement épargnée par les guerres successives avec Israël, les morts ont fait ces derniers jours plus de bruit que les vivants.

    De la foule se détache la mère, drapée d’un grand voile noir qui se défait à mesure qu’elle agite son corps nerveusement. « Sois fière, lui glisse une femme, tu comptes désormais parmi les tiens un martyr ». Fahmi, son fils, a été tué la veille dans la quatrième frappe israélienne qui s’est abattue près de la corniche de Saïda, à l’angle d’un carrefour. Membre de la défense civile, il tentait de…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir.

    Vente Flash

    -70% sur votre abonnement. Sans engagement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link