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    IA : la France cherche l’équilibre entre régulation, compétitivité et souveraineté

    Face à l’essor rapide de l’IA, la filière numérique s’efforce de trouver une ligne commune sur l’évaluation de l’accélération technologique, les exigences de régulation et les impératifs de souveraineté. Ces arbitrages ont été au cœur des Rencontres numériques de Strasbourg, organisées le 16 avril par Numeum et le Cigref.

    Le débat français sur l’intelligence artificielle (IA) peut-il se stabiliser autour d’une approche plus pragmatique que passionnelle ? Réunis à Strasbourg du 16 au 18 avril, à l’invitation conjointe du syndicat professionnel Numeum et du Cigref, l’association qui fédère les réflexions des entreprises autour des usages numériques, les acteurs économiques et pouvoirs publics se sont accordés sur un constat : l’IA est déjà dans les usages et transforme le travail.

    « L’IA générative a connu une adoption extrêmement rapide. En deux ans, elle a été adoptée par près de la moitié des Français, ce qui est beaucoup plus rapide que les technologies précédentes comme Internet ou la téléphonie mobile », a rappelé Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, invitée à Strasbourg par les organisateurs des rencontres.

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    Pendant deux jours et demi, 200 dirigeants et décideurs du numérique ont tenté d’établir une position commune sur les usages de l’intelligence artificielle. Ni fascination aveugle ni méfiance de principe : les débats organisés à Strasbourg sous forme d’ateliers thématiques se sont cristallisés autour des questions de la souveraineté, de l’identification des dépendances et de la compétitivité d’une offre européenne.

    Résilience et compétitivité

    « Le cycle d’innovation de l’IA est excessivement rapide, il est même fulgurant », a rappelé Véronique Torner, présidente de Numeum. L’enjeu n’est plus seulement d’accompagner les usages. « On ne peut pas aborder le sujet de la résilience si on n’a pas à l’horizon la compétitivité. Cela n’a pas de sens de dire “je veux avoir une autonomie stratégique” si cela ne s’inscrit pas dans une trajectoire de compétition internationale et dans une logique de responsabilité », a-t-elle estimé.

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