VU D’AILLEURS – L’Iran souhaite imposer des droits de transit de plusieurs millions de dollars pour le passage du détroit d’Ormuz. Une telle mesure serait contraire au droit international, mais certains analystes y voient néanmoins des avantages.
Le président américain Donald Trump avait qualifié un programme iranien en dix points de « base de travail » pour des négociations de paix. « Il y aura beaucoup d’argent à gagner », avait-il laissé entendre. Cette perspective vaut également pour le régime des mollahs : dans ce plan, Téhéran revendique le droit de percevoir une taxe de transit de deux millions de dollars pour chaque pétrolier franchissant le détroit d’Ormuz.
Avant la guerre avec Israël et les États-Unis, entre 80 et 100 navires empruntaient quotidiennement ce détroit. Selon les modalités retenues et les éventuelles exemptions, le régime des mollahs pourrait ainsi engranger des dizaines de milliards de dollars par an. Mais quelles en seraient les conséquences pour l’économie mondiale ?
Tout d’abord, une telle taxe serait contraire au droit international. La Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1994 garantit en effet à tous les navires le droit de franchir librement les détroits, comme celui…
