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  • EN DIRECT. Second tour des élections municipales : participation de 48,10 % à 17 heures

    EN DIRECT. Second tour des élections municipales : participation de 48,10 % à 17 heures

    Les informations à retenir

    • Environ 17,1 million d’électeurs sont appelés à voter dimanche au second tour des municipales, où le suspense est de mise dans la quasi-totalité des grandes villes françaises

    • Le premier tour avait été marqué par la poussée de La France insoumise et du Rassemblement national à un an de la présidentielle.

    • Le taux de participation était de 48,10% à 17 heures en France métropolitaine, contre 48,90 % par rapport au premier tour à la même heure, selon le ministère de l’Intérieur

    ⏱️ 17h36. À Nice, les électeurs se sont plus déplacés qu’au premier tour
    La participation est en hausse de deux points à Nice, à 48% contre 46% à la même heure au premier tour. Pour rappel, le résultat du premier tour avait fait l’effet d’un séisme, portant le candidat UDR/RN Eric Ciotti en tête, à 43,43% loin devant son adversaire, Christian Estrosi, étiqueté Horizons, crédité de 30,92% des voix. 

    ⏱️ 17h30. 45,09% de participation à Lyon
    Dans le Rhône, où Lyon est le théâtre d’un duel très serré, 45,09% des électeurs avaient validé leur bulletin à 17 heures.

    🔎 À l’approche du second tour des municipales, la tension monte d’un cran à Nantes. L’accord entre la maire sortante Johanna Rolland et le candidat LFI William Aucant a été pointé du doigt par le candidat de la droite Foulques Chombart de Lauwe qui parle de « l’alliance de la honte ».
    👉 Lire l’analyse de notre journaliste Florence Falvy

    ⏱️ 17h18. À Toulon, la participation est finalement stable
    À Toulon, ville convoitée par le RN, la participation est de 51,07 à 17 heures, un chiffre proche du premier tour à la même heure, alors qu’elle avait progressé de 5 points à midi par rapport au premier tour. 

    ⏱️ 17h12. Une participation en baisse à Paris
    À Paris, la participation est de 40,9% à 17 heures, moins de 3 points par rapport au premier tour. 

    ⏱️ 17h10. Le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et l’Eure-et-Loire ont le moins voté
    Du côté des mauvais élèves, le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et l’Eure-et-Loire sont les départements qui ont le moins voté.

    ⏱️ 17h05. Participation en hausse à Marseille
    À Marseille, la participation est supérieure de 3 points par rapport au premier tour. Une hausse qui peut s’expliquer par l’effet OM, alors que le club marseillais joue à 17h15 contre Lille ce qui pourrait avoir motivé les supporters à se déplacer plus tôt dans leur bureau de vote. 

    🔮 17h03. Selon les projections d’Elabe, la participation devrait s’élever à 57% à 20 heures.

    ⏱️ 17h00. Taux de participation de 48,10% à 17 heures
    Le taux de participation au second tour des élections municipales était de 48,10% dimanche à 17 heures en France métropolitaine, contre 48,90 % par rapport au premier tour le 15 mars à la même heure, selon le ministère de l’Intérieur. Au second tour des élections municipales de 2020, qui s’était déroulé en période de Covid, le taux de participation à 17 heures s’était établi à 38,77 %, un chiffre exceptionnellement bas en raison de la crise du Covid. 

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  • Pétrole : la guerre en Iran bouleverse l’économie mondiale et fait grimper les prix

    Pétrole : la guerre en Iran bouleverse l’économie mondiale et fait grimper les prix

    La guerre en Iran est un séisme dont les répliques se font désormais sentir sur l’ensemble de la planète. Vendredi, le prix de référence du baril de brent était de 112,19 dollars, après avoir flirté la veille avec les 120 dollars. Selon un rapport récent d’Oxford Economics, s’il franchit le seuil des 140 dollars, l’économie mondiale basculera dans une légère récession, avec une contraction du PIB mondial de 0,7 % d’ici à la fin de l’année.

    Déjà, en Europe, les conséquences de cette nouvelle crise de l’énergie sont visibles. Partout, le prix à la pompe s’est envolé. La réponse à ce mini-choc se fait en ordre dispersé. Si la France a choisi le statu quo, nos voisins, eux, ont pris des mesures d’accompagnement des consommateurs. L’Espagne a annoncé vendredi un plan d’urgence avec une baisse de la TVA sur l’essence (de 21 % à 10 %) et des subventions spécifiques aux secteurs les plus touchés (transport routier, agriculture). Avant Madrid, l’Italie avait pris un décret qui prévoit une baisse pendant trois semaines de 25 centimes d’euro sur le litre de gazole et d’essence.

    En Asie, l’autre partie du monde la plus durement touchée, les États ont mis en place des mesures bien plus drastiques. En Thaïlande, pour économiser l’énergie, impossible de régler l’air conditionné en deçà de 26 °C dans les administrations. Aux Philippines, les fonctionnaires sont passés à la semaine de quatre jours, là aussi pour ne pas gaspiller. Au Sri Lanka, la circulation alternée a été mise en place. Le gouvernement espère ainsi faire baisser la consommation de carburant de 20 %.

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  • Municipales : une participation de 20,33 % à midi, meilleure qu’en 2020

    Municipales : une participation de 20,33 % à midi, meilleure qu’en 2020

    Les Français ont été nombreux à se rendre aux urnes ce dimanche. Plus de 33 000 communes connaissent déjà leur maire, élu dès le premier tour. Mais, ce dimanche, environ 17,1 millions d’électeurs sont appelés à voter dans 1 580 communes et secteurs. Les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures, dimanche 22 mars, pour le second tour des municipales, et fermeront à 18, 19 ou 20 heures selon les villes.

    À midi, la participation s’est élevée à 20,33 % selon le ministère de l’Intérieur. Un chiffre de 5,04 points plus élevé qu’en 2020, où seuls 15,29 % des inscrits sur les listes électorales s’étaient rendus aux urnes à la même heure, dans un contexte perturbé par le Covid-19. L’affluence est aussi plus élevée qu’en 2014, où 19,83 % des inscrits avaient voté. C’est d’autant plus notable, qu’au premier tour, la participation a atteint 57,17 %, un taux historiquement faible.

    Suspens à Paris, Marseille et Lyon

    Rarement, en effet, des élections municipales se seront révélées aussi incertaines, après une période d’entre-deux-tours marquée par la conclusion de nombreuses alliances, parfois inattendues, et par plusieurs désistements notoires.

    À Paris, trois listes sont en lice : celle du socialiste Emmanuel Grégoire, celle de Rachida Dati, soutenue par Les Républicains, et celle de l’insoumise Sophia Chikirou. À Marseille, c’est une triangulaire entre le maire sortant divers gauche, Benoît Payan, le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio, et la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal.

    Au terme d’une campagne émaillée d’invectives entre Insoumis et socialistes, les deux plus grandes villes de France (Paris et Marseille) font pourtant office d’exceptions dans le jeu des alliances. Car si le PS s’est refusé à tout accord national avec LFI, ses représentants locaux n’ont pas hésité à franchir le pas après un premier tour marqué par les bons scores de LFI dans les métropoles.

    L’un des scrutins les plus serrés a lieu à Lyon : le sortant écologiste Grégory Doucet y est au coude à coude avec l’ancien patron de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas. Autre bastion gagné lors de la vague verte de 2020, Bordeaux pourrait devenir une rare terre de conquête macroniste, si l’ex-ministre Thomas Cazenave parvient à déloger le sortant Pierre Hurmic.

    Alliances à gauche, avancées du RN

    Les socialistes, qui gardent le leadership à gauche au niveau local, ont souvent accepté le ralliement des Insoumis, que ce soit à Nantes, Brest, Clermont-Ferrand ou Avignon. À Toulouse et Limoges, c’est même derrière LFI que la gauche s’est rangée pour tenter de battre la droite. Les Insoumis visent aussi Roubaix (Nord), après avoir gagné Saint-Denis dès le premier tour. Le PS espère lui conserver Lille, après avoir fusionné avec les Écologistes, et prendre à ces derniers Strasbourg.

    Le Rassemblement national, dont la progression se confirme désormais localement sans atteindre les scores de ses responsables nationaux, garde notamment les yeux sur Toulon, Nîmes, Carcassonne. Surtout, il compte bien sur son allié Éric Ciotti (UDR), ex-patron de LR favori à Nice, pour incarner le succès de la stratégie d’union de la droite et de l’extrême droite, que le président du RN, Jordan Bardella, tente d’imposer dans la course à l’Élysée.

    Après une campagne rocambolesque, ce scrutin dans la Cité des Anges symbolise les fractures du bloc central, le patron des Républicains, Bruno Retailleau, ayant refusé de soutenir Christian Estrosi (Horizons) en dépit des accords.

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  • En Italie, l’heure du test pour Giorgia Meloni

    En Italie, l’heure du test pour Giorgia Meloni

    Le texte est un vieux cheval de bataille de Silvio Berlusconi. Et l’un des trois grands chantiers promis par le gouvernement de Giorgia Meloni. Aujourd’hui et demain, les Italiens vont devoir se prononcer par référendum sur une réforme constitutionnelle de la justice. En campagne à Milan, le 12 mars, la Première ministre d’extrême droite a agité la menace que, en cas d’échec « on se retrouvera avec des décisions encore plus surréalistes. […] Des immigrés clandestins, des violeurs, des pédophiles, des dealers remis en liberté ». La virulence du discours en dit long sur les enjeux de ce scrutin.

    La réforme controversée prévoit la séparation des carrières entre les juges et les procureurs, empêchant le passage d’une fonction à l’autre. Elle scinde aussi le Conseil supérieur de la magistrature en deux, avec des membres tirés au sort, et confie les procédures disciplinaires à une autorité externe. Le projet divise jusqu’au sein de l’appareil judiciaire.

    D’un côté, des figures comme l’ancien juge constitutionnel Sabino Cassese et le magistrat Antonio Di Pietro, symbole de la lutte anticorruption dans les années 1990, le soutiennent. De l’autre, les célèbres procureurs antimafia Nicola Gratteri et Antonio « Nino » Di Matteo appellent à voter « non ».

    L’exécutif avance que la loi réduira le poids des courants politiques au sein de la magistrature. Ils « ont compromis sa crédibilité, son prestige et son autorité », a affirmé Giorgia Meloni la semaine dernière. Les opposants estiment que le texte ne résout pas les vrais problèmes de la justice comme le manque de personnel et la lenteur des procès. Ils redoutent aussi une dérive illibérale : le gouvernement diviserait la magistrature pour mieux la contrôler.

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  • OPINION. « Interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans ne suffit pas », par Mario Stasi et Shani Benoualid

    OPINION. « Interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans ne suffit pas », par Mario Stasi et Shani Benoualid

    Le 26 janvier dernier, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi visant à interdiction l’usage des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Sans contrôle strict de l’âge ni accompagnement éducatif, cette interdiction nationale risque de rester insuffisante.

    Nous savons à la Licra que ce combat que nous menons depuis des décennies contre le racisme, l’antisémitisme et contre toutes les discriminations ne peut ni ne doit se résumer à la dénonciation, à la vigilance ou à la sanction judiciaire, par ailleurs indispensables.

    Avec la sanction ou l’interdiction, il faut l’éducation ou la formation, que ce soit à l’école, dans les centres de formation sportifs, les établissements secondaires ou supérieurs, les écoles de commerce ou les entreprises dans lesquelles nos bénévoles interviennent régulièrement.

    Plus de 16.000 atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux ont été enregistrées en 2024.

    L’un des principaux lieux d’échange et de connaissance mais aussi d’invectives ou de haine devient cet espace numérique protéiforme. Plus de quatre jeunes sur cinq, entre 11 et 17 ans, utilisent chaque jour au moins une grande plateforme ; 44 % accèdent aux réseaux sociaux avant 13 ans. Dans le même temps, plus de 16.000 atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux ont été enregistrées en 2024. La haine n’est pas « fabriquée » par un écran mais amplifiée de façon exponentielle.

    Il est aujourd’hui urgent de définir des outils adaptés pour protéger une démocratie que nous espérons encore solide. La question n’est en effet plus de savoir si une majorité numérique est souhaitable, mais ce qu’elle doit effectivement produire. Les parents le formulent désormais sans détour : 74 % d’entre eux se disent favorables à l’interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans.

    Dans ce contexte, l’instauration d’une majorité numérique à 15 ans ne saurait être un aboutissement. L’enjeu décisif est celui de l’émancipation numérique. Protéger les mineurs en ligne suppose de leur permettre d’acquérir, progressivement, une autonomie : ils doivent être en mesure de comprendre une situation, identifier un risque, exercer un choix ou mobiliser un recours.

    L’exigence de sécurité doit valoir partout où des mineurs interagissent.

    La France dispose déjà de bases solides dans l’école. On citera le programme PHARE structure la prévention et la prise en charge du harcèlement ou l’éducation aux médias et à l’information (EMI) forme au décryptage des sources, des images et des récits. Ce qui manque, c’est un parcours continu et identifiable, surtout au collège, à l’âge des premiers usages massifs.

    Enfin, toute politique publique doit s’accompagner d’une exigence d’évaluation. Une part décisive de la sociabilité numérique des mineurs se joue dans les univers de jeu et leurs canaux d’échange, écrits ou vocaux, intégrés aux jeux ou adossés à des services tiers. Ce sont des espaces d’amitié et de coopération ; ce sont aussi, trop souvent, des espaces d’injures, de harcèlement, de prédation, et de banalisation de contenus haineux.

    L’exigence de sécurité doit valoir partout où des mineurs interagissent, avec des paramètres protecteurs effectifs, des signalements accessibles, une modération réactive et traçable. Doit être aussi immédiate la visibilité des ressources d’aide, notamment le 3018, numéro national dédié aux victimes de violences numériques.

    Mais rien ne pourra se faire sans une coalition qui associera éditeurs de jeux, associations de protection des mineurs, autorités indépendantes, chercheurs et acteurs de la prévention. Les signaleurs de confiance reconnus au titre du DSA verront aussi leur mission élargie dans cet univers des jeux.

    Le combat universaliste impose que nos démocraties fondées sur les Lumières ne sombrent pas dans un cauchemar numérique.

    Pour beaucoup d’adolescents, l’information ou les termes du débat passent par des créateurs de contenu. Intégrer pleinement ceux-ci à une politique de protection, c’est reconnaître une évidence. Les pouvoirs publics devront donc créer des espaces de réflexion avec ces créateurs de contenus.

    En définitive, si la majorité numérique à 15 ans a pu ouvrir une voie, il est urgent de mettre en place une politique d’émancipation, à la hauteur du défi. Son efficacité dépendra de la cohérence d’ensemble, de l’école aux plateformes, des univers de jeu aux espaces de création, et de la capacité à mesurer ce qui fonctionne réellement.

    Le combat universaliste impose que nos démocraties fondées sur les Lumières ne sombrent pas dans un cauchemar numérique. Nous avons une responsabilité historique envers notre jeunesse, celle de tout faire pour que nos espaces numériques ne soient pas une promesse de déflagration, de désinformation ou d’incitation à la haine mais plutôt le terrain d’opportunités formidables d’échanges et de connaissance.

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  • Municipales à Strasbourg : des fusions à haut risque au second tour

    Municipales à Strasbourg : des fusions à haut risque au second tour

    À Strasbourg, l’entre-deux-tours provoquera-t-il la fuite d’électeurs écologistes et socialistes, rebutés par les stratégies de fusion de leurs candidats ? En intégrant l’Insoumis Florian Kobryn à sa liste, la maire sortante écologiste Jeanne Barseghian a permis à la gauche de rester dans la course après un premier tour décevant. En accueillant le centriste Pierre Jakubowicz sur sa liste, la socialiste Catherine Trautmann, en tête dans les sondages depuis plusieurs semaines, a élargi son socle électoral vers le centre. Mais chacune, en scellant son accord, a pris le risque de perdre une partie de son électorat d’origine.

    Le premier tour, dimanche dernier, a établi une hiérarchie fragile : Catherine Trautmann, soutenue par le Parti socialiste, est arrivée en tête avec 25,9 % des suffrages devant Jean-Philippe Vetter (LR) avec 24,2 % et Jeanne Barseghian avec 19,7 %. Florian Kobryn (LFI) pouvait se maintenir avec 12 % des voix.

    Pour Jeanne Barseghian, cet accord avec LFI s’est imposé comme une nécessité. Certains y ont vu sa « seule voie de survie » dans le contexte d’une triangulaire. Sur le papier, l’union de la gauche lui redonne de l’élan. Mais dans les faits, l’opération reste fragile : il s’agit de récupérer les voix Insoumises, tout en évitant de perdre des électeurs écologistes ou sociaux-démocrates rétifs à LFI. Jeanne Barseghian assume cette alliance fondée, dit-elle, sur de « nombreuses convergences » programmatiques.

    Un « arc républicain » autour de Trautmann face au jeu des alliances

    Mardi, Pierre Jakubowicz (Horizons), éliminé, a proposé d’apporter ses 5,1 % à Catherine Trautmann. En intégrant le candidat centriste, Catherine Trautmann se présente ce dimanche comme le point de ralliement d’un « arc républicain » hostile à l’alliance Barseghian-Kobryn. En 2024, les deux opposants municipaux avaient déjà formé une coalition iconoclaste face à un projet d’extension du tramway défendu contre l’avis des riverains par Jeanne Barseghian.

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  • « Tous ceux qui disaient plus jamais avec LFI nous ont suppliés de s’allier avec nous » : face au volte-face du PS, la jubilation de Mélenchon

    « Tous ceux qui disaient plus jamais avec LFI nous ont suppliés de s’allier avec nous » : face au volte-face du PS, la jubilation de Mélenchon

    Jean-Luc Mélenchon a passé une très bonne semaine. « Il s’est régalé », confie un de ses plus proches. De leur propre aveu, ses Insoumis ne s’attendaient pas à vivre une telle percée dans les grandes villes dimanche dernier, lors du premier tour des municipales. « Nos objectifs sont atteints et même dépassés », confirme le stratège Paul Vannier.

    Après Saint-Denis remporté dès le premier tour, Toulouse, Limoges, Roubaix, La Courneuve et quelques autres communes pourraient passer sous pavillon LFI ce dimanche soir. Inespéré pour ce mouvement que l’on croyait de plus en plus isolé sur l’échiquier politique à force de polémiques.

    « Nous avons entièrement retourné une situation dont on disait qu’elle serait une punition exemplaire pour nous ; il faut se réjouir et ne pas s’en priver », a demandé le chef de LFI aux siens, même si ce succès doit être largement nuancé au regard des faibles scores du mouvement dans les villes hors métropoles. « Le PS a eu la victoire électorale, LFI a eu la victoire politique », en conclut un responsable socialiste, alors que le parti à la rose a quant à lui décroché plus de 700 mairies dès le premier tour.

    Pour Jean-Luc Mélenchon, le succès n’est pas tant dans les résultats définitifs que dans les ralliements du reste de la gauche à ses listes qualifiées pour le second tour. Confirmation, selon lui, que son mouvement demeure « incontournable ». Qu’aussi « infréquentable » que le dépeignent ses adversaires, rien ne peut se faire sans lui. « Tous ceux qui disaient plus jamais au grand jamais avec La France insoumise nous ont suppliés par téléphone de pouvoir s’allier avec nous », savoure Paul Vannier.

    Une figure de gauche qui connaît l’Insoumis depuis plus de trente ans commente : « Jean-Luc Mélenchon se fout complètement de conquérir des villes. Ce qui lui importe, c’est d’avoir fait coucher la gauche non mélenchoniste. Il a réussi à casser la prise de distance, démontrant que le PS pouvait encore s’allier à lui. »

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  • La gauche face à ses choix, le RN à l’épreuve des grandes villes : l’heure des comptes

    La gauche face à ses choix, le RN à l’épreuve des grandes villes : l’heure des comptes

    Par le passé, l’expérience a souvent montré que les élections locales ne structuraient pas le scrutin présidentiel qui suivait juste après. En 2001, la gauche remporta Paris et Marseille, puis l’année suivante, elle ne fut pas qualifiée pour le second tour de la compétition élyséenne. En 2021, la Macronie et le Rassemblement national connurent des déboires très humiliants aux régionales, et en 2022, Emmanuel Macron et Marine Le Pen furent les finalistes de la présidentielle.

    Malgré tout, ce dimanche, personne ne pourra s’empêcher de tirer des conclusions des résultats du second tour des élections municipales en vue du match de l’an prochain qui, dès ce soir, occupera les esprits dans tous les états-majors. Seront-elles aisées à dessiner ? Sur le papier, le résultat de ce second tour municipal paraît très incertain dans une soixantaine de villes de plus de 30.000 habitants – un chiffre considérable.

    Dans l’entre-deux-tours de ces municipales, c’est la question des alliances à gauche qui aura dominé le débat. Ce soir, c’est donc d’abord ce qu’elles auront concrètement produit qui sera observé. En la matière, le test de Toulouse sera le plus scruté. Le candidat LFI François Piquemal, derrière qui le PS s’est rangé, battra-t-il le maire centriste sortant, Jean-Luc Moudenc ? Le mélenchoniste parviendra-t-il à faire le plein des voix à gauche (les listes Insoumise et socialiste ont totalisé 52,5 % au premier tour) ou subira-t-il une déperdition du côté des électeurs sociaux-démocrates, qui n’auront pas envie d’une candidature si radicale ? La prise de la troisième ville de France par le parti de Jean-Luc Mélenchon, qui devrait aussi remporter ce soir Roubaix, serait un séisme national.

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  • Crise de l’énergie : supportable pour la France, coûteuse pour les Français

    Crise de l’énergie : supportable pour la France, coûteuse pour les Français

    Ennemis historiques de la croissance économique, les chocs énergétiques sont de retour. Les deux plus graves récessions de l’après-Seconde Guerre mondiale ont été provoquées par la flambée des cours du pétrole, qui ont quadruplé en 1973 puis triplé en 1979. Et on oublie trop souvent que la récession de 2009, avant d’être déclenchée par la déflagration financière des subprimes, avait aussi été précédée d’une poussée de fièvre sur le brut.

    Jamais, pourtant, l’économie française n’a été aussi bien armée face aux chocs pétroliers qu’aujourd’hui. La chasse au gaspi et les progrès technologiques ont rendu nos chauffages et nos véhicules beaucoup moins gourmands en hydrocarbures : dans les années 1960, une voiture à essence consommait entre 10 et 15 litres aux 100 kilomètres, deux fois plus qu’en 2026. Nous avons diversifié nos sources d’énergie : en 1965, le pétrole représentait les deux tiers de l’énergie consommée en France, le charbon presque tout le reste ; désormais, le pétrole ne pèse plus que 30 % du total, mais le nucléaire 40 %, le gaz plus de 10 %, les renouvelables presque 20 %.

    Il y a eu encore la montée en puissance des services (dorénavant les deux tiers de l’économie), moins gourmands en pétrole que l’industrie. En fin de compte, dans 1 euro de PIB en France, il y a de 3 à 4 fois moins de pétrole aujourd’hui qu’en 1972, et la tendance est la même au niveau mondial. Y compris en Chine.

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  • Avec la guerre au Moyen-Orient, la soutenabilité de la dette française en question

    Avec la guerre au Moyen-Orient, la soutenabilité de la dette française en question

    Pour le gouvernement, la crise au Moyen-Orient survient à un moment de fragilité des finances publiques. Déjà incertaine, la trajectoire budgétaire construite en loi de finances, qui prévoit un déficit public de 5 % du PIB en 2026, paraît encore plus indécise depuis le 28 février. « Ce choc externe devrait réduire notre croissance, donc nos recettes fiscales, et augmenter un peu les dépenses s’il y a une montée du chômage », prévient Sylvain Bersinger, économiste et fondateur du cabinet Bersingéco. Signe que la cible sera difficile à atteindre, le département des études économiques et sectorielles de la Société générale anticipe un déficit de 5,2 % cette année.

    Au-delà de cette crise conjoncturelle, la France présente les finances publiques les plus dégradées de la zone euro. Une fois de plus, la Cour des comptes a tiré la sonnette d’alarme dans son rapport paru mi-février : en 2025, le déficit s’est accru de 161 milliards, portant la dette publique à 3 465 milliards d’euros, soit 116,3 % du PIB, a-t-elle rappelé. Plus grave, le ratio dette/PIB – qui permet de mesurer le poids de la dette par rapport à la richesse produite – n’est pas stabilisé et va continuer à progresser dans les prochaines années.

    Réaliser 100 milliards d’euros d’économies

    Dans ce contexte se pose à nouveau la question de la soutenabilité de la dette tricolore. C’est-à-dire de la capacité de l’État à la rembourser et à payer les charges d’intérêts. Des intérêts qui devraient atteindre 73,6 milliards d’euros en 2026, selon la Rue Cambon, et plus de 100 milliards d’euros à l’horizon 2029. « À court terme, il n’y a pas de problème de soutenabilité de la dette française, rassure Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode. Notamment parce qu’en cas de crise majeure la Banque centrale européenne interviendrait sur les marchés. »

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