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  • La salade de poulpe. La recette d’Anne Etorre

    La salade de poulpe. La recette d’Anne Etorre

    Il envahit les côtes atlantiques à cause du changement climatique et on le trouve sur tous les étals à des prix très accessibles.

    Lorsqu’on s’affranchit de son aspect visqueux et des nombreuses ventouses de ses tentacules, le poulpe se prête à de multiples recettes chaudes ou froides comme cette salade presque printanière.

    – Un petit poulpe d’environ 1 kg
    – 80 g de pousses d’épinards
    – 200 g de pommes de terre primeur (c’est le début de la saison !)
    – 2 branches de céleri
    – 6 c. à s. d’infusion de Trombolotto (peut être remplacé par un mélange d’huile d’olive, de citron et d’herbes aromatiques de votre choix hachées).

    Autre technique éprouvée pour attendrir le poulpe et qui demande de l’huile de coude : le masser, tentacule par tentacule, de la base vers l’extrémité en le frottant vigoureusement avec du gros sel d’abord puis plus lentement ensuite. Bien le rincer avant de le cuire.

    👩‍🍳 L’ingrédient qui fait tout le boulot

    Le Trombolotto est un mélange réalisé à partir d’une variété de citron endémique de la région du Latium en Italie. L’agrume est broyé avec de l’huile d’olive et d’autres herbes locales. Ce mélange s’utilise avec du poisson, des coquillages, sur des pâtes. On le trouve sur le site des créateurs de ce condiment. trombolotto.biz

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  • OPINION. « La paix est une histoire de femmes : arrêtons de faire semblant de l’ignorer », par Sarah Zitouni, experte des mécanismes de pouvoir et de leadership en entreprise

    OPINION. « La paix est une histoire de femmes : arrêtons de faire semblant de l’ignorer », par Sarah Zitouni, experte des mécanismes de pouvoir et de leadership en entreprise

    Pendant que les États s’échangent des ultimatums, une donnée circule discrètement dans les chancelleries : les dirigeantes femmes produisent des paix statistiquement plus durables. Ce n’est pas une posture. C’est un signal stratégique que le monde continue d’ignorer à ses risques.

    La guerre n’est pas une fatalité. C’est le produit d’un modèle de gouvernance millénaire : des cercles fermés, des ego surexposés, une culture institutionnelle qui confond domination et légitimité. Un modèle conçu par des hommes, pour des hommes et qui produit, avec une régularité troublante, les mêmes erreurs à grande échelle.

    Les accords de paix incluant des femmes négociatrices ont 35 % de chances supplémentaires de tenir au moins 15 ans. Ce chiffre, documenté par Inclusive Security et l’ONU Femmes, n’est pas un hasard statistique : il est le fruit d’un changement de paradigme. Là où la négociation classique se cristallise souvent sur le seul partage du pouvoir militaire, les femmes élargissent le périmètre des discussions à la santé, l’éducation, la justice locale et la réintégration civile. En intégrant ces piliers de la résilience sociale, elles ne signent pas seulement un cessez-le-feu précaire ; elles bâtissent les fondations d’une stabilité réelle et durable, indispensable à la survie des nations.

    Voici donc la différence entre une paix pérenne et un cessez-le-feu qui prépare la prochaine guerre. Et il se confirme même en entreprise : le FMI rapporte que les équipes dirigeantes mixtes sont structurellement moins exposées au biais de surconfiance, ce biais cognitif qui pousse un chef d’État comme un PDG à sous-estimer le coût de son offensive.

    La fermeté n’a aucun besoin de brutalité pour créer les conditions du respect.

    Sarah Zitouni, experte des mécanismes de pouvoir et de leadership en entreprise

    Angela Merkel a résisté douze ans aux pressions de Moscou sans jamais brandir une menace qu’elle n’avait pas l’intention d’exécuter. Sa dissuasion reposait sur une cohérence rare : elle disait ce qu’elle faisait. Tsai Ing-wen a subi l’encerclement militaire chinois sans jamais tomber dans le piège de l’escalade, et sorti Taïwan renforcé diplomatiquement. Ellen Johnson Sirleaf, première femme présidente d’Afrique, en est l’incarnation ultime. Après 14 ans de guerre civile au Liberia, elle a réussi là où tous les “seigneurs de la guerre” avaient échoué : stabilisation politique, relance économique et réduction massive des violences internes.

    Son succès était collectif : il a été soutenu et porté par le mouvement Women of Liberia Mass Action for Peace. Ces femmes ont forcé les chefs de factions à s’asseoir à la table des négociations. Elles ont prouvé que la paix n’est pas un vœu pieux et naïf, mais une exigence pragmatique portée par celles qui refusent de voir leurs enfants sacrifiés.

    « Dissuasion classique en panne »

    Ce que ces femmes partagent, ce n’est pas une douceur naturelle. C’est la capacité à produire des transformations majeures sans empiler les traumatismes qui en compromettent la durabilité.

    On nous oppose le faux dilemme : faiblesse ou brutalité. C’est une caricature intellectuelle. La fermeté n’a aucun besoin de brutalité pour créer les conditions du respect. La brutalité, elle, est l’aveu d’une faillite diplomatique et ce sont toujours les peuples qui en paient le prix.

    Selon le Stockholm International Peace Research Institute, un euro consacré à la prévention des conflits économise en moyenne dix euros de gestion post-crise.

    La dissuasion classique est en panne. Le feu nucléaire n’a pas arrêté l’invasion de l’Ukraine. La supériorité militaire américaine n’a pas stabilisé le Moyen-Orient. Ces échecs ont un dénominateur commun : des systèmes de décision à très faible diversité, très verticaux, imperméables aux signaux d’alerte que d’autres auraient intégrés.

    Reprendre le chemin de la diplomatie et d’un leadership coopératif et collaboratif n’est pas idéaliste. C’est l’arbitrage de plus fort rendement qu’un pays puisse choisir. Selon le Stockholm International Peace Research Institute, un euro consacré à la prévention des conflits économise en moyenne dix euros de gestion post-crise.

    Le monde n’a pas besoin de plus de généraux, ni de chefs d’États au discours martiaux. Il a besoin de diplomates et de stratèges qui comprennent que la sécurité réelle ne se mesure pas au nombre de têtes nucléaires, mais à la solidité des alliances et la coopération et compréhension entre les peuples.

    La paix n’est pas l’absence de conflit. Elle est une manière supérieure de les régler. Les femmes qui dirigent le prouvent, et l’ont prouvé de multiples fois, chiffres à l’appui. Ignorer cette réalité n’est plus une option politique, c’est une faute stratégique qui mène tout droit vers une escalade intolérable.

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  • OPINION. « Municipales, l’échec des populistes », par Alain Cluzet, docteur en urbanisme

    OPINION. « Municipales, l’échec des populistes », par Alain Cluzet, docteur en urbanisme

    Aux dernières élections présidentielles, le vote populiste avait représenté 52% des votes exprimés si on comptabilise Le Pen, Zemmour et à l’opposé, Mélenchon. Mais aux municipales ces deux pôles sont très loin de ces scores, ayant d’ailleurs renoncé à se présenter dans la grande majorité des communes. Le RN n’a déposé que 650 listes (sur plus de 3000 communes de plus de 3500 habitants) et a obtenu un score médian de 21% alors même qu’il ne s’est présenté que dans les communes qui lui sont le plus favorables.

    Un résultat d’autant plus déceptif qu’il est crédité de 35% des voix dans tous les sondages nationaux. Zemmour pour sa part n’a présenté réellement de candidats qu’à Paris. LFI de son côté a déposé 247 listes en métropole pour un vote médian de 12% dans ces communes choisies, assez loin du dernier vote connu de LFI, les 21% de Mélenchon lors de la présidentielle de 2022. Au total, les uns revendiquent le gain de 62 communes, les autres le gain d’une petite dizaine. Dérisoire pour deux partis qui prétendent un jour diriger la France.  

    Les deux se réclament ouvertement du populisme, d’un discours à forte tonalité émotionnelle, un discours simple qui s’adresse personnellement à chaque individu, au vrai peuple par-dessus tout corps intermédiaire, toutes les élites supposées incompétentes et corrompues. Le populisme se traduit par une critique frontale du pouvoir en place et procède par affichage de boucs émissaires soumis à la vindicte, les émigrés d’un côté, les patrons de l’autre. Il s’accompagne le plus souvent d’une tentation illibérale partagée avec Trump, Bolsonaro, Orban, Maduro ou Poutine. 

    Ils ne s’intéressent pas réellement aux municipales aux enjeux trop éloignés de leur objectif de rupture systémique. Mais ils sont contraints de s’y présenter pour l’effet vitrine que cela représente et pour obtenir des postes au Sénat. Leurs résultats cette année illustrent ce décalage immense entre le pragmatisme, l’adaptation au contexte local et le souci du quotidien que requiert la gestion locale et les envolées politiques hors sol de la plupart des leaders populistes. Il a déjà été démontré que plus de 80% des projets des communes et intercommunalités sont communs aux diverses majorités et largement partagés par la population. Tout ce qu’exècrent les populistes. 

    Ils ne s’intéressent pas réellement aux municipales aux enjeux trop éloignés de leur objectif de rupture systémique

    Mais les municipales sont également un révélateur du poids des villes dans la formation ou le rejet d’un vote populiste. Si les populistes de LFI sont d’abord implantés dans les villes grandes et moyennes, c’est lié à leur discours à l’adresse des habitants des quartiers sensibles et de la jeunesse très urbaine. Malgré cela, ils n’ont conquis que deux des villes de plus de 100.000 habitants (Saint-Denis et Roubaix), avec un vote moyen de 15% dans cette catégorie de villes contre près de 30 % à la présidentielle (source IFOP). 

    Quant au RN la situation est vraiment caricaturale : une seule victoire dans ces villes (Nice) et un score moyen inférieur à 15% dans ces communes alors même qu’il réalise lors du même scrutin 28% dans les communes de moins de 5000 habitants, soit près du double. Et c’est une constante dans toutes les élections, y compris nationales. Ainsi aux législatives de 2024 il a obtenu plus de 36% dans les communes de moins de 2000 habitants mais moins de moitié dans les villes de plus de 200.000 habitants. Il est donc d’autres raisons à cette disparité que le vote honteux et la difficulté à trouver des candidats. D’autant que des situations identiques existent aux Etats-Unis où Trump ne contrôle aucune des 100 principales métropoles ou dans l’Italie de Meloni qui en 2024 a perdu les municipales le même jour où elle gagnait les élections nationales. Nous en suggérons quelques-unes : 

    Le RN se nourrit de la détresse des gens, plus marquée dans les banlieues, petites villes ou néorural que dans les grandes villes qui touchent les dividendes de la globalisation et peuvent les redistribuer en emplois et services. 

    Le RN se nourrit de la détresse des gens, plus marquée dans les banlieues, petites villes ou néorural que dans les grandes villes

    L’isolement vécu dans les sociétés modernes hyper individualistes est plus facile à dépasser dans les grandes villes car elles comptent de nombreux espaces publics partagés et des politiques socio-culturelles qui permettent de se croiser autrement qu’en allant au travail et de se confronter à l’altérité. Car la peur des autres qui nourrit ce vote est d’abord la peur de l’inconnu. 

    Enfin, les villes et pas seulement les villes patrimoniales nous offrent des références culturelles communes, parfois juxtaposées, parfois confrontées mais jamais absentes, du moins jusqu’à l’uniformisation fonctionnaliste des villes de l’après-guerre. À une époque où les identités sont floutées et liquides, les grandes villes redeviennent des repères, tant d’une culture dominante que de celles des autres, de la diversité. Les villes permettent ainsi de se construire. 

    Les grandes villes sont donc un rempart contre le populisme. Mais il pourrait fonctionner plus efficacement en confiant aux métropoles la responsabilité d’une appartenance et d’un développement plus partagés avec leurs banlieues proches et lointaines. 

    auteur de « Les villes face au populisme », L’Aube 2026

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  • OPINION. « Crises géopolitiques : le vrai risque pour les investisseurs n’est pas celui que l’on croit », par Kévin Lajus, CEO de Zeus Invest

    OPINION. « Crises géopolitiques : le vrai risque pour les investisseurs n’est pas celui que l’on croit », par Kévin Lajus, CEO de Zeus Invest

    À chaque crise géopolitique, le même réflexe s’impose : protéger, arbitrer, attendre. Guerres, tensions énergétiques, instabilité politique : l’actualité impose son tempo et installe un climat d’urgence. Les marchés corrigent, les analyses se multiplient, les scénarios se contredisent. 

    Dans ce contexte, l’investisseur est tenté d’agir vite. Trop vite. Car l’histoire financière est formelle : ce ne sont pas les crises qui détruisent le plus de valeur patrimoniale. Ce sont les décisions prises sous leur effet. 

    L’illusion du choc 

    Les marchés n’ont jamais évolué en terrain stable. Chocs pétroliers, crises monétaires, conflits internationaux : l’instabilité est une constante, pas une exception. Et pourtant, sur le long terme, une autre constante s’impose : la création de valeur. 

    Les cycles se transforment, les équilibres se déplacent, certains secteurs reculent quand d’autres émergent. Mais les marchés s’ajustent, souvent plus rapidement que ne le perçoivent les investisseurs. 

    Penser qu’une crise remet en cause cette dynamique relève souvent d’une lecture de court terme. 

    Le piège émotionnel 

    Ce qui fragilise un patrimoine n’est pas la volatilité en elle-même mais la manière dont elle est vécue. Dans les phases de tension, les mêmes comportements se répètent : vendre après une baisse, suspendre toute décision, se réfugier dans des actifs perçus comme sûrs. Ces arbitrages ont une caractéristique commune : ils interviennent au moment où la visibilité est la plus faible. 

    Ils enferment l’investisseur dans un paradoxe bien connu : sécuriser au pire moment, et revenir trop tard. En gestion de patrimoine, le coût de l’émotion est rarement immédiat : il est presque toujours durable.

    Trois erreurs structurantes 

    La première consiste à sortir des marchés pour “attendre”. Or, les phases de rebond s’amorcent précisément lorsque l’incertitude reste élevée. Les manquer altère significativement la performance à long terme. 

    La deuxième est de concentrer son patrimoine sur quelques actifs supposés protecteurs. Or, la diversification d’un portefeuille est clé pour optimiser la croissance du capital à travers les cycles. 

    La troisième est de confondre information et décision. L’actualité est continue, mouvante et souvent anxiogène. Une stratégie patrimoniale, elle, s’inscrit dans le temps long. La piloter au rythme des événements revient à la rendre incohérente. 

    Investir à contretemps… ou à contre-courant 

    Les investisseurs expérimentés ne cherchent pas à anticiper chaque crise. Ils s’attachent à maintenir une trajectoire. Vision long terme, discipline d’allocation, ajustements progressifs : ces principes simples permettent de traverser les phases de turbulence sans remettre en cause l’essentiel. 

    L’histoire offre des repères. En 1973, en pleine crise pétrolière, Warren Buffett investit dans le Washington Post, dans un environnement marqué par l’incertitude. Ce choix, à rebours du climat ambiant, deviendra l’un de ses investissements les plus marquants. 

    La volatilité ne se subit pas uniquement : elle peut aussi se lire comme une opportunité. 

    Repenser la gestion patrimoniale 

    Dans un monde durablement instable, la gestion de patrimoine change de nature. Elle ne consiste plus à sélectionner des produits mais à construire des architectures capables de résister aux cycles. Elle mobilise une lecture macroéconomique, une diversification internationale, une gestion du risque maîtrisée. 

    Surtout, elle impose une forme de pédagogie : aider à distinguer ce qui relève du bruit et ce qui relève de la stratégie. Le rôle du conseil n’est pas de prédire l’imprévisible ; il est d’organiser la résilience. 

    Prendre du recul avant d’agir 

    Avant toute décision, quelques questions simples permettent de réintroduire de la rationalité : Mon horizon d’investissement a-t-il réellement évolué ? Cette décision répond-elle à une stratégie ou à une inquiétude immédiate ? Mon allocation est-elle toujours cohérente ? Suis-je en train de réagir à une baisse ou d’anticiper une tendance durable ? Cette décision aura-t-elle encore du sens dans cinq ans ? 

    Les crises géopolitiques continueront de rythmer les marchés. Elles sont, par nature, imprévisibles. Mais elles ne constituent pas, en elles-mêmes, le principal risque pour un patrimoine. Le véritable enjeu réside ailleurs : dans la capacité à ne pas transformer une incertitude temporaire en décision durable. En matière d’investissement, le danger n’est pas la crise. C’est la réaction qu’elle provoque.

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  • À Lyon, la nouvelle présidente de la Métropole confirme la rupture avec les Écologistes

    À Lyon, la nouvelle présidente de la Métropole confirme la rupture avec les Écologistes

    Le doute n’était pas vraiment de rigueur ce 26 mars dans l’hémicycle métropolitain lyonnais au moment d’élire la nouvelle direction de la Métropole de Lyon. À l’heure des candidatures pour prendre la présidence de la collectivité aux compétences élargies (58 communes et 1,4 million d’habitants), seules deux élues se sont proposées : Véronique Sarselli, candidate de la droite et tête de liste du parti Grand Cœur Lyonnais aulassien et Fatiha Didaoui, candidate du parti Faire Mieux pour la Métropole de Lyon, La France Insoumise (LFI). 

    La droite ayant réussi à ravir 10 des 14 circonscriptions les 15 et 22 mars dernier, obtenant ainsi 92 sièges, le scrutin a été sans appel, confirmant le soutien à Véronique Sarselli qui a obtenu 91 voix, 3 pour son opposante et une pour Bruno Bernard, son prédécesseur à la tête du Grand Lyon et figure du parti EELV. 

    D’adjointe à la vie sociale à présidente du Grand Lyon 

    Née en Haute-Corse, diplômée d’économie à l’université d’Aix-Marseille, Véronique Sarselli intègre d’abord le monde de l’entreprise avant de rejoindre celui de l’enseignement en tant que professeur d’économie à l’IAE (Université Lyon 3) dès 1993. Une carrière qu’elle embrasse en parallèle de son engagement politique, qui débute quinze ans plus tard avec, en 2008, un premier mandat de maire adjointe à la vie sociale à Sainte-Foy-Lès-Lyon. Six ans plus tard, elle s’assoit dans le fauteuil de maire, un mandat renouvelé le 15 mars dernier auquel s’ajoute désormais celui de conseillère et présidente de la Métropole de Lyon.

    Candidate peu connue du grand public, elle fait campagne aux côtés de l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas, devenant même la tête de liste de son parti pour le Grand Lyon. Celle qui se décrit comme « pragmatique » a néanmoins réussi à renverser l’exécutif en place. Fraîchement élue, la nouvelle présidente aura désormais la lourde tâche de réussir à concilier des élus et représentants des « Grands Lyonnais » aux visions très différentes sur des dossiers parfois sensibles. Ce, même si elle détient la majorité absolue avec 92 sièges sur 150. Pour l’aider dans cette tâche, elle sera épaulée dans sa mission de 25 vice-présidents, dont le 1er n’est autre que Jean-Michel Aulas, qui briguait l’Hôtel de ville remporté par le maire sortant Grégory Doucet.

    Audit, arrêt du projet TEOL: les premiers chantiers à lancer

    Dès son discours d’investiture, la nouvelle présidente a souhaité donner le ton de son mandat, s’appuyant parfois sur celui de ses prédécesseurs pour exprimer son opposition et le changement qu’elle entend opérer. 

    Parmi les premiers dossiers sur lesquels la nouvelle élue entend se pencher figure notamment le lancement d’un audit financier sur la situation financière de la collectivité « nécessaire au moment d’une alternance ». Mais également la mise en place d’une police métropolitaine des transports pour assurer la sécurité des voyageurs. Toujours dans les mobilités, Véronique Sarselli, entend également arrêter le plus tôt possible un projet d’ampleur qui a lui aussi donné lieu à de nombreux débats, celui du tramway express de l’ouest lyonnais (TEOL). 

    «Nous sommes partis dans cette campagne en étant très clair. Nous arrêterons le projet TEOL qui ne correspond à notre vision long terme de ce territoire et nous réactivons le métro E. Je rappelle que ce renoncement correspond à ce qui est sorti des urnes et notamment dans l’ouest lyonnais», insiste Véronique Sarselli. 

    Nous arrêterons le projet TEOL qui ne correspond à notre vision long terme de ce territoire et nous réactivons le métro E

    Véronique Sarselli

    Le projet tunnel XXL, symbole de la campagne aulassienne, sera lui aussi rapidement mis à l’ordre du jour de son agenda, pour de premières études. De même que l’encadrement des loyers, en place dans une partie de la ville.

    Mais la première décision officiellement prise est intervenue ce 27 mars avec la suspension du lancement des premiers travaux du projet Rive Droite prévus à partir du 30 mars. Dans le communiqué de presse envoyé, l’élue explique «vouloir engager au préalable un dialogue avec le maire de Lyon, Grégory Doucet, afin d’examiner les modalités et les implications de ce projet». 

    Une ouverture au dialogue surveillée 

    Maire avec qui une cohabitation vient donc de s’installer, le parti Grand Coeur Lyonnais réunissant un socle commun élargi de la droite allant des LR à Renaissance en passant par l’UDI et Horizons tandis que Grégory Doucet, EELV a fait campagne avec l’Union de la Gauche (PS, Place publique, PC au premier tour). 

    «Je travaillerai avec toutes les communes et tous les maires. Je saurai être constructive dans la coopération lorsque celle-ci sera nécessaire et que nous aurons à trouver un consensus et je serai aussi claire dans les intérêts de la métropole de Lyon», a indiqué la présidente. Qui assure ne pas vouloir «entrer dans une logique de confrontation institutionnelle» et déjà être en train de caler un rendez-vous avec le locataire de l’Hôtel de ville. 

    Je travaillerai avec toutes les communes et tous les maires.

    Une prise de position à laquelle Cédric Van Styvendael, maire PS de Villeurbanne réélu, entend être attentif. «Nous aurons largement le temps de vérifier l’adéquation entre les mots que vous avez prononcés et la manière dont nous travaillerons ensemble dans les mois à venir. Comptez sur notre sincérité et notre loyauté sur les mots que je viens de prononcer ce matin» , s’est exprimé l’élu qui s’est dit ouvert au dialogue. 

    Un enjeu d’autant plus fort aujourd’hui que la campagne, jugée « difficile » par plusieurs élus, a été émaillée à plusieurs reprises par des dérives et de nombreuses fake news.

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  • Hommage national à Jospin : Macron célèbre un « repère dans notre histoire et notre esprit »

    Hommage national à Jospin : Macron célèbre un « repère dans notre histoire et notre esprit »

    Emmanuel Macron a salué jeudi, lors d’un hommage national aux Invalides, la mémoire de l’ex-Premier ministre socialiste Lionel Jospin, qui a « modernisé la vie économique, sociale et démocratique de la Nation de manière inédite », faisant « entrer la France dans ce siècle qui s’ouvrait ».

    L’homme d’Etat décédé dimanche était « un repère dans notre histoire et notre esprit », a déclaré le président de la République, rappelant les réformes de la « gauche plurielle » de 1997 à 2002, des 35 heures, à la couverture maladie universelle et au Pacs, insistant aussi sur le sens de la « rigueur » de cet héritier de Jean Jaurès, Léon Blum et François Mitterrand.

    La cérémonie a débuté à 11 heures en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu, des membres du gouvernement, des présidents des deux Chambres, des commissions et groupes parlementaires, de l’ancien président François Hollande, qui était très proche de Lionel Jospin, du premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure et des anciens Premiers ministres PS Laurent Fabius, Edith Cresson ou encore Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls.

    Mais sans Jean-Luc Mélenchon, qui s’est plaint jeudi de ne pas avoir été invité, ce que démentent l’Élysée et les proches de l’ancien Premier ministre. L’ancien ministre de l’Enseignement professionnel (2000-2002) a ensuite assuré avoir été invité par sms jeudi matin, un délai trop court pour « être présent à Paris ».

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  • Entreprises : ces pouvoirs méconnus que vos élus locaux peuvent activer

    Entreprises : ces pouvoirs méconnus que vos élus locaux peuvent activer

    Les informations à retenir

    L’essentiel du partage des compétences économiques

    • Le chef de file : La région détient la compétence exclusive pour définir le régime des aides directes (création, extension) avec le SRDEII.

    • Le levier local : Les Communes et EPCI conservent la compétence exclusive sur l’immobilier d’entreprise (terrains, locaux, subventions à l’investissement immobilier).

    • L’exception verte : Par dérogation, les maires peuvent désormais entrer au capital de sociétés (SA, SAS) produisant des énergies renouvelables sur leur territoire.

    Spontanément, l’électeur ne pense pas d’abord à la commune pour l’économie. Pourtant, selon un document de la direction générale des Collectivités locales (DGCL) — rattachée au ministère de l’Intérieur — actualisé en juillet 2025 sur la répartition des compétences, la commune, l’intercommunalité, le département, la région et l’État partagent les interventions économiques.

    Un cadre strict pour les aides économiques

    La région définit les orientations du schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII). Elle présente et discute ensuite ce schéma en conférence territoriale de l’action publique (CTAP). La CTAP favorise l’exercice concerté des compétences entre les collectivités et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

    La région élabore le projet de SRDEII en concertation avec les EPCI à fiscalité propre. Le ministère de l’Intérieur rappelle : « « Sur le territoire d’une métropole, le conseil régional et le conseil de la métropole élaborent et adoptent conjointement les orientations applicables. À défaut d’accord, la métropole adopte un document d’orientations stratégiques qui prend en compte le schéma régional. » » Des conventions entre la région et les intercommunalités peuvent aussi mettre en œuvre ce schéma.

    La région détient la compétence exclusive pour définir et octroyer les aides de droit commun pour créer ou étendre des activités économiques. Par dérogation, les départements peuvent participer au financement des comités de pêches maritimes, des élevages marins ou de la conchyliculture. Le Code général des collectivités territoriales (CGCT) précise qu’ils interviennent aussi « « en faveur d’activités de production, de commercialisation et de transformation de produits agricoles, de la forêt, de la pêche ou de l’aquaculture. » »

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  • En difficulté à Pau, François Bayrou espère décrocher un dernier mandat

    En difficulté à Pau, François Bayrou espère décrocher un dernier mandat

    « Nous aimons Pau » : c’est le nom que François Bayrou a choisi de donner à sa liste lors de ces municipales. Mais les Palois aiment-ils encore François Bayrou ? La réponse sera connue ce dimanche 22 mars au soir. Elle n’est pas évidente. L’ancien Premier ministre, en quête d’un troisième mandat, a récolté 33,8 % au soir du premier tour, soit 12 points de moins qu’en 2020.

    À l’époque, il avait été élu au second tour face au candidat du Parti socialiste avec 55,5 %. Cette fois, le patron du MoDem sera confronté à une triangulaire, de nouveau face à Jérôme Marbot qui a obtenu 26,3 % et à la tête de liste du Rassemblement national, Margaux Taillefer, qui a amassé 16,2 %.

    « Il n’est pas serein »

    Pour se sauver, François Bayrou a dramatisé cette semaine l’élection afin de mobiliser son camp. « Ce qui se joue dimanche est si important que vous seul pouvez nous protéger d’un risque immense qui menace notre ville. Ne croyez pas que j’exagère », a-t-il écrit dans sa profession de foi adressée à tous les Palois.

    L’ancien Premier ministre, si fier de la transformation de la capitale béarnaise qu’il a opérée (il la compare à celle de Bordeaux menée par Alain Juppé) a fusionné sa liste avec celle de Philippe Arraou. Celui qui fut un temps son adjoint avant de prendre ses distances avec lui avait obtenu au premier tour 6,1 %.

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  • Brigitte Macron à Washington, pas de Croisette pour Léa Salamé… Nos informations confidentielles de la semaine

    Brigitte Macron à Washington, pas de Croisette pour Léa Salamé… Nos informations confidentielles de la semaine

    Brigitte Macron, de Washington à Bordeaux

    Semaine bien remplie pour Brigitte Macron. La première dame se rend à la Maison-Blanche à l’invitation de Melania Trump, pour participer au sommet inaugural de la coalition Fostering the Future Together (Construisons l’avenir ensemble). Cette coalition est une initiative portée par l’épouse de Donald Trump. Mercredi, elle réunit plusieurs dizaines de conjoints de chefs d’État ou de gouvernement engagés pour soutenir et améliorer le bien-être des enfants à l’ère numérique. Brigitte Macron fera partie des personnalités invitées à prendre la parole au cours de cette réunion à Washington.

    À son retour des États-Unis, l’épouse d’Emmanuel Macron inaugurera également à Bordeaux son 7e campus Live (l’Institut des vocations pour l’emploi). Depuis l’ouverture du premier campus en 2019 à Clichy-sous-Bois, plus de 2.600 personnes de plus de 25 ans, sans emploi ni formation, ont été accompagnées. 80 % des personnes passées par Live ont trouvé un emploi ou une formation. Brigitte Macron préside l’institut et anime dans chaque campus des cours de littérature et culture générale. Les autres campus, outre Clichy-sous-Bois : Valence, Roubaix, Marseille, Reims et Le Havre.

    Les cibles du RN

    L’œil déjà rivé sur le calendrier parlementaire, Marine Le Pen a repéré les débats qui permettront au RN d’imposer ses marqueurs politiques : la Nouvelle-Calédonie, l’impact de la guerre en Iran sur le coût de l’énergie et, surtout, un vote disputé sur le projet de loi dit de simplification, auquel a été adjointe, contre l’avis du gouvernement, la suppression des zones à faible émission. « Sans nos voix, ce texte ne passe pas, et on sera gourmands, prévient un proche de la leader nationaliste. Sur ce sujet, on peut être jusqu’au-boutiste. »

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  • Affaibli par la guerre, mais résilient : que reste-t-il du régime iranien ?

    Affaibli par la guerre, mais résilient : que reste-t-il du régime iranien ?

    La liste des assassinats ciblés de hauts dirigeants s’allonge tant depuis le début de la guerre qu’on peut se demander comment le régime iranien tient encore debout. Éliminés, en trois semaines, le Guide suprême et son conseiller, le chef des Gardiens de la révolution (l’armée idéologique), le chef d’état-major des forces armées (régulières), le ministre de la Défense, le chef des renseignements de la police, le commandant de la milice paramilitaire des Bassidjis… Jusqu’au stratégique dirigeant du Conseil suprême de la sécurité nationale, Ali Larijani, tué dans un bombardement dans la nuit de lundi à mardi. Samedi 21 mars, c’est le porte-parole des pasdarans qui a été enterré.

    À chaque fois, ces responsables ont été remplacés. Téhéran a appris de la guerre des douze jours de juin 2025 et de l’élimination de certains de ses leaders. Depuis, pour chaque poste important, au moins quatre personnes sont prêtes à prendre la relève. La nomination du successeur au pragmatique et conservateur Ali Larijani donnera une indication de la direction que va prendre le pouvoir, affaibli mais résilient. Le nom de Saïd Jalili circule pour ce poste central. Si le vétéran de la guerre Iran-Irak, pendant laquelle il a perdu une jambe, obtient la tête du Conseil suprême de la sécurité nationale, l’orientation politique de Téhéran sera claire.

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