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  • Dans leurs tunnels, les « guérilleros » kurdes iraniens attendent leur heure

    Dans leurs tunnels, les « guérilleros » kurdes iraniens attendent leur heure

    DÉCRYPTAGE – Les combattants du Parti pour une vie libre au Kurdistan (Pjak) se cachent dans les montagnes du nord-est de l’Irak et rêvent de contribuer à la chute du régime des mollahs.

    Dans leur pick-up, les deux combattants du Parti pour une vie libre au Kurdistan (Pjak) foncent sur la piste qui serpente au milieu des reliefs verdis par l’hiver. Ils ouvrent la voie jusqu’à atteindre un sommet. Sur un arbre, un combiné fixe est accroché dans un bidon faisant office de cabine téléphonique. Ordre est donné d’éteindre les smartphones et de les laisser sur place. Mehdi, l’un des deux combattants, se tourne vers l’est. « Vous voyez le bâtiment sur le sommet en face ? C’est l’Iran . Nous sommes à quelques kilomètres. C’est dangereux d’être aussi proche, mais nous aussi, nous sommes dangereux pour eux », lâche-t-il, un sourire narquois sous la moustache. Il emprunte un chemin qui descend vers l’entrée d’une grotte. La cavité est prolongée par un tunnel bétonné dans lequel se succèdent des portes fermées par pas moins de six verrous.

    Sur la route entre Erbil et Souleimaniye, le Mont Sara est surnommé “Paradis kurde” par le peuple kurde. Irak, le 11 mars 2026.
    Pauline Gauer pour Le Figaro

    Cette galerie artificielle est dédiée aux visites médiatiques davantage qu’à la guerre. Pas une arme ne traîne. Les combattants du Pjak se cachent…

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  • « Ça finira dans le sang » : à la frontière iranienne, ces Kurdes suspendus au bon vouloir de Donald Trump

    « Ça finira dans le sang » : à la frontière iranienne, ces Kurdes suspendus au bon vouloir de Donald Trump

    REPORTAGE – En attaquant l’Iran, le président américain a évoqué la piste kurde pour une offensive au sol. Un espoir pour les groupes d’opposants iraniens, basés à la frontière irakienne et qui combattent depuis son origine le régime des mollahs.

    La marche du monde fait trembler les sommets du Kurdistan. Les monts Zagros qui relient l’Irak à l’Iran, résonnent depuis trois semaines du son de moteurs pétaradants qui percent les nuages. Les explosions de drones, missiles ou roquettes sont moins spectaculaires qu’à Téhéran, Dubaï ou au Liban du Sud. Les champignons de feu moins élevés. Pourtant, la mort est aussi au rendez-vous chaque soir. Ponctuelle. Il pleut des bombes, non comme à Gravelotte, mais assez pour maintenir une pression constante sur la région. L’Iran et son « axe de résistance » ont au bout de leurs canons un vieil ennemi : les Kurdes. Un temps ragaillardis par les promesses de Donald Trump, les groupes de résistants iraniens Kurdes croient voir venir le « grand soir ».

    À Erbil, capitale du Kurdistan irakien, les rues bruissaient, au lendemain de l’attaque américano-israélienne, des rumeurs les plus prometteuses pour les combattants.

    Des combattants du Komala, dispersés en petits groupes à travers les montagnes, pour éviter qu’une frappe de drones ne les atteigne tous ensemble.
    Véronique de Viguerie pour «Le Figaro Magazine»

    « On attaque dans deux jours », nous assurait le chef d’un des principaux…

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