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  • Les ports, ces zones sensibles où se joue la lutte contre le narcotrafic

    Les ports, ces zones sensibles où se joue la lutte contre le narcotrafic

    En 2025, plus de 108,81 tonnes de stupéfiants ont été saisies sur le territoire national, pour une valeur estimée à 2 197,170 millions d’euros. Le transport maritime, largement favorisé par les têtes des réseaux de narcotrafic, représentait 65% des saisies européennes en 2023. Il faut dire que les routes maritimes et les ports ont, de tout temps, été au centre de l’organisation des flux. « Dès la fin du XIXème siècle, les flux d’opium venant d’Indochine étaient directement organisés par l’Etat », rappelle Laurent Mucchielli, sociologue et directeur de recherches au CNRS. Une production et une vente planifiée qui faisait de la France un presque narco-Etat puisque les recettes alimentaient directement celle qui était alors une colonie française. L’or noir, jusqu’alors autorisé, a finalement été prohibé par une loi de 1916 et le marché qui était auparavant légal et encouragé, s’est finalement muhé en un marché noir dans une « hypocrisie politique », souligne le chercheur.

    Las ! Le mal était entré sur le territoire. Dans l’entre-deux-guerres, le narcobanditisme se développe alors que le marché de l’héroïne bat son plein à la période de la French Connection sur une route qui relie l’Asie aux Etats-Unis… en passant par Marseille. 

    Marseille, qui s’est alors imposée comme un point majeur des flux d’héroïne, puis de drogues d’Amérique du Sud telles la marijuana et le cannabis à partir des années 80. 

    « Les ports ont toujours été des lieux d’existence de la petite criminalité organisée », décrypte le sociologue qui dit comment les raisons géo-économico-politiques ont joué un rôle central dans la montée du narcobanditisme à Marseille jusqu’à en faire cette porte d’entrée du territoire européen. 

    Des trajets fragmentés 

    Car les ports, à la croisée entre mer et terre, ont la capacité de manier de grands volumes.  « Dans la grande majorité, les drogues passent par le flux conteneurisé car les conteneurs peuvent contenir jusqu’à 15 tonnes de marchandises, contre 5 ou 10 kilos sur un passager mule », explique Michaël Lachaux, directeur régional des douanes. En 2025, on dénombre 19 millions de rotations de conteneurs dans le monde, dont 1,5 million à Marseille seulement. Une ville portuaire qui doit à la fois conjuguer avec des opportunités économiques indéniables, mais aussi les risques et enjeux qui vont de pair. « Marseille est reliée à des lignes sensibles, notamment avec l’Amérique du Sud. Pour détourner l’attention des douanes, les organisations du narcotrafic cassent et fragmentent les voyages des conteneurs : plutôt que de faire Colombie-Marseille, ils font étape en Amérique Latine, puis dans un pays européen, puis à Marseille ».

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  • Groupama joue la diversification pour faire face au défi climatique

    Groupama joue la diversification pour faire face au défi climatique

    Poids lourd de l’assurance en France, l’assureur mutualiste Groupama publie pour 2025 des résultats « cohérents », avec des ratios « normaux, de rythme de croisière ». Bref, « pas de surprofits » ou « de triomphalisme », selon Thierry Martel, directeur général du groupe, « mais une profitabilité qui correspond à une gestion équilibrée et durable portée par un contexte financier favorable ».

    En termes de chiffres, cela se traduit par un résultat net qui dépasse le milliard d’euros et un chiffre d’affaires qui franchit le seuil des 20 milliards d’euros, moitié en dommages, moitié en épargne, santé et prévoyance.

    Le groupe mutualiste retrouve le chemin de la croissance sur tous ses métiers, avec même une forte dynamique à l’international (17 % du chiffre d’affaires, 25 % du résultat). Mais il reste, compte tenu de sa présence historique dans les zones rurales, surexposé aux sinistres climatiques, en supportant en moyenne 15 % de la charge du secteur pour une part de marché dans l’assurance dommages d’environ 10 %. C’est l’une des raisons, avec la désertification de certaines campagnes ou petites villes, pour lesquelles Groupama cible de plus en plus les zones urbaines.

    Nouveau palier dans les sinistres climatiques

    L’an dernier, ces sinistres climatiques ont coûté près de 900 millions d’euros (722 millions en net de réassurance), un niveau comparable à celui de 2024, et inférieur aux pics de 2022 et de 2023, mais qui reste bien supérieur aux années 2016-2020 (640 millions en moyenne). « Nous avons clairement monté une nouvelle marche sur le sinistre climatique, et ce n’est pas le début de l’année 2026 qui va me démentir puisque l’accumulation des tempêtes indique un trend climatique qui est assez mauvais sur cette année », commente Thierry Martel.

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