AMÉRIQUE LATINE, LE GRAND VIRAGE À DROITE – Élu face à une gauche décrédibilisée, le chef du Parti républicain arrive à la tête d’un pays qui s’inquiète de la montée de l’immigration, l’irruption d’une insécurité inconnue jusque-là et une économie en panne.
Porté à la présidence du Chili sur une promesse de retour à l’ordre, José Antonio Kast déroule un programme sécuritaire depuis son investiture, mi-mars. Dès son arrivée au pouvoir, à la tête de ce qu’il a baptisé un « gouvernement d’urgence », il a signé une série de décrets présidentiels visant au premier chef à lutter contre l’immigration illégale. Il a confié à l’armée la surveillance du nord du pays, notamment la zone frontalière avec la Bolivie, par où rentrent clandestinement des migrants, en provenance principalement du Venezuela. Il a suspendu les programmes de régularisation, en privilégiant les expulsions d’étrangers illégaux. Jeudi, des Colombiens, des Péruviens et des Équatoriens ont été expulsés dans un premier vol depuis son arrivée au pouvoir.
Kast a également a renforcé les pouvoirs des carabineros afin de lutter contre le crime organisé, attribué par beaucoup de Chiliens à l’immigration vénézuélienne. Déplorant une situation économique « pire que ce que nous imaginions »
