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  • Italie : Giorgia Meloni trébuche en tentant de réformer la magistrature

    Italie : Giorgia Meloni trébuche en tentant de réformer la magistrature

    Son projet visant à réorganiser la carrière des juges a été rejeté lundi par 53,67% des votants, un revers de taille pour la présidente du Conseil qui confirme ne pas avoir l’intention de démissionner.

    Giorgia Meloni a essuyé un lourd revers avec le rejet, ce lundi, d’un projet de réforme de la justice qu’elle avait choisi de soumettre à référendum. La consultation, qui avait débuté la veille, a mobilisé 58 % des électeurs italiens. Selon un décompte dévoilé en fin d’après-midi par l’institut SWG, le « non » l’a emporté avec 53,67 % des voix. Ce résultat marque l’échec d’une réforme institutionnelle qu’elle avait inscrite au cœur de son programme électoral. À l’approche du vote, la présidente du Conseil avait exclu de démissionner en cas de victoire du « non ». Mais cette défaite sans appel la place dans une situation plus délicate qu’elle ne l’avait anticipé.

    Le référendum portait sur un projet de réorganisation de la carrière des magistrats, un sujet à la fois technique et très sensible dans un pays où le lien de confiance entre les juges et la population a été altéré par une succession de scandales politico-financiers. Mais à l’approche du scrutin, la campagne a pris une tournure…

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  • En Italie, l’heure du test pour Giorgia Meloni

    En Italie, l’heure du test pour Giorgia Meloni

    Le texte est un vieux cheval de bataille de Silvio Berlusconi. Et l’un des trois grands chantiers promis par le gouvernement de Giorgia Meloni. Aujourd’hui et demain, les Italiens vont devoir se prononcer par référendum sur une réforme constitutionnelle de la justice. En campagne à Milan, le 12 mars, la Première ministre d’extrême droite a agité la menace que, en cas d’échec « on se retrouvera avec des décisions encore plus surréalistes. […] Des immigrés clandestins, des violeurs, des pédophiles, des dealers remis en liberté ». La virulence du discours en dit long sur les enjeux de ce scrutin.

    La réforme controversée prévoit la séparation des carrières entre les juges et les procureurs, empêchant le passage d’une fonction à l’autre. Elle scinde aussi le Conseil supérieur de la magistrature en deux, avec des membres tirés au sort, et confie les procédures disciplinaires à une autorité externe. Le projet divise jusqu’au sein de l’appareil judiciaire.

    D’un côté, des figures comme l’ancien juge constitutionnel Sabino Cassese et le magistrat Antonio Di Pietro, symbole de la lutte anticorruption dans les années 1990, le soutiennent. De l’autre, les célèbres procureurs antimafia Nicola Gratteri et Antonio « Nino » Di Matteo appellent à voter « non ».

    L’exécutif avance que la loi réduira le poids des courants politiques au sein de la magistrature. Ils « ont compromis sa crédibilité, son prestige et son autorité », a affirmé Giorgia Meloni la semaine dernière. Les opposants estiment que le texte ne résout pas les vrais problèmes de la justice comme le manque de personnel et la lenteur des procès. Ils redoutent aussi une dérive illibérale : le gouvernement diviserait la magistrature pour mieux la contrôler.

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