Tag: Israël

  • En Iran, Israël fait le pari risqué d’une escalade énergétique

    En Iran, Israël fait le pari risqué d’une escalade énergétique

    DÉCRYPTAGE – En frappant South Pars, cœur énergétique iranien, Tsahal cherche à reprendre l’initiative face aux menaces sur le détroit d’Ormuz.

    En frappant Asaluyeh et le champ gazier de South Pars, Israël a franchi un seuil : la guerre cible désormais les infrastructures énergétiques vitales de l’Iran, entraînant des ripostes dévastatrices dans les pays du Golfe. Une escalade assumée, destinée à garder la main face à un régime plus résistant qu’anticipé – quitte à faire vaciller l’équilibre énergétique mondial. « On ne peut pas obtenir des résultats stratégiques sans en payer le prix », assume ainsi l’ancien chef d’état-major israélien et figure importante de la vie politique Benny Gantz.

    Ce choix, validé en coulisses par Washington selon plusieurs sources concordantes, porte un message central : ni Israël ni les États-Unis n’entendent céder au chantage iranien sur le détroit d’Ormuz, bloqué par Téhéran. Ils comptent au contraire imposer leur propre tempo et conserver l’initiative de l’escalade. Mais, déjà, les représailles iraniennes sur le plus important site gazier du Qatar (et du monde) indiquent que Téhéran…

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  • Saïda, cité-refuge libanaise dans la bascule de la guerre

    Saïda, cité-refuge libanaise dans la bascule de la guerre

    REPORTAGE – Dernière ville avant la zone d’évacuation ordonnée par Israël, au sud, Saïda absorbe plusieurs milliers de déplacés venus des zones frontalières et craint à son tour d’être plongée dans la guerre.

    Les genoux plongés dans la terre, un homme en uniforme enlace le corps inerte de Fahmi Mahieddine al-Chami dans le creux d’une excavation. De ses doigts, il attrape un morceau de glaise qu’il fait tomber doucement contre la silhouette immobile. Bientôt, c’est tout un bataillon qui creuse et rabat la terre, psalmodie comme un seul homme des prières à la mémoire du défunt. Des larmes roulent sur les joues, sans un bruit. Peu y prêtent attention. À Saïda, jusqu’ici relativement épargnée par les guerres successives avec Israël, les morts ont fait ces derniers jours plus de bruit que les vivants.

    De la foule se détache la mère, drapée d’un grand voile noir qui se défait à mesure qu’elle agite son corps nerveusement. « Sois fière, lui glisse une femme, tu comptes désormais parmi les tiens un martyr ». Fahmi, son fils, a été tué la veille dans la quatrième frappe israélienne qui s’est abattue près de la corniche de Saïda, à l’angle d’un carrefour. Membre de la défense civile, il tentait de…

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  • « À Paris, je ne peux plus commander un Uber avec mon nom » : ces Français qui préfèrent rester en Israël malgré les missiles iraniens

    « À Paris, je ne peux plus commander un Uber avec mon nom » : ces Français qui préfèrent rester en Israël malgré les missiles iraniens

    REPORTAGE – À Netanya, dans « la capitale française d’Israël », certains expatriés disent accepter la guerre comme un moindre mal, convaincus d’avoir perdu la France qu’ils ont connue.

    « Ici on vit, madame. Même sous les bombes, on vit », insiste Didier, l’air sérieux derrière sa tasse de café. En ce treizième jour de guerre, il est attablé en terrasse sur la place centrale de Netanya avec ses amis, retraités comme lui. « C’est un rituel qu’on ne raterait pour rien au monde : quoi qu’il arrive, chaque vendredi on se retrouve ici, avec le bon air frais de la mer… » se réjouit-il, malgré un soleil timide. Son épouse, Micheline, acquiesce en bout de table.

    Comme leurs amis, ce couple a décidé de poser ses valises dans cette ville côtière quelques années plus tôt. Située à une trentaine de kilomètres au nord de Tel-Aviv, Netanya est surnommée « la capitale française d’Israël », depuis que cette diaspora l’a massivement élue comme refuge.

    Nuits blanches

    Du « bonjour » d’accueil des serveurs aux menus distribués en français, la langue de Molière est parlée à tous les coins de rue, au point, pour ce territoire, d’incarner une sorte de village gaulois au cœur du Levant. Un…

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  • Aux États-Unis, la guerre en Iran et le retour de l’antisémitisme redessinent l’influence des lobbys pro-Israël

    Aux États-Unis, la guerre en Iran et le retour de l’antisémitisme redessinent l’influence des lobbys pro-Israël

    DÉCRYPTAGE – La question du soutien à Israël agit comme une ligne de fracture chez les Démocrates comme chez les Républicains et promet de peser sur les élections de mi-mandat de novembre prochain.

    Les élections de mi-mandat, en novembre prochain, détermineront bien plus que la composition du Congrès : elles décideront de la marge de manœuvre de Donald Trump et de la portée réelle de son programme pour un second mandat. « Si nous perdons les élections de mi-mandat – Dieu nous en préserve – si nous perdons la majorité à la Chambre des représentants, ce serait la fin de la présidence Trump », a déclaré Mike Johnson.

    Iran : entre le droit international et la tête du bourreau, Israël et les États-Unis ont choisi

    D’ici là, quelques élections anticipées font office de prologues. Comme des baromètres politiques, elles révèlent un électorat fragmenté autour et à l’intérieur des deux grands partis sous tension. Surtout, elles font surgir un nouveau centre de gravité dans le débat, à droite comme à gauche : à l’économie et au social s’ajoute une question internationale, le soutien à Israël.

    Dans le New Jersey, en février dernier, ce qui aurait dû être une primaire démocrate de routine a pris une tournure pour le moins inattendue. Tom Malinowski, un politicien de carrière…

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