Tag: Iran

  • Pourquoi les pays du flanc et de l’Otan ne veulent pas se brouiller avec Washington

    Pourquoi les pays du flanc et de l’Otan ne veulent pas se brouiller avec Washington

    DÉCRYPTAGE – Polonais, Baltes ou Finlandais tentent de montrer leur bonne volonté à l’Amérique sans s’engager dans un conflit moyen-oriental imprévisible.

    Les pays baltiques et nordiques, qui se trouvent sur la première ligne de défense de l’Otan et ont été les plus allants dans l’aide à l’Ukraine face à Moscou, ont semblé ces derniers jours discrètement préoccupés par la fin de non-recevoir adressée par les grands pays de l’UE à Donald Trump. « Ce n’est pas la guerre de l’Europe », ont ainsi déclaré sèchement plusieurs pays au président américain, appelant à la désescalade, alors que ce dernier jugeait qu’ils devaient s’engager pour aider à la libre navigation dans le détroit d’Ormuz, la dépendance européenne du pétrole du golfe étant très importante.

    Baltes et nordiques tentent de se démarquer subtilement de cette position même s’ils n’en pensent pas moins, essayant de ménager l’oncle d’Amérique, pour éviter qu’il ne claque la porte de l’Alliance, un Donald Trump furieux et amer ayant agité cette menace à plusieurs reprises ces derniers jours. Une perspective proprement terrifiante pour certains d’entre eux. Ainsi a-t-on vu la Lituanie…

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  • Pertes, nuits blanches et licenciements… Dans la peau des traders en pétrole, mis sous pression par la guerre en Iran

    Pertes, nuits blanches et licenciements… Dans la peau des traders en pétrole, mis sous pression par la guerre en Iran

    De Londres à Genève, traders et négociants en pétrole encaissent de plein fouet la guerre déclenchée par Donald Trump en Iran. Les premiers naviguent entre gains inattendus et pertes massives. Les seconds craignent de manquer de cash.

    «Beaucoup pensaient qu’on en resterait là… Pas moi». Après le déclenchement de la guerre en Iran par Israël et les États-Unis, Julien* a vu plusieurs de ses collègues quitter l’open space pour ne plus y revenir. Ce trader spécialisé dans l’énergie travaille pour un fonds spéculatif londonien. Il vit depuis un mois en état d’alerte permanent. Au réveil, les nouvelles. Le soir, les nouvelles. Avant de retrouver les bras de Morphée, un ultime détour sur Truth Social pour surveiller les humeurs du trublion de la Maison-Blanche, Donald Trump.

    Les marchés pétroliers sont bousculés depuis le début du conflit en Iran. Les traders aussi. Ce jeudi 19 mars, les cours ont de nouveau flambé à, plus de 110 dollars le baril de Brent, tandis que le gaz européen s’est envolé de 35% après des attaques contre des infrastructures énergétiques au Qatar. Des variations plus spectaculaires encore sont intervenues entre le vendredi 6 et le lundi 9 mars. La séance s’était terminée le vendredi sur un baril autour…

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  • Guerre au Moyen-Orient : face au risque de blocage du détroit d’Ormuz, les rares autres routes du pétrole

    Guerre au Moyen-Orient : face au risque de blocage du détroit d’Ormuz, les rares autres routes du pétrole

    DÉCRYPTAGE – Les images de pétroliers en feu et les bombardements iraniens des pays du Golfe mettent à mal les exportations d’hydrocarbures. Las, peu d’alternatives existent.

    La «veine jugulaire de l’Occident» se rétracte. Depuis le début des opérations militaires israélo-américaines en Iran, la navigation des tankers au large du détroit d’Ormuz diminue fortement. Or, 20 % à 25 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) produits mondialement y transitent. Conséquence immédiate : le cours du baril de pétrole dépasse les 100 dollars. En France, un litre de gazole coûte plus de deux euros. Avant la guerre, vingt millions de barils de pétrole voguaient chaque jour à travers ce bras de mer large d’une cinquantaine de kilomètres à son point le plus étroit, principalement à destination des pays asiatiques.

    Mais les images de pétroliers en feu et les frappes ont refroidi les armateurs. Donald Trump a même annoncé vouloir accompagner «très bientôt» des navires dans le détroit. En attendant, pour faire face à l’augmentation des coûts, l’Agence Internationale de l’énergie (AIE) a annoncé mercredi 11 mars un plan d’urgence et la libération de 400 millions de barils…

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  • Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump tacle ses alliés de l’Otan et tolère l’aide russe à l’Iran

    Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump tacle ses alliés de l’Otan et tolère l’aide russe à l’Iran

    DÉCRYPTAGE – Le président américain compare l’assistance de Moscou à Téhéran à l’aide fournie à l’Ukraine, réservant sa colère à ses alliés.

    L’aide fournie par la Russie à l’Iran semble moins irriter Trump que le refus de l’Otan de participer à la nouvelle guerre du Golfe. Les informations, selon lesquelles Moscou aurait apporté son assistance à Téhéran depuis le début des opérations américaines et israéliennes, ont été rapportées par plusieurs médias américains, mais sans susciter de réactions très vives de la part de l’Administration.

    Le Washington Post avait été le premier à révéler que la Russie avait fourni aux Iraniens des renseignements et des images satellite sur les positions militaires américaines dans la région, y compris celles d’avions et de navires. L’Iran, qui ne dispose que de quelques satellites militaires, aurait profité de ces informations pour frapper des cibles, telles que des centres de commandement ou des radars. L’attaque de drones contre un centre tactique au Koweït, qui avait tué six militaires américains au début de la guerre, ou bien contre l’aile abritant la station de la CIA à l’ambassade américaine…

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  • « Ça finira dans le sang » : à la frontière iranienne, ces Kurdes suspendus au bon vouloir de Donald Trump

    « Ça finira dans le sang » : à la frontière iranienne, ces Kurdes suspendus au bon vouloir de Donald Trump

    REPORTAGE – En attaquant l’Iran, le président américain a évoqué la piste kurde pour une offensive au sol. Un espoir pour les groupes d’opposants iraniens, basés à la frontière irakienne et qui combattent depuis son origine le régime des mollahs.

    La marche du monde fait trembler les sommets du Kurdistan. Les monts Zagros qui relient l’Irak à l’Iran, résonnent depuis trois semaines du son de moteurs pétaradants qui percent les nuages. Les explosions de drones, missiles ou roquettes sont moins spectaculaires qu’à Téhéran, Dubaï ou au Liban du Sud. Les champignons de feu moins élevés. Pourtant, la mort est aussi au rendez-vous chaque soir. Ponctuelle. Il pleut des bombes, non comme à Gravelotte, mais assez pour maintenir une pression constante sur la région. L’Iran et son « axe de résistance » ont au bout de leurs canons un vieil ennemi : les Kurdes. Un temps ragaillardis par les promesses de Donald Trump, les groupes de résistants iraniens Kurdes croient voir venir le « grand soir ».

    À Erbil, capitale du Kurdistan irakien, les rues bruissaient, au lendemain de l’attaque américano-israélienne, des rumeurs les plus prometteuses pour les combattants.

    Des combattants du Komala, dispersés en petits groupes à travers les montagnes, pour éviter qu’une frappe de drones ne les atteigne tous ensemble.
    Véronique de Viguerie pour «Le Figaro Magazine»

    « On attaque dans deux jours », nous assurait le chef d’un des principaux…

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  • Royaume-Uni : un homme d’affaires iranien sous le coup de sanctions lié à un projet de 33 appartements de luxe à Londres

    Royaume-Uni : un homme d’affaires iranien sous le coup de sanctions lié à un projet de 33 appartements de luxe à Londres

    La société d’Ali Ansari a reçu l’autorisation en 2023 de construire des appartements dans le nord Londres, sur la Bishops Avenue. La permission initiale a été accordée en septembre 2023, bien avant qu’Ali Ansari ne soit sanctionné en octobre 2025.

    Un homme d’affaires iranien, Ali Ansari, a reçu l’autorisation de construire 33 appartements sur la Bishops Avenue, située dans le nord de Londres, comme le rapporte le Times . Cet ambitieux projet est porté par sa société Birch Ventures Limited. Le conseil municipal de Barnet a confirmé ces projets de logements de luxe, alors que Londres fait face à une sévère pénurie de logements abordables. La permission initiale a été accordée en septembre 2023.

    Des liens privilégiés avec le Corps des Gardiens de la Révolution 


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    En octobre 2025, Ali Ansari a été ajouté, selon le Times, sur la liste du Royaume-Uni, dans le cadre de la répression britannique contre les bailleurs du régime iranien. En effet l’homme d’affaires est accusé par le gouvernement anglais d’avoir facilité et soutenu financièrement des activités du régime iranien. Ali Ansari aurait donc des liens privilégiés avec le Corps des Gardiens de la Révolution islamique.

    Ali Ansari a joué un rôle important dans la finance du régime iranien. Pendant de nombreuses années, il occupait la position de directeur général de la banque iranienne Ayandeh, fondée en 2013. L’entreprise a ensuite été dissoute en octobre 2025, en raison de graves problèmes (pertes massives, corruption, mauvaise gestion sous sanctions internationales).

    Ali Ansari nie tout lien financier avec le régime iranien

    Cependant, le Times rapporte qu’Ali Ansari nie tout lien financier avec le Corps des Gardiens de la Révolution ou avec Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême iranien, et rejette catégoriquement les sanctions britanniques. Ses propos sont confirmés par son avocat, Roger Gherson : «M. Ansari, en réponse à des allégations compromettantes dans les médias internationaux, nie avec la plus grande véhémence toute relation financière avec le Corps des Gardiens de la révolution islamique d’Iran ou avec le nouveau dirigeant suprême».

    Pour ce projet, la société d’Ali Ansari, Birch Ventures Limited a bénéficié de l’appui de prestigieuses entreprises, avant les sanctions imposées en octobre 2025. La société immobilière Savills a été mandatée en juin 2025 pour gérer des amendements concernant des modifications de planning, comme le précise le Times. D’autres entreprises ont aidé la société Birch, comme le promoteur Harrison Varma et Wolff Architects. Le projet soulève aujourd’hui des questions sur la faisabilité en raison des mesures restrictives imposées depuis octobre 2025.

    Le conseil Barnet a reçu un versement compensatoire

    Le conseil municipal de Barnet a reçu un versement compensatoire en espèces, à la hauteur d’un million de livres sterling. Ils ont accepté ce paiement, car le projet n’était pas compatible avec la construction de logements sociaux. Ceux-ci ont d’ailleurs justifié leur décision, en précisant au Times, que : « La propriété foncière n’était pas un facteur important dans la décision de cette demande, et elle a été évaluée selon toutes les politiques d’urbanisme pertinentes. Des experts indépendants en viabilité ont confirmé que le programme ne pouvait pas soutenir le logement abordable sur place»Le conseil a aussi tenu à préciser qu’il n’avait aucune compétence pour juger des sanctions ou des liens géopolitiques.


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    La mise en place de ce projet a suscité de nombreuses réactions. Margot Mollat, responsable principale de la recherche et des politiques chez Transparency International UK, rapporte au Times que «les achats de biens et les demandes de permis impliquent des avocats, des banques, des agents immobiliers et des promoteurs, qui auraient tous dû signaler ces transactions compte tenu des risques associés à Ansari». Margot Mollat met en évidence les failles du système. Les acteurs de ce projet auraient dû prévenir ces risques, en exposant leurs inquiétudes sur l’origine des fonds. Et faire preuve de plus de vigilance face à des fortunes accumulées sous un régime autocratique.

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  • Donald Trump annonce une «réduction progressive» des opérations contre l’Iran, tout en excluant un cessez-le-feu

    Donald Trump annonce une «réduction progressive» des opérations contre l’Iran, tout en excluant un cessez-le-feu

    Si le président américain affirme que les objectifs de guerre sont en passe d’être atteints, il exige désormais que les pays dépendant du détroit d’Ormuz assurent eux-mêmes leur sécurité face à la menace iranienne.

    Il souffle le chaud et le froid. Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social que les États-Unis envisagent de «réduire progressivement» leurs opérations militaires contre l’Iran. Le message, publié en fin de journée, est en contradiction apparente avec ses précédentes déclarations. Et pour cause : l’administration américaine avait annoncé vendredi l’envoi de renforts de troupes et de navires dans le Golfe, et s’apprête à demander au Congrès de voter une rallonge budgétaire de 200 milliards de dollars pour financer la poursuite de la guerre.

    «Nous sommes sur le point d’atteindre nos objectifs alors que nous envisageons de réduire progressivement nos efforts militaires au Moyen-Orient face au régime terroriste iranien», a écrit Trump en fin de journée sur Truth Social, tout en laissant les pays qui dépendent de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz en assurer la sécurité. «Le détroit d’Ormuz devra être surveillé et contrôlé, si nécessaire, par d’autres nations qui l’utilisent – ce n’est pas le cas des États-Unis !» a ajouté le président américain. «Si on nous le demande, nous aiderons ces pays dans leurs efforts concernant Ormuz, mais cela ne devrait plus être nécessaire une fois la menace iranienne éradiquée. Il est important de noter que ce sera une opération militaire facile pour eux.»


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    Trump a aussi énuméré dans son message les objectifs de la guerre déclenchée il y a trois semaines contre l’Iran par les États-Unis et par Israël : «Détruire complètement les capacités balistiques iraniennes, les lanceurs et tout ce qui s’y rapporte. Détruire la base industrielle de défense de l’Iran. Éliminer leur marine et leur armée de l’air, y compris leurs armes antiaériennes. Ne jamais permettre à l’Iran de s’approcher, ne serait-ce qu’un peu, de la capacité nucléaire, et toujours être en mesure de réagir rapidement et avec force à une telle situation, si elle venait à se produire. Protéger, au plus haut niveau, nos alliés du Moyen-Orient notamment Israël, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït et d’autres.»

    «Je pense que nous avons gagné»

    Plus tôt dans l’après-midi, Donald Trump avait déclaré aux journalistes sur la pelouse de la Maison-Blanche qu’il ne «veut pas de cessez-le-feu». «Vous savez, on ne conclut pas de cessez-le-feu quand on est littéralement en train d’anéantir l’adversaire.»

    «Je pense que nous avons gagné», a aussi dit le président américain, «tout ce qu’ils font, c’est obstruer le détroit». Les menaces iraniennes contre le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont presque paralysé le transit du pétrole et du gaz naturel, entraînant des perturbations du marché mondial des hydrocarbures et la hausse des prix du carburant. Trump avait enjoint les pays d’Europe et d’Asie, dont l’approvisionnement dépend beaucoup de ce détroit, de s’occuper de le sécuriser. Le refus des alliés des États-Unis de s’engager dans une guerre déclenchée sans eux et par surprise avait suscité la colère de Trump, qui a accusé les pays de l’Otan de «couardise».

    Parallèlement, les États-Unis avaient intensifié ces derniers jours leurs frappes contre les positions iraniennes le long du détroit d’Ormuz et dans le golfe Persique pour neutraliser les capacités offensives de Téhéran. Le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées, avait annoncé jeudi que des avions d’attaque au sol A-10 Warthog de l’US Air Force avaient été chargés d’attaquer à basse altitude les vedettes rapides que les Gardiens de la révolution islamique peuvent utiliser contre le trafic maritime. La menace que fait peser l’Iran sur la navigation dans le détroit comprend aussi des mines, des missiles basés à terre, et des drones navals. En début de semaine, les États-Unis avaient largué plusieurs bombes perforantes antibunkers sur des silos de missiles souterrains situés près du détroit.

    Des renforts de 2500 Marines à bord d’un navire d’assaut amphibie ont aussi été envoyés depuis la région Indo-Pacifique vers le golfe Persique, où ils pourraient être chargés d’un débarquement amphibie pour aider à sécuriser le détroit d’Ormuz, ou bien s’emparer de l’île de Khargh, par où transite l’essentiel du pétrole iranien.

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