Tag: Iran

  • Bruno Tertrais : «Mal préparée sur tous les plans, sans voies de sortie évidentes, la guerre d’Iran de Donald Trump est sans queue ni tête»

    Bruno Tertrais : «Mal préparée sur tous les plans, sans voies de sortie évidentes, la guerre d’Iran de Donald Trump est sans queue ni tête»

    ENTRETIEN – Après la décision de Donald Trump de repousser à la fin de la semaine l’éventuelle destruction des infrastructures énergétiques iraniennes, le directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique estime que «les États-Unis sont beaucoup plus isolés qu’en 2003 contre l’Irak».

    Avec un parfum de déjà-vu, Donald Trump a annoncé lundi qu’il attendrait la fin de la semaine pour éventuellement mettre à exécution sa menace, proférée samedi dernier, d’«anéantir» les infrastructures énergétiques iraniennes. Il avait au départ laissé 48 heures à Téhéran. Le président américain a de même affirmé que «les États-Unis d’Amérique et l’Iran ont eu, ces deux derniers jours, des discussions très fructueuses et constructives en vue d’un règlement complet et définitif de nos hostilités au Moyen-Orient». Des allégations démenties par la République islamique.

    Pour Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche stratégique (FRS), ce revirement du président des États-Unis est à l’image de sa présidence et de la gestion du conflit en Iran, «brouillonne et peu réfléchie» et porte potentiellement atteinte à sa «crédibilité».


    LE FIGARO. – Samedi, Donald Trump menaçait l’Iran de détruire ses installations énergétiques s’il ne levait pas son blocage du détroit d’Ormuz…

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  • De Riyad à Dubaï, la hantise des monarchies du Golfe face à l’extension de la guerre contre l’Iran

    De Riyad à Dubaï, la hantise des monarchies du Golfe face à l’extension de la guerre contre l’Iran

    REPORTAGE – L’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis redoutent un durcissement des frappes iraniennes et font tout pour ne pas être amenés à intervenir militairement contre Téhéran.

    Pour la première fois depuis le début de la guerre, les téléphones portables ont émis une alerte : « Nous sommes face à une menace, mettez-vous aux abris. » En ce mercredi soir 18 mars, le conflit se durcit au royaume d’Arabie saoudite, jusque-là relativement épargné par les frappes iraniennes. Mais l’alerte résonne quelques minutes après une énorme explosion, ressentie au quartier diplomatique de Riyad. Aussitôt, c’est le branle-bas de combat dans cette ville dans la ville, où sont installées la plupart des ambassades et résidences attenantes. Direction les abris souterrains. Les interrogations fusent : drone ou missile ? Dix jours plus tôt, des débris de drones étaient déjà tombés dans la cour de l’ambassade américaine, sans faire ni blessés, ni dégâts.

    L’alerte levée, une vingtaine de minutes plus tard, entre domestiques asiatiques et chats siamois, les diplomates quittent leurs refuges. De premières informations parviennent via les services de renseignements américains…

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  • L’Iran fait peser une menace cataclysmique sur l’accès à l’eau douce des pays du Golfe

    L’Iran fait peser une menace cataclysmique sur l’accès à l’eau douce des pays du Golfe

    La mise hors service des sites de dessalement d’eau des pays du Golfe serait dramatique pour les habitants de la région désertique.

    Les quelque 9 millions d’habitants de Riyad devront-ils abandonner en urgence la capitale saoudienne brusquement privée d’eau ? À Doha, au Qatar, la population doit-elle redouter la mort ou des maladies par manque d’eau potable ?

    C’est la menace que brandit désormais Téhéran. Donald Trump a averti qu’il frapperait les centrales électriques iraniennes si le pays n’ouvrait pas le détroit d’Ormuz dans les 48 heures. L’Iran a riposté qu’il attaquerait alors les infrastructures énergétiques et « vitales » de la région, en particulier les installations de dessalement. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti sur X que ces infrastructures pourraient être « irrémédiablement détruites ».

    Quelques installations de dessalement ont déjà été touchées, sur l’île iranienne de Qechm près du détroit d’Ormuz, où le site a été visé par les États-Unis, affirme Téhéran ; et dans l’État insulaire de Bahreïn. Les dommages sont restreints, pour l’instant. Mais, l’envoi…

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  • «Dimona est censée être protégée» : l’Iran frappe à proximité du principal centre nucléaire militaire israélien

    «Dimona est censée être protégée» : l’Iran frappe à proximité du principal centre nucléaire militaire israélien

    REPORTAGE – À quelques kilomètres du cœur du programme nucléaire israélien, un missile iranien s’est abattu samedi soir sur un quartier résidentiel de Dimona, faisant des dizaines de blessés. Si l’installation stratégique n’a pas été touchée, l’attaque marque une nouvelle étape dans l’escalade.

    Le missile iranien n’a pas percuté le centre de recherche nucléaire de Dimona. Samedi soir, peu après 19 heures, l’ogive a fini sa course à treize kilomètres de là, en plein cœur du centre-ville, dans la cour d’une résidence qu’encadrent quelques immeubles de modeste facture. Un cratère immense marque l’endroit de l’impact. Une gueule béante de laquelle surgit de temps à autre un secouriste en gilet orange. Tout autour, deux immeubles ont été entièrement soufflés. Ils tiennent péniblement debout, affaissés sur l’avant, comme blessés. À l’est du cratère, un mur de l’immeuble s’est effondré, laissant choir le premier étage. À l’intérieur, d’autres secouristes casqués s’affairent à éteindre des flammes rebelles.

    Dans la foulée de l’attaque, la télévision d’État iranienne l’a justifiée par les frappes menées par Israël sur le centre nucléaire de Natanz, samedi. Alors que le conflit est entré dans sa quatrième semaine, l’Iran entend bien suivre Israël dans l’escalade, et menacer les installations…

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  • Guerre au Moyen-Orient : les tirs de l’Iran vers la base de Diego Garcia, preuve d’une menace «très relative» contre l’Europe

    Guerre au Moyen-Orient : les tirs de l’Iran vers la base de Diego Garcia, preuve d’une menace «très relative» contre l’Europe

    ENTRETIEN – En tentant de frapper la base américano-britannique, Téhéran a démontré qu’elle dispose a priori des capacités à frapper des cibles à 4000 kilomètres de son territoire. Le chercheur Étienne Marcuz décrypte la menace représentent ces tirs ratés pour le Vieux Continent.

    La République islamique a tenté, vendredi, de frapper sans succès la base américano-britannique de Diego Garcia, située en plein milieu de l’océan Indien, à 4000 kilomètres de son territoire, selon plusieurs sources officielles qui se sont exprimées auprès de l’AFP et du Wall Street Journal. Les deux missiles balistiques utilisés n’ont pas atteint leur cible.

    Si ces tirs démontrent que l’Iran dispose a priori des capacités à frapper des cibles aussi loin, cette menace reste «très relative» pour l’Europe, qui dispose à dessein de systèmes de défense, estime Étienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS) et spécialiste des armements stratégiques.


    LE FIGARO. – En 2018, le Guide suprême Ali Khamenei, tué dans les frappes israéliennes le 28 février dernier, avait limité la portée des missiles iraniens à environ 2000 kilomètres. Si, selon des déclarations officielles, ce moratoire a été levé en octobre 2025, des doutes persistaient sur les capacités de la République…

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  • Guerre au Moyen-Orient : l’ultimatum de Donald Trump aux mollahs menace de provoquer une nouvelle flambée des tensions

    Guerre au Moyen-Orient : l’ultimatum de Donald Trump aux mollahs menace de provoquer une nouvelle flambée des tensions

    RÉCIT – Le président américain menace d’oblitérer les centrales iraniennes si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert, peu après avoir annoncé une réduction des opérations.

    Trump chef de guerre alterne entre les menaces d’escalade et les annonces de victoire, parfois dans la même déclaration. Mais la tentation du président américain de mettre fin unilatéralement au conflit se heurte à la dynamique propre qu’ont prise les hostilités. Alors que la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran entre dans sa quatrième semaine, l’opération rapide espérée par le président américain s’est transformée en un conflit autour du détroit d’Ormuz. La fermeture à la navigation par l’Iran de cette route maritime stratégique perturbe les marchés mondiaux du pétrole, faisant craindre une crise énergétique, et devient la première préoccupation des États-Unis.

    « Si l’Iran n’ouvre pas TOTALEMENT, SANS AUCUNE MENACE, le détroit d’Ormuz, dans les 48 HEURES à compter de cet instant précis, les États-Unis d’Amérique frapperont et oblitéreront ses différentes CENTRALES ÉLECTRIQUES, EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE ! », a menacé Trump samedi soir, heure de Washington…

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  • Guerre au Moyen-Orient : fragilisée mais aussi radicalisée, la République islamique d’Iran joue sa survie à tout prix

    Guerre au Moyen-Orient : fragilisée mais aussi radicalisée, la République islamique d’Iran joue sa survie à tout prix

    DÉCRYPTAGE – Face à l’ultimatum de Donald Trump, le régime iranien menace de déstabiliser la région et d’exporter le conflit au-delà de son théâtre d’opérations initial.

    Le ton est donné. Si Washington met sa menace à exécution, l’Iran fermera totalement le détroit d’Ormuz et « toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l’information et de dessalinisation de l’eau appartenant aux États-Unis et à ses alliés dans la région seront visées », a prévenu ce dimanche Téhéran. Ce qui, il y a encore quelques mois, aurait pu s’apparenter à une guerre psychologique relève désormais d’un avertissement à prendre au sérieux. Affaibli mais toujours debout, le régime iranien bombe le torse et se montre prêt à embraser la région, au risque de faire payer à ses 90 millions d’habitants le coût d’une fuite en avant dévastatrice. « La République islamique se comporte de moins en moins comme un État conventionnel sous pression, et de plus en plus comme ce que la culture populaire qualifierait de “Matrix” ou d’“Entité” : un système capable d’absorber les dommages, de redistribuer ses fonctions et de continuer à fonctionner même lorsque ses nœuds visibles sont…

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  • Pétrole : la guerre en Iran bouleverse l’économie mondiale et fait grimper les prix

    Pétrole : la guerre en Iran bouleverse l’économie mondiale et fait grimper les prix

    La guerre en Iran est un séisme dont les répliques se font désormais sentir sur l’ensemble de la planète. Vendredi, le prix de référence du baril de brent était de 112,19 dollars, après avoir flirté la veille avec les 120 dollars. Selon un rapport récent d’Oxford Economics, s’il franchit le seuil des 140 dollars, l’économie mondiale basculera dans une légère récession, avec une contraction du PIB mondial de 0,7 % d’ici à la fin de l’année.

    Déjà, en Europe, les conséquences de cette nouvelle crise de l’énergie sont visibles. Partout, le prix à la pompe s’est envolé. La réponse à ce mini-choc se fait en ordre dispersé. Si la France a choisi le statu quo, nos voisins, eux, ont pris des mesures d’accompagnement des consommateurs. L’Espagne a annoncé vendredi un plan d’urgence avec une baisse de la TVA sur l’essence (de 21 % à 10 %) et des subventions spécifiques aux secteurs les plus touchés (transport routier, agriculture). Avant Madrid, l’Italie avait pris un décret qui prévoit une baisse pendant trois semaines de 25 centimes d’euro sur le litre de gazole et d’essence.

    En Asie, l’autre partie du monde la plus durement touchée, les États ont mis en place des mesures bien plus drastiques. En Thaïlande, pour économiser l’énergie, impossible de régler l’air conditionné en deçà de 26 °C dans les administrations. Aux Philippines, les fonctionnaires sont passés à la semaine de quatre jours, là aussi pour ne pas gaspiller. Au Sri Lanka, la circulation alternée a été mise en place. Le gouvernement espère ainsi faire baisser la consommation de carburant de 20 %.

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  • Guerre au Moyen-Orient : les Européens refusent de se laisser entraîner dans « l’escalade » et prônent le retour à la diplomatie

    Guerre au Moyen-Orient : les Européens refusent de se laisser entraîner dans « l’escalade » et prônent le retour à la diplomatie

    DÉCRYPTAGE – Le conflit au Moyen-Orient accélère le divorce transatlantique et renforce l’urgence pour l’Europe de réduire ses dépendances diplomatiques, militaires ou économiques.

    L’Espagnol Pedro Sanchez s’était distingué comme le seul en Europe à condamner avec fermeté les premières frappes américano-israéliennes en Iran, suscitant l’ire de Donald Trump. Sa position est désormais largement partagée parmi les Européens, ragaillardis par leur refus unanime d’envoyer leurs marines tenter de débloquer le détroit d’Ormuz sous le feu iranien, comme le leur demandait le président américain au nom de la solidarité au sein de l’Otan. « Nous n’allons pas céder au chantage », a martelé le chancelier autrichien, Christian Stocker, jeudi, à son arrivée à Bruxelles pour un sommet des Vingt-Sept. Le premier ministre espagnol a de nouveau condamné une guerre « illégale ». Les Européens sont nombreux à s’inquiéter, à l’instar d’Emmanuel Macron, d’une « escalade inconsidérée » dans une guerre qu’ils considèrent comme n’étant pas la leur.

    Après le bombardement dans la nuit par Israël d’un champ gazier iranien, et des représailles de Téhéran au Qatar contre le plus grand…

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  • En Iran, Israël fait le pari risqué d’une escalade énergétique

    En Iran, Israël fait le pari risqué d’une escalade énergétique

    DÉCRYPTAGE – En frappant South Pars, cœur énergétique iranien, Tsahal cherche à reprendre l’initiative face aux menaces sur le détroit d’Ormuz.

    En frappant Asaluyeh et le champ gazier de South Pars, Israël a franchi un seuil : la guerre cible désormais les infrastructures énergétiques vitales de l’Iran, entraînant des ripostes dévastatrices dans les pays du Golfe. Une escalade assumée, destinée à garder la main face à un régime plus résistant qu’anticipé – quitte à faire vaciller l’équilibre énergétique mondial. « On ne peut pas obtenir des résultats stratégiques sans en payer le prix », assume ainsi l’ancien chef d’état-major israélien et figure importante de la vie politique Benny Gantz.

    Ce choix, validé en coulisses par Washington selon plusieurs sources concordantes, porte un message central : ni Israël ni les États-Unis n’entendent céder au chantage iranien sur le détroit d’Ormuz, bloqué par Téhéran. Ils comptent au contraire imposer leur propre tempo et conserver l’initiative de l’escalade. Mais, déjà, les représailles iraniennes sur le plus important site gazier du Qatar (et du monde) indiquent que Téhéran…

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