ENTRETIEN – Après la décision de Donald Trump de repousser à la fin de la semaine l’éventuelle destruction des infrastructures énergétiques iraniennes, le directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique estime que «les États-Unis sont beaucoup plus isolés qu’en 2003 contre l’Irak».
Avec un parfum de déjà-vu, Donald Trump a annoncé lundi qu’il attendrait la fin de la semaine pour éventuellement mettre à exécution sa menace, proférée samedi dernier, d’«anéantir» les infrastructures énergétiques iraniennes. Il avait au départ laissé 48 heures à Téhéran. Le président américain a de même affirmé que «les États-Unis d’Amérique et l’Iran ont eu, ces deux derniers jours, des discussions très fructueuses et constructives en vue d’un règlement complet et définitif de nos hostilités au Moyen-Orient». Des allégations démenties par la République islamique.
Pour Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche stratégique (FRS), ce revirement du président des États-Unis est à l’image de sa présidence et de la gestion du conflit en Iran, «brouillonne et peu réfléchie» et porte potentiellement atteinte à sa «crédibilité».
LE FIGARO. – Samedi, Donald Trump menaçait l’Iran de détruire ses installations énergétiques s’il ne levait pas son blocage du détroit d’Ormuz…









