Tag: Irak

  • « Ce sont elles qui gouvernent » : l’Irak prisonnier de ses milices pro-iraniennes

    « Ce sont elles qui gouvernent » : l’Irak prisonnier de ses milices pro-iraniennes

    DÉCRYPTAGE – Depuis le début de la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, les formations à la solde de Téhéran frappent les intérêts américains à travers le pays et au Kurdistan irakien, sans réaction de la part de Bagdad.

    Au téléphone, George* se racle la gorge, hésite, puis finit par répondre dans un français hésitant. « On a peur qu’ils pensent que nous sommes avec les Américains. Alors on ne parle pas ; on ne sort pas beaucoup. Si on parle, c’est contre les États-Unis car si on évoque l’Iran… » Le chrétien âgé de 74 ans ne termine pas sa phrase. Il craint que, dans le contexte actuel, de tels propos lui valent, au mieux, des menaces de la part des miliciens. Alors, en silence, il observe les drones qui décollent et les bombes qui tombent quotidiennement à quelques kilomètres de sa maison, à Bartella.

    La ville est située dans la plaine de Ninive, entre Mossoul et Erbil. Depuis le 28 février, c’est de là que les milices chiites proches de Téhéran projettent leurs drones armés vers le Kurdistan irakien. « Les milices envoient des drones comme ils veulent car ce sont elles qui gouvernent. Il y a quelques jours, je les ai vus en envoyer un depuis un terrain situé entre Bartella et Bashpita. Ils tirent depuis…

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  • «Ils me demanderont de faire exploser un bâtiment ou d’assassiner quelqu’un» : au cœur du désert syrien, l’État islamique renaît de ses cendres

    «Ils me demanderont de faire exploser un bâtiment ou d’assassiner quelqu’un» : au cœur du désert syrien, l’État islamique renaît de ses cendres

    GRAND REPORTAGE – Dans la province syrienne de Deir Ez-Zor où ses derniers bastions furent terrassés, l’organisation terroriste recrute les jeunes hommes, facilite les vendettas et multiplie les attentats. Le Figaro a sillonné la région et accédé à des échanges entre un recruteur de l’EI et une potentielle recrue.

    C’est une silhouette massive, recroquevillée derrière l’auvent d’un minuscule restaurant, une boucherie en fait dont l’arrière-salle a été sommairement aménagée. L’un des seuls endroits où Bassem(*) ose encore se rendre. Il s’est assis dos au mur de carreaux froids, comme toujours maintenant pour ne pas se laisser surprendre, le regard fuyant, les doigts qui se croisent et se décroisent sur ses larges cuisses. Un éclat de voix. L’homme se raidit. « Je ne sais pas quand ils vont me tuer, » lâche-t-il.

    Bassem et son cousin Ahmed (*) ont été, un temps, de jeunes hommes ordinaires de Bukamal, petite ville de la province de Deir Ez-Zor, dans le nord-est de la Syrie. Et puis, les violences et les règnes successifs qui ont redessiné cette région aux confins de la frontière irakienne ont changé leurs destins, comme ceux de tant d’autres Syriens. Et ces enfants du pays sont devenus des parias, traqués dans ces mêmes rues qui les ont vus grandir. Ahmed est mort. Abattu à bout portant en novembre…

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