RÉCIT – La «princesse du gaz» est soupçonnée d’avoir voulu acheter des voix au Parlement ukrainien, un crime passible de dix ans de prison. Elle nie toute activité illégale et s’estime visée par «un contrat d’élimination politique».
La dernière fois qu’Ioulia Timochenko a fait de la prison, les Ukrainiens ont tant protesté qu’ils ont fait une révolution. On l’a surnommée la révolution du Maïdan, en février 2014. Douze ans plus tard, l’ancienne première ministre pourrait à nouveau connaître les affres de l’emprisonnement. À 65 ans, cette figure incontournable de la politique ukrainienne comparaît à nouveau à Kiev ce mercredi 8 avril pour faire face à des accusations de corruption. Lors d’une première audience mi-janvier, immanquablement coiffée de sa célèbre tresse blonde, elle s’est estimée visée par «un contrat d’élimination politique».
Toute la question sera de savoir si, oui ou non, Ioulia Timochenko a tenté d’acheter des voix au Parlement ukrainien, crime passible de dix ans de prison. Les autorités la soupçonnent d’avoir, le 12 janvier, proposé de payer des membres de «Serviteur du peuple», le parti du président Volodymyr Zelensky, pour influencer leurs votes. Quels votes ? L’enquête n’a pas encore permis…
