Le chef de l’armée pakistanaise a contribué à convaincre l’Iran et les États-Unis de conclure un cessez-le-feu après des semaines de médiation.
La relation entre Donald Trump et le Pakistan avait mal commencé. Quand l’homme d’affaires arrive à la Maison-Blanche en 2016, il déverse sa colère sur Islamabad qui soutient les talibans contre les troupes américaines en Afghanistan. « Les États-Unis ont donné 33 milliards de dollars au Pakistan depuis quinze ans. En retour, nous n’avons récolté que des mensonges », déclare-t-il. Il veut en finir avec cette guerre aux allures de bourbier. Après sa réélection en 2024, le Pakistan est le cadet de ses soucis. Il est accaparé par la Chine, l’immigration et le déficit de la balance commerciale. Sans oublier le conflit en Ukraine qu’il a juré de stopper en 24 heures.
Moins d’un an et demi plus tard, le revirement est spectaculaire. Le vice-président JD Vance ainsi que les émissaires de Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, seront à Islamabad pour négocier avec les Iraniens à partir de samedi. Un homme est largement responsable de cette victoire diplomatique pakistanaise : le maréchal…