Tag: incertitudes

  • Eolien offshore : derrière le soulagement de la filière, encore de nombreuses incertitudes

    Eolien offshore : derrière le soulagement de la filière, encore de nombreuses incertitudes

    Le gouvernement a lancé un appel d’offres de 10 GW dans l’éolien en mer, largement salué par la filière. Reste à préciser les règles du jeu, alors que 50 % des futures capacités doivent reposer sur de l’éolien flottant, une technologie encore peu mature et bien plus coûteuse que l’éolien posé.

    Un soulagement et une grande satisfaction pour la filière des renouvelables. Mais aussi, et surtout, une ribambelle d’interrogations. Jeudi, le ministre de l’Economie Roland Lescure et la ministre déléguée à l’Energie Maud Bregeon ont annoncé la relance des appels d’offres pour développer l’éolien terrestre et en mer ainsi que l’électricité photovoltaïque, après de longs mois d’immobilisme. 

    Ces appels d’offres s’inscrivent dans le cadre de la feuille de route énergétique de la France (PPE), dévoilée le 13 février dernier. L’annonce de leur relance intervient alors que les prix du gaz et du pétrole flambent en raison de la guerre au Moyen-Orient soulignant, une nouvelle fois, la forte dépendance de la France aux énergies fossiles importées. 

    Un cahier des charges très attendu

    « Vu le contexte politique, ces annonces arrivent au bon moment. Nous les attendions tous. Mais nous sortons de là avec beaucoup de questions », confie Jérémie Almosni, délégué général de l’association France Renouvelables. Les interrogations persistantes de la filière se concentrent notamment sur l’éolien offshore, dont la capacité installée le long des côtes tricolores s’élève aujourd’hui à 2 gigawatts (GW). Depuis Bercy, les deux ministres ont certes donné un cap et des premiers éléments. Le gouvernement a ainsi choisi de fusionner les appels d’offres 9 et 10 afin de développer 10 gigawatts (GW) supplémentaires. 50% des futures capacités reposeront sur des éoliennes posées, lesquelles sont fixées au fond marin. Et 50% sur de l’éolien flottant, une technologie bien moins mature, reposant sur des structures flottantes ancrées qui peuvent être installées en eaux plus profondes. Les premiers lauréats seront désignés d’ici fin 2026-début 2027, selon Bercy.

    A LIRE AUSSI

    Éolien offshore : quatre Régions réclament la fin des « hésitations » et l’engagement de l’État

    Source link