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  • SONDAGE. Le président idéal des Français a 47 ans

    SONDAGE. Le président idéal des Français a 47 ans

    Où que l’on regarde, cela s’agite. Jeudi 16 et vendredi 17 avril, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont réuni pour un séminaire leurs gardes rapprochées respectives afin de préparer 2027. Gabriel Attal sort cette semaine un livre, En homme libre, première étape de son imminente candidature élyséenne. De son côté, Jean-Luc Mélenchon ne devrait plus tarder à officialiser la sienne… Alors que l’élection présidentielle aura lieu dans un an, la campagne s’accélère en ce printemps.

    C’est dans ce contexte que l’institut de sondages Elabe a réalisé pour « La Tribune Dimanche » le portrait-robot du (ou de la) président(e) de la République idéal(e) pour les Français. Et il casse quelques idées reçues.

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    Première surprise : alors que la politique fait actuellement l’objet d’un vif rejet, 51 % des personnes interrogées estiment que c’est un responsable politique qui a le meilleur profil pour être chef de l’État. C’est huit points de plus qu’en février 2020, lors de la précédente enquête de ce type. « La critique sur la politique ne tue pas la profession politique, constate Bernard Sananès, le président d’Elabe. On continue à considérer que le parcours d’un responsable politique prépare le mieux à la fonction. » Le profil de chef d’entreprise arrive en deuxième position et séduirait 36 % des Français (4 points de plus qu’en 2020).

    Emmanuel Macron a installé l’idée que le renouvellement était nécessaire. 

    Deuxième enseignement inattendu : avoir élu en 2017 le plus jeune président de la Ve République (Emmanuel Macron avait alors 39 ans) n’a pas provoqué de retour de balancier. Les Français aimeraient que le prochain président ait 47 ans lors de la prochaine élection. Dans le détail, 8 % souhaiteraient qu’il ait moins de 35 ans, 22 % entre 35 et 44 ans, 49 % entre 45 et 54 ans, 17 % entre 55 et 64 ans et 3 % seulement plus de 65 ans. Lorsque la même question avait été posée aux Français en avril 2016, ils avaient répondu 50 ans. « Emmanuel Macron a installé l’idée que le renouvellement était nécessaire », avance Bernard Sananès. Lors des municipales de mars, on avait déjà pu observer un phénomène de dégagisme en faveur de maires plus jeunes.

    Les Français et le président de la République idéal (Crédits : LTD)

    Quelles sont les principales qualités attendues du locataire de l’Élysée ? L’honnêteté arrive largement en tête (76 %), devant la proximité et l’écoute (55 %) – « une critique en creux du macronisme » selon Bernard Sananès – puis le courage (48 %). L’autorité est en revanche loin derrière (34 %), comme la vision (30 %) ou le charisme (25 %). 28 % des Français souhaiteraient que le futur président se situe à droite (dont 11 % très à droite), 19 % à gauche (dont 3 % très à gauche), 16 % au centre. Lors d’une enquête similaire réalisée il y a neuf ans, ils étaient 21 % à désirer qu’il soit de droite et 18 % de gauche.

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    44 % des Français voudraient qu’il s’occupe en priorité du pouvoir d’achat, 31 % de la sécurité, 30 % de la santé, 28 % de la dette publique et de l’immigration, 21 % de l’éducation. À noter : selon la préférence partisane des sondés, les attentes sont très différentes. Les électeurs du Nouveau Front populaire classent en tête le pouvoir d’achat, la santé et les inégalités et injustices sociales. Le trio des électeurs du bloc macroniste est composé de la dette publique, de la sécurité et du pouvoir d’achat ; celui des électeurs RN, de l’immigration, du pouvoir d’achat et de la sécurité. « Cela dit beaucoup de la difficulté qu’aura le futur président à concilier des espaces politiques très fragmentés », conclut Bernard Sananès.

    Globalement, 57 % (+17 points par rapport à une précédente enquête de 2016) des Français attendent que le chef de l’État rassemble et apaise la société, même si cela a pour conséquence le report à plus tard de certaines réformes, tandis que 42 % (-15 points) d’entre eux veulent qu’il réforme en profondeur le pays, même si cela le divise. « Le mot “réforme” a pris une connotation très négative, en déduit Bernard Sananès. La réforme fait peur non seulement dans son contenu, mais également dans ce qu’elle peut déclencher. Au-delà du programme, le sujet de la méthode sera donc essentiel. Il n’y a pas une offre politique qui a jusqu’à présent permis de montrer que la réforme pouvait être compatible avec l’apaisement. »

    À un an de l’échéance, 45 % des personnes interrogées assurent trouver au moins une personnalité politique qui leur conviennent en vue de l’élection de l’an prochain au sein de l’étoffé casting de candidats qui est actuellement proposé. Dans le détail, plus l’offre est claire, plus celui-ci est élevé. Ils sont ainsi 69 % parmi les partisans de La France insoumise et 81 % chez ceux du Rassemblement national à trouver chaussure à leur pied, contre 53 % de ceux qui soutiennent le bloc central, 52 % Les Républicains, 42 % le PS et 42 % aussi Les Écologistes. 

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