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  • IA : cette avancée de Google qui fait trembler les fabricants de puces sur les marchés

    IA : cette avancée de Google qui fait trembler les fabricants de puces sur les marchés

    Une avancée de Google fait trembler les géants des puces et de mémoires informatiques en Bourse. Mardi 24 mars, l’entreprise américaine a publié un billet de blog sur Turboquant, un ensemble d’algorithmes permettant une compression massive pour les grands modèles de langage (LLM). En d’autres termes, Google propose une solution pour réduire les besoins en mémoire vive (RAM), nécessaire aux LLM comme ChatGPT ou Gemini pour fonctionner.

    Il n’en fallait pas plus pour que les marchés s’inquiètent des fabricants de puces, semi-conducteurs et autres solutions de stockage. Micron Technology, le plus grand fabricant américain de puces mémoire, a vu son titre chuter à partir du lendemain : il a clôturé en baisse de 3,4 % jeudi. SK Hynix a chuté de 6 % et Samsung Electronics de 4 %.

    L’intelligence artificielle a accentué la pénurie de mémoire vive. Ce qui a fait grimper les prix des entreprises du secteur, la demande étant supérieure à l’offre disponible. Or, la solution de Google pourrait réduire la pression sur le marché de la RAM.

    « Pour les marchés, le raisonnement est immédiat : si chaque unité d’IA consomme moins de mémoire, alors la croissance structurelle de la demande en DRAM et NAND pourrait ralentir, ce qui remet en question une partie du narratif [récit] ultra-positif intégré dans les valorisations du secteur », explique, dans une note, John Plassard, économiste chez Cité gestion.

    Mieux comprendre TurboQuant

    « TurboQuant est une méthode de compression qui permet une réduction importante de la taille du modèle sans perte de précision, ce qui la rend idéale pour la compression de caches clé-valeur (KV) et la recherche vectorielle », précise Google dans son article de blog. Et tout ceci, sans perdre la performance des IA.

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  • IA : une contribution encore faible à la croissance française comparée aux États-Unis

    IA : une contribution encore faible à la croissance française comparée aux États-Unis

    La croissance française bénéficie-t-elle déjà de la révolution de l’intelligence artificielle ? L’arrivée de ChatGPT (OpenAI) et d’autres modèles (Claude, Gemini) suscite de grands espoirs. Ces technologies promettent des gains de productivité et de nouvelles richesses.

    « Dans tous les pays, ce développement accéléré est susceptible d’affecter l’activité économique par plusieurs canaux à court terme côté demande et même côté offre, du fait de sa rapidité de diffusion », note l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans sa note de conjoncture publiée mardi.

    Mais si les États-Unis commencent déjà à profiter des fruits de cette révolution, la France a encore des difficultés à évaluer les véritables conséquences sur son tissu économique.

    Les investissements représentent un tiers de la croissance américaine

    Outre-Atlantique, l’intelligence artificielle participe à la croissance en premier lieu grâce aux investissements des entreprises. Des investissements qui comprennent les logiciels et équipements informatiques mais aussi les centres de données, note l’Insee. D’après ses chiffres, au quatrième trimestre 2025, l’investissement en équipements informatiques (hors centres de données) représentait 2,2 % du PIB en valeur et celui en logiciels 2,5 %. Soit une augmentation de 0,3 point pour le premier et de 0,2 point pour le second par rapport à mi-2022, quand ChatGPT n’était pas encore sur le marché.

    De leur côté, les centres de données ont poussé comme des champignons sur le territoire américain. Mais pour le moment, ils ne représentent que 0,1 % du PIB. Au total, un tiers de la croissance américaine en 2025 dépend des investissements dans l’intelligence artificielle.

    Une poussée de l’investissement qui rappelle la période précédant la bulle Internet. « Sur la période récente, l’année 2025 se distingue par une contribution de l’investissement numérique d’une ampleur comparable à celle observée à la fin des années 1990 », écrit l’institut.

    En France, il est plus difficile de flécher ces investissements. Le secteur qui pourrait investir le plus dans l’IA est celui de l’information et de la communication. S’il participe à l’activité économique, sa contribution à la croissance « tend à diminuer », estime l’Insee, bien loin de la situation américaine. Pour les centres de données, l’Insee précise qu’il n’y a pas encore de séries statistiques comparables à celles de nos partenaires américains. 352 centres seraient exploités en 2024, selon l’Ademe.

    Une consommation française pas du tout dopée à l’IA

    La révolution de l’IA peut également participer à la croissance grâce à la consommation aux États-Unis. En effet, les ménages américains tirent une partie de leur richesse des marchés financiers. Quand les actifs détenus par les ménages augmentent, ils peuvent davantage consommer. L’essor de l’intelligence artificielle a poussé les marchés financiers à de nouveaux records, notamment sur les valeurs technologiques.

    Mais une telle analyse comporte des limites : généralement ce sont les ménages les plus aisés qui bénéficient des plus-values liées à l’intelligence artificielle. « L’effet sur la consommation est vraisemblablement positif mais modéré en moyenne, compte tenu d’une propension à consommer plus faible en haut de la distribution », complète l’institut.

    Par ailleurs, les records de valorisation des valeurs technologiques ont pu faire craindre un retournement du marché, voire l’éclatement d’une bulle IA.

    Dans l’Hexagone, le canal de la consommation est écarté par l’Insee. « L’existence d’éventuels effets de richesse sur la consommation en France est en général sujette à débat », argue l’institut. Il est aussi « peu probable qu’un tel effet ait pu jouer récemment, dans un contexte où la consommation des ménages est décevante depuis plusieurs années et le taux d’épargne historiquement haut ».

    Risque sur l’emploi

    Concernant les emplois, l’IA a été employée rapidement par les entreprises, que ce soit aux États-Unis ou en Europe. Un quart des salariés utiliserait déjà cette technologie au travail, précise l’Insee. Elle aurait également déjà amélioré la productivité.

    Mais cette révolution participe aussi à réduire les emplois dans des secteurs liés à l’informatique, outre-Atlantique mais aussi en France. Ainsi, l’emploi a baissé dans le secteur des activités informatiques et services d’information en France depuis 2023, « tandis que la valeur ajoutée conserve une trajectoire sans inflexion marquée », complète l’institut.

    Ce sont surtout les plus jeunes qui sont concernés par un repli de l’emploi. Fin 2025, l’emploi des 15-29 ans recule de 7,4 % dans l’informatique et de 5,8 % dans l’édition. En comparaison, l’ensemble du secteur marchand ne baisse que de 0,7 %. Il n’empêche, toujours en France, « les effets sur l’emploi global resteraient ainsi encore largement indéterminés ».

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  • Free : l’opérateur se rêve en géant européen des infrastructures cloud et IA

    Free : l’opérateur se rêve en géant européen des infrastructures cloud et IA

    Les informations à retenir

    • Iliad accélère dans le cloud et l’IA. Porté par les enjeux de souveraineté, l’opérateur veut devenir un acteur majeur des infrastructures numériques en Europe, au-delà des télécoms.

    • Scaleway se développe. Le cloud souverain de cette filiale d’Iliad, basé sur des technologies internes et open source, attire des clients publics.

    • Des investissements importants et stratégiques. 4 milliards d’euros seront investis d’ici à 2030, notamment dans des data centers, par le groupe.

    Devenir un leader des infrastructures numériques en Europe, c’est l’ambition assumée du groupe Iliad, maison mère de l’opérateur Free appartenant à Xavier Niel. Ce qui explique pourquoi ses dirigeants ont presque davantage parlé de cloud et d’IA que de télécom lors de la présentation des résultats financiers 2025 à la presse, ce mardi 24 mars.

    Pourtant, ce groupe aux 52 millions de clients dans le monde a tiré de son cœur d’activité d’opérateur l’essentiel de ses 10,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière. Comment expliquer un tel positionnement ? Tout simplement parce que le contexte géopolitique troublé et l’essor de l’intelligence artificielle lui donnent l’occasion de renforcer ses activités de cloud computing et d’hébergement, lancées dès la fin des années 1990. Et peut-être même de jouer un rôle de premier plan en matière de souveraineté en Europe.

    Le pari de l’autonomie logicielle

    Sa filiale de cloud computing Scaleway, qui était déjà présente en France, en Pologne et aux Pays-Bas, vient en effet de lancer une nouvelle région cloud en Italie et se prépare à le faire en Suède et en Allemagne. Et elle profite à plein de l’intérêt des entreprises et organisations européennes pour des solutions technologiques offrant une certaine autonomie par rapport aux États-Unis.

    Si Iliad n’est pas le seul à se positionner sur le cloud souverain, sa filiale a fait le choix de développer en interne la partie stack logicielle à partir de solutions open source et avec une équipe de 350 développeurs. « C’est la force de développeurs actuellement la plus importante en Europe », a tenu à souligner le directeur général d’Iliad Thomas Reynaud.

    Le bon timing

    Un positionnement unique initié il y a quelques années déjà et qui finit seulement par payer depuis que l’imprévisible Donald Trump est revenu au pouvoir. Avec deux belles prises récentes de clients : la mairie de Copenhague, ainsi que la Commission européenne dans le cadre du projet d’euro numérique de la Banque centrale européenne. Citons encore France Télévisions qui est en train de rapatrier les données de ses programmes hébergées auparavant par l’américain AWS.

    Cette stratégie est-elle risquée ? « Il va y avoir une volonté de souveraineté forte en Europe, c’est une certitude, avec la nécessité de faire émerger des acteurs locaux », analyse Sylvain Chevallier, associé au sein du cabinet Bearing Point, en charge des secteurs télécom et tech. « Mais cela reste un pari parce que les investissements sont conséquents et que les revenus ne seront pas tout de suite au rendez-vous. Ils se disent probablement qu’ils auront plus de chance en se positionnant tôt et fort ». C’est aussi probablement le moment idéal pour se lancer, alors que le gros des investissements dans les réseaux de fibre optique et 5G est passé.

    Deux gros projets de data centers

    Côté data center, le groupe développe deux gros projets en France, avec l’ambition de « dépasser les 300 mégawatts (MW) de capacité d’ici à 2034 », a encore précisé Thomas Reynaud. Le premier, déjà bien avancé, se situe dans le Val-d’Oise avec l’objectif d’atteindre 120 MW et des premières capacités livrées dès 2027. La commercialisation serait en cours, avec notamment des hyperscalers comme clients. 

    Le deuxième projet, porté par le consortium AION, se situera en Seine-et-Marne et en partenariat avec EDF. Il s’agit de créer un data center entièrement dédié à l’intelligence artificielle avec une capacité qui pourrait être comprise entre 250 et 300 MW. Bien que le site soit choisi et que la procédure de raccordement électrique accélérée soit lancée, le projet en est encore au stade des autorisations administratives. Il pourrait être éligible à l’appel d’offres que la Commission européenne s’apprête à lancer sur les gigafactories. « L’objectif, c’est de proposer la meilleure plateforme infrastructure et logicielle permettant d’accéder à l’IA en ayant la maîtrise logicielle la plus complète », a commenté Aude Durand, directrice générale déléguée du groupe Iliad.

    Cloud, data center, puissance de calcul, le groupe Iliad fait un véritable pari sur l’avenir en choisissant d’investir de façon conséquente dans ces activités qui pouvaient sembler de prime abord périphériques. « Sur les 5 à 6 prochaines années, nos investissements sur ces nouveaux métiers devraient s’établir à environ 4 milliards d’euros », nous a précisé Thomas Reynaud. Avec l’espoir de tirer profit à moyen terme de cette stratégie.

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  • Projet « Terafab » : Elon Musk va fabriquer ses propres puces pour IA

    Projet « Terafab » : Elon Musk va fabriquer ses propres puces pour IA

    Elon Musk a annoncé samedi un projet visant à fabriquer des puces pour l’intelligence artificielle, la robotique et les centres de données dans l’espace, dernier projet en date lancé par l’homme le plus riche du monde.

    Le « Terafab », une installation de fabrication située près d’Austin, au Texas, aura pour objectif de produire un térawatt de puissance de calcul par an, a déclaré Elon Musk. Un térawatt équivaut à mille milliards de watts. Cela représente légèrement moins que la capacité totale de production d’électricité des États-Unis, selon un groupe industriel.

    Le milliardaire américain a indiqué que le projet serait mené conjointement par son entreprise de véhicules électriques Tesla et sa société spatiale SpaceX. Il n’a pas révélé le montant de l’investissement initial. Des précédents rapports des médias américains l’estiment entre 20 et 25 milliards de dollars.

    Elon Musk, qui n’a pas d’expérience préalable dans le secteur des semi-conducteurs, a déclaré que Terafab était nécessaire car la demande en puissance de calcul de Tesla et SpaceX devrait largement dépasser celle des fournisseurs mondiaux de puces.

    « Nous sommes très reconnaissants envers notre chaîne d’approvisionnement actuelle, notamment Samsung, TSMC, Micron et d’autres… mais il existe un rythme maximal auquel ils sont prêts à se développer », a-t-il déclaré.

    « Ce rythme est bien inférieur à ce que nous souhaiterions… et nous avons besoin de ces puces, donc nous allons construire Terafab », a poursuivi l’entrepreneur.

    À terme, le projet vise à produire des puces capables de soutenir entre 100 et 200 gigawatts de puissance de calcul sur Terre, et un térawatt dans l’espace.

    Elon Musk n’a pas donné de calendrier pour la production de Terafab, et il a déjà, par le passé, promis des résultats ambitieux pour d’autres projets dans des délais serrés. Il a ajouté que Terafab contribuerait à faire de l’humanité une « civilisation galactique », capable d’exploiter les ressources d’autres planètes et étoiles.

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