Tag: guerre en Iran

  • « Ce sont elles qui gouvernent » : l’Irak prisonnier de ses milices pro-iraniennes

    « Ce sont elles qui gouvernent » : l’Irak prisonnier de ses milices pro-iraniennes

    DÉCRYPTAGE – Depuis le début de la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, les formations à la solde de Téhéran frappent les intérêts américains à travers le pays et au Kurdistan irakien, sans réaction de la part de Bagdad.

    Au téléphone, George* se racle la gorge, hésite, puis finit par répondre dans un français hésitant. « On a peur qu’ils pensent que nous sommes avec les Américains. Alors on ne parle pas ; on ne sort pas beaucoup. Si on parle, c’est contre les États-Unis car si on évoque l’Iran… » Le chrétien âgé de 74 ans ne termine pas sa phrase. Il craint que, dans le contexte actuel, de tels propos lui valent, au mieux, des menaces de la part des miliciens. Alors, en silence, il observe les drones qui décollent et les bombes qui tombent quotidiennement à quelques kilomètres de sa maison, à Bartella.

    La ville est située dans la plaine de Ninive, entre Mossoul et Erbil. Depuis le 28 février, c’est de là que les milices chiites proches de Téhéran projettent leurs drones armés vers le Kurdistan irakien. « Les milices envoient des drones comme ils veulent car ce sont elles qui gouvernent. Il y a quelques jours, je les ai vus en envoyer un depuis un terrain situé entre Bartella et Bashpita. Ils tirent depuis…

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  • « À Paris, je ne peux plus commander un Uber avec mon nom » : ces Français qui préfèrent rester en Israël malgré les missiles iraniens

    « À Paris, je ne peux plus commander un Uber avec mon nom » : ces Français qui préfèrent rester en Israël malgré les missiles iraniens

    REPORTAGE – À Netanya, dans « la capitale française d’Israël », certains expatriés disent accepter la guerre comme un moindre mal, convaincus d’avoir perdu la France qu’ils ont connue.

    « Ici on vit, madame. Même sous les bombes, on vit », insiste Didier, l’air sérieux derrière sa tasse de café. En ce treizième jour de guerre, il est attablé en terrasse sur la place centrale de Netanya avec ses amis, retraités comme lui. « C’est un rituel qu’on ne raterait pour rien au monde : quoi qu’il arrive, chaque vendredi on se retrouve ici, avec le bon air frais de la mer… » se réjouit-il, malgré un soleil timide. Son épouse, Micheline, acquiesce en bout de table.

    Comme leurs amis, ce couple a décidé de poser ses valises dans cette ville côtière quelques années plus tôt. Située à une trentaine de kilomètres au nord de Tel-Aviv, Netanya est surnommée « la capitale française d’Israël », depuis que cette diaspora l’a massivement élue comme refuge.

    Nuits blanches

    Du « bonjour » d’accueil des serveurs aux menus distribués en français, la langue de Molière est parlée à tous les coins de rue, au point, pour ce territoire, d’incarner une sorte de village gaulois au cœur du Levant. Un…

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  • Pourquoi le conflit avec l’Iran est aussi notre guerre, contrairement à ce qu’affirment les dirigeants allemands

    Pourquoi le conflit avec l’Iran est aussi notre guerre, contrairement à ce qu’affirment les dirigeants allemands

    VU D’AILLEURS – Le chancelier allemand Friedrich Merz et son vice-chancelier Lars Klingbeil affirment que la guerre contre l’Iran n’est « pas notre guerre ». Malheureusement, il ne s’agit pas d’un choix. Si les Européens veulent préserver leurs intérêts, ils doivent élaborer leur propre stratégie.

    Par Daniel-Dylan Böhmer (Die Welt)


    Quand une guerre devient-elle notre guerre ? Lorsqu’on la déclenche ? Lorsqu’on la soutient ? Ou dès lors qu’elle nous affecte, même sans participation directe ? Le gouvernement allemand semble réticent à envisager la possibilité d’une mission navale dans le détroit d’Ormuz. Interrogé sur une éventuelle participation à des escortes militaires de navires marchands – allemands ou étrangers – dans ce passage stratégique pour l’économie mondiale, Friedrich Merz répond que l’Allemagne ne fait pas « partie de cette guerre » et ne souhaite pas s’y engager. Le vice-chancelier Lars Klingbeil se montre encore plus laconique : « Ce n’est pas notre guerre. » La haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, tient des propos similaires : « Ce n’est pas la guerre de l’Europe. » Comme si l’on pouvait choisir ses guerres.

    Depuis le début des frappes aériennes israélo-américaines fin février…

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  • Donald Trump annonce une «réduction progressive» des opérations contre l’Iran, tout en excluant un cessez-le-feu

    Donald Trump annonce une «réduction progressive» des opérations contre l’Iran, tout en excluant un cessez-le-feu

    Si le président américain affirme que les objectifs de guerre sont en passe d’être atteints, il exige désormais que les pays dépendant du détroit d’Ormuz assurent eux-mêmes leur sécurité face à la menace iranienne.

    Il souffle le chaud et le froid. Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social que les États-Unis envisagent de «réduire progressivement» leurs opérations militaires contre l’Iran. Le message, publié en fin de journée, est en contradiction apparente avec ses précédentes déclarations. Et pour cause : l’administration américaine avait annoncé vendredi l’envoi de renforts de troupes et de navires dans le Golfe, et s’apprête à demander au Congrès de voter une rallonge budgétaire de 200 milliards de dollars pour financer la poursuite de la guerre.

    «Nous sommes sur le point d’atteindre nos objectifs alors que nous envisageons de réduire progressivement nos efforts militaires au Moyen-Orient face au régime terroriste iranien», a écrit Trump en fin de journée sur Truth Social, tout en laissant les pays qui dépendent de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz en assurer la sécurité. «Le détroit d’Ormuz devra être surveillé et contrôlé, si nécessaire, par d’autres nations qui l’utilisent – ce n’est pas le cas des États-Unis !» a ajouté le président américain. «Si on nous le demande, nous aiderons ces pays dans leurs efforts concernant Ormuz, mais cela ne devrait plus être nécessaire une fois la menace iranienne éradiquée. Il est important de noter que ce sera une opération militaire facile pour eux.»


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    Trump a aussi énuméré dans son message les objectifs de la guerre déclenchée il y a trois semaines contre l’Iran par les États-Unis et par Israël : «Détruire complètement les capacités balistiques iraniennes, les lanceurs et tout ce qui s’y rapporte. Détruire la base industrielle de défense de l’Iran. Éliminer leur marine et leur armée de l’air, y compris leurs armes antiaériennes. Ne jamais permettre à l’Iran de s’approcher, ne serait-ce qu’un peu, de la capacité nucléaire, et toujours être en mesure de réagir rapidement et avec force à une telle situation, si elle venait à se produire. Protéger, au plus haut niveau, nos alliés du Moyen-Orient notamment Israël, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït et d’autres.»

    «Je pense que nous avons gagné»

    Plus tôt dans l’après-midi, Donald Trump avait déclaré aux journalistes sur la pelouse de la Maison-Blanche qu’il ne «veut pas de cessez-le-feu». «Vous savez, on ne conclut pas de cessez-le-feu quand on est littéralement en train d’anéantir l’adversaire.»

    «Je pense que nous avons gagné», a aussi dit le président américain, «tout ce qu’ils font, c’est obstruer le détroit». Les menaces iraniennes contre le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont presque paralysé le transit du pétrole et du gaz naturel, entraînant des perturbations du marché mondial des hydrocarbures et la hausse des prix du carburant. Trump avait enjoint les pays d’Europe et d’Asie, dont l’approvisionnement dépend beaucoup de ce détroit, de s’occuper de le sécuriser. Le refus des alliés des États-Unis de s’engager dans une guerre déclenchée sans eux et par surprise avait suscité la colère de Trump, qui a accusé les pays de l’Otan de «couardise».

    Parallèlement, les États-Unis avaient intensifié ces derniers jours leurs frappes contre les positions iraniennes le long du détroit d’Ormuz et dans le golfe Persique pour neutraliser les capacités offensives de Téhéran. Le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées, avait annoncé jeudi que des avions d’attaque au sol A-10 Warthog de l’US Air Force avaient été chargés d’attaquer à basse altitude les vedettes rapides que les Gardiens de la révolution islamique peuvent utiliser contre le trafic maritime. La menace que fait peser l’Iran sur la navigation dans le détroit comprend aussi des mines, des missiles basés à terre, et des drones navals. En début de semaine, les États-Unis avaient largué plusieurs bombes perforantes antibunkers sur des silos de missiles souterrains situés près du détroit.

    Des renforts de 2500 Marines à bord d’un navire d’assaut amphibie ont aussi été envoyés depuis la région Indo-Pacifique vers le golfe Persique, où ils pourraient être chargés d’un débarquement amphibie pour aider à sécuriser le détroit d’Ormuz, ou bien s’emparer de l’île de Khargh, par où transite l’essentiel du pétrole iranien.

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