Face à la crise énergétique, le gouvernement avance à petits pas. Partout en France, les prix à la pompe continuaient de grimper hier à des niveaux record, dépassant depuis déjà plusieurs jours les seuils atteints après le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022. Tenté de temporiser en raison de la situation délicate des finances publiques, l’exécutif a annoncé vendredi 3 avril au soir un « prêt flash carburant » destiné aux petites entreprises des filières les plus sensibles. D’autres aides sectorielles doivent suivre en début de semaine.
Dans le détail, ce nouveau dispositif s’adresse aux TPE et PME du transport, de l’agriculture et de la pêche, qui pourront se voir prêter des sommes allant de 5000 à 50.000 euros au taux de 3,80 %. Ces mêmes secteurs avaient fait l’objet il y a une semaine d’un premier paquet d’aides de 70 millions d’euros. D’autres professionnels seront à leur tour soutenus dans les jours à venir dans le cadre d’aides « ciblées », et notamment ceux « qui ne peuvent pas faire autrement que de rouler », indiquait jeudi 2 avril le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Vendredi, la liste exacte des bénéficiaires des prochaines mesures n’était pas arrêtée. Parmi les pistes de réflexion figurent toujours les agriculteurs – le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, plaide pour une réduction de 30 centimes par litre de gazole non routier (GNR) –, mais aussi les infirmiers libéraux et aides-soignants amenés à se déplacer au quotidien en voiture. Ces dépenses seront compensées « à l’euro près », assure le ministre des Comptes publics, David Amiel, depuis Bercy, où seront reçus les syndicats mardi à 17h30.
