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  • Chimie : les syndicats de Kem One interpellent l’État sur le « désengagement » du fonds Apollo

    Chimie : les syndicats de Kem One interpellent l’État sur le « désengagement » du fonds Apollo

    Grand habitué des reprises, passé dans les mains du fonds américain Apollo fin 2021, qui vient de racheter l’enseigne Grand Frais, le fabricant de PVC, Kem One tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Après une grève initiée sur son site de Saint-Fons (près de Lyon) mi-décembre, les syndicats changent d’échelle. La coordination syndicale CGT du groupe Kem One et la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT (FNIC-CGT) ont directement interpellé, dans une lettre ouverte, le président de la République, le 20 mars dernier.

    En cause : le « désengagement » financier de son unique propriétaire, qui mettrait à mal « un appareil productif déjà bien fatigué », estime Didier Chaix, délégué syndical central CGT Kem One. 

    Un nouveau mouvement de grève est également annoncé pour le 31 mars prochain, sur plusieurs sites de l’industriel cette fois-ci.

    Un besoin d’investissement réel 

    A son arrivée en 2022, suite au rachat de Kem One en 2021 à Alain de Krassny, Apollo avait «de grands projets, ils voulaient faire de Kem One le noyau d’un groupe en réalisant des acquisitions», rappelle le délégué syndical. «Nous ne savions pas si Kem One serait la maison mère ou un satellite mais il y avait des projets d’extension», assure t-il. Pour la CGT, le bilan n’est pas à la hauteur des annonces, au contraire même. 

    « Depuis plusieurs mois, le fonds d’investissement Apollo, cherche à se désengager après avoir profondément dégradé la situation financière de l’entreprise. Lors de sa prise de contrôle, Kem One comptait environ 10 millions d’euros de dettes ; aujourd’hui, l’endettement atteint près de 700 millions d’euros, et les 450 millions d’euros d’obligations de l’entreprise sont désormais extrêmement décotés, proches de zéro », indique la coordination syndicale dans sa lettre ouverte qui met en cause une stratégie reposant sur les LBO. 

    «Apollo n’a pas de volonté d’investir et n’a jamais apporté de fonds propres», assure Didier Chaix. 

    Un contexte international complexe 

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