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  • La FNSEA veut remplacer le « principe de précaution » par le « principe d’innovation »

    La FNSEA veut remplacer le « principe de précaution » par le « principe d’innovation »

    Le syndicat agricole appelle à lever les freins réglementaires et à privilégier l’innovation pour garantir revenus, visibilité et durabilité aux agriculteurs.

    La FNSEA a lancé jeudi un appel en faveur d’une réforme constitutionnelle visant à « supprimer le principe de précaution » inscrit dans la Charte de l’environnement et à lui substituer un « principe d’innovation », a déclaré son président, Arnaud Rousseau, en clôture du congrès du puissant syndicat agricole à Caen.

    Selon lui, il s’agit de « déverrouiller la porte du progrès » afin de « redonner du revenu et de la visibilité aux agriculteurs ». La FNSEA a ainsi décidé de « porter à tous les candidats à l’élection présidentielle (de 2027) la nécessité impérieuse d’une réforme constitutionnelle ».

    Priorité à la production agricole

    Le syndicat entend rouvrir le débat sur un principe qui, selon Arnaud Rousseau, « en confondant risque et danger, le bénéfice/risque à la base du principe de précaution s’est totalement déséquilibré. Et le principe de précaution est devenu un principe d’inaction ». Adopté en 2005, le principe de précaution impose aux autorités publiques de prévenir tout dommage « bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, [qui] pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement ». Pour la FNSEA, ce cadre freine l’innovation et complique la production agricole.

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    Pour illustrer sa position, Arnaud Rousseau a évoqué les « incendies effroyables dans l’Aude » l’été dernier et les « 15 000 hectares brûlés en quelques heures », soulignant que « les terres cultivées, irriguées, […] ont limité la zone de feu ». Une manière de défendre le stockage de l’eau, enjeu central de la future loi d’urgence agricole, alors que la construction de nouveaux ouvrages fait régulièrement l’objet de recours. Le président de la FNSEA a résumé sa vision : « Ce que nous voulons, c’est le meilleur de l’évaluation des risques et le meilleur du bénéfice. Ce que nous voulons, c’est la durabilité ! »

    Un pas vers la Coordination rurale

    Plus tôt, il avait appelé à une réduction des contraintes administratives : « Osons supprimer des normes ! Osons engager une véritable révolution copernicienne pour privilégier l’engagement à la norme ! »

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    Cette prise de position, centrée sur la souveraineté alimentaire et la simplification des règles, se rapproche de celle du syndicat concurrent Coordination rurale, qui plaide non seulement pour la suppression des normes, mais aussi pour celle de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et de l’Office français de la biodiversité.

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