Le FMI offre un léger répit au gouvernement de Sébastien Lecornu. Dans son moniteur des finances publiques dévoilé ce mercredi 15 mars, l’institution internationale a révisé à la hausse sa prévision de déficit pour 2026 et 2027 à 4,9 % et 4,8 % du PIB. À l’automne dernier, le FMI tablait encore sur un déficit à 5,8 % et à 6,2 % pour 2026 et 2027. Quant aux prévisions présentées il y a un an, elles étaient encore plus sévères pour 2026 (-5,9 %).
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À l’époque, le gouvernement de François Bayrou avait réussi à faire adopter un budget 2025 au terme de laborieuses négociations avec les socialistes. Les experts du FMI étaient sceptiques sur la capacité de l’exécutif à améliorer le solde budgétaire français. En pleine préparation du budget 2027, cette nouvelle projection peut paraître surprenante compte tenu des effets désastreux de la guerre en Iran sur la croissance du PIB et l’inflation. Beaucoup d’économistes n’hésitent pas à évoquer le phénomène de « stagflation » qui a frappé brutalement les économies dépendantes du pétrole dans les années 1970.
Une prévision plus optimiste que le gouvernement
En matière de déficit, le FMI semble même plus optimiste que l’exécutif. « Nous conservons le même objectif de déficit de 5 % pour cette année malgré un impact significatif sur la dette », a précisé Bercy, lors d’une réunion avec la presse mardi soir. Le Trésor a révisé légèrement à la baisse sa prévision de croissance à 0,9 % pour 2026 dans sa présentation du rapport annuel d’avancement (RAA), contre 1 % dans le PLF 2 026. Ce rapport annuel est un document de suivi envoyé à Bruxelles dans le cadre des nouvelles règles budgétaires européennes.
