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  • Finances publiques : pourquoi Lecornu maintient la pression, malgré un déficit meilleur que prévu

    Finances publiques : pourquoi Lecornu maintient la pression, malgré un déficit meilleur que prévu

    Finalement, le chiffre est meilleur qu’attendu. Le déficit public s’est établi à 5,1 % du PIB (152,5 milliards d’euros) en 2025, selon une première estimation des comptes nationaux dévoilée par l’Insee vendredi 27 mars. La loi de finances pour 2025 prévoyait, à l’origine, un déficit à 5,4 % du PIB, soit 0,3 point de PIB supplémentaire.

    Malgré cette nouvelle positive, aucun membre du gouvernement — le ministre de l’Economie Roland Lescure, le ministre de l’Action et des comptes publics David Amiel, le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou, la ministre de la Santé Stéphanie Rist — n’affichait le moindre sourire au sortir d’une réunion pilotée par le Premier ministre Sébastien Lecornu depuis Bercy vendredi matin.

    « Quand on est encore à 5,1 % de déficit, il n’y a aucune raison de se satisfaire ou de s’autocongratuler », a lâché devant la presse le locataire de Matignon, la mine grave. Alors que l’exécutif a fait de la cible de 5 % de déficit un totem pour cette année, Sébastien Lecornu a précisé sur X qu’il espérait « passer sous les 5 % en 2026 ». « Il faut continuer à réduire la dépense publique », a martelé le nouveau ministre du Budget, David Amiel, qui a pris la relève d’Amélie de Montchalin officiellement installée à la Cour des comptes depuis le 13 mars.

    La dette continue de grimper

    Si le gouvernement maintient la pression, c’est d’abord parce qu’en dépit d’un déficit un peu moins mauvais que prévu, la dette publique continue de progresser. Elle affiche 3 460,5 milliards d’euros en 2025. « Exprimée en pourcentage du PIB, la dette publique augmente à 115,6 % après 112,6 % fin 2024 et 109,5 % fin 2023 », précise l’Insee. Et ce ratio n’est pas stabilisé. Pour contenir la dette,  il faudrait revenir à un déficit de 3 % — soit pour atteindre une telle cible une centaine de milliards d’euros d’économies d’ici la fin de la décennie, selon Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode.

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