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  • Automobile : le groupe belge Dumarey va fermer son usine dans la Loire, 266 salariés licenciés

    Automobile : le groupe belge Dumarey va fermer son usine dans la Loire, 266 salariés licenciés

    L’annonce a été faite ce lundi après-midi aux 265 salariés de Dumarey Powerglide Bouthéon, dans la Loire : d’ici fin 2026, ils seront tous licenciés.

    Le groupe belge, spécialisé dans les systèmes de propulsion et d’injection de carburant pour le marché de l’automotive (750 millions d’euros de chiffre d’affaires, 2.500 salariés dont 600 environ en France) a en effet décidé d’une cessation d’activité de son usine ligérienne.

    En cause, un effondrement du chiffre d’affaires de celle-ci, rachetée en 2023 à l’Allemand ZF et positionnée historiquement sur la fabrication de boîtes à vitesse pour les poids-lourds et les utilitaires : 103 millions d’euros en 2023, 48 millions en 2024 (avec des pertes de 10 millions d’euros) et une projection à 28 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026.

    Pour faciliter la transition suite à la vente de cette usine, ZF s’était en effet engagé sur des commandes jusqu’en 2027 mais lui-même en grande difficulté, il réinternalise progressivement, allégeant dangereusement la charge de travail de Dumarey Powerglide Andrézieux.

    Dumarey Powerglide n’a pas réussi à compenser. Deux ans après sa sortie du groupe ZF, l’usine d’Andrézieux-Bouthéon n’a toujours qu’un seul et unique client : son ancien actionnaire. Pourtant, des efforts soutenus de diversification auraient été mis en œuvre, selon Massimiliano Sala, le président de Dumarey Power Glide Boutheon.  

    Une explication qui laisse perplexe les représentants des salariés.

    « 200 devis et zéro concrétisation ? Il faut sans doute se poser des questions sur la stratégie… Certes, l’automobile va mal, mais pour les poids-lourds la situation est différente. Nous voyons d’autres acteurs voisins, comme le groupe Linamar, qui s’en sortent beaucoup mieux. Depuis longtemps, nous alertons la direction sur la nécessité d’une restructuration. Rien n’a été entrepris, pour finalement fermer l’usine brutalement. Ce groupe n’a aucune stratégie industrielle, nous pensons que leur priorité est une optimisation immobilière », dénonce Patrice Chavot, délégué syndical CFE-CGC de l’entreprise et président la branche métallurgie de la CFE-CGC Loire.

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