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  • Trump évoque un « très gros cadeau » de l’Iran, Cosco reprend le fret vers le Golfe… Téhéran desserre l’étreinte sur Ormuz

    Trump évoque un « très gros cadeau » de l’Iran, Cosco reprend le fret vers le Golfe… Téhéran desserre l’étreinte sur Ormuz

    L’étreinte se desserre autour du détroit d’Ormuz. Donald Trump a affirmé mardi soir que l’Iran avait offert aux États-Unis « un très gros cadeau » lié aux hydrocarbures et à la navigation maritime dans ce détroit.  « Ils ont fait quelque chose hier qui était génial en fait. Ils nous ont fait un cadeau et le cadeau est arrivé aujourd’hui. Et c’était un très gros cadeau, l’équivalent de beaucoup d’argent », a déclaré le président américain.

    Incité à préciser si ce « cadeau » avait un rapport avec la question nucléaire, le président américain a répondu : « Non, ce n’était pas lié au nucléaire. C’était lié au pétrole et au gaz. » « Et c’était une chose très sympa qu’ils ont faite, ça m’a montré que nous avons affaire aux bonnes personnes », a-t-il souligné. À une nouvelle question pour savoir si le « cadeau » iranien avait un rapport avec la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz, Donald Trump a cette fois confirmé que « oui, c’était lié à la circulation et au détroit ».

    L’Iran a justement déclaré plus tard dans la soirée que les « navires non hostiles » pouvaient emprunter le détroit d’Ormuz à condition de respecter les règles de sûreté et de sécurité, selon un communiqué transmis à l’Organisation maritime internationale (OMI). L’OMI a précisé que ce document, daté de dimanche, avait été émis par le ministère iranien des Affaires étrangères, avec la demande qu’il soit diffusé par l’OMI. L’organisation l’a communiqué à ses États membres et aux ONG, a-t-elle ajouté.

    Le communiqué souligne que « tout actif appartenant aux agresseurs – à savoir les États-Unis et le régime israélien – ainsi qu’aux autres participants à l’agression ne peuvent prétendre à un passage pacifique ou non hostile ». Il précise que la responsabilité de « toute perturbation, insécurité ou montée en flèche des risques dans cette voie maritime cruciale » incombe aux États-Unis et à Israël, accusés de livrer une « guerre illégale et déstabilisatrice contre l’Iran ».

    Selon le communiqué, ces deux pays ont « mis en péril la paix et la stabilité régionales et exposé le transport maritime international à des menaces sans précédent ». Pour rappel, l’Iran a quasiment fermé ce détroit stratégique, par lequel transite près de 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures, depuis les frappes américano-israéliennes du 28 février, qui ont déclenché le conflit et provoqué une envolée des prix mondiaux du pétrole et du gaz.

    Cosco semble déjà avoir profité de cette réouverture partielle. Le géant chinois du transport maritime a annoncé ce mercredi reprendre les réservations de conteneurs de fret à destination de la plupart des pays du Golfe. Cette reprise « avec effet immédiat » s’applique aux conteneurs de fret « général » à destination des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de l’Irak, dit Cosco dans un communiqué. La liste ne comprend donc pas l’Iran. Vers 9h35, heure française, le Brent de la mer du Nord, considéré comme la référence mondiale du brut, perdait 5,54 % à 98,70 dollars le baril. Son équivalent américain, le WTI, flanchait de 5,22 % à 87,53 dollars le baril.

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  • Trump évoque une « résolution complète et totale » de la guerre au Moyen-Orient, les Bourses européennes rebondissent

    Trump évoque une « résolution complète et totale » de la guerre au Moyen-Orient, les Bourses européennes rebondissent

    Les marchés boursiers européens rebondissent nettement après les propos de Donald Trump. Dans un changement de ton spectaculaire, le président américain a annoncé ce lundi 23 mars que les États-Unis et l’Iran avaient eu de « très bonnes et productives discussions pour une résolution totale » des hostilités et précisé qu’elles « continueraient cette semaine ».

    Le président américain a aussi fait part sur son réseau Truth Social d’un report « de cinq jours » de toute frappe sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques en Iran, après avoir donné samedi un ultimatum de 48 heures à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz.

    Après avoir reculé de plus de 2 % dans la matinée, la Bourse de Paris prenait 1,53 % vers 12 h 30 à Paris, Francfort 1,92 %, Milan 1,24 % et Londres 0,18 %.

    Chute des cours du pétrole

    Ce message publié avant l’ouverture de Wall Street a par ailleurs fait chuter immédiatement et fortement les cours du pétrole. Vers 12 h 20 à Paris, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, chutait de 9,63 % à 101,39 dollars, après avoir brièvement perdu plus de 14 %. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 9,39 % à 89,01 dollars.

    La Bourse de New York évolue également en nette hausse. Vers 14 heures GMT (15 heures à Paris), le Dow Jones prenait 1,87 %, l’indice Nasdaq avançait de 1,92 % et l’indice élargi S&P 500 gagnait 1,72 %. « Le marché est certainement encouragé par la perspective d’une accalmie dans les hostilités » au Moyen-Orient, commente auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers. Les contrats à terme sur les principaux indices, qui présageaient un recul avant l’annonce du président américain, évoluaient en nette hausse eux aussi.

    Les marchés d’actions étaient inquiets de « l’ultimatum de Trump exigeant de l’Iran l’ouverture du détroit d’Ormuz », selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. Donald Trump avait en effet prévenu que sans réouverture totale et inconditionnelle du détroit au plus tard lundi soir, les États-Unis frapperaient les centrales électriques iraniennes.

    Le gouvernement iranien avait assuré lundi qu’il fermerait entièrement le détroit d’Ormuz, si les États-Unis mettaient à exécution leur menace. Téhéran avait aussi menacé un peu plus tôt de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, en réaction à l’ultimatum lancé par Donald Trump, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d’Israël.

    Les taux souverains reculent

    Autre conséquence des propos de Trump : les taux d’intérêt des dettes souveraines, qui avaient bondi ces derniers jours à des sommets, repartent dans l’autre sens. Le taux de rendement de la dette française à échéance dix ans reculait à 3,70 %, après avoir atteint au cours de la matinée 3,85 %, son plus haut niveau depuis juillet 2009, et 0,10 point de pourcentage de plus que vendredi en clôture. Son équivalent britannique reculait à 4,90 %, contre 5,10 % avant les propos du président américain, au plus haut depuis 2008.

    Le taux italien reculait de 0,9 point de pourcentage, à 3,87 %, après avoir bondi de 0,13 point de pourcentage dans la matinée. Et le taux allemand, référence en Europe, est repassé sous le seuil des 3,00 %, à 2,98 %, après l’avoir dépassé vendredi et atteint des sommets depuis 2011. Son équivalent américain, qui avait lui aussi grimpé dans la matinée, reculait lui finalement à 4,32 %, contre 4,38 % vendredi en clôture.

    Le gouvernement iranien dément

    Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit « reconnaissant que (Donald Trump) ait déclaré aujourd’hui qu’il reportait cela de cinq jours, et qu’il ait désormais aussi ouvert la possibilité de contacts directs et immédiats avec la direction iranienne », lors d’une conférence de presse.

    Mais des médias iraniens, citant le ministère des Affaires étrangères, ont démenti l’affirmation de Donald Trump selon laquelle des négociations étaient en cours entre Washington et la République islamique. « Il n’existe aucun dialogue entre Téhéran et Washington », a rapporté l’agence Mehr, parmi d’autres médias, en citant ce ministère, ajoutant que le propos de Donald Trump visait à « faire baisser les prix » de l’énergie.

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