Tag: européens

  • Droits de douane : un an après la hausse, la France s’en tire mieux que ses voisins européens

    Droits de douane : un an après la hausse, la France s’en tire mieux que ses voisins européens

    C’était il y a (presque) un an. Le 2 avril 2025, Donald Trump a mis sa menace à exécution. Il a instauré une hausse des droits de douane contre les partenaires commerciaux des États-Unis. Objectif avancé : résorber le déficit commercial américain vis-à-vis du reste du monde.

    Douze mois plus tard, force est de constater que le but a été atteint, d’après une note de conjoncture publiée mardi 24 mars par l’Insee. Le déficit de la balance des biens et services des États-Unis a en effet baissé. Il s’est établi à -2,3 % du produit intérieur brut (PIB) au deuxième semestre 2025, contre -3,1 % en moyenne sur l’année 2024. Soit un retour à son niveau d’avant la crise liée au Covid-19.

    Cela a été possible grâce à un fort recul des importations de biens. Elles ont progressé de +2,5 % en 2025, contre +5,2 % l’année précédente. En revanche, les exportations de biens sont restées stables (+1,8 % contre +2 % en 2024). L’amélioration par rapport à la situation d’avant-Covid est d’ailleurs « due avant tout au redressement du commerce en biens, alors que la balance des services s’est plutôt dégradée par rapport aux années 2010 », relève l’institut français.

    Ce redressement de la balance commerciale américaine a eu des répercussions sur les partenaires commerciaux du pays de l’oncle Sam. Et l’Europe en a particulièrement fait les frais : le solde commercial des États-Unis vis-à-vis de l’UE s’est amélioré de 27 milliards de dollars (25,8 milliards d’euros) sur un an au troisième trimestre 2025.

    Les États-Unis ont amélioré leur balance commerciale de +42 milliards de dollars en 2025. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    La France échappe au pire

    La France s’en est mieux tirée que ses voisins. L’amélioration du solde commercial américain s’est limitée à +1,7 milliard de dollars (1,6 milliard d’euros).

    Les importations de produits américains ont pourtant augmenté de +6 % sur un an, atteignant 55,7 milliards d’euros. Elles ont été tirées par les envois sur le sol français de matériel aéronautique et de gaz naturel liquéfié (GNL).

    Reste que, malgré la hausse des droits de douane, les exportations de produits français vers les États-Unis n’ont que faiblement reculé (-0,7 %, à 48,3 milliards d’euros). Ce, grâce aux bons niveaux des livraisons de matériels aéronautiques (+21 % sur un an en 2025) et de produits pharmaceutiques (+7 %).

    Ces envois ont compensé les lourdes pertes enregistrées par d’autres catégories de biens, en particulier les boissons (-20 %), incluant les vins et spiritueux, les parfums et cosmétiques (-19 %), les produits chimiques de base (-6 %) ou encore les produits de cuir (-5 %).

    Malgré la hausse des droits de douane, les exportations de produits français vers les États-Unis n’ont que faiblement reculé en 2025.
    Malgré la hausse des droits de douane, les exportations de produits français vers les États-Unis n’ont que faiblement reculé en 2025. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    L’Allemagne et l’Italie les plus touchées

    Parmi les Vingt-Sept, l’Allemagne et l’Italie ont le plus pâti de la nouvelle politique douanière américaine. L’amélioration du solde commercial des États-Unis a été de +6,4 milliards d’euros avec Berlin. Car les exportations allemandes outre-Atlantique ont durement flanché (-9,3 % par rapport à 2024). Elles ont été plombées par la chute des ventes automobiles. C’est pourtant le principal produit d’exportation made in Germany vers les États-Unis. Dans le même temps, les importations de produits américains ont progressé (+2,6 %).

    Du côté de Rome, les États-Unis ont vu leur solde commercial s’améliorer de +5,9 milliards de dollars (5,6 milliards d’euros). La Botte a pourtant fortement augmenté ses envois vers le sol américain (+7,2 % sur un an), grâce à un bond des exportations pharmaceutiques (+56 %). Mais les importations de produits américains ont beaucoup plus progressé (+35,9 %), aussi tirées par une envolée des produits pharmaceutiques (+94 %).

    Source link

  • UE-Australie : une relation commerciale qui profite davantage aux Européens

    UE-Australie : une relation commerciale qui profite davantage aux Européens

    Huit ans. C’est le temps qu’il aura fallu à l’Union européenne et l’Australie pour négocier et aboutir à un accord de libre-échange. Il a été signé ce mardi à Canberra, la capitale du pays-continent, par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre australien, Antony Albanese. Il doit toutefois encore obtenir l’approbation du Conseil européen pour entrer en vigueur.

    L’objectif réciproque des deux partenaires à travers ce traité est simple : diversifier les débouchés de leurs exportations pour faire face aux pressions des États-Unis et de la Chine. L’UE s’attend à augmenter ses exportations vers l’Australie d’un tiers au cours de la prochaine décennie.

    Côté australien, l’exécutif estime que l’accord permettrait à l’Australie de gagner 10 milliards de dollars australiens (6,1 milliards d’euros) en termes d’échanges commerciaux.

    Des échanges qui profitent davantage à l’UE

    Actuellement, les Vingt-Sept sont le troisième partenaire commercial de l’Australie en ce qui concerne les échanges de biens, derrière la Chine et le Japon. Ils pourraient même chiper la place de deuxième grâce à cet accord et l’intensification attendue du commerce, selon le gouvernement australien.

    Dans le détail, les échanges de biens ont dépassé les 47 milliards d’euros en 2025, représentant 8,6 % du commerce australien. Les Européens sont davantage gagnants puisqu’ils ont envoyés pour près de 37 milliards d’euros de marchandises vers l’Australie. À l’inverse, ils ont importé pour 10 milliards d’euros. Parmi les principaux biens échangés : des machines, des produits chimiques, des équipements de transport et des minerais.

    La situation est quasiment similaire concernant les échanges de services. Ils ont représenté 42 milliards d’euros en 2024, dernières données disponibles. Répartis entre 31 milliards d’euros de services exportés par l’UE vers l’Australie, contre 11 milliards d’euros d’importations de services australiens. Ces échanges ont principalement concernés des services de télécommunications, d’informatique et d’information, des services professionnels, scientifiques et techniques, des services de voyage et des services de transport.

    Les échanges de biens et services entre l’UE et l’Australie avant l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    La relation entre l’UE et l’Australie s’est fortement intensifiée au cours des dix dernières années. Les échanges de biens ont progressé de presque +50 % quand ceux des services ont bondi de +138 %, illustrant la volonté des deux parties d’accentuer leur partenariat.

    Et la France dans tout ça ?

    La France figure à la troisième marche du podium des partenaires les plus importants de l’Australie parmi les Vingt-Sept membres de l’UE.

    Plus globalement, l’Hexagone est le 15ème plus gros fournisseur de l’Australie en termes de biens, avec des exportations ayant atteint 4,1 milliards d’euros en 2024. Elle s’affiche en revanche comme son 23ème plus gros client, ayant importé pour 1,4 milliard d’euros de marchandises la même année.

    Du côté des services, les exportations de la France vers l’Australie se sont élevées à 2,6 milliards d’euros en 2024 et les importations à 1,2 milliard.

    Les entreprises européennes plébiscitent le sol australien

    Les relations commerciales entre l’UE et l’Australie ne s’arrêtent pas seulement aux échanges de biens et de services. Les Vingt-Sept sont, en outre, la deuxième source d’investissements directs étrangers (IDE) en Australie, après les États-Unis.

    Cela signifie que les entreprises européennes font partie de celles qui investissent le plus dans le pays-continent. Pays-Bas, Allemagne et France forment ainsi le « top 3 » des plus gros investisseurs de l’UE, selon les données de l’ambassade française.

    Au total, les investissements des entreprises européennes sur le sol australien ont représenté plus de 120 milliards d’euros en 2024.  Ils ont été particulièrement importants dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, les infrastructures, les transports et la fabrication avancée.

    Source link

  • Pékin annonce qu’elle va ouvrir son économie et importer des biens européens

    Pékin annonce qu’elle va ouvrir son économie et importer des biens européens

    La Chine serait-elle en train de changer de logiciel ? Alors que les exportations ont augmenté de 21,8 % sur un an pendant les deux premiers mois de l’année, le gouvernement chinois vient d’annoncer qu’il voulait rééquilibrer sa balance commerciale.

    La Chine « fera avancer résolument une ouverture de haut niveau, importera davantage de biens étrangers de haute qualité et travaillera avec toutes les parties pour promouvoir un développement optimisé et équilibré du commerce », a déclaré le Premier ministre Li Qiang à des dirigeants d’entreprise à Pékin dimanche, selon l’agence Chine Nouvelle. Il s’exprimait lors de l’ouverture du Forum annuel sur le développement de la Chine, auquel participaient cette année d’éminents dirigeants d’entreprise, dont le directeur général d’Apple, Tim Cook.

    Le Premier ministre chinois a ajouté que Pékin travaillerait avec d’autres pays pour « unir leurs forces afin de rendre le gâteau économique et commercial mondial plus grand pour tout le monde ».

    Il a également fustigé la montée de l’unilatéralisme et du protectionnisme, qui, selon lui, « ne sont en aucun cas une panacée pour résoudre les problèmes ». Une référence à la politique américaine. L’an dernier, le pays s’est engagé dans une guerre commerciale féroce avec Washington après que le président Donald Trump a imposé des droits de douane à plusieurs pays, dont la Chine.

    L’essor récent du commerce extérieur représente une bouée de sauvetage pour la Chine, deuxième économie mondiale, alors que l’activité de consommation intérieure s’est essoufflée, et vient s’ajouter à l’excédent record enregistré l’an passé.

    Le Forum de développement de la Chine se tient dans un contexte de guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran. Le conflit menace la sécurité énergétique mondiale ainsi que les approvisionnements de la Chine en pétrole.

    Li Qiang a déclaré aux responsables chinois et aux dirigeants de grandes entreprises mondiales que l’ordre international fondé sur des règles connaissait de « graves perturbations », tandis que la politique du fait accompli « faisait rage ».

    Source link