Tag: Europe

  • Guerre au Moyen-Orient : les tirs de l’Iran vers la base de Diego Garcia, preuve d’une menace «très relative» contre l’Europe

    Guerre au Moyen-Orient : les tirs de l’Iran vers la base de Diego Garcia, preuve d’une menace «très relative» contre l’Europe

    ENTRETIEN – En tentant de frapper la base américano-britannique, Téhéran a démontré qu’elle dispose a priori des capacités à frapper des cibles à 4000 kilomètres de son territoire. Le chercheur Étienne Marcuz décrypte la menace représentent ces tirs ratés pour le Vieux Continent.

    La République islamique a tenté, vendredi, de frapper sans succès la base américano-britannique de Diego Garcia, située en plein milieu de l’océan Indien, à 4000 kilomètres de son territoire, selon plusieurs sources officielles qui se sont exprimées auprès de l’AFP et du Wall Street Journal. Les deux missiles balistiques utilisés n’ont pas atteint leur cible.

    Si ces tirs démontrent que l’Iran dispose a priori des capacités à frapper des cibles aussi loin, cette menace reste «très relative» pour l’Europe, qui dispose à dessein de systèmes de défense, estime Étienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS) et spécialiste des armements stratégiques.


    LE FIGARO. – En 2018, le Guide suprême Ali Khamenei, tué dans les frappes israéliennes le 28 février dernier, avait limité la portée des missiles iraniens à environ 2000 kilomètres. Si, selon des déclarations officielles, ce moratoire a été levé en octobre 2025, des doutes persistaient sur les capacités de la République…

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  • Une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orban : cette proposition russe pour influencer l’élection hongroise

    Une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orban : cette proposition russe pour influencer l’élection hongroise

    Le vainqueur d’une élection a souvent connu un tournant pendant une campagne : un discours survolté, un débat dominé, un meeting électrique. Visiblement, les autorités russes l’ont compris mais ont du mal à trouver la juste mesure. Alors que le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche du Kremlin et de Vladimir Poutine, peine à convaincre à l’approche des législatives, les services de renseignement extérieur russes (SVR) ont proposé d’organiser la mise en scène d’une tentative d’assassinat contre le chef du gouvernement, afin de “modifier fondamentalement l’ensemble du paradigme de la campagne électorale”. Un plan surnommé “Gamechanger”, présenté dans un rapport interne du Département des mesures actives du SVR, chargé des opérations d’influence politique, examiné et authentifié par un service de renseignement européen, selon un article du Washington Post. Interrogé sur ce sujet, le porte-parole de Viktor Orban, Zoltan Kovacs, n’a pas répondu au quotidien américain.

    LIRE AUSSI : Législatives en Hongrie : “Pour la première fois en 16 ans, Viktor Orban peut perdre”

    Mettre en scène “un tel incident” permettrait de “déplacer la perception de la campagne du domaine rationnel des questions socio-économiques vers un domaine émotionnel, où les thèmes clés deviendront la sécurité de l’État, la stabilité et la défense du système politique”, expose le rapport en question.

    Si l’on ne sait pas dans quelle mesure cette proposition a été prise en compte par le gouvernement russe, qui n’a pas non plus réagi à ces révélations, elle montre à quel point les élections hongroises sont un enjeu majeur aux yeux des Russes. D’autant que l’actuel Premier ministre hongrois et son parti, le Fidesz, sont à la peine dans les sondages, derrière Peter Magyar, le candidat qui fait campagne sur des réformes anticorruption. La tentative d’assassinat contre Donald Trump, en juillet 2024, et les fameuses photos de lui avec l’oreille en sang, qui avaient permis au candidat Maga de relancer sa campagne, ont sûrement donné des idées aux renseignements russes.

    Discours officiel

    Les velléités d’ingérences russes en Hongrie sont tout sauf une surprise, tant le spectre de Vladimir Poutine survole la campagne. Alors que sa chute dans les sondages est surtout liée aux mauvais résultats économiques de sa politique, Viktor Orban tente de plus en plus de déplacer la campagne sur les prétendues menaces extérieures. Une stratégie poussée par une campagne sur les réseaux sociaux, soutenue par le Kremlin, qui présente le chef du gouvernement actuel comme le mieux placé pour protéger la souveraineté hongroise, selon des responsables européens de la sécurité, qui ont préféré rester anonymes. Autre exemple d’ingérence : selon l’un des responsables de la sécurité européenne, plusieurs journalistes hongrois pro-Orban tiennent régulièrement des réunions avec Tigran Garibian, un conseiller russe envoyé à l’ambassade russe à Budapest, durant lesquelles il leur partage le discours soutenu par le Kremlin.

    LIRE AUSSI : Législatives en Hongrie : Viktor Orban contre Peter Magyar, la bataille de la rue et des récits

    Ces dernières années, la Hongrie est devenue l’un des plus importants soutiens de la Russie au sein de l’Union européenne. Alors que le pays bloque un nouveau prêt européen de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine, le gouvernement hongrois accuse Volodymyr Zelensky et son gouvernement de bloquer les approvisionnements de pétrole russe vers la Hongrie via l’oléoduc Droujba, qui passe par le territoire ukrainien. En février dernier, la Hongrie a également menacé de bloquer le 20e paquet de sanctions contre la Russie, qui visait entre autres le secteur bancaire et l’industrie énergétique.

    Mais la Russie n’est pas le seul pays à voir un intérêt majeur au maintien de Viktor Orban à la tête du pays. Marco Rubio s’est rendu à Budapest le mois dernier pour soutenir son allié. “Votre succès est notre succès”, a notamment affirmé le secrétaire d’État américain, alors que J.D. Vance pourrait également se rendre en Hongrie. Ce week-end, à l’ouverture de la Conservative Political Action Conference (CPAC) à Budapest, une conférence qui réunit les dirigeants nationalistes chaque année, Donald Trump lui-même a adoubé Viktor Orban dans un message vidéo diffusé avant le discours du Premier ministre, lui exprimant son “soutien total et sans réserve”.

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  • Italie : pourquoi le référendum sur la magistrature constitue un test crucial pour Giorgia Meloni et son gouvernement

    Italie : pourquoi le référendum sur la magistrature constitue un test crucial pour Giorgia Meloni et son gouvernement

    L’Italie s’apprête à voter pour un référendum crucial. Il s’agit sans doute, note la presse italienne, de l’échéance électorale la plus importante de ces dernières années dans le pays. Et pour cause : ce référendum sur la justice pourrait largement remodeler le fonctionnement de la magistrature en Italie. Mais les élections ont aussi une allure de vote de confiance sur Giorgia Meloni, alors que celle-ci bénéficie actuellement d’une forte popularité, explique Politico.

    Un projet de longue date de la droite

    Concrètement, ce référendum propose d’introduire de nouvelles normes au sein du système judiciaire italien : séparation des carrières entre juges et procureurs, scission en deux du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), nomination des grands magistrats par tirage au sort et instauration d’une nouvelle “Haute Cour disciplinaire”. Si le oui l’emportait, il viendrait valider un projet de réforme dans les cartons depuis près de trente ans. Et renforcerait en outre l’image d’invincibilité que projette aujourd’hui Giorgia Meloni à Rome et à Bruxelles.

    LIRE AUSSI : Giorgia Meloni et l’Europe : les dessous d’une influence grandissante

    Pourtant, si les sondages ont longtemps placé le “oui” en tête pour ce référendum, la marge tend à se réduire avec le “non”. Si bien que Giorgia Meloni s’est lancée dans une croisade contre la magistrature, qu’elle accuse d’être “biaisée à gauche”, suivie par plusieurs membres de son gouvernement, qui redoublent d’efforts pour décrédibiliser le pouvoir judiciaire auprès du grand public. Le ministre de la justice Carlo Nordio a ainsi été jusqu’à accuser le CSM de “fonctionnement quasi mafieux”.

    Polarisation intense

    Des accusations au cœur de la rhétorique de la droite italienne depuis plusieurs décennies, catalysée notamment par l’opération “Mani Pulite” – Mains Propres – des années 1990 et les affaires judiciaires de Silvio Berlusconi. Ces dernières semaines, la campagne pour le “oui” s’est appuyée sur un discours sécuritaire très marqué, la diabolisation des magistrats – accusés d’empêcher le gouvernement de durcir sa politique migratoire – s’accompagnant souvent d’une héroïsation des membres des forces de l’ordre.

    LIRE AUSSI : JO d’hiver 2026 : “Cet événement mondial nourrit le nationalisme de Giorgia Meloni”

    A l’inverse, au sein de l’opposition, des posts sur les réseaux sociaux fleurissent contre cette réforme. Dépeinte comme une atteinte de plus à la démocratie, elle est parfois présentée comme une porte ouverte à des pratiques similaires à celles de l’ICE – la police de l’immigration – aux Etats-Unis.

    La popularité de Meloni en jeu

    En cas de victoire du non, Giorgia Meloni essuierait son premier revers majeur depuis son arrivée au pouvoir. La Première ministre italienne n’a d’ailleurs pas oublié le précédent de Matteo Renzi, contraint de démissionner après l’échec de son référendum en 2016, et a déjà annoncé qu’elle resterait au pouvoir, quelle que soit l’issue du scrutin. Cependant, note The Post Internazionale, une défaite porterait un coup sévère à la majorité actuelle à un an des élections générales (équivalent des législatives) prévues en 2027.

    LIRE AUSSI : Giorgia Meloni ou la rigueur discrète, par Eric Chol

    Ce référendum est d’autant plus crucial qu’il intervient dans un contexte délicat, marqué par la guerre en Iran. La crise a révélé au grand jour l’alignement de Giorgia Meloni sur l’administration Trump, contre une grande partie de l’opinion publique italienne.

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  • Les maires français sous-payés ? Voici combien gagnent leurs homologues en Europe

    Les maires français sous-payés ? Voici combien gagnent leurs homologues en Europe

    Depuis 2020, 2 189 maires ont démissionné avant la fin de leur mandat, d’après l’Observatoire de la démocratie de proximité, dont 41,7 % élus dans des communes de moins de 500 habitants. C’est un record : jamais une mandature n’avait connu autant d’abandons de la part des édiles français. Tensions politiques locales, épuisement physique et moral, désillusion par rapport à la fonction… Les raisons de ces départs sont nombreuses.

    Une chose est sûre : face à la complication du métier d’élu, leur rémunération ne suffit pas à les retenir. La moitié des maires français sont élus dans une commune de moins de 500 habitants, ce qui signifie qu’ils perçoivent une indemnité maximale d’environ 1 200 euros par mois, soit deux tiers du Smic mensuel brut. Bien souvent, ces plafonds sont en deçà de ceux en vigueur chez nos voisins européens. A l’occasion des élections municipales, faisons un tour d’Europe de la rémunération des maires.

    L’indemnisation des maires de petites communes françaises est plus faible que le Smic.

    © / Manon Guibon / L’Express

    En Espagne, des maires payés en fonction de leur temps de travail

    Le barème fixé par la loi espagnole prévoit une rémunération différente en fonction de la taille de la commune et de l’investissement du maire. Dans les plus petites municipalités, on considère que les édiles ne travaillent qu’à temps partiel et touchent une indemnité maximale d’environ 30 000 euros par an. Cette rémunération grimpe par paliers : les maires de Bilbao et de Madrid touchent ainsi plus de 110 000 euros par an, soit environ 20 000 euros annuels de plus que… le Premier ministre espagnol.

    En Italie, une revalorisation pour contrer la crise des vocations

    A la fin des années 2010, de nombreuses communes de la Botte peinaient à trouver des candidats aux municipales. De plus, ces dernières années, les missions des élus locaux italiens se sont fortement accrues et, dans les plus petites municipalités, le maire était rémunéré bien en dessous du salaire minimum. Une réforme amorcée en 2021 a permis d’augmenter ces niveaux de rémunération d’environ 50 %. Aujourd’hui, un maire italien touche entre 2 000 (pour les plus petites communes) et 14 000 euros par mois (pour les grandes métropoles).

    LIRE AUSSI : Comment nos voisins élisent leur maire : tour d’Europe des petites bizarreries électorales

    Aux Pays-Bas, des maires non-élus et grassement payés

    Les maires néerlandais ne sont pas élus par leurs concitoyens mais nommés par l’administration centrale sur proposition du conseil municipal. Concrètement, une offre est diffusée par la Couronne à destination des candidats potentiels, avec un salaire établi, en général très élevé : de 6 500 à 12 200 euros par mois en fonction de la taille de la commune. Les édiles locaux disposent aussi d’une enveloppe de 412 euros mensuels pour les frais, d’une prime de 8 % pour les vacances et d’une prime de 9,8 % en fin d’année. Un vrai trésor !

    En Pologne, des bourgmestres égaux, peu importe la taille de la ville

    La grille de salaires des maires polonais est particulièrement resserrée : l’indemnité maximale oscille entre 11 100 et 11 650 zlotys par mois (entre 2600 et 2730 euros), peu importe la taille de la commune. A cette indemnité, il est possible d’ajouter une enveloppe supplémentaire de 3 400 à 3 760 zlotys (de 800 à 880 euros) pour compenser les frais des édiles. Le maire de Varsovie dispose d’un statut particulier et d’une rémunération à peine supérieure à ces plafonds.

    Le salaire de base des maires français est plus bas qu'ailleurs en Europe.

    Le salaire de base des maires français est plus bas qu’ailleurs en Europe.

    © / Mathias Penguilly / L’Express

    En Allemagne, un système complexe et inégalitaire, à cause du fédéralisme

    Dans les pays germaniques, le barème de rémunération des maires est une prérogative des Länder, l’équivalent des régions. Il existe une grande disparité d’un Land à l’autre, mais environ 8 000 des 11 000 maires allemands ne perçoivent aucun salaire pour leur mission. Ils doivent alors se satisfaire d’une enveloppe pour frais de mandat souvent dérisoire : dans le Brandebourg, elle oscille entre 320 euros par mois pour les communes de moins de 500 habitants, à 2 120 euros pour celles qui en comptent plus de 10 000.

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  • Guerre au Moyen-Orient : les Européens refusent de se laisser entraîner dans « l’escalade » et prônent le retour à la diplomatie

    Guerre au Moyen-Orient : les Européens refusent de se laisser entraîner dans « l’escalade » et prônent le retour à la diplomatie

    DÉCRYPTAGE – Le conflit au Moyen-Orient accélère le divorce transatlantique et renforce l’urgence pour l’Europe de réduire ses dépendances diplomatiques, militaires ou économiques.

    L’Espagnol Pedro Sanchez s’était distingué comme le seul en Europe à condamner avec fermeté les premières frappes américano-israéliennes en Iran, suscitant l’ire de Donald Trump. Sa position est désormais largement partagée parmi les Européens, ragaillardis par leur refus unanime d’envoyer leurs marines tenter de débloquer le détroit d’Ormuz sous le feu iranien, comme le leur demandait le président américain au nom de la solidarité au sein de l’Otan. « Nous n’allons pas céder au chantage », a martelé le chancelier autrichien, Christian Stocker, jeudi, à son arrivée à Bruxelles pour un sommet des Vingt-Sept. Le premier ministre espagnol a de nouveau condamné une guerre « illégale ». Les Européens sont nombreux à s’inquiéter, à l’instar d’Emmanuel Macron, d’une « escalade inconsidérée » dans une guerre qu’ils considèrent comme n’étant pas la leur.

    Après le bombardement dans la nuit par Israël d’un champ gazier iranien, et des représailles de Téhéran au Qatar contre le plus grand…

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  • Pourquoi les pays du flanc et de l’Otan ne veulent pas se brouiller avec Washington

    Pourquoi les pays du flanc et de l’Otan ne veulent pas se brouiller avec Washington

    DÉCRYPTAGE – Polonais, Baltes ou Finlandais tentent de montrer leur bonne volonté à l’Amérique sans s’engager dans un conflit moyen-oriental imprévisible.

    Les pays baltiques et nordiques, qui se trouvent sur la première ligne de défense de l’Otan et ont été les plus allants dans l’aide à l’Ukraine face à Moscou, ont semblé ces derniers jours discrètement préoccupés par la fin de non-recevoir adressée par les grands pays de l’UE à Donald Trump. « Ce n’est pas la guerre de l’Europe », ont ainsi déclaré sèchement plusieurs pays au président américain, appelant à la désescalade, alors que ce dernier jugeait qu’ils devaient s’engager pour aider à la libre navigation dans le détroit d’Ormuz, la dépendance européenne du pétrole du golfe étant très importante.

    Baltes et nordiques tentent de se démarquer subtilement de cette position même s’ils n’en pensent pas moins, essayant de ménager l’oncle d’Amérique, pour éviter qu’il ne claque la porte de l’Alliance, un Donald Trump furieux et amer ayant agité cette menace à plusieurs reprises ces derniers jours. Une perspective proprement terrifiante pour certains d’entre eux. Ainsi a-t-on vu la Lituanie…

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