Tag: Europe

  • Vladimir Poutine en appelle aux oligarques russes pour financer sa guerre en Ukraine

    Vladimir Poutine en appelle aux oligarques russes pour financer sa guerre en Ukraine

    Alors que la guerre en Ukraine s’enlise et devient de plus en plus coûteuse, Vladimir Poutine a réuni plusieurs oligarques russes jeudi 26 mars pour solliciter leur contribution au budget de la défense, en berne, révèle le média russe indépendant The Bell. Objectif : permettre à la Russie de poursuivre son invasion, et conquérir l’intégralité de la région frontalière du Donbass, qu’elle contrôle déjà partiellement.

    Au moins deux réponses favorables

    Une demande qui aurait reçu un écho favorable de la part de plusieurs oligarques. Suleiman Kerimov, un milliardaire qui serait lié à la récente prise de contrôle controversée du principal détaillant en ligne Wildberries, se serait notamment engagé à faire un don de 100 milliards de roubles (un milliard d’euros). Selon le Financial Times, qui est entré en contact avec plusieurs sources proches du dossier, le magnat des métaux Oleg Deripaska aurait lui aussi accepté de contribuer. Le Kremlin dément pour sa part toute sollicitation des oligarques et affirme que ces derniers ont offert de leur plein gré de participer à l’effort de guerre.

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    Alors que l”opération spéciale” en Ukraine est entrée dans sa cinquième année, la Russie est confrontée à un double coup dur : la baisse des recettes budgétaires provenant des ventes d’énergie et le ralentissement économique, qui affecte les recettes fiscales.

    Une mesure de plus pour financer la guerre

    La demande de Vladimir Poutine aux oligarques s’inscrit ainsi dans la lignée des nombreuses tentatives du président russe pour renflouer les caisses de l’Etat. Ce dernier avait déjà sollicité plusieurs entreprises russes pour financer les dépenses somptuaires du Kremlin en matière de défense, qui ont bondi de 42 % l’an dernier, pour atteindre 13 100 milliards de roubles (140 milliards d’euros).

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    En janvier, le Kremlin a relevé la TVA de 2 points de pourcentage, la portant à 22 %, afin de collecter 600 milliards de roubles supplémentaires (6,4 milliards d’euros) sur trois ans auprès des petites et moyennes entreprises. La Russie a également levé 320 milliards de roubles (3,4 milliards d’euros) grâce à une taxe exceptionnelle de 10 % sur les bénéfices de certaines grandes entreprises en 2023. Le ministre de l’Économie, Maxim Reshetnikov, a déclaré séparément jeudi que Moscou envisageait une nouvelle taxe sur les profits exceptionnels cette année si le rouble continuait de se déprécier.

    Prudence sur l’Iran

    Et si la guerre en Iran semble profiter financièrement à la Russie, les États-Unis ayant assoupli les sanctions imposées aux exportations de pétrole russe au début du mois, Poutine a mis en garde le ministère des Finances et le monde des affaires russes, leur conseillant de “ne pas compter sur cette manne financière” durablement. “Nous devons rester prudents. Si les marchés évoluent dans un sens aujourd’hui, ils pourraient évoluer dans l’autre demain”, a-t-il fait savoir.

    LIRE AUSSI : Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un “nouveau choc pétrolier” ?

    De son côté, le président ukrainien regrette les dernières prises de position américaines sur le Donbass, alors que les Etats-Unis ont fixé sa cession à la Russie comme condition préalable à des garanties de sécurité. “Malheureusement, le président Trump persiste à privilégier une stratégie consistant à exercer davantage de pression sur la partie ukrainienne”, a déploré mercredi Volodymyr Zelensky.

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  • Prix de l’essence : de l’Allemagne à l’Italie, comment nos voisins tentent de limiter la hausse

    Prix de l’essence : de l’Allemagne à l’Italie, comment nos voisins tentent de limiter la hausse

    “Ce n’est pas notre guerre, nous ne l’avons pas choisie”, clament en chœur les dirigeants européens depuis le début des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran. Une position qui ne place pas notre continent à l’abri des conséquences dramatiques de ce conflit au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz. Les premiers effets se ressentent dans les stations-service, où les prix de l’essence s’envolent : en quelques semaines, ils ont augmenté de plus de 10 % en moyenne en Europe. Ce n’est qu’un début.

    LIRE AUSSI : Antoine Lévy (Berkeley) : “Nous sommes loin des chocs pétroliers des années 1970”

    La première crise pétrolière de 1973 avait poussé la France à se lancer dans l’énergie nucléaire, afin de réduire sa dépendance énergétique envers le Moyen-Orient. Aujourd’hui, les autorités françaises hésitent, inquiètes de mettre à mal les finances publiques et comptant sur l’engagement informel des distributeurs à plafonner les prix. Mais certains gouvernements européens, en particulier dans les pays d’Europe centrale et orientale, se précipitent pour limiter l’impact sur les automobilistes. Tour d’horizon.

    Les automobilistes français sont parmi les plus touchés par l’inflation des prix de l’essence depuis le début de la guerre en Iran.

    © / Manon Guibon / L’Express

    Slovénie : des prix bas qui attirent les voisins

    En pleine campagne électorale, le gouvernement slovène a pris une décision radicale : bloquer les prix de l’essence à 1,48 euro le litre grâce à une baisse des taxes. Si la mesure est très populaire (le Premier ministre sortant, Robert Golob, l’a emporté de justesse le 22 mars), elle attire aussi les automobilistes étrangers et crée déjà des pénuries dans certaines stations-service près des frontières avec l’Autriche et l’Italie, les voisins croates et hongrois ayant eux aussi bloqué les prix à la pompe. Les autorités slovènes hésitent maintenant à piocher dans leurs réserves stratégiques.

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  • Keolis et Transdev alertent sur la production des bus électriques en Europe

    Keolis et Transdev alertent sur la production des bus électriques en Europe

    Le règlement européen de 2024 relatif au renforcement des normes d’émission de CO₂ est très clair : 90 % des nouveaux bus urbains vendus dans l’UE devront être zéro émission dès 2030, avant 100 % en 2035. « Ce qui reviendra à imposer à toutes les collectivités françaises, peu importe leur taille, d’acquérir uniquement des bus électriques ou à hydrogène à court terme », écrivait, mi-février, l’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF), dans son manifeste intitulé « Élections municipales 2026 : 8 propositions pour répondre aux attentes des citoyens en matière de mobilité ».

    Un effet d’étranglement « ponctuel »

    Des élus locaux qui ont « accéléré leur demande » en 2025, avant même le scrutin des 15 et 22 mars 2026, ont créé un « effet d’étranglement ponctuel » et donc des « difficultés à être approvisionnés en matériel roulant dans les temps », témoignait ainsi, le 19 mars, Marcos Garcia, le directeur financier de Transdev, lors de la présentation des résultats annuels du groupe.

    « Nous rencontrons un problème de saturation du marché des bus électriques », appuyait Thierry Mallet, le PDG de l’opérateur franco-allemand. « Aux Pays-Bas, nous avons consulté Iveco, Solaris, Man, Volvo… Personne n’est capable de nous livrer 250 nouveaux bus en douze mois, sauf le chinois Yutong. La capacité de produire des bus a baissé de 30 % depuis le Covid Il faut rebâtir une capacité de production en Europe », martelait-il.

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  • Danemark, France, Slovénie : la poussée populiste qui montre les limites du cordon sanitaire

    Danemark, France, Slovénie : la poussée populiste qui montre les limites du cordon sanitaire

    Il arrive parfois que l’actualité semble se jouer loin de nous. Alors tous les vendredis, on s’intéresse à un évènement qui a marqué la semaine, d’un point de vue européen, et on prend le temps d’expliquer pourquoi il nous concerne tous.

    Ces derniers jours, il n’y a pas qu’en France que l’on votait en Europe. Au Danemark, les sociaux-démocrates de Mette Frederiksen ont réalisé le plus mauvais score de leur histoire tandis que le Parti du peuple danois, une formation d’extrême droite, a triplé son score par rapport aux législatives précédentes. Un résultat qui va rebattre les cartes des alliances pour le futur gouvernement danois.

    Ce n’est pas la seule élection qu’il fallait surveiller. Pendant que chez nous en France, le Rassemblement national s’implantait un peu plus encore au niveau local, la Slovénie conservait de justesse son Premier ministre libéral, à un siège près face à la formation d’extrême droite.

    LIRE AUSSI : Partout en Europe, l’illusion du “cordon sanitaire” contre l’extrême droite

    Autant d’illustrations de la montée des populistes à travers l’Union européenne, et qui démontrent que les stratégies politiques du passé ne semblent plus fonctionner.

    Dans cet épisode de La semaine européenne, Luc de Barochez, éditorialiste à L’Express, nous explique à quoi ressemble désormais le cordon sanitaire européen.

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    Cet épisode a été écrit et présenté par Charlotte Baris, réalisé et monté par Jules Krot.

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  • «Nous voulons des alliés fiers de leur culture» : Marco Rubio, émissaire de l’Amérique qui aime encore l’Europe à condition qu’elle change

    «Nous voulons des alliés fiers de leur culture» : Marco Rubio, émissaire de l’Amérique qui aime encore l’Europe à condition qu’elle change

    ANALYSE – Le secrétaire d’État américain sera vendredi à Paris. Depuis un an, il incarne le messager d’une Amérique souhaitant réaffirmer l’alliance transatlantique, mais tout en la soumettant à certaines conditions redéfinies bon gré mal gré par Donald Trump.

    Dans une histoire d’amour, mieux vaut savoir lire entre les lignes. Surtout avec Donald Trump. Après plus d’un an de mandat d’un président qui aura bousculé, chahuté, brusqué et parfois humilié ses alliés, certains au centre de son administration ou parmi ses anciens alliés ont à cœur de faire dire à l’Amérique ces mots doux que l’Europe (et ses 450 millions de citoyens consommateurs de produits américains) aime tant entendre. Marco Rubio, qui sera demain à Vaux- de-Cernay pour rencontrer ses homologues européens rassemblés autour de Jean-Noël Barrot pour évoquer les nombreuses crises géopolitiques actuelles, est l’un d’entre eux.

    D’opposant déchu à héritier potentiel de Trump en 2028 : Marco Rubio, le «Superman des conservateurs»

    Difficile d’imaginer qu’il apporte de grandes concessions sur les ambitions du président américain qui semble continuer de vouloir mener une guerre qu’il a pourtant annoncé avoir déjà gagné le 11 mars dernier. Mais à l’heure où les relations entre les États-Unis et l’Europe sont en pleine reconfiguration, et où certains l’évoquent comme potentiel successeur à Donald…

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  • D’ex-espion sans charisme à dictateur mafieux : comment notre vision de Vladimir Poutine a évolué

    D’ex-espion sans charisme à dictateur mafieux : comment notre vision de Vladimir Poutine a évolué

    Le passé permet souvent d’éclairer l’actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.

    Revirements de Donald Trump sur le détroit d’Ormuz, multiplication des attaques d’Israël sur l’Iran et le Liban, hausse des prix à la pompe en Europe… Le conflit entre Téhéran et Washington, qui dure désormais depuis près d’un mois, offre de toute évidence un peu d’oxygène à Moscou.

    D’abord car les regards se détournent de la guerre en Ukraine. Le président américain et son secrétaire à la Défense assurent même que les armes envoyées en Ukraine devraient plutôt être utilisées pour servir les intérêts américains. Ensuite, parce que la hausse du prix du pétrole assure des revenus au Kremlin, dans le contexte d’une économie russe exsangue. Malgré tout, cela ne fait pas basculer la situation de la Russie qui reste suspendue aux décisions de Vladimir Poutine.

    Cette semaine, L’Express consacre ainsi son nouveau numéro à la vie cachée du président russe. Pour comprendre le Vladimir Poutine d’aujourd’hui, le journaliste Vincent Jauvert a enquêté, et publie un texte saisissant permettant d’entrevoir les secrets de celui qui a emmené l’Europe dans une guerre sans fin.

    Il y est par exemple question de son immense fortune qu’il cherche à ne surtout pas afficher. Mais aussi de sa – ou plutôt ses – familles. Après s’être séparé de sa femme, Lioudmila, avec qui il a eu deux filles, le président russe présente sa maîtresse, Alina Kabaeva, une gymnaste de 30 ans sa cadette, qui lui aurait donné deux fils dans le plus grand secret.

    Dans ce livre, on en apprend aussi un peu plus sur la vie sous cloche de Vladimir Poutine durant le Covid. Sur ses liens avec les autres chefs d’Etat. Et sur la façon dont il a élaboré son plan d’attaque de l’Ukraine. Une enquête qui tente de faire la lumière sur la personnalité de Vladimir Poutine, dont l’image a beaucoup évolué.

    Découvrez nos archives : Vladimir Poutine le terrible

    Dans cet épisode d’Hier à la Une, on vous propose de revenir sur ce qu’en disait L’Express il y a quelques années. En 1999, alors que Vladimir Poutine vient d’être nommé Premier ministre de Boris Eltsine, on observe avec étonnement cet ancien espion très fermé et peu loquace. Il sera finalement élu président, et va accomplir deux mandats.

    Découvrez nos archives : Super-Poutine héros de com’

    En 2008, la constitution l’empêche de se représenter. Redevenu Premier ministre, cette fois-ci de Dmitri Medvedev, il offre un visage bien différent, s’affichant torse nu à cheval, en pilote de canadair ou en plongeur-archéologue.

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    Cet épisode a été écrit par Charlotte Baris et Mélanie Pierre, présenté par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot.

    Crédits : Radio Canada

    Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent

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  • L’aide militaire à l’Ukraine menacée par le conflit au Moyen-Orient ?

    L’aide militaire à l’Ukraine menacée par le conflit au Moyen-Orient ?

    Le ciel est chargé de fumée, et la tension ne faiblit pas. Le Pentagone envisage de détourner vers le Moyen-Orient des armes destinées à l’Ukraine, alors que la guerre en Iran épuise certaines des munitions les plus critiques de l’armée américaine, a rapporté, jeudi 26 mars, le Washington Post, citant trois personnes au fait de la question. Parmi les armes susceptibles d’être réorientées figurent des missiles intercepteurs de défense aérienne acquis dans le cadre d’une initiative de l’Otan lancée l’an dernier, permettant aux pays partenaires d’acheter des armes américaines pour Kiev, informe le rapport. A noter qu’aucune décision n’a encore été prise.

    Cette réflexion intervient alors que les opérations américaines dans la région s’intensifient. L’amiral Brad Cooper, chef du Commandement central des forces américaines au Moyen-Orient, a déclaré, mercredi 25 mars, que les États-Unis avaient frappé plus de 10 000 cibles en Iran et étaient en bonne voie de limiter la capacité de Téhéran à projeter sa puissance au-delà de ses frontières. Un porte-parole du Pentagone a indiqué au journal américain que le département de la Défense veillerait à ce que les forces américaines, ainsi que celles de leurs alliés et partenaires, disposent des moyens nécessaires pour combattre et vaincre.

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    Depuis le début de l’offensive américaine contre l’Iran, le 28 février, les capitales européennes s’inquiètent de l’épuisement rapide des munitions par Washington, alors même qu’elles assurent désormais l’essentiel du soutien militaire à Kiev, y compris des aides directes hors Otan. Le président Emmanuel Macron a martelé à l’issue du sommet européen de la semaine dernière à Bruxelles que la guerre en Iran “ne doit pas nous détourner du soutien que nous apportons à l’Ukraine.” Interrogée également ce sujet, l’alliance transatlantique n’a pas clarifié si elle était informée ou préoccupée par un éventuel réacheminement de matériel américain, selon le Washington Post.

    Par ailleurs, responsable de l’Otan a rappelé que les membres de l’Alliance et leurs partenaires continuent d’alimenter le programme PURL (Prioritised Ukraine Requirements List), qui finance la fourniture d’armes américaines à Kiev. “ Cette initiative, négociée l’an dernier par l’Otan, permet à l’Ukraine de recevoir des armements américains à condition que les Européens en supportent le coût ”, résume le Washington Post. “Les équipements acheminés vers l’Ukraine sont continus”, a ajouté le responsable dans le quotidien. “Plusieurs milliards de dollars américains ont déjà été promis à PURL, et nous prévoyons d’autres contributions à venir.”

    “Période d’incertitude considérable”

    Depuis l’été dernier, a précisé ce responsable, l’initiative PURL a fourni 75 % des missiles destinés aux batteries Patriot ukrainiennes et la quasi-totalité des munitions utilisées dans ses autres systèmes de défense aérien. A titre de comparaison, plus de 800 missiles Patriot ont été utilisés au cours des trois premiers jours de combats dans la guerre contre l’Iran, soit plus que l’Ukraine n’en a reçu pendant toute l’invasion russe à grande échelle, a déclaré Volodymyr Zelensky lors d’un point de presse le 5 mars, selon EuroNews. Parmi les munitions les plus demandées dans ce conflit figurent les intercepteurs de défense aérienne de pointe, notamment les systèmes Patriot et THAAD (Terminal High Altitude Area Defense).

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    Le Pentagone, lui, tente d’accélérer la production de munitions essentielles pour la guerre en Iran, mais se heurte aux limites de l’industrie de défense américaine en temps de crise. L’administration Trump prépare une demande de budget supplémentaire : le ministère de la Défense avait initialement proposé plus de 200 milliards de dollars, selon le Washington Post. En janvier, le Congrès a voté 400 millions de dollars supplémentaires à long terme pour l’armement de l’Ukraine, finançant un programme que le Pentagone prévoyait de réduire.

    Pour les Ukrainiens, la position reste délicate : défendre leurs intérêts face à la Russie tout en ménageant leurs alliés, notamment les Américains, et gérer l’urgence de la guerre sans perdre le soutien vital qui les maintient à flot. De son côté, Olga Stefanishyna, ambassadrice d’Ukraine aux États-Unis, a souligné dans un communiqué que Kiev tenait ses partenaires informés de ses besoins, notamment en défense aérienne, tout en comprenant la “période d’incertitude considérable” que traverse ce conflit. Reste à savoir si l’épuisement des munitions américaines pourrait accélérer la fin de cette guerre au Moyen-Orient… mais cette issue semble encore lointaine.

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  • En Italie, Giorgia Meloni fait le ménage autour d’elle après l’échec de son référendum

    En Italie, Giorgia Meloni fait le ménage autour d’elle après l’échec de son référendum

    À Rome, Giorgia Meloni remanie son gouvernement après la cuisante défaite d’un référendum sur la réforme de la justice, qui a fait office il y a quelques jours de test majeur pour son leadership. Lundi 23 mars, un pourcentage record d’Italiens — 59 % au niveau national et 70 % dans certaines grandes villes, un taux porté par les jeunes — s’est rendu aux urnes, pour rejeter à 54 % cette réforme phare portée historiquement par la droite dure italienne, transformant le vote en un véritable désaveu politique. Ce revers a immédiatement déclenché des remous au sein de l’exécutif, et renforcé l’opposition.

    Si la Première ministre italienne a reconnu le résultat avec calme, refusant tout de même de démissionner, l’opposition a donc saisi l’occasion pour tenter de la pousser vers la sortie. Giorgia Meloni était déjà fragilisée ces derniers temps, entre les polémiques judiciaires touchant ses ministres, la nécessité de consolider sa majorité au parlement et un contexte socio-économique de hausse des prix et baisse de productivité en Italie.

    Démissions de ministres sous enquêtes

    Le revers électoral du référendum a provoqué un remaniement immédiat au sein de la coalition de droite (Forza Italia) et d’extrême droite (La Ligue et Frères d’Italie) au pouvoir. Deux hauts responsables du ministère de la Justice ont démissionné dès mardi, suivis par la ministre de Tourisme ce mercredi 25 mars. Tous les trois faisaient l’objet d’enquêtes de la part des procureurs, ce qui donnait jusqu’ici une image très défavorable à un exécutif accusé d’avoir réduit l’indépendance et le pouvoir de la justice en Italie. Certaines critiques dirigées contre le gouvernement Meloni à l’occasion de ce référendum l’accusaient d’ailleurs de vouloir réformer la justice pour rendre plus compliqué le fait d’enquêter sur des politiciens en exercice.

    LIRE AUSSI : Giorgia Meloni et l’Europe : les dessous d’une influence grandissante

    Parmi les démissionnaires, Andrea Delmastro Delle Vedove, sous-secrétaire à la Justice et fidèle de Giorgia Meloni, a été impliqué dans une polémique mafieuse liée à un investissement dans un restaurant, qu’il a reconnu comme une erreur de jugement sans malversation. Giusi Bartolozzi, cheffe de cabinet du ministère, est quant à elle poursuivie pour avoir couvert l’exfiltration d’un chef de guerre libyen recherché par la Cour pénale internationale, tandis que la ministre du Tourisme, Daniela Santanchè, fait face à un procès pour fraude et fausse comptabilité dans ses activités professionnelles.

    L’opposition galvanisée avant les législatives de 2027

    Le ministre de la Justice Carlo Nordio, auteur de la réforme rejetée, dit assumer la responsabilité de cette défaite mais ne compte pas démissionner, préférant se retirer après les élections nationales prévues l’an prochain. La classe politique critique vivement ces démissions, mais surtout leur timing jugé bien trop tardif et opportuniste, l’opposition accusant la Première ministre de charger des “boucs émissaires facile” pour éponger ses propres erreurs.

    Malgré l’échec, Giorgia Meloni ne devrait pas appeler à des élections anticipées, la situation internationale et économique rendant cette option peu probable. Les législatives du début 2027 restent donc le scénario de référence. Elles promettent un scrutin incertain avec un parlement fragmenté : d’un côté, une opposition galvanisée cherchant à construire une alternative crédible ; de l’autre, la Première ministre qui tente de manœuvrer habilement pour préserver ses chances de victoire.

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  • Marine Le Pen et les grands prédateurs : “Poutine a un charisme absolument fou et parle très doucement”

    Marine Le Pen et les grands prédateurs : “Poutine a un charisme absolument fou et parle très doucement”

    Le 7 juillet prochain, Hubert Coudurier pourra ajouter un nouveau chapitre à son livre Le mystère Marine Le Pen (Plon). A cette date, la femme politique sera fixée sur son sort judiciaire et, par conséquent, sur son destin présidentiel. Dans les deux cas, l’ouvrage du directeur de l’information du Télégramme n’aura pas perdu de son intérêt. Tout d’abord, parce qu’il y brosse aussi, en creux, un portrait de Jordan Bardella. Ensuite, c’est une histoire française qu’il raconte dans ces pages grinçantes et truculentes. L’auteur s’est intéressé tardivement à cette rive politique. Il progresse dans son enquête à pas de chat, comme il se doit, en donnant des coups de griffe imprévisibles. Parmi les chapitres particulièrement intéressants, on retiendra ceux qu’il consacre aux relations de Marine Le Pen avec un certain nombre de ceux que Giuliano da Empoli surnomme “les prédateurs” : Vladimir Poutine, Donald Trump… Mais aussi Viktor Orban et Giorgia Meloni. Il raconte également “le virage pro-israélien” du RN et explore ses réseaux en Afrique. Le contexte mondial pourrait bien placer la géopolitique au coeur de la campagne présidentielle. Et dans ce domaine, le Rassemblement national se montre pour le moins “balbutiant”. Dans un récent entretien à L’Express, le philosophe Alain Finkielkraut estimait que le RN demeurait “très largement poutinien”. Le 23 mars, Marine Le Pen s’est rendue en Hongrie pour soutenir Viktor Orbán, le Premier ministre proche du Kremlin, avant les élections législatives du 12 avril. Voici quelques extraits du Mystère Marine Le Pen.

    De Poutine à Orban, des soutiens embarrassants

    “Le 2 mars 2017, à un mois de l’élection présidentielle, qui verra Emmanuel Macron l’emporter, Marine Le Pen obtient de Vladimir Poutine ce que Donald Trump ne lui avait pas accordé. Mais cette rencontre va lui coûter cher. Elle est reçue au Kremlin à grand renfort de publicité puisque les agences de presse russes retranscrivent leurs échanges et les télévisions russes diffusent les images de l’entretien. Très patelin, Poutine déclare : “Il est intéressant d’échanger avec vous sur la façon de développer nos relations bilatérales et la situation en Europe. Je sais que vous représentez un spectre politique européen qui se développe assez rapidement.”

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    Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites. Le maître du Kremlin assure son interlocutrice que la Russie n’interférera pas dans l’élection présidentielle française alors qu’il est accusé de l’avoir fait pour l’élection américaine. “Poutine a un charisme absolument fou et parle très doucement. J’ai plus peur de Merkel qui nous a fait beaucoup de mal”, nous confiera Marine Le Pen trois ans plus tard. Tout en précisant : “On a dit de Donald Trump et Boris Johnson pis que pendre alors qu’ils ont plutôt bien mené leur barque.” (…)

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  • “Viktor Orban est l’atout maître du Kremlin dans l’UE” : l’alerte du journaliste d’investigation Szabolcs Panyi

    “Viktor Orban est l’atout maître du Kremlin dans l’UE” : l’alerte du journaliste d’investigation Szabolcs Panyi

    Il est la bête noire du gouvernement hongrois, le poil à gratter de Viktor Orban dans la dernière ligne droite vers les législatives du 12 avril. Rédacteur en chef des enquêtes sur l’Europe centrale chez VSquare à Budapest, l’un des principaux médias d’investigation de la région, Szabolcs Panyi documente inlassablement l’influence du Kremlin dans la politique hongroise. A quelques jours du scrutin, il juge l’ingérence russe “sans précédent”. Et la négligence de l’Union européenne coupable.

    L’Express : Quelle est l’ampleur de l’infiltration russe dans cette campagne ?

    Szabolcs Panyi : Nous faisons face à une campagne d’ingérence caractérisée. Les éléments s’accumulent, documentés par plusieurs médias. Début mars, VSquare a révélé que le Kremlin avait dépêché en Hongrie trois agents du GRU – le service de renseignement militaire – spécialisés dans la manipulation des réseaux sociaux. D’après nos informations, l’opération serait supervisée par Sergueï Kirienko, le premier chef adjoint de cabinet de Poutine, principal artisan de la stratégie d’influence russe. Il est également cité dans un récent article du Financial Times sur la Social Design Agency, une agence qui aurait orchestré la diffusion de récits favorables au gouvernement hongrois sur les réseaux sociaux, notamment via des influenceurs pro-Orbán. Enfin, les services de renseignement extérieurs russes (SVR) auraient envisagé de mettre en scène une tentative d’assassinat de Viktor Orban afin de le présenter en victime, selon une enquête du Washington Post. Ce projet, baptisé “Gamechanger”, visait à infléchir le cours de la campagne.

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