VU D’AILLEURS – Les suspects non allemands sont nettement surreprésentés dans les infractions violentes, en particulier les Syriens et les Afghans. C’est ce que révèlent des chiffres exclusifs dont dispose Welt am Sonntag. Les conclusions à en tirer sont hautement controversées sur le plan politique.
Par Philipp Woldin et Ricarda Breyton* (Die Welt)
La violence en Allemagne fait l’objet d’un débat âpre. Les uns voient un pays qui perd son équilibre : ils pointent des meurtres particulièrement violents dans l’espace public, des fusillades, et mettent en garde contre une insécurité croissante au quotidien. À leurs yeux, la hausse de l’immigration ces dernières années s’inscrit dans cette évolution.
D’autres contestent cette lecture : ils dénoncent une dramatisation et rejettent ces mises en garde, qu’ils assimilent à un discours de droite. Selon eux, le pays reste sûr ; il était même plus dangereux autrefois. Et quand bien même, l’immigration ne jouerait tout au plus qu’un rôle secondaire. La violence serait avant tout un problème lié au genre masculin, indépendamment de la nationalité.
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